 | Bachklang, Gravité Zero, Roots Manuva...(Marsatac 2004) - 25 Septembre 2004 - Dock des suds, Marseille  Dernier soir pour cette edition 2004 et sensiblement plus de monde que la veille, tant mieux pour les organisateurs, tant pis pour ceux qui essayaient tant bien que mal de se balader entre les scènes et le bar, ce qui n'était pas une mince affaire, mais bon vu le mistral dehors ce n'était pas une mauvaise idée de planter le festival indoor cette .../...
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Dernier soir pour cette edition 2004 et sensiblement plus de monde que la veille, tant mieux pour les organisateurs, tant pis pour ceux qui essayaient tant bien que mal de se balader entre les scènes et le bar, ce qui n'était pas une mince affaire, mais bon vu le mistral dehors ce n'était pas une mauvaise idée de planter le festival indoor cette année.
Les deux premières formations vues seront rapidement oubliées. Zencool, un bassiste et un mec qui envoie des instrus vaguement trippantes. Si la musique puait un peu, ça sentait par contre très bon sur le devant de la scène car il y avait de l'encens, bien joué les gars.
Les Dub Pistols n'étaient guère plus marquants malgré un trompettiste par-ci et un rap sur fond de "Highway to hell" par là.
Viennent peu après Bauchklang qui avaient la lourde tache de remplacer au pied levé les Herbaliser (qui eux même avaient pallié à l'annulation de Public Enemy il y a deux ans à la fiesta). Un groupe assez atypique, puisque sans aucun instrument, tout est fait à la bouche, des beatbox humains quoi, cousins teutons de Rahzel et qui pouraient très bien accompagner Björk dans ses récents délires accapella.
Ils commencent avec le seul titre que je connaissais d'eux "Don't ask me" qui est un bon condensé de leurs prouesses vocales, chacun reproduit un bruit et le tout parvient à être étonament mélodique, relativisant considérablement l'importance du chanteur, assez banal il est vrai. Ca tourne un peu en rond au bout de quelques titres mais c'était assez original.
Gravité Zéro c'est Le Jouage et James Delleck, un duo de rappeurs férus de science fiction, plus Dj Hi Tekk qui gravite, c'est le cas de le dire, autour de gens comme Ttc ou La Caution. Textes inventifs, flows rapides et intelligibles, ces deux mc's du futur sont aussi épatants que les instrus sur lesquelles ils posent, sans parler des scratchs renversants de leur accolyte.
Sans essayer d'en mettre plein la vue (on note juste des lunettes spatiales lors d'un morceau où il y a des featurings invisibles) ils arrivent à créer un univers bien chiadé et non sans humour, comme l'attestent les titres "Galactica", Infini et "Plantète" où
ils demanderont au public de lever le petit doigt comme dans Les envahisseurs. Indéniablement la bonne surprise du soir.
On esperait beaucoup, sans doute trop de Roots Manuva, qui en l'espace de deux albums solides sur Big Dada et des collaborations mémorables avec Ty ou Leftfield, s'est vu intronisé ici et là messie du hip hop anglais avant le choc Dizzee Rascal.
Son concert était juste correct là ou attendait de l'exceptionnel. Visiblement un peu ramolli par les blunts, il assure le minimum syndical, presque dépassé par le mc chargé des backs et donne des versions méconnaissables de "Juggle tings propper" et "Join the dots".
On savait qu'il aimait le reggae au point de sortir un disque de version dub (pas mal d'ailleurs) mais etait-ce vraiment nécessaire d'embaucher des musiciens de ce style, qui ne l'accompagnaient à leurs dires que pour la deuxième fois et peinaient à retranscrire l'ambiance urbaine de ses productions, le son du dj étant très en retrait ? Ca s'est amelioré vers la fin, notamment pour le terrible "Witness" mais l'ensemble, agréable mais pas inoubliable non plus, nous laisse un peu sur notre faim.
On a ensuite pu apprécier la fin du set de Abstrackt Keal Agram et ça bougeait bien, dommage qu'ils étaient programmés presque en même temps que le rappeur anglais.
Dommage aussi que le scratcheur fou Kid Koala était programmé sur la petite scène, entendu de loin, il avait l'air de bien s'amuser à destructurer des tubes, mais impossible d'accèder à la salle après s'être accordé une pause rafraichissante. On en restera là pour cette fois, un peu fatigués mais globalement content de ces deux soirées. Réagir à cette critique |
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