Le chant du cygne de Grandaddy est tout simplement magnifique, mais laisse totalement inconsolable ; Just like the fambly cat ne sera pas défendu sur scène, le groupe a splitté après l'enregistrement... Tout ça parce que personne n'achète les disques de ce génial combo de barbus .../...

Le chant du cygne de
Grandaddy est tout simplement magnifique, mais laisse totalement inconsolable ;
Just like the fambly cat ne sera pas défendu sur scène, le groupe a splitté après l’enregistrement… Tout ça parce que personne n’achète les disques de ce génial combo de barbus farfelus, qui en a marre de s’épuiser à tourner pour rien. C’est bien légitime. Il n’en reste pas moins que la déception de ne pouvoir revoir
Grandaddy au complet sur scène est immense. Mais il reste les nouveaux morceaux pour se consoler. Et quelle consolation ! Le dernier album est en effet bien dans la lignée de ses précieux précécesseurs : voix brisée par l’émotion, à la
Neil Young (les parties vocales évoquent également une sorte de
Lennon calme et en solo), chœurs charmants à la
Brian Wilson/
Beach Boys, mélodies captivantes et murs de guitares sidérants à la
Grandaddy, soubressauts soniques dans les structures des titres façon
Pavement, claviers planants et kitsch à la
Electric Light Orchestra, solo de guitares en forme de déflagrations aériennes, à la
Jeff Lynn…
Jason Lytle compose plus que jamais des morceaux qui saisissent l’auditeur dès la première écoute, pour ne plus le lâcher lors des (nombreux) passages suivants, permettant ainsi de découvrir de multiples détails sonores patiemment et maniaquement empilés les uns sur les autres en studio. Oh et puis non, c’est trop bête, pourquoi tous les artistes sans une once de talent trouvent la force de continuer (pour le pognon, la gloire, les filles et les hommes faciles), quand ceux qui sont trop sensibles laissent tomber, écoeurés par les pratiques du music business, elles-mêmes révélatrices du monde dans lequel nous vivons tous ? C’est trop injuste, mais la vie est comme ça, souvent désespérante… Mais néanmoins pleine de surprises, ce qui la rend - à peu près - supportable : des showcases de
Jason Lytle sont prévus dans des magasins de disques pour accompagner la sortie du disque. Aux USA seulement. Un songwriter de ce niveau ne peut pas arrêter la musique, ce n’est pas possible, il va revenir en solo, ou reformer son groupe uniquement en studio. En tout cas, prendre la route qui le ramènera vers sa maison musicale, comme le chat figurant sur la pochette de
Just like the fambly cat. Et alors, la vie sera plus belle. Jusqu’à la prochaine mauvaise nouvelle…
A lire également, le compte rendu d'un
concert magique de
Grandaddy.
Sites Internet :
www.grandaddylandscape.com,
www.myspace.com/grandaddy.
9 mai 2006 (V2 Records)