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Mercredi 24 août 2016 : 12976 concerts, 24043 critiques de concert, 5105 critiques de CD.

The National, vos critiques d'albums


pour The National en concert

The National Pop - Rock


Folk rock pop intense et racé dans la grande lignée de Nick Cave et Tom Waits. Aussi bien sur disque que sur scène, le groupe new yorkais The National se révèle captivant et impressionnant de classe... Matt Berninger et ses acolytes enchaînent les albums de très haut niveau ! Nouvel opus, Trouble Will Find Me, en mai 2013 et concerts ensuite ! A lire également, une interview de The National réalisée en 2005...
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Artiste : LNZNDRF  Titre : S/t
Style : Pop - Rock
LNZNDRF - S/tFormé en 2011 en Nouvelle-Zélande, à Auckland plus précisément, le groupe LNZNDRF - pour LANZENDORF - est composé de vieilles connaissances, les très doués frères Bryan et Scott Devendorf (le batteur et le bassiste des Américains de The National, qui doivent d'ailleurs beaucoup à cette section rythmique totalement imparable), et le joueur de cuivres Ben Lanz, qui évolue fréquemment avec le combo de Zach Condon, Beirut, et qui se met régulièrement au service de The National et de leur pote songwriter Sufjan Stevens. Quand des gens de goût aux CV irréprochables mettent en commun leurs multiples talents pour travailler sur un projet en forme de super groupe, ça peut tomber totalement à plat et provoquer un indicible ennui... ou alors ça peut faire « BOUM » ! C'est la deuxième option qui a été cochée ici, puisque dès le premier morceau, « Future You », LNZNDRF fait monter l'auditeur à bord avec une facilité assez déconcertante, en mélangeant brillamment kraut rock étrange, pop psychédélique élégiaque et rock progressif pas chiant une seule seconde (ce qui n'est pas toujours gagné dans ce style). Issu de jam sessions enregistrées dans une église de Cincinnati en à peine deux jours et demi, l'album dont il est question ici comporte une collection de titres prenant le temps de se développer longuement, sans que cela paraisse long justement, en empilant les couches progressivement : voix célestes ou trafiquées utilisées comme des instruments à part entière, bidouillages créant des ambiances mystérieuses, rythmiques donnant l'impression d'avoir les guibolles boostées par tout un tas de produits plus ou moins licites... A la fois sobre, inspiré et sincère, le disque éponyme de LNZNDRF a la chance de posséder des vertus hypnotiques quasi instantanées, ce qui plonge agréablement dans un état de béatitude envoyant en orbite en un clin d’œil, à des années lumière de toute la merde ambiante. Du « travail » de professionnels !



Liens : www.facebook.com/lnzndrf, lnzndrf.com, twitter.com/lnzndrf, www.instagram.com/lnzndrf/.

2016 (4AD)

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Artiste : The National  Titre : Trouble Will Find Me
Style : Pop - Rock
The National - Trouble Will Find MeDésormais auréolé du statut de groupe important au niveau mondial suite au succès retentissant de l'album High Violet, The National attaque avec l'album Trouble Will Find Me une nouvelle étape de son évolution en étant débarrassé de toute pression... Presque sereins donc (mais il reste la pression d'arriver à écrire des morceaux du niveau, très élevé, des précédents... ), Matt Berninger, Aaron et Bryce Dessner, Bryan et Scott Devendorf arrivent quasi instantanément à faire replonger l'auditeur dans leur univers à la fois intense, d’une grande sensibilité, truffé d'ambiances magistralement mélancoliques et d'une incroyable subtilité. Pour cela, pas besoin de grands effets de manches, de changements radicaux de styles ou d'invités clinquants, The National poursuit sa route de manière personnelle, en se servant de ses innombrables points forts, magnifiés par l'expérience acquise au fil des années : le charisme de Mr Berninger, sa voix envoûtante et ses épatants textes torturés, les guitares atmosphériques et inspirées des frères Dessner, sans oublier les rythmiques marquantes, qu'elles soient mises en avant ou discrètes, nerveuses ou souples, des frangins Devendorf... Bénéficiant de l'aide précieuse des fidèles Sufjan Stevens, Annie Clark (St. Vincent), Sharon Van Etten, Richard Reed Parry (Arcade Fire), Nona Marie Invie (Dark Dark Dark) et Thomas Bartlett (Doveman), Trouble Will Find Me s'avère être un disque hyper riche où les synthés, les boites à rythmes, les cordes et les chœurs se mêlent admirablement, et discrètement, au travail de l'équipe de base, citée plus haut. La production - signée par le groupe lui-même - est un modèle du genre, permettant de faire découvrir de multiples détails à chaque écoute, tout en donnant instantanément à de nombreux titres des atours bouleversants ou saisissants. Sea Of Love, This Is The Last Time, Don't Swallow The Cap, Graceless, Pink Rabbits, Demons, I Need My Girl ou encore Fireproof font partie de ceux-là. En jouant sur les contrastes entre folk rock et post punk, en instillant une tension qui ne s'éteint jamais et en enveloppant le tout dans une douceur pouvant se changer en colère sourde, The National maintient l'attention sur la longueur de son nouvel opus, rendant son écoute aussi indispensable que jubilatoire ou stimulante, et ce pour de longs mois...



