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|  | Jack The Ripper + Fake Oddity - 3 novembre 2006 - Lyon - Ninkasi Kao  Une première partie enivrante, Fake Oddity, groupe lyonnais, qui a même été rapellée, m'a mise dans une ambiance très agréable, et très propice à Jack. Quant à Jack, quelle entrée sur scène ! .../...
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Une première partie enivrante, Fake Oddity, groupe lyonnais, qui a même été rapellée, m'a mise dans une ambiance très agréable, et très propice à Jack. Quant à Jack, quelle entrée sur scène ! Magnifique, mystérieux, envoûtant. Un rythme entrainant, un nombre impressionant de musiciens et d'instruments, tout ça pour nous offrir un concert magnifique, où le chanteur (Arnaud Mazurel) en est venu à tomber à terre, arrêté dans son élan au milieu du public, par le fil de son micro. Exceptionnel. Réagir à cette critique |
|  | Jack the Ripper - 14 octobre 2006 - Le Sax, Achères (78)  Avertissement : âmes sensibles, s'abstenir d'aller à un concert de Jack the Ripper. Déjà, je vous plante le décor : petite de salle hémisphérique de 200 places en grande banlieue parisienne, fauteuils .../...
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Avertissement : âmes sensibles, s’abstenir d’aller à un concert de Jack the Ripper. Déjà, je vous plante le décor : petite de salle hémisphérique de 200 places en grande banlieue parisienne, fauteuils moelleux et visibilité maximale. Occupation de la salle pour ce concert : allez, entre 100 et 150 personnes, et je suis généreuse. Bon, en fait les fauteuils, c’était plus une torture qu’autre chose car il était extrêmement difficile de rester assis sagement (j’aurais bien dansé le tango, moi…) Assise au premier rang, la scène est à deux mètres : sensation très agréable d’être à un concert privé.
22 heures, ils entrent en scène. Permettez que je vous présente Arnaud, le chanteur. C’est un personnage. J’étais si proche que j’ai pu le détailler très précisément et je ne m’en suis pas privée car sa prestation scénique est un véritable show.Silhouette juvénile, pas grand, hyper séquette, et à l’instar de ses acolytes, costume de scène très élégant : pantalon cigarette noir retenu par de superbes bretelles grand-père bordeaux (oui, il perdra ses bretelles en route, mais non, pas son pantalon), chemise blanche cintrée, veste en velours noir et chaussures night and day à la Joe Jackson….
Visage pâle, aux traits incroyablement fins et réguliers, crinière blonde (et là, je suis carrément jalouse), yeux bleus charbonneux, lèvres minces, mains nerveuses aux attaches graciles, cigarette aérienne…. Tout respire la délicatesse, la réserve, la fragilité chez ce garçon mais….
Dès les premières notes, nous assistons à la métamorphose du sieur Arnaud… L’œil devient fixe, la mâchoire se crispe, le dos se voûte, les mains virevoltent, les genoux se plient, tout le corps se met à trembler sous une tension interne habilement peu maîtrisée… Willkommen, welcome, bienvenus dans l’univers de Jack the Ripper, incroyablement incarné par ce chanteur sur scène.
Chat efflanqué qui tantôt rase les murs d’un air apeuré, tantôt saute toutes griffes dehors et se roule par terre dans des convulsions mimant le combat intérieur de pulsions peu avouables. Monstre rugissant et sautant dans le public, assassin agonisant sur sa victime, distributeur de cigarettes à ses heures, se lovant parfois goulûment dans un fauteuil ou frappant hystériquement et avec une rage indicible sur une grosse caisse qui n’en demandait pas tant.
Il se voûte de plus en plus, se recroqueville sur lui-même, puis, d’une détente féline, dévale les gradins pour finir à genoux, la tête entre les mains. Il nous emmène dans des cabarets fréquentés par Faust, des bas fonds miteux, nous invite à une balade frileuse dans des paysages brumeux et oppressants avant de produire devant nous une explosion interstellaire qui nous laisse pantelants et à bout de souffle.
On rencontre dans son sillage des animaux bizarres, des êtres surnaturels, des personnages inquiétants, tout un bestiaire humain digne d’E.A. Poe. Ca se termine dans un vagissement de cloche affolée quand la voix poignante du chanteur, dans d'ultimes soubresauts, nous supplie, nous taraude, nous implore... magistral Words...
Arnaud Mazurel est fascinant sur scène. Il est impossible de détacher ses yeux de lui. Sa présence envahit tout, il donne véritablement corps à chaque morceau. Sa voix se fait douce ou rocailleuse, aiguë ou basse, stridente ou fluette, menaçante ou gouailleuse. La grande force de sa prestation scénique, c’est le contraste violent entre son physique raffiné, fin, élégant, j’ai envie de dire si terriblement féminin, et son énergie brutale et extraordinairement virile. Il vacille sans arrêt entre retenue et explosion. Il simule folie, passion, désespoir, abattement et injecte subrepticement un trouble venin entre charme et répulsion.
J’ose sortir les grands qualificatifs et les comparaisons osées, mais je n’ai pas ressenti de choc aussi violent sur une scène rock depuis Jeff Buckley. Il y a du Jim Morrison dans cet homme de scène. C’est une bombe, un funambule, un extra terrestre, un ange ou un démon qui amplifie les mouvements musicaux joués derrière lui grâce à une interprétation époustouflante. Car il faut rendre grâce également aux musiciens, qui bien qu’effacés par la chose vaguement humaine (ou trop humaine) qui tient le devant de la scène, soutiennent très efficacement la tension dramatique (ou soutiennent dramatiquement l’attention, ça marche aussi…).Les mélodies sont superbes, l’intensité est atteinte à chaque chanson, parfois en crescendo lancinant, parfois en éruption brutale. On ne ressort pas indemne d’un concert des JTR, surtout lorsqu’il a lieu dans un endroit si restreint.
Après leurs prestations, certains membres du groupe sont venus en toute simplicité discuter avec les quelques personnes qui n’arrivaient pas à se détacher du lieu du crime. En toute modestie, ils sont venus recueillir les impressions, récolter les louanges, du moins j’imagine, remercier leur public. Moi, après avoir avalé mon dentier sous le coup de l’émotion, je suis ressortie la perruque de travers, les bas roulés sur les chevilles, les mains moites glissant sur mon sac en sky, la trogne rouge comme une pivoine, luisante comme un ombrilic, de nouvelles rides d’expression creusées le temps d’un soir... et je suis partie comme une voleuse, de peur qu’ils ne me voient dans cet état…
so long, boys !
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|  | Jack the Ripper - 15 septembre 2006 - La Cigale, Paris  Magnifique, envoutant, éxalté, magique... Arnaud Mazurel, énigmatique et au charme fou, nous est apparu, dans la jolie salle qui s'est immediatement transformée, passant selon les chansons du camps .../...
