Un duo ultra doué évoluant quelque part entre pop extra terrestre (Kate Bush vs Cat Power), folk trip hop spectral et hallucinogène (on pense aussi bien à Portishead qu'à Björk) et world music étrangement dépaysante.
The Do + Alela Diane + Soko (Le Printemps de Bourges 2008) - 19 avril 2008 - L'Auditorium, Bourges
Avant dernier jour pour le Printemps de Bourges 2008, avec une soirée pop teintée de country folk avec la rafraichissante Soko, l'ultra émouvante Alela Diane et le retour des excellents The Do après leur remplacement des Babyshambles sous le trop grand Phénix, mercredi...
Soko :
Très belle entrée en matière réalisée par la .../...
Avant dernier jour pour le Printemps de Bourges 2008, avec une soirée pop teintée de country folk avec la rafraichissante Soko, l'ultra émouvante Alela Diane et le retour des excellents The Do après leur remplacement des Babyshambles sous le trop grand Phénix, mercredi...
Soko :
Très belle entrée en matière réalisée par la ravissante, pleine de vie et débordante d'énergie Soko... Même si l'on ne connait pas une seule de ses chansons avant le concert, celles-ci sont immédiatement accrocheuses, drôles et captivantes. La jeune femme qui s'apprête à rentrer en studio pour enregistrer son premier disque, se présente telle quelle sur scène et dans ses compositions, elle raconte de petits bouts de vie avec une naturel confondant et une voix très craquante... Son éclatante joie de vivre et ses expériences musicales folk 'n pop (qui se révèlent amusantes ou émouvantes) font plaisir à voir et à entendre. Le bric à brac d'instruments lo-fi (ukulélé... ) utilisés, les textes bien troussés et les featurings drolatiques de ses deux acolytes (chant, guitare, batterie... ) achèvent de détruire les dernières - éventuelles - réticences : Soko est sans aucun doute promise à un bel avenir.
Alela Diane :
Comme lors de son récent passage à la Coopérative de Mai, Alela Diane et son impeccable groupe ont fait très forte impression. La voix impressionnante de cette jeune américaine sortie de nulle part, ses compositions hallucinantes de beauté et les superbes arrangements proposés par le groupe (banjo, chœurs, percussions, guitare sèche... ) sont de nature à envoyer directement au paradis country folk pop. En toute simplicité, avec une humilité et un naturel étonnants, la talentueuse Alela Diane tutoie les plus grands avec ses "petites" chansons aux textes aussi bouleversants que simples. A deux reprises, l'émotion est si forte qu'il est quasi impossible de ne pas écraser une petite larme... Saluons donc chaleureusement la prestation d'Alela Diane et des ses précieux musiciens, avant de réécouter en boucle l'inépuisable disque The Pirate's Gospel...
The Do :
Avec un son digne ce ce nom et une salle parfaitement adaptée à sa musique (ce qui n'était pas le cas lors de son concert du Phénix avant The Kooks), le groupe franco finlandais The Do a pu démonter l'étendue de ses (nombreux) talents. Avec une voix aussi particulière que saisissante, des compositions inoxydables et un charisme de bêtes de scène, les très sexy The Do offrent un set bien dans l'air du temps, très marquant et capable de plaire à un large public. Rien de plus normal donc que le trio triomphe à l'Auditorium de Bourges, et partout où il se produit en France...
Deportivo, The Do, The kooks, BBBbrunes - 16 avril 2008 - Le phénix de Bourges UN bon concert qui commence en pleine action par Deportivo qui savent mettre l'ambiance, suivent The do qui me déçoivent énormément, je sors même de la salle...
Heureusement je reviens pour The Kooks qui m'ont fait hurler à ne plus avoir de voix, je suis même restée bouche bée... Et on finit par Les BB brunes qui ont magnifiquement clôturé ce .../...
UN bon concert qui commence en pleine action par Deportivo qui savent mettre l'ambiance, suivent The do qui me déçoivent énormément, je sors même de la salle...
Heureusement je reviens pour The Kooks qui m'ont fait hurler à ne plus avoir de voix, je suis même restée bouche bée... Et on finit par Les BB brunes qui ont magnifiquement clôturé ce concert !!
The Do + The Kooks (Le Printemps de Bourges 2008) - 16 avril 2008 - Le Phénix, Bourges
Deuxième journée sous le soleil au Printemps de Bourges (après le bon concert de la veille avec Adam Green, French Cowboy, Cocoon, Syd Matters, Hushpuppies, La Maison Tellier, Constance Verluca), avec au programme un concert au Phénix (sorte de zénith provisoire mal sonorisé) avec Deportivo, The Do (qui remplacent Babyshambles, Pete Doherty .../...