A lire également, la chronique du concert de The National en 1ère partie de Pavement au Zénith de Paris, en mai 2010, ainsi que les comptes rendus des sets donnés à la Route du Rock, en août 2010 et à l'Olympia de Paris, en novembre 2010.

Liens : www.americanmary.com, www.facebook.com/thenationalofficial, www.beggars.com, twitter.com/The_National, www.youtube.com/thenationalofficial, mistakenforstrangersmovie.com...

21 Mai 2013 (4AD - Beggars Banquet)

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Artiste : The National  Titre : High Violet
Style : Pop - Rock
The National - High VioletRéussissant l'exploit d'être à la fois subtile, inextricable, accessible, aventureux et insoumis, le nouvel album de The National, High Violet, est un chef d'œuvre de pop rock capiteuse et échevelée consciencieusement lardé de post rock et de touches bruitistes... Si lors des premières écoutes, on reste un peu dubitatif sur ses qualités – de manière assez contradictoire, le disque semble trop proche des précédents travaux du quintette et comporte des morceaux qui paraissent moins immédiats, – le cinquième opus des New Yorkais perchés dans la stratosphère se révèle véritablement après de nombreux passages, ce qui est souvent le cas des œuvres faites pour durer et accompagner longtemps l'auditeur lors de ses pérégrinations personnelles. La découverte patiente et attentive d'High Violet permet donc de se laisser submerger petit à petit par des flots d'émotions brutes, d'idées tourmentées, d'atmosphères à couper au couteau, de mélodies attrape-cœurs et d'arrangements aussi accidentés que classieux (cordes, cuivres, effets de guitares sidérants)... La dream team The National est à la manœuvre – le chant habité et les textes dérangeants de Matt Berninger, les guitares évoluant en spirales aériennes d'Aaron et Bryce Dessner, les rythmes à la fois martiaux et souples de Bryan et Scott Devendorf... – avec sa garde rapprochée Padma Newsome, au divin violon, Peter Katis, au mixage et à la co production, sans oublier Sufjan Stevens, Richard Reed Parry ( Arcade Fire) et Justin Vernon ( Bon Iver), en guests de grand luxe... L'addition des talents de tout ce beau monde entraine la création d'une collection de morceaux à la fois épiques, empathiques, sobres et poignants : Terrible Love, très prenant et intense, Anyone's Ghost, un tube à chialer de bonheur, Afraid of Everyone, immense morceau avec Mr Stevens en featuring, Conversation 16, majestueux et propice à donner des frissons sur tous le corps, England, où les cuivres emportent tout sur leur passage, Bloodbuzz Ohio, planant et torturé... High Violet est donc encore une réussite signée The National. Un disque à appréhender pas à pas, un peu comme une découverte amoureuse faite patiemment et délicatement, où l'on apprendrait un peu plus de choses passionnantes sur l'autre à chaque nouveau contact...

