Toujours aussi lunaire et passionnée par sa musique, Julie Doiron poursuit son petit bonhomme de chemin, loin de la branchitude, du battage médiatique et des artistes préfabriqués... La Canadienne – qui vit retirée au fin fond de la campagne avec sa famille – joue de la guitare .../...

Toujours aussi lunaire et passionnée par sa musique,
Julie Doiron poursuit son petit bonhomme de chemin, loin de la branchitude, du battage médiatique et des artistes préfabriqués… La Canadienne – qui vit retirée au fin fond de la campagne avec sa famille – joue de la guitare et chante parce que c’est un besoin vital pour elle, comme respirer, manger, être aimé. Cela se sent dans l’émotion qu’elle arrive à faire passer dans ses morceaux, entre folk rugueux, pop authentique et rock à guitares légèrement bruitistes. Sur son nouvel opus enregistré dans l’Otario avec son ex acolyte dans le groupe
Eric’s Trip,
Rick White, à la production et à la guitare/basse/batterie, Miss Doiron se la joue un petit peu plus rock ‘n roll que sur son précédent disque réalisé avec
Herman Düne. Et cela va bien à ses chansons, ces guitares furieuses (mais pas bavardes), qui de temps à autres encerclent la douce voix de Julie, sorte de
Cat Power canadienne tombée amoureuse de son compatriote
Neil Young (avec
Crazy Horse). Que les fans de la folk music mélancolique et aérienne de Julie Doiron se rassurent, ce très bel album regorge également de titres poignants dans cette veine.
Woke myself up permet donc de passer un délicieux et contrasté moment avec un songwriter (au féminin) aussi sobre que doué.
A lire également, une
chronique de concert de
Julie Doiron et une
interview d'
Herman Düne & Julie Doiron réalisée en novembre 2005.
Sites Internet :
www.juliedoiron.com,
www.myspace.com/juliedoiron,
www.differ-ant.fr.
Janvier 2007 (Jajaguwar / Differ-ant)