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Magnifique, envoutant, éxalté, magique... Arnaud Mazurel, énigmatique et au charme fou, nous est apparu, dans la jolie salle qui s'est immediatement transformée, passant selon les chansons du camps tzigane le soir venu, à la falaise de Bretagne un soir d'hiver, au chateau écossais morbide...tout était sublime, on aurait cru un songe...ça vaut tout l'or du monde, n'attendez plus ! Réagir à cette critique |
|  | Jack the Ripper - 3 juin 2006 - File 7 - Magny le Hongre  Concert dans une belle petite salle au cœur d'un lotissement pavillonnaire, genre ville nouvelle. Peu de monde, quelques habitués de la salle, personnel agréable. Le groupe entre en scène.
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Concert dans une belle petite salle au cœur d’un lotissement pavillonnaire, genre ville nouvelle. Peu de monde, quelques habitués de la salle, personnel agréable. Le groupe entre en scène.
Le violoniste –Adrien- est remplacé par une jeune femme, Elle avait déjà joué sur un concert à Rognes. Arnaud avec son fameux pantalon crème court …des bottines pointues à talons…une chemise marron cintrée…une coupe de cheveux dégradée, gonflée, genre crêpage ou brushing (qui reprendra très vite, heureusement son pli naturel)… plus androgyne…impossible !!! si …sans cette étonnante pilosité ! Les yeux non maquillés.
L’avantage de ses petites salles c’est l’impression de voir le groupe jouer dans son salon. J’avais beaucoup décrit le groupe lors de la review du Trianon, je vais vainement tenter de ne pas me paraphraser..
Toujours cette entrée…le regard apeuré…puis le violon déraille, et le voilà métamorphosé ! La sensation qu’il vient d’être touché par la foudre ! son corps tout fluet est comme électrifié. Après le premier couplet, il se tient droit devant nous…le regard absent et pourtant perçant…on sent qu’une espèce de fièvre violente monte lentement en lui…il attend…il la provoque…à l’instar d’un volcan latent… étonnant !
Il se libére très rapidement, beaucoup plus vite qu’au Trianon. Je m’attarde sur lui…car plus on le voit… plus il surprend…plus il fascine…
Sur ce concert, le registre « Jack the ripper » effrayant est moins présent. Il inquiète profondément, mais beaucoup plus pour sa santé mentale, ou pour son intégrité physique(ses sauts, ses jeux avec le micro, le fil). Il est totalement en transe… (il était très calme avant le concert, tous les membres étaient éparpillés ici et là à discuter).Jamais je n’ai vu un artiste s’exhiber de cette façon. S’exposer… s’offrir… on peut le dire, à un public. Jamais je n’ai vu un tel paradoxe ! Une violence…une puissance…une virilité… dans un corps si fragile… si vulnérable… si féminin. Et toujours cette voix aux multiples facettes… quel chant ! une énorme prestation. C’est difficile d’en parler avec cohérence car tout est ambiguïté chez ce garçon qui peut sembler au départ introverti mais qui sur scène fait preuve d’un exhibitionnisme assez exacerbé… l’impression que la scène lui sert d’exutoire…il se lâche dans le genre (danseuse. .meneuse de revue)…la gestuelle… les pas de danse de profil sur « Martha »... ou de dos à la fin de « Feral buddleia » et sur « Party town » alternance de violence et de préciosité, quand il ne mêle pas les deux …le tournoiement du micro tout en se déhanchant fièrement (façon courtisanes, avec leurs petits sacs)...et son "her gost" assis sur une chaise à l'envers les jambes écartées façon cabaret à quelques centimètres de nos yeux ébaudis. Nous étions tous très près de lui. Il squattait le bord de scène et nous excitait avec insolence... le dandy ! Sans oublier son côté juvénile, diablotin qui fait toujours sourire. Se dévoiler autant en pleine lumière… un mystère qui devient de plus en plus trouble… que ce personnage !
Les musiciens se sont bien fait plaisir aussi. Bien habités ! à un moment, le bassiste –Thierry- s’est approché du micro tout collé au chanteur …ils sont bien du même sang. J’ai bien cru qu’ils allaitent disjoncter tous les deux .
Le chanteur/fumeur a fait un petit sondage sur l’interdiction de fumer dans les lieux publics qui s’est soldé par une incompréhension.
Sur « Assassin » il a sauté dans la salle, s’est jeté sur sa proie…une fille qui ne s’y attendait pas. Il est resté quelques secondes couché sur elle, le manager est venu les relever, et s’est rassuré sur le sort de la fille (il lui offrira une bière après le concert).
La salle se remplissait petit à petit. Le public qui découvrait était de suite hypnotisé. Excellents « Old stars » « Vargtimmen » morceaux assez sophistiqués retravaillés pour la scène. Comme au Trianon la reprise très personnelle de Leonard Cohen « we take Manathan »
Enorme respect au groupe qui a joué 18 morceaux avec un bonheur immense, sans distinction du lieu et du nombre de personnes. Ils se sont donnés au maximum…bon son…bel éclairage. Remerciements et excuses pour les postillons (auxquels j’ai eu droit)… envois de baisers… saluts… et inévitable fin de concert ! Si Jack the ripper passe même à une centaine de kilomètres de chez vous… courez-y ! Grande stupéfaction quand j’ai appris après le concert–par le guitariste, Hervé, charmant et disponible, qu’Arnaud était malade, que, jusqu’au dernier moment ils n’étaient pas sûrs de jouer… qu’ils envisageaient juste quelques titres et guettaient le moindre signe de malaise du chanteur ! quel magnifique remède la scène !
La musique des Jack tourmentera encore longtemps mes insomnies.
Setlist : From my veins...Hungerstrike...Escape...Goin down...Iwas born cancer...Prayer in a tango...Old stars...Reprise Cohen...Feral buddleia...The assassin...Her gost...Apemen…Martha…Party town…Rappel…Son of...Charming prince…Vargtimmen…Rappel…Words.
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|  | Jack the Ripper + Cabwaylingo - 19 mai 2006 - Le Poste à Galène - Marseille  Et bien, peut-on parler de "concert modèle" sans détourner le principe même du concert, qui, généralement, pour être remarqué, doit faire état d'imprévus, de scandales, de choses incroyables, d'une .../...
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Et bien, peut-on parler de "concert modèle" sans détourner le principe même du concert, qui, généralement, pour être remarqué, doit faire état d'imprévus, de scandales, de choses incroyables, d'une sorte d'hystérie collective avec son lot de provocations, de débordements sur scène et dans le public ?
Là, en même temps, si rien de toute cette fièvre archétypale n'a été constatée, je ne trouve pas d'autre mot pour définir cette date.
Car, après tout, qu'est-ce qu'un concert modèle ?