Deuxième journée sous le soleil au Printemps de Bourges (après le bon concert de la veille avec Adam Green, French Cowboy, Cocoon, Syd Matters, Hushpuppies, La Maison Tellier, Constance Verluca), avec au programme un concert au Phénix (sorte de zénith provisoire mal sonorisé) avec Deportivo, The Do (qui remplacent Babyshambles, Pete Doherty étant en prison... ), The Kooks et BB Brunes. Ne goûtant guère la soupe soit-disant rock de Deportivo et le revival yéyé risible des BB Brunes, c'est le milieu de l'affiche qui nous intéressera aujourd'hui...
The Do :
Cela faisait une année que nous boycottions le Phénix (pour cause de programmation peu intéressante) et dès les premières notes de The Do, l'on se souvient qu'il y avait une autre bonne raison à cette décision : un son proprement infect, le genre de truc à te dégoûter de tout concert dans un zénith, et ce pour longtemps. Aperçu dans de très bonnes conditions - sur une scène plus petite, avec un son digne de ce nom - aux Transmusicales de Rennes, le groupe français qui cartonne en ce moment a fait ce qu'il a pu avec les circonstances du jour : ça résonne ignoblement, on se croirait dans une halle aux bestiaux... Dans ces conditions, difficile d'apprécier à leur juste valeur les chansons délicates et classe de The Do. Malgré tout, la voix superbe de la chanteuse et la qualité des morceaux arrivent à faire passer un bon moment ; mais on est loin du concert enthousiasmant de Rennes. Grâce à ses qualités scèniques, à ses tubes (On my shouders, At last etc) et à sa reprise du Crazy de Gnarls Barkley (refrain repris en choeur par la très jeune chorale de la fosse... ), The Do a presque réussi à faire oublier aux kids la défection des Babyshambles.
The Kooks :
Le public - très jeune et très nombreux - est de toutes façons là pour faire un triomphe aux BB Brunes et aux Kooks, qui sont quand même d'un autre niveau que nos nouvelles stars hexagonales (rires). Dès les premières notes du concert de jeunes Anglais de The Kooks, on revit les scènes d'hystérie collective qu'avaient connues les Beatles en leur temps : fosse en ébullition (tout le monde saute à pieds joints), cris surraigus, aplaudissements interminables, c'est un plébiscite pour la musique tubesque des Kooks ! Sorte de croisement pop/folk/rock entre The Libertines, Bob Dylan, Arctic Monkeys, Supergrass, David Bowie et - ouch ! - Police, la musique du groupe de Luke Pritchard est directe, fraiche, facile d'accès et ultra entrainante. Même si l'on n'est pas une jeune fille toute émoustillée par Luuuuuuuuuke, il faut reconnaitre le côté percutant du show ; les tubes s'enchainent, le son est meilleur que pour The Do et le combo sait varier les plaisirs en alternant rock hystériques et pop songs folk. Certes, le chanteur en fait parfois un peu trop pour impressionner les donzelles (cf ses maniérismes excessifs sur Always where I want to be) mais il faut reconnaitre à ce gamin doué un charisme incroyable et un aplomb impressionnant : il emmène la troupe de main de maître, bien aidé par un guitariste lead en forme, un batteur "lapin Duracell" et un bassiste impeccable. Deux ans seulement après sa première tournée, jouer seul avec sa guitare devant 5000 personnes pour le rappel ne lui fait pas peur non plus ; décidément ce Mr Pritchard assure comme un grand !
Direction la sortie juste après, revoir les BB Brunes deux mois après leur "superbe" prestation à la Coopérative de Mai constituerait un acte de pur masochisme... L'acteur Luis Rego, présent sur le festival, devrait faire son mea culpa public et présenter ses excuses pour avoir offert sa première guitare au jeune Adrien, futur leader des BB Brunes... Sans cet acte aussi irresponsable que criminel, on aurait pu éviter des drames auditifs comme Diiiiiiiiis moooooi. Dommage !
>> Réponse (le 17/04/2008 par H.) Le Phénix / bourges - 16 avril 2008 NON !
Effectivement le son du Phénix était PLUS que lamentable, il était impossible de comprendre un mot de ce que .../...La suite
Vingt-neuvième édition pour les Trans Musicales de Rennes et toujours aucun signe d'essoufflement dans l'intarissable soif de découvertes des programmateurs… Aucune tête d'affiche fédératrice ou putassiére, que de la nouveauté et un public qui suit malgré tout : ce doit être le rêve de tous les festivals. Malgré l'absence de dernière minute des très attendus Von Suddenfed, le projet des électroniciens de Mouse On Mars avec le fou furieux Mark E. Smith de The Fall (retranché à Manchester, téléphone débranché), le jeudi 6 décembre 2007 restera comme un excellent souvenir. Compte-rendu...
