Jazz électronique, alliant l'image et la musique. Artisan d'une jungle jazzy progressive et inventive, le collectif Sayag Jazz Machine propose une parfaite alchimie entre machines et instruments acoustiques. Leur musique est un savoureux mélange d'énergie et de poésie aux sonorités jazz, bossa, breakbeat, hip hop, jungle et drum'n bass.
Ces dernières années, j’étais une adepte du 100% Marsatac à savoir la totale des soirées avec déambulation maximum pour être sûre de ne rien louper. Ce qui m’avait permis de faire le plein de découvertes et de passer de super moments (aaahhh Buck 65 et Birdy Nam Nam, pour ne citer qu’eux …)
Une fois n’est pas coutume, ce samedi de clôture sera pour moi la seule occasion de profiter du cru 2006 de Marsatac. Je mise donc tout sur cette unique soirée et m’en vais dès 19H place de Lenche pour profiter de l’apéro.
Une très bonne idée que d’investir le Panier ! Sur place c’est plutôt détendu : plein de monde et du très bon son soul, electro, funk, hip hop avec notamment une belle performance de la scène locale dignement représentée par Selecter the Punisher. L’idéal pour se mettre en jambe. Tellement sympa que je tarde à me diriger vers l’esplanade du J4.
Arrivée là-bas vers 21H30 je me heurte aux imperfections du petit festival devenu grand. Ça démarre avec des places gagnées à un jeu-concours qui mystérieusement n’apparaissent pas sur la liste des gagnants ?!? La soirée se jouant à guichets fermés, ça amputera ma joyeuse bande de deux amis … autant vous dire que ça casse l’ambiance. J’enchaîne avec l’accueil musclé du service de sécurité, tendu comme un string !.
Bien évidemment j’ai aussi souffert des désagréments « classiques » de l’attente pour tout (pour boire, pour pisser, etc) et de l’écoute à l’aveugle du concert. Quand c’est blindé de monde et qu’on mesure 1,62m, c’est le tarif !
Bon j’arrête là, j’ai bien râlé, ça va mieux ;-) Libérée de ce poids je peux maintenant vous dire que j’ai vu la fin de Spleen et que c’était super. Ce mec est vraiment génial, surtout sur scène où il libère toute son énergie sur fond de funk, soul, rock, rap, etc.
A défaut de le voir, je vous recommande vivement d’écouter son album She was a girl, histoire de vous faire une idée de son univers si particulier et si touchant.
Puis vient Q-Bert. Là pas de (mauvaise) surprise : rien à dire, c’est la grande classe. Tout le monde est à fond, emporté par un mix génial alliant technique et inventivité. Que du bonheur ! Et pour ceux qui ne le connaîtraient pas (l’erreur est humaine) je recommande de visionner l’excellent documentaire Scratch.
Arrive ensuite THE événement of THE soirée : Public Enemy. Que dire … Je suis avant tout impressionnée. Faut quand même réaliser que les membres de ce groupe ont profondément marqué l'histoire musicale. Et 20 ans après leurs débuts, ils réussissent à rester d'actualité sans rien lâcher sur le message politique qui les a consacrés. Moi, ça me sidère !
Samedi soir Public Enemy n’a pas failli à sa réputation et nous a offert un set de folie reprenant tous leurs classiques, mêlant intelligemment flow revendicatifs, batterie/guitare et beats ravageurs.
Après tant d’énergie et une telle communion avec le public, la transition est difficile. Et c’est pas faute d’adorer Amon Tobin et son electro déstructurée. Certains de ses morceaux créeront une réelle résonance en moi, d’autres une réaction plus épidermique !!
Quelques peu déçue par la jungle jazzy de Sayag Jazz Machine, je finis la soirée par une longue pause au bar et quelques allers-retours au petit chapiteau.
Au final une belle soirée avec des têtes d’affiche à la hauteur de leur renommée. Mais surtout une certaine nostalgie des éditions précédentes …
Dernière soirée au 22 est/ouest : 2 petites salles où se retrouvent à côté du public les accrédités et beaucoup d’artistes du jour du Printemps.
