Groupe corse qui chante dans sa langue. Engagé politiquement, il se bat pour pacifier l'île de beauté. Sa musique allie les sons actuels et la tradition ancestrale des polyphonies. Les mouflons renouvellent la tradition en y glissant des instruments électriques et en multipliant les rencontrent inattendues bien au-delà des rives de leur île.
I Muvrini (Les Voix Du Gaou 2006) - 15 juillet 2006 - Presqu'île du Gaou - Six Fours les Plages I Muvrini aux Voix du Gaou, voilà une idée qui a tout pour séduire. Tout d'abord le site : une (petite) île non construite au bout du bout de l'extrémité ouest du sauvage Cap Sicié, autant dire un .../...
I Muvrini aux Voix du Gaou, voilà une idée qui a tout pour séduire. Tout d’abord le site : une (petite) île non construite au bout du bout de l’extrémité ouest du sauvage Cap Sicié, autant dire un véritable petit bout de Corse dans le Var West.
Une grande et belle scène en plein air.
C’est dire si l’impatience était grande d’entendre s’envoler les mélopées quasi sacrées du groupe des frères Bernardini dans ce contexte…
Le moins qu’on puisse dire est que l’on n’a pas été déçu. En effet, la météo est venue parachever cette soirée du 15 Juillet : vent nul, température idéale, coucher de soleil magique derrière la scène venu comme un cadeau de bienvenue du littoral varois à la formation de la si voisine île de beauté… Sans compter une installation du public très bien pensée avec un grand rectangle de chaises à plat devançant un gradin, le tout quasi plein…
Bière à la pression bien fraîche (la perfection aurait pu être atteinte en proposant de la Pietra ou de la Serena corses, mais bon, on ne va pas pinailler) disponible dans la pinède juste avant de rentrer dans l’arène, ça commençait bien…
9h07 : entrée en scène du groupe précédé des voix des chanteurs et immédiatement la magie opère… Comme prévu l’adéquation avec le site est idéale, et le son PARFAIT (je le répète : PARFAIT) transcende les complaintes traînantes : c’est envahi de frissons de plaisir et d’émotion que nous vivrons ces premières minutes.
Le premier moment de surprise passé, on s’intéresse de plus près à la formation qui évolue devant nous. Décidément, I Muvrini, il faut le dire et le redire pour tordre le coup aux clichés, ça n’est pas que des polyphonies corses. Oui bien sûr ils chantent en corse et parfois ils mettent la main sur l’oreille… Mais il y a autre chose, peut-être d’ailleurs décrié par les puristes, qui fait que cette musique dépasse le pur folklore pour s’ouvrir sur le monde et les gens. Le groupe pratique et promeut depuis de nombreuses années le mélange des genres et adapte la polyphonie aux sons actuels. Pour ne parler que des deux derniers opus, on avait vu passer des chœurs basques et des chants afghans dans l’album Umani de 2002, avec en prime des invités de marque comme MC Solaar, Stephan Eicher ou Luz Casal. Dans le dernier album, Alma , enregistré à Johannesburg, ce sont des chœurs zoulous, de la cornemuse celtique, du violon tzigane… Les frères Bernardini et leur équipe pratiquent une world music épanouie, curieuse et avide d’ailleurs : tout ce qu’on aime.
Ce soir au Gaou, la formation va picorer avec bonheur dans plusieurs de ses albums : on entendra bien sûr plusieurs morceaux du dernier né Alma (2005) (parmi lesquels Alma, Le temps qu’il fera), mais aussi l’Amsterdam de A Strada (2000) ou encore Respondimi iè de l’exceptionnel Curagiu (1995).
Sur scène, on notera la présence sur plusieurs morceaux d’une talentueuse (et très jolie) violoniste
ainsi que de Loic Taillebrest qui sublime les mélodies avec sa cornemuse. Superbe. Jean-François Bernardini, leader charismatique, occupe la scène et pilote la prestation. Il communiquera avec le public à plusieurs reprises, pour introduire les morceaux, pour mettre en valeur les musiciens ou dire le plaisir du groupe d’être à nouveau présent aux Voix du Gaou.
Des morceaux résolument rythmés
alternent avec d’autres, plus classiques et intimistes (main sur l’oreille…)
jusqu’au premier salut, immédiatement suivi d’un rappel réclamé par un public (de tous les âges) résolument conquis
A partir de là, une grande partie des spectateurs jusqu’ici sagement assis vont venir se masser debout devant la scène pour profiter au plus près des derniers morceaux. Surprise, les Muvrini invitent une chorale des enfants des écoles de la commune voisine de Six-Fours sur scène pour un morceau très réussi :
Un dernier morceau habité par les sonorités si particulière de la cornemuse de Loic Taillebrest et c’est cette fois, vers 23h15, après deux heures que nous n’aurons pas vu passer, le dernier salut de la troupe
qui va sans doute rentrer bien vite sur leur île chérie pour le traditionnel Giru estival, à savoir leur tournée corse annuelle, véritable évènement sur l’île.