A lire également, la chronique du concert de The National en 1ère partie de Pavement au Zénith de Paris, en mai 2010, ainsi que les comptes rendus des sets donnés à la Route du Rock, en août 2010 et à l'Olympia de Paris, en novembre 2010.

Liens : www.highviolet.com, www.americanmary.com, www.facebook.com/thenationalofficial, www.clogsmusic.com, www.beggars.com, www.myspace.com/thenational.

11 mai 2010 (Beggars Banquet)

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Artiste : The Songs Of Mark Mulcahy  Titre : Ciao My Shining Star
Style : Pop - Rock
The Songs Of Mark Mulcahy - Ciao My Shining Star Quand j’ai appris qu’une compilation allait sortir sur laquelle figurait The National et David Berkeley (deux de mes plus belles découvertes new yorkaises bien que dans des styles différents) j’ai cru que j’avais mal compris. Quand j’ai vu qu’en plus il y avait aussi Thom Yorke, Michael Stipe, Frank Black, Vic Chesnutt là j’ai carrément cru à une blague. Et bien non ! il existe je l’écoute en ce moment même … et parmi les autres participants on trouve aussi Dinosaur Jr., Unbelievable Truth, Mercury Rev, Ben Kweller, Rocket from the tombs, Elvis Perkins … au total 21 groupes pour 21 titres inédits qui, comme le nom du disque l’indique, sont des reprises d’un certain Mark Mulcahy. Ex leader de Miracle Legion puis Polaris, Mark Mulcahy a récemment perdu sa femme (dont les photos remplissent ce disque) le laissant seul avec leur deux filles. Pour leur venir en aide ce disque hommage a vu le jour, et si l’on en juge par la liste des groupes qui se sont impliqués dans ce projet, Mark n’était pas inconnu de tout le monde ! Aucun des groupes cité n’est décevant, et il y a aussi de bien jolies découvertes comme ces Butterflies of Love, Chris Collingwood, Frank Turner, Josh Rouse, The Autumn Defense, Hayden, Julinana Haltfield, Sean Watkins. Toute la palette allant du folk minimaliste au rock en passant par la pop etant couverte avec la palme du morceau le plus énervé qui revient à un Frank Black particulièrement magistral sur Bill Jocko. A l’écoute de ce disque on ne peut qu’être touché par la douceur qui se dégage de ce disque, et par la mobilisation d’artistes aussi différents. On éprouve meme du coup beaucoup de sympathie pour cet homme et ses deux filles qu’on ne connaissait absolument pas quelques heures avant …

2009 (myspace.com/markmulcahymusic - Mezzontint - Shout ! Factory)

ps : A noter l’existence d’une vidéo pour le titre du leader de Radiohead (voir ici) et plus intéressant encore (pour ceux qui ne sont pas rebutés par la virtualité des mp3) une version deluxe de ce disque avec quelques 20 titres supplémentaires avec des gens certes un peu moins connus mais avec quelques noms comme Laura Veirs (à écouter là).

