700 PLACES
Coiffé par une des célèbres "folies" écarlates de l'architecte Suisse Bernard Tschumi, Le Trabendo est l'une des plus belles salles de concert parisienne, agrémentée d'une vaste terrasse. En plein cur du Parc de la Villette, devenu l'épicentre des musiques d'Ile-de-France avec des salles de capacités aussi diverses que le Zénith, la Cité de la Musique, la Grande Halle mais aussi la future et spectaculaire Philharmonie de Paris, Le Trabendo a été entièrement rénové en avril 2012 sous l'impulsion d'une nouvelle équipe jeune et dynamique.Les designeuses finlandaise Ahonen & Lamberg, habituées à travailler pour le monde de la mode et de la culture, et l'architecte Linda Bergroth, ont conçu un univers joyeusement colorés dont les formes géométriques se marient idéalement avec le bâtiment conçu par Tschumi dans les années 80.
D'une capacité de 700 places, la salle défend une programmation ambitieuse proposant le meilleur de la musique d'aujourd'hui dans des conditions d'accueil, de confort et de convivialité entièrement repensées, aussi bien pour le public que pour les artistes. Les Rolling Stones ne s'y sont pas trompé en choisissant le Trabendo pour le concert événement qui a marqué leur retour en octobre 2012, après sept ans d'absence. Mais Le Trabendo c'est aussi une programmation éclectique, allant du rock à l'électro avec des soirées clubbing, du hip hop à la chanson. Le groupe Justice, les Local Natives, les Black Lips, le rappeur Tyler the Creator ou la chanteuse Ariane Moffat sont quelques-uns des artistes qui se sont produits au Trabendo depuis sa réouverture.
Le Trabendo c'est aussi une terrasse de 250 mètres carrés, décorée dans un esprit néo-guinguette, équipée de mobilier "trendy" ainsi que d'un bar indépendant.
Le Trabendo : les dernières chroniques concerts 96 avis
Swans
Est-il vraiment nécessaire d'écrire, une bonne semaine après, une chronique à propos d'un concert qu'on a pas vraiment aimé, et peut-être, en fait, pas vraiment compris non plus ? Bah, seulement si on veut laisser une trace pour nous, pour nos amis, pour la salle qui l'a organisé donc : oui... Parlons donc un peu de ce concert de Swans au Trabendo ! Ce qu'on savait avant d'y aller : qu'on y accompagnait un ami récemment cinquantenaire (cadeau collectif), qu'on allait en tout cas bien rigoler avant et après avec 7 copains d'amour, en tant que "provinciaux" en goguette dans Paris... Ce qui fut bien fait, merci, les agapes ayant commencé tout à côté de la Gare de l'Est, dès le débarquement et la jonction depuis nos trains respectifs arrivant de Strasbourg, Bruxelles et Marseille...On savait aussi qu'on allait pour la plupart découvrir le Trabendo - auquel on est quand même allés à pied, hein, plus de 3 kilomètres avec juste une pause rafraichissements sur une péniche du Bassin de la Villette... Le Trabendo donc, soit une jolie salle au design moderne, posée dans un cadre agréable (le Parc de la Villette), à la forme bien pensée en hémicycle (il y en a d'autres à Paris : le New Morning, la Maroquinerie ont globalement... Lire la suite
The House of Love
The House of Love fait partie de ces groupes de pop anglaise apparus dans la seconde moitié des années 80 dans le sillage des Stone Roses. Bien que leur succès, malgré des critiques élogieuses et un top 10 dans les charts, fut assez relatif sur leur terre natale, le groupe de Guy Chadwick connut un certain écho en France. Largement mis en avant par les Inrockuptibles et les black sessions de Bernard Lenoir, The House Of Love donna un concert historique à l'Olympia en 1991 au moment de la parution de son excellent deuxième album sans nom avec un papillon sur la pochette. Tout était alors réuni pour que le combo décolle à la manière des Happy Mondays, de Blur ou de The Verve, mais l'histoire tourna court puisqu'après le départ de plusieurs de ses membres fondateurs, le groupe se sépara dès 1993 avant même d'avoir pu profiter de l'engouement naissant qu'ils suscitait. Forcément, 10 ans plus tard, les sirènes de la reformation se firent entendre et The House of Love réapparut. Mais le temps ayant fait son oeuvre, les albums et les quelques tournées qui suivirent restèrent... Lire la suite
The Libertines
