DEE NASTY vs. MANU LE MALIN - 20 Octobre 2006 - Trolleybus - Marseille
Deuxième service dans le Whiskeybar du Trolleybus pour ces deux "chefs-cuisiniers" que sont DEE NASTY et MANU LE MALIN. Deux pionniers, deux légendes lorsqu'on admet l'amplitude des phénomènes hip-hop et techno au sein des musiques actuelles. Deux grands collectionneurs de "galettes", deux fins techniciens, environ 40 ans de mix à tous les 2, .../...
Deuxième service dans le Whiskeybar du Trolleybus pour ces deux "chefs-cuisiniers" que sont DEE NASTY et MANU LE MALIN. Deux pionniers, deux légendes lorsqu'on admet l'amplitude des phénomènes hip-hop et techno au sein des musiques actuelles. Deux grands collectionneurs de "galettes", deux fins techniciens, environ 40 ans de mix à tous les 2, réunis ce soir derrière les fourneaux pour 6 h de dégustation.
En hors d'oeuvre, les chefs nous ont proposé un assortiment old-school à base de hip-hop, electro-breakbeat saupoudré de pépites funk et disco, dans la plus grande tradition de la Zulu Nation. Ca n'a pas pris une ride !
En plat de résistance, big beat et hip-house dans la lignée des dancefloors anglais. So british !
En dessert, techno, rock, punk, ragga, bootlegs et même du métal ... Korn exactement. Le clash, quoi !
Les deux alchimistes jouent avec les saveurs, exhaussent les goûts, exaltent les parfums et agrémentent leur sauce avec des scratchs exquis afin de nous mettre l'eau à la bouche. Vous reprendrez bien un peu de dessert ?
Manu le Malin vs. Dee Nasty - 09 décembre 2005 - Trolleybus - Marseille L'affiche de cette soirée proposée par NON E POSSIBILE au
Trolleybus (voir interview ici), rendait hommage à 2 pères fondateurs et acteurs "piliers" de la musique électronique hexagonale et du turntablism, connus sous le nom de MANU LE MALIN et DEE NASTY. La communication autour de l'évènement était pourtant claire : 2 légendes, 4 platines, no .../...
L'affiche de cette soirée proposée par NON E POSSIBILE au
Trolleybus (voir interview ici), rendait hommage à 2 pères fondateurs et acteurs "piliers" de la musique électronique hexagonale et du turntablism, connus sous le nom de MANU LE MALIN et DEE NASTY. La communication autour de l'évènement était pourtant claire : 2 légendes, 4 platines, no comment...Eh bien oui, des commentaires, il y en a et ils ne manqueront pas de superlatifs.
La soirée commença dans un Whiskybar surchauffé par la très bonne prestation de DJ YOUZ du collectif marseillais TORSION, officiant dans un registre funky breaks, big beat, voire même dans des sonorités hip-house à l'anglaise.
C'est aux alentours d'1h du matin, que les 2 complices susnommés, surexcités par l'ambiance et définitivement décidés à prendre le controle des platines, lancèrent leur premier assaut vinylique. Ce fut un prologue magistral composé d'electro-funk-hip-hop "old school", ancré dans une sorte de voyage rétrospectif, nostalgique et extremement jouissif au bout des années 80. Breakbeats synthétiques, lignes de basse ultra funky, chants vocodés et "flows" hip-hop, le tout soutenu par des scratchs assassins, exercice dans lequel excellent nos 2 protagonistes. Le son de la ZULU NATION d'AFRIKA BAMBAATAA par excellence!!!
Ensuite, les sonorités se sont transformées petit à petit pour "flirter" avec le big beat et la hip-house made in UK, rappelant la scène de Brighton et le son de la Boutique, cher à FATBOY SLIM. Les rythmes et les basses, se durcissant de plus en plus, le mix lorgnait alors du coté du breakbeat massif et sans compromis, teinté de quelques attaques de guitare, non sans nous rapeller l'EBM et le rock industriel.
Ce fut l'entrée en matière idéale pour enchainer un set electro-techno mené par MANU LE MALIN "himself" et l'occasion pour DEE NASTY de s'octroyer une pause bien méritée. Cette digression débuta avec une galette de THE HACKER et s'enchainèrent alors quelques tracks acid comme le mythique "Humanoid" de STAKKER HUMANOID, puis des morceaux techno avec de grosses basses à l'efficacité redoutable.