Au 22 ouest SAYAG JAZZ MACHINE livre un excellent show électro-jazz. La première partie du concert est vraiment épatante : un subtil mélange de saxo / DJ / machines / accordéon / DJ / contrebasse. En plus, le groupe est entouré d’un VJ qui projette de petites vidéos très bien faites autour du thème d’un magicien du temps du début du cinéma. Le tout est vraiment très original. La deuxième partie du concert est moins novatrice : du drum & bass assez énergique, mais c’est moins envoûtant que le début de leur prestation.
Dans l’autre salle l’allemand SUPERPITCHER tient les platines. On pouvait être déçu, puisqu’on aurait préféré l’écouter en live défendre son excellent et très minimal album « Here come love », mais il délivre un set électro très funky à faire pâlir les Daft Punk qui fait rapidement danser toute la salle.
Très rapidement les 2 membres de Captain Comatose prennent le relais. On peut s’attendre à tout pendant leurs shows : ceux qui ont vu Khan il a quelques années assurer les premières parties françaises de Gus Gus ou ceux qui ont vu les photos de leurs prestations en clubs s’en souviennent encore. Ils lancent de leurs 2 portables un beat disco très funky qui claque et ajoutent leurs 2 voix de Bee Gees. Malheureusement le public est un peu dégarni et reste distant face à ce nouveau disco pourtant très drôle et dansant. Le bassiste et le chanteur d’Interpol roulent, stoïques, au fond de la salle au début du concert.
La salle se remplis rapidement pour MYLO : la révélation électro de l’année 2004. On reste très perplexe face au matériel qu’il déploie sur scène : 3 claviers, une guitare et une basse : cela laisse peu de place au vrai live, puisque la plupart des musiques sont préprogrammées. Néanmoins la magie opère très vite et la foule est électrisée. Son album « Destroy Rock’n’roll » a été très bien adapté au live : les titres sont des hymnes au dancefloor. L’écossais se montre vraiment comme quelqu’un de très sympa : il discute en français avec le public entre 2 verres de rouge et nous livre même 2 titres live ; l’un très atmosphérique et l’autre très funky. Il termine par le tube « Drop the Pressure » dans une ovation méritée.
Au 22 ouest le DJ anglais de M.I.A. chauffe le public. Puis apparaît la jeune révélation de la scène UK Garage anglaise. La jeune chanteuse entourée d’une choriste méritante à laquelle elle attache peu d’importance, délivre un son très efficace : le mélange de basses, sons métalliques caractéristiques du UK Garage et de sa voix redonne de l’énergie au public à pourtant plus de 2h00 du mat’. On croise dans la foule tous les artistes : Snax de Captain Comatose en grande discussion avec Aksel Schaufler aka Superpitcher, les gars de Prefuse 73. C’est vraiment très sympa de côtoyer les artistes. Quand au groupe Mass Hystéria, ils dansent tous avec la foule et les 4 membres de TTC mettent le feu au premier rang en hurlant avec les mains levées !!!
Sayag Jazz Machine + Ez3kiel - 17 nov 2001 - Le Brise Glace - Annecy Après de longs mois d'absences liées à des activités artistiques et professionnelles intenses l'iguane est enfin de retour, ayant profité de sa période de congés pour effectuer une virée nocturne .../...
Après de longs mois d'absences liées à des activités artistiques et professionnelles intenses l'iguane est enfin de retour, ayant profité de sa période de congés pour effectuer une virée nocturne soigneusement sélectionnée. Au menu : soirée "électro choc".
Pour les photos du concert il faudra sagement patienter jusqu'à mon retour de vacances dans 3 semaines ...