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Page Web Conseillée : http://www.liveinmarseille.com
Artiste : Dark Was The Night  Titre : Dark Was The Night
Style : Pop - Rock / Folk
Dark Was The Night - Dark Was The NightSuperbe double compilation 100% rock indépendant, Dark Was the Night réunit le Who’s Who du folk pop rock classieux pour récolter des fonds pour lutter contre ce fléau qu'est le SIDA. Réalisé à l’initiative de l’association Red Hot (à laquelle ont doit déjà de beaux disques, en plus d’un engagement plus que nécessaire) et sous la direction artistique de Aaron et Bryce Dessner - de l’excellent groupe The National -, ce double album a demandé trois ans de travail pour contacter les groupes, enregistrer et finaliser le projet. Ça valait le coup de remuer ciel et Terre : le résultat est très réussi, Dark Was the Night comporte en effet 31 titres inédits (reprises, compos, duos, collaborations surprenantes… ) qui sont majoritairement de très haute tenue... Les morceaux qui sont - légèrement - plus anecdotiques, quant à eux, raviront les fans des groupes présents au générique de rêve de ce disque (Arcade Fire, Beirut, Cat Power, une moitié de Sigur Ros… ). Parmi les réussites bouleversantes, on compte la céleste participation du génial Andrew Bird (The Giant of Illinois), les deux titres de Bon Iver (dont un avec Bryce Dessner), le super duo Buck 65/Sufjan Stevens (ce dernier signant également un titre fleuve renversant), le morceau de The National, le duo Antony/Bryce Dessner, la reprise de Feeling good par My Brightest Diamond, celle de With a girl like you par Dave Sitek (de TV On The Radio), le bel effort des inestimables Yo la Tengo, le très « soul power » choix de Sharon Jones and The Dap Kings, le duo saisissant entre Blonde Redhead et Devastations, celui - magique - entre Conor Oberst et Gillian Welsh ou encore la magistrale interprétation de Dark Was The Night (de Blind Willie Johnson) par Kronos Quartet. C’est donc sur un petit nuage qu’on déguste à sa juste valeur ce remarquable Best Of de la scène indé actuelle, car outre les titres cités plus haut, on trouvera également des participations très marquantes de Feist + Ben Gibbard, The Books + José Gonzalez, The Decemberists, Dirty Projectors + David Byrne, Grizzly Bear, Yeasayer, Kevin Drew ou Spoon. Véritable merveille à écouter sans compter pour se purifier les oreilles (endolories par tant de soupe radiophonique ou télévisuelle), Dark Was the Night est une bonne action intelligente proposée à un prix modique. Incontournable !

Sites Internet : http://4ad.com/news/dark-was-the-ni/, www.myspace.com/darkwasthenight, www.darkwasthenight.com.

Février 2009 (Red Hot - 4AD)

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Artiste : The National  Titre : Boxer
Style : Pop - Rock
The National - BoxerThe National fait partie de ces quelques groupes dont je suis complètement tombé sous le charme il y a quelques années et qui auront marqués ma vie (en tout cas ces 4 dernières années). Apres un premier album éponyme sorti sans avoir fait le moindre concert, puis le sublime Sad Songs For Dirty Lovers l’album de la consécration critique, suivi par Alligator l’album de la consécration commerciale via la signature chez Beggars Banquet … vient le tour du, du coup, très attendu 4eme album : Boxer. On y retrouve bien évidemment les caractéristiques des deux précédents albums comme la voix et le chant ô combien reconnaissables de Matt Berninger et la musique élégamment raffinée des deux fratries Dessner et Devendorf, toujours accompagnés du 6eme National Padma Newsome. Cet album encore plus calme que les précédents est donc dans la continuité de Alligator. Matt semble un peu moins articuler ce qui donne un coté nonchalant certain, mais qui rend les textes difficiles a comprendre sur certains morceaux ou ils ont tendance à disparaitre derrière la musique. Pas mal d’invités (qui se fondent un peu trop dans la masse) avec même un chant féminin sur Green gloves et puis, chose étonnante, comme cette sonorité Depeche Modesques sur Mistaken for Strangers. Au final on a un album encore plus posée, plus mature … D’un autre coté ce n’est pas si surprenant que ca, voire même logique. Passée la révolte du deuxième album, ils ont trouvé un nouvel équilibre humain et se sont apaisées musicalement. De là à dire que l’excitation des tournées a cédé la place à une certaine fatigue, peut être pas quand même, mais en tout cas il y a clairement une sorte de calme, de recueillement, de paix intérieure qui était moins évidente que dans les précédents, et qui les re-rapprochent un peu de Leonard Cohen sur certains morceaux. Ce tournant avait d’ailleurs commencé dès Alligator (dont la musique du seul morceau vraiment énervée avait été écrite de nombreuses années avant). « Heureusement » sur scène ca reste explosif, même si l à encore le dernier concert que j’ai vu d’eux n’a pas été celui qui m’avait le plus impressionné. En résumé, si pour moi Boxer n’est pas plus que Alligator parvenu à égaler Sad Songs for Dirty Lovers, il n’en reste pas moins le très bon quatrième album d’un très bon groupe qui continue de me toucher.