Le 5 Avril dernier sortait le très réussit quatrième album studio de The Libertines : All quiet on the eastern esplanade, 9 ans après Anthems for dommed youth. Il y a deux ans, je les découvrais pour la 1ère fois en live au Zénith de Paris dans le cadre de leur tournée "20th Anniversary tour". MAGISTRALE ! Les voir au Trabendo, ce dimanche 12 Mai promettait une expérience véritablement immersive. Le charme des petites salles.Je pris soins d'arriver suffisamment tôt pour me placer au plus près de la scène. La 1ère partie, Vera Daisies nous a proposé une pop bien faite mais plutôt éloignée de mes goûts musicaux, néanmoins, les demoiselles ont fait le job avec humour et élégance.Il est près de 21 heures lorsqu'arrivent les Libertines sur la chanson de Piaf : "Non je ne regrette rien". Message caché ??? Tel un boys band, chaque membre campe son personnage : Carl Barât au centre de la scène : Perfecto, jean black et casquette, entouré de Peter Doherty et John Hassall, tous... Lire la suite
The Murder Capital
Le 10 février 2020, après avoir écouté en boucle "When I have fear", je découvrais sur scène, le jeune groupe dublinois The Murder Capital et je laissais du même coup ma cheville droite au Père Lachaise ! A un mois d'un confinement qui pour l'heure n'était pas même envisagé et qui pourtant allait nous tenir loin des salles pendant de longs mois, nous vivions un moment de magie, de partage d'énergie, une communion sans retenue entre un public conquis et de jeunes musiciens venus défendre un des meilleurs albums de 2019. Trois ans ont passé, le Café de la danse a laissé place au Trabendo, La Bastille à La Villette, qu'importe le flacon pourvu qu'on ait l'ivresse. 17 titres enchaînés sur 1h30, 6 du sublime "When I have fear" et 11 du plus contrasté deuxième et dernier album : "Gigi's Recovery". "Existence" ouvre le bal, il fait partie des titres les moins convaincants mais il permet d'entrer en matière avec la promesse du meilleur à venir. "Crying", termine le tour de chauffe et voici que frappe le très dansant "Return my head" et son refrain qui ne nous lâche plus ! Arrive "More is less" et la fosse laisse éclater son allégresse. L'élégant "The Stars Will Leave Their Stage" et sa ritournelle électro?... Lire la suite
New Model Army
C'est un Trabendo complet, rempli d'un public fidèle, qui attendait de pied ferme le retour à Paris de New Model Army après une période de sevrage sans concert parisien depuis octobre 2019. C'est un show fleuve de 3 heures que Justin Sullivan avait promis à ses fidèles pour fêter le quarantième anniversaire du groupe de Bristol. Le leader de NMA, désormais âgé de 66 ans, tiendra pratiquement sa promesse. A 19h40, il pénètre seul avec sa guitare sur la scène du Trabendo et s'attaque d'emblée à "Family life", le premier extrait de l'album "Thunder and consolation" de la soirée. Le son est parfait, la voix et la silhouette de Sullivan sont intactes. Toutes les inquiétudes sur une potentielle date de péremption se dissipent une à une, alors que les autres membres de NMA rejoignent un par un Sullivan au fur et à mesure que les chansons se succèdent. Ils sont bien là tous les quatre au complet quand il s'agit de s'attaquer à "Inheritance", "Bad old world" et à "Frightened", titre exhumé du tout premier album du combo. Alors que l'ambiance chaude et typique d'un concert de New Model Army s'est installée et que le public est bien à point après une dizaine de titres, Sullivan explique que lors d'un repas... Lire la suite
Dinosaur Jr.
Malgré leurs looks de vieux branleurs foncedés à la ramasse, les trois gars qui constituent Dinosaur Jr. (J. Mascis, Lou Barlow et Murph) ont quand même réussi à se forger une jolie petite carrière : près de quarante ans après leur formation, et après les aléas que connaissent tous les groupes (brouilles, séparations, drogues, etc.), ils continuent de sortir des albums et de donner des concerts dans le monde entier. Quarante ans ! Beaucoup de leurs pairs de la scène alternative n'y sont pas arrivés. Les Replacements, sabordés. Les Screaming Trees, carbonisés. Sans parler de leurs fils adoptifs de Seattle. Là, c'est l'hécatombe. Tous ces groupes qui n'ont pas eu la chance, pas eu le temps de devenir... des dinosaures. Et donc en 2022 on va voir Dinosaur Jr. comme on va voir les Stones, ou une exposition sur Picasso. Un peu comme un pèlerinage, en somme. Et ce soir, le Trabendo, c'est un peu le Saint Jacques de Compostelle du larsen. Le Lourdes du feedback. Les jeunes (et moins jeunes) brebis viennent s'entasser pour s'abreuver de la bonne parole dispensée par le bon père Mascis et ses deux apôtres. Un... Lire la suite