Et bien, ça commence par une première partie émouvante, genre un type tout seul avec une guitare, un type un peu improbable avec de faux airs de Nick Cave qui semble puiser son inspiration dans un monde qui nous échappe, loin quelque part au dessus du plafond, et qui, par petites touches, m'emporte avec discrétion et modestie dans un voyage triste et poétique... Le spectre de Neil Young flotte à sa gauche, celui de David Eugene Edwards à sa droite, l'incontournable Jeff Buckley n'est pas bien loin non plus, ou alors Badly Drown Boy...

Ce gars là plane au coeur de simples accords d'une voix haut perchée, entre complaintes folk et envolées colériques, et envoie des messages à quelques êtres supérieurs penchés sur ses déboires, brisant la magie de ses compositions entre chaque titre par l'humble constat de son total anonymat ("Je n'ai aucun disque à vendre, aucun site à visiter, pas de T-shirt ni quoi que ce soit à proposer, alors si vous voulez me soutenir, et bien, allez boire un verre au bar à ma santé...") pour mieux systématiquement remporter un public dissipé mais chaleureux dans son voyage discret. Cabwaylingo. Moi, j'ai retenu son nom. D'ailleurs, même son nom est compliqué à retenir. Pas vraiment dans le marketing, notre bonhomme. Juste dans sa musique, et ça la rend plus touchante encore.
Voilà comment ça peut commencer, un concert modèle.
Ensuite, ça passe forcément par une salle comble, mais curieusement, sans cette sensation d'étouffement pénible où il faut jouer de toute sa détermination pour aller pisser ou prendre une bière. Les gens sont là en nombre, mais dans une sorte de respect paisible les uns des autres, un truc rare et bizarre en même temps.