Sayag Jazz Machine
C'est sur fond de projection panoramique que les Sayag Jazz Machine ont fait leur entrée sur scène pour distiller une musique tendance jungle jazz. Leur cocktail musical est un savant mélange de scratch, sample, cuivres et contrebasse qui s'intègre totalement à un univers visuel nous entraînant dans de multiple ambiances atmosphériques. Les compositions sont très variées, flirtant parfois longuement du côté du jazz, avant de s'évader vers des passages plus électro qui se teintent d'envolées drum'n bass énergiques. J'ai parfois trouvé un petit côté St Germain, en tout cas c'est une des seules références qui me soient venues clairement à l'esprit.
Les projections de films sont très agréables et invitent à la rêverie. Le passage où une Superwoman vole au dessus d'un troupeau de chevaux sauvages galopant dans au milieu d'étendues vierges constitue un bel instant de liberté. Sur scène le dj ne passe pas inaperçu, assurant le spectacle en dansant et gesticulant de tout son corps derrière ses platines. (Je lui conseille quand même de faire l'acquisition d'un casque sans fil s'il ne veut pas se retrouver un jour avec les platines sur les pieds). Le contrebassiste et le cuivre donnent une touche humaine bien agréable à l'ensemble ce qui évite la lassitude que l'on rencontre souvent lorsque l'on est confronté à des formations qui n'utilisent que des machines sur scène.
Sayag Jazz Machine nous a offert une belle première partie, riche, variée, agréable. C'est un groupe à voir en début de soirée pour se mettre progressivement dans l'ambiance.
Ez3kiel
Je ne connaissais pas particulièrement le groupe avant cette soirée mais les quelques lignes que j'avais lu à leur sujet dans la programmation du Brise Glace, soutenues par le fait que Ez3kiel fait parti de l'excellent label Jarring Effects m'avaient fait retenir cette date. Ensuite une brève écoute sur Internet suivie des quelques critiques rédigées par nos amis de Marseille ont achevé de me convaincre de ne pas rater cette soirée prometteuse d'électro dub.
Le concert a commencé dans la pénombre et il n'a pas fallu longtemps pour que je me prenne le premier coup de poing dans le ventre. Dès les premières notes de basse, mon corps tout entier s'est retrouvé complètement envahi par les ondes de la basse. Cela m'a bien plus surpris que les puissants coups de flash de lumière dont j'avais été averti au préalable. Confronté d'emblée à un niveau sonore effrayant je me suis empressé de mettre mes boules quiès. Il parait que les basses sont beaucoup moins dangereuses que les sonorités aiguës mais faut quand même pas exagérer !.
Niveau visuel on a encore une fois été brillamment servi avec 2 écrans rectangulaires verticaux sur lesquels défilaient des images de corps, de visages, d'objets et de motifs déformées, torturées, modelées mais complètement intégrées à l'univers musical.
L'ensemble musique + images taquinait habilement dame psyché. D'ailleurs il suffisait d'observer un peu autour de soi pour voir les effets produits par cette musique. J'ai ainsi surpris le bassiste des Shaggy Dog Story totalement habité par la musique, bonnet enfoncé sur le crane et yeux fermés, en pleine extase ...
Les 3 musiciens (basse, machine, batterie) sont très présents sur scène et le bassiste qui est en perpétuel mouvement ne passe pas inaperçu. Le batteur est également vraiment captivant et c'est très agréable de pouvoir venir observer son jeu en se positionnant à un mètre de lui.
Musicalement le style est sensé être de l'électro dub (un terme à la mode en ce moment) mais pour moi c'est avant tout une musique puissante à écouter pleinement avec son ventre, avec son corps et avec tous ses sens. Par moment on avait l'impression qu'il n'y avait plus vraiment de frontière avec le rock et j'en serais presque venu à souhaiter la présence d'une gratte électrique bien incisive sur quelques un des morceaux. Le concert s'est terminé par un générique sur les écrans puis le groupe est revenu pour un dernier rappel où j'ai reconnu des samples du chant de l'intro de "Joe Kool (Get Ready)", morceau d'une autre excellente formation Lyonnaise (Dans un style tout de même bien différent) Meï Teï Sho dont je vous conseille vivement le magnifique nouvel album "Xam Sa Bop".
