Nouvel album aussi efficace que marquant pour les superstars de l'électro pop gothique du groupe Depeche Mode, qui réussissent à se réinventer joliment en s'auto influençant avec à propos... Un joli tour de force réalisé grâce aux compositions inspirées signées par Martin L. .../...

Nouvel album aussi efficace que marquant pour les superstars de l’électro pop gothique du groupe
Depeche Mode, qui réussissent à se réinventer joliment en s’auto influençant avec à propos… Un joli tour de force réalisé grâce aux compositions inspirées signées par
Martin L. Gore et
Dave Gahan, aux sonorités de synthés vintage dénichées par
Andrew Fletcher et au travail de production fourni par
Ben Hillier. Annoncé par l’excellent et très anxiogène single
Wrong, le succès artistique de l’album
Sounds Of The Universe tient au fait que le trio anglais ne cherche nullement à modifier une formule qui gagne ; c'est en effet en puisant dans sa discographie pléthorique – c’est quand même le douzième album des Anglais ! – des sons, des ambiances et des idées de production, que
Depeche Mode arrive à écrire de nouvelles chansons qui pourraient majoritairement constituer un best of 100% inédit… A part un ou deux titres un peu faiblards et/ou anecdotiques (le très très kitsch interlude
Spacewalker, le trop mielleux slow
Jezebel, chanté poussivement par Mr Gore), le remarquable travail du songwriter/guitariste en chef
Martin L. Gore (sa coupe de cheveux est elle aussi remarquable, dans le style « caniche » ridicule mais… c’est son choix et on le respecte) est encore une fois à souligner : les morceaux sont pour la plupart saisissants, créent des atmosphères troublantes et fonctionnent à plein régime sur la psyché des fans d’électro pop sombre. Les trois morceaux écrits par
Dave Gahan sont – quant à eux – également bien foutus, mais le plus notable est encore une fois sa contribution vocale proprement bluffante. Sa voix grave de stentor torturé impressionne sur la totalité du disque : c’est un véritable bonheur de plonger dans la tréfonds de la dépression grâce aux pouvoirs surnaturels de son puissant organe mâle. Outre le glaçant single
Wrong (chanté comme un terrifiant démon par Mr Gahan, justement), il y a sur
Sounds Of The Universe largement de quoi alimenter le juke box qui fonctionnera pour les prochaines
Black Celebrations intimes de tout un chacun… On pense à
Fragile Tension (un tube en puissance !),
In Sympathy (spatial, langoureux, étrange… ) et à
Come back (imparable ! idéal pour rouler la nuit sur l’autoroute de l’enfer, les feux éteints) qui illuminent le disque, mais sans éclipser les autres belles réussites que sont
In chains,
Hole to feed,
Miles Away/The Truth Is,
Corrupt ou
Perfect… Avec de telles munitions à injecter dans les set lists de la tournée des stades qui s’annonce,
Depeche Mode risque encore de faire de nombreuses « victimes » consentantes. Qui deviendront esclaves à vie de ses rythmes, sons et mélodies maléfiques.
A lire également, la
chronique du concert de
Depeche Mode aux Eurockéennes de Belfort 2006.
Sites Internet :
www.depechemode.com,
www.myspace.com/depechemode,
www.facebook.com/depechemode,
http://www.youtube.com/dmdotcom,
http://ilike.com/artist/Depeche+Mode/.
20 avril 2009 (Mute - EMI)