2007 (the National - Beggars Banquet)

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Artiste : The National  Titre : Boxer
Style : Pop - Rock
The National - BoxerD'humeur sombre, intense, baigné d’une lumière blanche très post punk et truffé de morceaux saisissants, le nouvel album des New Yorkais d’adoption de The National est une nouvelle étape réussie dans la carrière du groupe. Arrivant deux ans après Alligator, le très impressionnant premier effort pour une major, Boxer se situe dans sa droite lignée… La voix désespérée et les textes intelligemment torturés de Matt Berninger, les guitares vrillantes et les rythmiques imparables signées par les frères Dessner et Devendorf, le violon envoûtant de Padma Newsome sont toujours au générique, avec cette fois-ci la présence d’un piano et de cuivres sur de nombreux titres. Boxer est un disque à écouter d’un seul trait, pour mieux se laisser submerger par le flot d’émotions contrastées produites par le travail des six musiciens et de leur producteur Peter Katis. Pour la forme, on ressortira du lot les titres Guest room et Mistaken for strangers, qui baignent dans des eaux troubles jadis fréquentées par Joy Division, sans oublier le magistral (et très proche des Clogs) Racing like a pro. Sans draguer un seul instant le grand public avide de titres évidents, The National poursuit sa route sur les chemins de traverse qu’il choisit lui-même, se créant au fil des années un répertoire en or massif. Un répertoire qui ne laisse pas insensibles les nombreux fans séduits par la qualité irréprochable des morceaux, l’intégrité de la démarche artistique et les tournées aussi incessantes que marquantes en Europe et aux USA. La récente série de shows en compagnie d’Arcade Fire, et la discrète présence de Sufjan Stevens sur le disque devraient œuvrer pour un élargissement de l’auditoire de The National, c’est en tout cas ce qu’on souhaite ardemment à ce précieux combo…

A lire également : une interview du groupe (réalisée en 2005) et des chroniques de concerts.

Sites Internet : www.americanmary.com, www.clogsmusic.com, www.beggars.com, www.myspace.com/thenational.

22 mai 2007 (Beggars Banquet)

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Artiste : The National  Titre : Alligator
Style : Rock
The National - AlligatorAprès un excellent premier album paru en 2002 via Southern/Brassland, et deux disques absolument superbes publiés par Talitres Records en 2003 (Sad songs for dirty lovers ) et 2004 (Cherry tree), le groupe américain The National s’apprête à sortir un nouvel album sur une major – Beggars Banquet – ayant aussi à son catalogue des artistes aussi doués et reconnus que Mark Lanegan ou les Tindersticks. Petit à petit, les cinq musiciens new-yorkais d’adoption font leur trou dans l’univers impitoyable de la musique des années 2000… Et ce n’est que justice si l’on considère la qualité de leurs concerts et de leurs disques ; le petit dernier, Alligator, étant une nouvelle fois un recueil de chansons qui accompagnera très longtemps ses auditeurs. Si les premières écoutes ne font pas un effet énorme, les mélodies insidieuses, la production sobre, l’instrumentation extrêmement riche et le chant toujours aussi marquant font peu à peu leur œuvre : très rapidement, on ne peut plus se passer de cet album. Clef de voûte de la cathédrale sonore The National, le chant versatile de Matt Berninger est capable de murmurer d’une voix grave à la Leonard Cohen/Stuart Staples, de hurler comme Nick Cave ou de susurrer avec une voix moins profonde, mais toujours belle à pleurer. Le point commun entre ses trois facettes du personnage étant les émotions dégagées, incroyablement fortes. Dans le but de provoquer cela, ses acolytes ne ménagent pas non plus leur peine ; ils créent des ambiances prenantes à l’aide de guitares aériennes s’enchevêtrant les unes dans les autres (on pense souvent à The Edge de U2 mais aussi à Television), de rythmiques inventives (tantôt alanguies, tantôt presque post punk) et d’arrangements de cordes bouleversants. Une fois de plus, Padma Newsome (Clogs) réussit à habiter avec son violon magique les morceaux où il est présent… Très clairvoyant sur son talent, le groupe semble lui laisser une place de plus en plus importante. Un autre changement : les explosions de cris en cours de morceaux n’ont plus lieu (à l’exception notable de Mr. November) ; un titre entier est dévolu à une impressionnante décharge de rage (Abel), contrastant de manière saisissante avec l'océan de mélancolie figurant sur le reste du disque. Avec sa superbe pochette et tous les trésors de pop, folk, rock et punk qu’il recèle, Alligator risque bien de rencontrer un énorme succès, qui sera pleinement mérité.