Le public a ensuite insisté pour obtenir un dernier rappel mais visiblement Ez3kiel avait son épuisé son répertoire.
Pour conclure excellente soirée, excellent concert. Pour moi la réussite de ce concert est lié à une utilisation et un mélange judicieux de la musique et l'image. A mon avis ils forment un tout et ne peuvent être que difficilement dissociés. Réagir à cette critique
Le prometteur trio clermontois O.M.P. (pour les intimes) démarre la soirée de fort belle manière : ils jouent une musique électronique influencée par le rock, le trip-hop et parfois le dub. Un excellent batteur, un guitariste au jeu de scène minimaliste mais bien présent dans le son et un responsable des boucles rythmiques, mettent en commun leurs efforts pour produire une musique promise à un bel avenir. La plupart de leurs titres sont envoûtants mais donnent envie de danser, certains sont carrément rentre-dedans et peuvent exciter les plus calmes. Tous les morceaux sont très réussis ! On leur souhaite bonne chance pour les auditions du Printemps de Bourges, le 24 novembre 2001, et à bientôt !
Les Sayag Jazz Machine frappent eux aussi très fort avec leur électro-jazz, ils sont en plus soutenus par d’excellentes projections sur tout le fond de scène qui ajoutent le petit plus qui permet de décoller. Le public qui remplit à ras bord la petite Coopé commence à danser frénétiquement et à frôler l’hystérie collective. Heu, les gars, c’était hier Mass Hysteria ! On passe d’ambiances très jazzy, grâce à la contrebasse, à des moments plus électroniques : le résultat est varié et agréable. Un groupe à voir en live ! En plus, ils sont souriants, contents de jouer et conviviaux !
Lab°, dont je ne connaissais que les t-shirts jusque-là, m’a fait une bonne impression malgré un départ un peu poussif. Ils évoluent dans un style très à la mode en ce moment : le dub. Il est un peu difficile d’être original car beaucoup de groupes jouent cette musique. Le groupe se compose d’un batteur, d’un percussionniste, d’un guitariste, d’un bassiste et d’une jeune-femme qui se charge de projeter des images. Elle restera, de dos, à gauche de la scène, à se trémousser langoureusement, en projetant des images SM de femmes en bas résille attachées. Comme, dès le deuxième morceau, elle enlève son t-shirt « Lab° » pour révéler un dos partiellement nu, je me demande : « mais, qu’est ce qui nous arrive ? » Elle en restera là, fort heureusement, laissant ses amis délivrer un dub de plus en plus réussi au fil du concert. Il y a de brusques changements de rythmes et des montées de guitare qui relèvent bien la sauce. Le guitariste baragouine des mots étranges dans un dialecte qui m’est inconnu. Le concert se termine en apothéose sonore avec un déluge de décibels et un épaulé-jeté de guitare.
Le public proche de la transe sur les autres groupes se déchaîne littéralement sur Crystal Distortion ! Les gens sont en transe, on se croirait dans une free party, un lieu où Crystal Distortion jouait encore récemment. Une musique électro de qualité envahit la salle et engloutit tout le monde dans les beats frénétiques. Si la musique passée dans les boîtes ressemblait à ça, je sortirais plus souvent dans ces lieux ! C’est la musique idéale pour péter joyeusement les plombs en fin de soirée : les jeunes en tenues de camouflage, casquettes, piercings, et dreadlocks ne s’y trompent pas. Chaque break ou passage un peu plus calme est l’occasion pour chacun de hurler et de siffler à s’en faire exploser les cordes vocales. Une première soirée très réussie du festival Irae, malgré un problème de ventilation assez gênant quand une foule aussi nombreuse et excitée se presse dans la petite Coopé. Réagir à cette critique
sayag jazz machine - 08 Novembre 2004 - Nouveau Casino Excellent Live, cette nouvelle tournée montre leur maturité... A ne pas manquer !