Puis ça enchaîne avec un groupe nombreux de 8 personnes, dont on se fout soudain de savoir d'où ils viennent, sont-ils français ou pas, sont-ils rock ou pop, ou folk, ou je ne sais quoi, oui, tout ça on s'en fout parce que ça commence avec une douceur intense, et parce que ça ne s'arrêtera plus d'osciller entre tragédies et romantisme, avec une foultitude d'instruments et de sonorités qui recréent avec précision la magie noire d'un disque ciselé, avec la petite touche du "live" qui vient piquer droit au coeur.

Jack The Ripper, c'est une bande d'artistes et de musiciens sobres et inventifs, tous au service de leur musique, qui vous emportent un public en un tour de main sans avoir l'air d'y toucher : ça groove, ça swingue, ça pulse, ça vogue, ça houle ou ça tangue, une palette étonnante et un peu inclassable, une musique imagée et iconoclaste pleine de sensations, qui, lorsqu'elle s'éloigne un peu trop de nous vers de froides mélodies ne manque jamais de revenir nous emballer dans de furieuses envolées de violons, le tout sans cesse nappé de la fumée opaque des cent cinquante cigarettes que le chanteur énigmatique de cette formation n'aura de cesse de consummer.

Parlons en, d'ailleurs, de ce chanteur. Est-ce qu'on le trouve inquiétant, ou envoûtant, ou les deux à la fois ? Est-ce qu'il fait vraiment peur, des fois, ou bien est-il si différent du commun des mortels qu'il ne peut être, finalement, qu'un peu bizarre ? Tous les musiciens semblent pendus à ses cisaillements de voix tendus dans un équilibre précaire, cachés derrière une frange blonde comme l'oeil énigmatique d'un demi-dingue en attente d'un mauvais tour à jouer, et entre cette inquiétante présence et la bonhomie des autres, c'est encore cet aller-retour provocant tour à tour bordé de frissons,de tensions ou d'inquiétudes.

Un concert modèle, c'est presque deux heures de jeu comme dans un rêve, où un enceinte bétonnée de noir se transforme en boite à musique hors de l'espace et du temps, égarée sur le pas de porte de Tim Burton ou d'un film allemand en noir et blanc du début du siècle...

Un concert modèle, c'est un concert de Jack The ripper, sold out, au Poste à Galène à Marseille un soir de 19 mai 2006.
Photos Pirlouiiiit qui a ressenti un peu la meme chose qu'au concert a Doun, en plus serré Réagir à cette critique |
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