L’album Alligator est en écoute en intégralité sur le site de Beggars Banquet à cette adresse : http://www.beggars.com/features/thenational/.

Sites Internet : www.americanmary.com, www.clogsmusic.com, www.beggars.com, www.talitres.com, www.brassland.org.

12 avril 2005 (Beggars Banquet)

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Artiste : The National  Titre : Alligator
Style : Rock
The National - Alligator Après une délicieuse mise en bouche sous la forme du single Abel voici le 3ème vrai album de The National qui bénéficie cette fois d’une sortie internationale chez Beggars Banquet. On retrouve tout de suite ce qui nous a emballé dans les précédents albums, et en particulier la voix de Matt Berninger au timbre reconnaissable immédiatement (quelque part entre celui de Stuart Staples et de Nick Cave mais qui évoque parfois la voix de Bono pour certaines intonations que l’on pourrait qualifier d’épiques). A ce chant marmonné, fredonné ou hurlé il faut ajouter les chœurs des frères Devendorf et Dessner et la musique toujours aussi riche avec les guitares de Bryce et Scott, la basse de Aaron, la batterie de Brian mais aussi les cordes de Padma Newsome. Le résultat est une nouvelle série de ballades un peu tristes dont se dégage un sentiment partagé entre mélancolie, nonchalance et gravité. La tension qui se cache derrière la plupart des morceaux explose par moment comme sur Mr November ou le sublime Abel digne successeur de Available ou Slipping Husband. Ce disque compte quelques perles comme Baby we’ll be fine qui rappelle un peu Sea Ray (groupe que j’avais découvert sur scène en même temps que The National et qui a malheureusement tiré sa révérence après un très joli Stars at noon), All the wine qui figurait déjà sur Cherry Tree, Geese of beverly road accompagné notamment d’instruments à vent (Rachael Elliott de Clogs ?) ou encore Friend of mine peut être plus léger (en tout cas moins tendu) et ces “nananana” qui nous resteront longtemps dans les oreilles. Ils redébarquent prochainement en France (dates bientôt disponibles ici), on ne les ratera pas !

12 avril 2005 (Beggars Banquet Records)

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Artiste : The National  Titre : Abel
Style : Rock
The National - Abel Depuis leur premier album enregistré sans avoir donné le moindre concert la trajectoire de ce quintet venu de l’Ohio pour s’installer à Brooklyn ressemble à un conte de fées. Véritablement révélés en France (et ailleurs) par leur deuxième album Sad Songs for Dirty Lovers (disque de l’année pour Lenoir - pas moi qui le contredirai -, pleine page dans Libé, …) sorti chez Talitres, ils ont maintenant signé chez Beggars Banquet et voici un 3 titres en avant goût d’un Alligator très attendu des deux cotes de l’Atlantique. Abel (osons lui coller l’étiquette de single) rassurera ceux qui pensaient que les National allaient s’assagir après un superbe album plein de tension ... ce titre qui rappelle l’urgence et la brutalité des Pixies de la grande époque prouve même le contraire puisqu’il attaque direct avec des hurlements qui ne se clament que pour mieux re-exploser plus loin. Les deux autres titres, qui ne figureront pas sur l’album (appelons les donc faces B) sont plus clames et tout aussi agréables. Si Driver, surprise me est assez dans la lignée de leurs morceaux calmes en apparence, Keep it upstairs surprendra par son coté plus Velvet Underground et son chant très Lennonesque qui sonne finalement aussi un peu comme du Smashing Pumpkins… Ca devrait nous permettre de patienter jusqu’au 12 avril date de la sortie officielle de Alligator

2005 (Beggars Banquet Records)

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