My Federation :
Dès 20h30, le groupe de Brighton My Federation fait bonne impression avec sa pop sixties mâtinée d'un rock psychédélique du meilleur effet… Le groupe est content de se produire à Rennes, les morceaux tiennent parfaitement la route et il y a même un tube dans le lot : Honey bee, le titre qui donne son nom à l'album, est une véritable tuerie influencée par le versant pop de Sonic Youth. Impossible de rester de marbre devant le set de My Federation : le chant marquant, les parties de guitares racées et les rythmiques élastiques sont autant d'invitations à remuer les guiboles ou à faire voyager son esprit.
French Cowboy :
Déjà vus sur scène ici même à Rennes en première partie de Philippe Katerine à l'Aire libre, les French Cowboy (ex Little Rabbits) ont désormais un très bon album à leur actif et une belle série de concerts à leur actif. Emmené par Federico Pellegrini, le combo du grand ouest se complait dans les country pop folk songs fortement influencées par Calexico, Giant Sand, Bonnie and Clyde de Serge Gainbsbourg et les ambiances de Tucson, Arizona. C'est classieux, peut-être trop intimiste pour un immense hall et malheureusement parasité par la diffusion du concert en direct sur Second life (sur un écran géant). Mais si l'on veut bien se donner la peine d'entrer dans cet univers personnel et captivant, le trip est d'excellente qualité. Sur la fin du concert, les guitares se musclent pour varier les plaisirs et empêcher l'éventuelle impression de monotonie qui pourrait s'installer. A revoir en tournée dans une petite salle…
The View :
Juste après, les gamins de The View récitent impeccablement leur petit Libertines illustré : des pop songs hirsutes et punky brayées par un combo voulant méchamment en découdre. Pas très originaux, mais efficaces et percutants, les titres de The View témoignent d'une réel savoir faire pour composer des mimi bombes explosant immédiatement.
The Do :
Place maintenant au meilleur concert de la journée (pour nous) : The Do, un duo franco finnois dont le premier album est une petite merveille… Renforcés sur scène par un batteur, la ravissante chanteuse guitariste Olivia Merilahti et le basssite/organsite/percussioniste/songwriter Dan Levy mettent immédiatement en transe le très nombreux public du hall 3 avec leur pop songs originales, colorées et ultra accrocheuses… Comment en effet ne pas tomber sous le charme de ces chansons portées par la voix sidérante de beauté d'Olivia et par son jeu de guitare aussi basique que direct ? Dès le premier morceau, on a très envie de danser comme Dan Levy, c'est à dire comme un guerrier mongol surexcité. Et oui, la musique de The Do parle aux sens, elle peut produire un effet violemment sexuel, avant d'emmener dans un voyage onirique ou une ballade dans un univers franchement différent. Outre le génial single On my shoulders, The Do a dans sa besace un répertoire imparable, qu'il s'oriente vers la pop radiophonique, le rock barré ou la chanson finnoise. A voir absolument sur scène !
Twisted Charm :
Comme lors de ses premières parties des Klaxons, le groupe anglais Twisted Charm a démontré un talent certain pour trousser des pop songs post punk taillées sur mesure pour la génération fluo. Tout cela est très remuant, joliment acidulé, idéal pour bouger son corps sans penser au lendemain et parfait pour les radios. Avec des synthés kitch à souhait, des guitares ultra trafiquées, un chant vociféré et des rythmiques énergiques, Twisted Charm a tous les atouts en main pour pénétrer de manière fracassante dans la discothèque d'un maximum de teenagers, voire plus si affinités…
The Heavy :
Forts d'un excellent premier disque, les Anglais de The Heavy ont eux aussi fait très bonne impression avec leur mélange ultra epicé entre soul, blues, funk, folk, pop et heavy rock. Sur scène comme sur disque, dès que la musique de The Heavy traverse les enceintes, on a la très agréable impression d'entendre Mick Jagger et ses Stones, Screaming Jay Hawkins, James Brown, Ike Turner, Aretha Franklin, Curtis Mayield et Led Zeppelin jammer furieusement ensemble. C'est dansant, sexy, remuant, langoureux et vrillant… Chaque morceau est un appel impérieux au rapprochement des corps et au déversement de litres de sueur sur le dance floor… ou dans le lit. Les feulements du chanteur sont admirablement mis en valeur par des guitares, des cuivres samplés et autres rythmiques humides. On regrettera seulement la durée du set de The Heavy à Rennes (à peine 40 minutes) et sa fin en queue de poisson ; mais à part ce léger détail, il y avait là tout pour passer une soirée de rêve ! Comme tous les ans, dès le premier jour, les Trans remboursent le déplacement avec une série de concerts réjouissants…
Photos : Dom Vrignaud (The Heavy, The Do, The View), Nicolas Joubard (French Cowboy, My Federation), Julien Tine (Twisted Charm)