La tempète sonore terminée, DEE NASTY vint rejoindre son acolyte pour redémarrer une session electro-hip-hop "old school" mais aussi plus actuelle qu'on pourrait qualifier d'electro-booty ou de crunk. A ça, venait se greffer quelques bootlegs et quelques accapellas empruntés à RUN DMC, BEASTIE BOYS, KRS ONE, OLD DIRTY BASTARD et meme au célèbre "Makossa" de MANU DI BONGO.
L'épilogue fut marqué par un délire total de MANU LE MALIN allant d'APHEX TWIN "Come to Daddy" à BERURIER NOIR "Salut à Toi", malmené et destructuré façon "mash-up" par les effets de boucles ou de délai de la table DJM 600! (le must dans le domaine, à mon sens). La toute dernière galette fut KOOL SHEN "IV my People", venant cloturer 5 heures d'un "battle" entre virtuoses marathoniens. La conclusion d'un voyage éclectique balayant un très large spectre de musiques électroniques allié à une technicité incroyable.
Dee Nasty + CopyShop + Nas/im + Soulist - 06 fevrier 2004 - Poste a Galene - Marseille
Ce soir direction le Poste a Galene pour (une fois n'est pas coutume) une soiree electro avec comme têtes d'affiches les tous nouveaux Copy Shop et le légendaire DJ Dee Nasty. Le "concert" etant annonce a 8h30 je me pointe un peu après l'heure indiquée. Lorsque j'arrive la salle est déserte ...
DJ Soulist est a l'oeuvre sur scène, des .../...
Ce soir direction le Poste a Galene pour (une fois n’est pas coutume) une soiree electro avec comme têtes d’affiches les tous nouveaux Copy Shop et le légendaire DJ Dee Nasty. Le « concert » etant annonce a 8h30 je me pointe un peu après l’heure indiquée. Lorsque j’arrive la salle est déserte …
DJ Soulist est a l’oeuvre sur scène, des projections défilent mais le dance floor est résolument vide … en plus il ne fait pas si chaud que ça …
Vers 22h les gens commencent a arriver (enfin !) et le duo de CopyShop entre en scène. Copyshop rappelons est composé de Geisha et Fred – Troublemakers – Berthet. Je les avais découvert par l’intermédiaire de la compilation Coming Up.
Ce soir si j’ai bien compris ils fêtaient la sortie de leur premier album (dont je vous parlerez bientôt si j’arrive a me le procurer). Ils nous ont délivré un set bien pechu cachés derrière leurs machines et leur mac.
Les images diffusées par le collectif Respect is Boring étaient sympathiques au début mais un peu répétitives au bout d’un moment (même si cela faisait parti du truc … photocopieuse etc …). De plus laisser défiler l’écran de veille Windows pendant le set de Dee Nasty ca craint un peu … Heureusement que ça bougeait bien et que tout le monde dansait. Petite remarque tout de même. Fred et Geisha étaient très concentrés et tellement dans leur truc que je ne les ai ni vu sourire, ni lever le regard vers le public …
Un peu trop sérieux peut être donc mais même si je n’y connaît pas grand-chose en electro et qu’il y a une certaine hype autour d’eux (ce qui d’habitude tend a me rendre plus exigeant) je dois avouer que j’ai trouve leur set fort sympathique. Vers la fin ils ont joué le morceau que je connaissais (et que j’aime vraiment bien), ont remercié le public et ont cédé la place à DJ Nas/im …
Celui-ci a commencé avec une sélection de disques assez entraînant mais son set a été interrompu par quelques problèmes techniques … (le jus a lâché deux fois d’affilée).
Cela dit il ne s’est pas laissé décontenancer et a bien assuré, continuant de chauffer la salle - avec des trucs assez hip hop - pour Dee Nasty …
Ce dernier a tenu seul derrière ses platines de minuit a 2 (heure de la fermeture) sans une baisse de régime.
Il a commencé assez funk puis house puis hip hop pour finir par des trucs que je qualifierai de plus 80s (j’ai déjà dit quelque part que je n’y connaissais pas grand-chose ?). En tout cas plusieurs trucs dans son set m’ont plu … a commence par son attitude.
Ce gars la s’éclate quand il mixe. Pas de « DJ attitude » … il ne se prend pas au sérieux, jette de temps en temps un coup d’œil (en général satisfait) au public (qui danse).
Il y a un même un jeune un peu bourré qui est venu lui proposer un disque l’invitant a passe la chanson 4 (j’imagine que ce genre de truc doit un peu foutre les boules), il lui a gentiment fait signe que ce n’était pas possible. Bref je suis resté jusqu’au bout et suis rentré épuisé …
Ps : en circulant dans la foule j’apprendrais que le prochain album de Dupain était en préparation et qu’il risquait fort d’être aux ¾ en français