Souhaitons donc bonne continuation à nos chers mouflons qui chantent la paix et l’amitié mais aussi et surtout l’amour de leur culture locale ET l’ouverture vers les autres (tout le monde ne réussit malheureusement pas aussi bien ce grand écart) depuis plus de 25 ans…
I MUVRINI - 13 DECEMBRE 2005 - Le vinci audit F PREMIER TOURS Merci pour le message d'amour, de partage et de valeurs, après le cd ALMA le concert est un petit supplément d'ÂME, encore une fois Jean François et Alain nous surprennent !
Les invités de ce CD .../...
Merci pour le message d'amour, de partage et de valeurs, après le cd ALMA le concert est un petit supplément d'ÂME, encore une fois Jean François et Alain nous surprennent !
Les invités de ce CD l' AFRIQUE DU SUD sont les bienvenus, même si vous ne comprenez pas la langue Corse, il et facile de comprendre la tolérance et le partage, les I MUVRINI nous envoient des messages forts, à nous de les comprendre, (une chose est sure ce n'est pas de la starac), pour finir bonjour à Dédé la méduse (allez au concert vous comprendrez...)
i muvrini - 20 mars 2004 - paris stade de france (nuit celtique) Très déçue par cette nuit celtique et par la prestation des Muvrini. D'abord, et surtout parce que dans ces grands messes, les artistes se succèdent sans avoir le temps de donner le meilleur .../...
Très déçue par cette nuit celtique et par la prestation des Muvrini. D'abord, et surtout parce que dans ces grands messes, les artistes se succèdent sans avoir le temps de donner le meilleur d'eux-mêmes.
Je dirais même que des manifestations de ce genre dénaturent complétement les traditions musicales qu'elles sont censées défendre. Quant aux Muvrini, donc : 4 chansons... et pas des plus enchanteresses : la sempiternelle a voce rivolta que tout le monde reprend en coeur, diu vi salve regina, le sempiternel hymne corse... Jean François avait la voix à moitié cassée : le tord boyaux breton ne lui réussit pas. C'est pas pour dire, mais c'est bien à Sartène, Corte, ou Bastia qu'on prend son pied à écouter les petits mouflons... Ouverts au monde, certes, ils le sont, mais c'est chez eux qu'ils se donnent avec le plus de générosité et d'authenticité : ailleurs, c'est vraiment du bizness. Réagir à cette critique
>> Réponse (le 12/01/2007 par lionel) En premier, et pardon si vous parlez de business pour I Muvrini vous n'avez rien, mais alors rien, compris au message de .../...La suite
I Muvrini - 13 juin 2002 - Besançon Attention ! Ne vous attendez pas à un concert polyphonique (seule 1 ou 2 chanson sont dans ce style traditionnel). Voilà un concert de worldmusic interprété avec brio par des corses, une espagnole et .../...
Attention ! Ne vous attendez pas à un concert polyphonique (seule 1 ou 2 chanson sont dans ce style traditionnel). Voilà un concert de worldmusic interprété avec brio par des corses, une espagnole et quelques fois un africain et des instruments celtiques. Le mélange est beau mais seules 2 chansons sont en langue française, ce qui sur un concert de 2 heures peut paraître peu... et du coup le concert un peu long. Réagir à cette critique
I Muvrini - 23 Novembre 2000 - Zénith de PAU On ne présente plus les corses d'I MUVRINI. Ils écument les scènes françaises et européennes depuis maintenant plus de dix ans et lançaient Jeudi soir à PAU leur tournée 2000 (il était temps!!!) .../...
On ne présente plus les corses d'I MUVRINI. Ils écument les scènes françaises et européennes depuis maintenant plus de dix ans et lançaient Jeudi soir à PAU leur tournée 2000 (il était temps!!!) nommée "A strada". En 1996 suite à leur énorme succès rencontré à Bercy, les plus fervents défenseurs de la culture corse leur avaient reproché d'avoir inséré du synthé, de la guitare, de la cornemuse dans ce groupe qui au départ n'était qu'un simple duo de vocalyses des frères BERNARDINI; en 1999 ces mêmes rétracteurs condamnaient leur alliance avec STING pour un single. Mais aujourd'hui force est de constater qu'I MUVRINI a franchi un nouveau palier, s'est encore plus professionaliser (notamment dans la mise en scène du spectacle)... tout en conservant ce caractère très "nature" voire indépendant. Les discours n'ont pas ou peu changé: respect des peuples et de leurs langues, halte à l'hypocrisie ambiante des politiques... En tout cas la communion avec le public reste la même, en témoigne la dernière chanson reprise par tout le Zénith à la sortie des musiciens, les obligeant à remonter pour une 5ème ou 6ème reprise. NE LES RATEZ PAS s'ils passent dans votre région ou le 16 Décembre à BERCY... à la fin du concert vous vous sentirez différent, c'est promis!!! Réagir à cette critique