Style :
Pop - Rock The National fait partie de ces quelques groupes dont je suis complètement tombé sous le charme il y a quelques années et qui auront marqués ma vie (en tout cas ces 4 dernières années). Apres un premier album éponyme sorti sans avoir fait le moindre concert, puis le sublime Sad Songs For Dirty Lovers l’album de la consécration critique, suivi par Alligator l’album de la consécration commerciale via la signature chez Beggars Banquet … vient le tour du, du coup, très attendu 4eme album : Boxer. On y retrouve bien évidemment les caractéristiques des deux précédents albums comme la voix et le chant ô combien reconnaissables de Matt Berninger et la musique élégamment raffinée des deux fratries Dessner et Devendorf, toujours accompagnés du 6eme National Padma Newsome. Cet album encore plus calme que les précédents est donc dans la continuité de Alligator. Matt semble un peu moins articuler ce qui donne un coté nonchalant certain, mais qui rend les textes difficiles a comprendre sur certains morceaux ou ils ont tendance à disparaitre derrière la musique. Pas mal d’invités (qui se fondent un peu trop dans la masse) avec même un chant féminin sur Green gloves et puis, chose étonnante, comme cette sonorité Depeche Modesques sur Mistaken for Strangers. Au final on a un album encore plus posée, plus mature … D’un autre coté ce n’est pas si surprenant que ca, voire même logique. Passée la révolte du deuxième album, ils ont trouvé un nouvel équilibre humain et se sont apaisées musicalement. De là à dire que l’excitation des tournées a cédé la place à une certaine fatigue, peut être pas quand même, mais en tout cas il y a clairement une sorte de calme, de recueillement, de paix intérieure qui était moins évidente que dans les précédents, et qui les re-rapprochent un peu de Leonard Cohen sur certains morceaux. Ce tournant avait d’ailleurs commencé dès Alligator (dont la musique du seul morceau vraiment énervée avait été écrite de nombreuses années avant). « Heureusement » sur scène ca reste explosif, même si l à encore le dernier concert que j’ai vu d’eux n’a pas été celui qui m’avait le plus impressionné. En résumé, si pour moi Boxer n’est pas plus que Alligator parvenu à égaler Sad Songs for Dirty Lovers, il n’en reste pas moins le très bon quatrième album d’un très bon groupe qui continue de me toucher.
2007 (the National - Beggars Banquet) Signature :Pirlouiiiit Page Web Conseillée : http://www.liveinmarseille.com
Artiste :
The National Titre :
Boxer
Style :
Pop - Rock D'humeur sombre, intense, baigné d’une lumière blanche très post punk et truffé de morceaux saisissants, le nouvel album des New Yorkais d’adoption de The National est une nouvelle étape réussie dans la carrière du groupe. Arrivant deux ans après Alligator, le très impressionnant premier effort pour une major, Boxer se situe dans sa droite lignée… La voix désespérée et les textes intelligemment torturés de Matt Berninger, les guitares vrillantes et les rythmiques imparables signées par les frères Dessner et Devendorf, le violon envoûtant de Padma Newsome sont toujours au générique, avec cette fois-ci la présence d’un piano et de cuivres sur de nombreux titres. Boxer est un disque à écouter d’un seul trait, pour mieux se laisser submerger par le flot d’émotions contrastées produites par le travail des six musiciens et de leur producteur Peter Katis. Pour la forme, on ressortira du lot les titres Guest room et Mistaken for strangers, qui baignent dans des eaux troubles jadis fréquentées par Joy Division, sans oublier le magistral (et très proche des Clogs) Racing like a pro. Sans draguer un seul instant le grand public avide de titres évidents, The National poursuit sa route sur les chemins de traverse qu’il choisit lui-même, se créant au fil des années un répertoire en or massif. Un répertoire qui ne laisse pas insensibles les nombreux fans séduits par la qualité irréprochable des morceaux, l’intégrité de la démarche artistique et les tournées aussi incessantes que marquantes en Europe et aux USA. La récente série de shows en compagnie d’Arcade Fire, et la discrète présence de Sufjan Stevens sur le disque devraient œuvrer pour un élargissement de l’auditoire de The National, c’est en tout cas ce qu’on souhaite ardemment à ce précieux combo…
Style :
Rock Après un excellent premier album paru en 2002 via Southern/Brassland, et deux disques absolument superbes publiés par Talitres Records en 2003 (Sad songs for dirty lovers ) et 2004 (Cherry tree), le groupe américain The National s’apprête à sortir un nouvel album sur une major – Beggars Banquet – ayant aussi à son catalogue des artistes aussi doués et reconnus que Mark Lanegan ou les Tindersticks. Petit à petit, les cinq musiciens new-yorkais d’adoption font leur trou dans l’univers impitoyable de la musique des années 2000… Et ce n’est que justice si l’on considère la qualité de leurs concerts et de leurs disques ; le petit dernier, Alligator, étant une nouvelle fois un recueil de chansons qui accompagnera très longtemps ses auditeurs. Si les premières écoutes ne font pas un effet énorme, les mélodies insidieuses, la production sobre, l’instrumentation extrêmement riche et le chant toujours aussi marquant font peu à peu leur œuvre : très rapidement, on ne peut plus se passer de cet album. Clef de voûte de la cathédrale sonore The National, le chant versatile de Matt Berninger est capable de murmurer d’une voix grave à la Leonard Cohen/Stuart Staples, de hurler comme Nick Cave ou de susurrer avec une voix moins profonde, mais toujours belle à pleurer. Le point commun entre ses trois facettes du personnage étant les émotions dégagées, incroyablement fortes. Dans le but de provoquer cela, ses acolytes ne ménagent pas non plus leur peine ; ils créent des ambiances prenantes à l’aide de guitares aériennes s’enchevêtrant les unes dans les autres (on pense souvent à The Edge de U2 mais aussi à Television), de rythmiques inventives (tantôt alanguies, tantôt presque post punk) et d’arrangements de cordes bouleversants. Une fois de plus, Padma Newsome (Clogs) réussit à habiter avec son violon magique les morceaux où il est présent… Très clairvoyant sur son talent, le groupe semble lui laisser une place de plus en plus importante. Un autre changement : les explosions de cris en cours de morceaux n’ont plus lieu (à l’exception notable de Mr. November) ; un titre entier est dévolu à une impressionnante décharge de rage (Abel), contrastant de manière saisissante avec l'océan de mélancolie figurant sur le reste du disque. Avec sa superbe pochette et tous les trésors de pop, folk, rock et punk qu’il recèle, Alligator risque bien de rencontrer un énorme succès, qui sera pleinement mérité.
12 avril 2005 (Beggars Banquet) Signature :Pierre Andrieu
Artiste :
The National Titre :
Alligator
Style :
Rock Après une délicieuse mise en bouche sous la forme du single Abel voici le 3ème vrai album de The National qui bénéficie cette fois d’une sortie internationale chez Beggars Banquet. On retrouve tout de suite ce qui nous a emballé dans les précédents albums, et en particulier la voix de Matt Berninger au timbre reconnaissable immédiatement (quelque part entre celui de Stuart Staples et de Nick Cave mais qui évoque parfois la voix de Bono pour certaines intonations que l’on pourrait qualifier d’épiques). A ce chant marmonné, fredonné ou hurlé il faut ajouter les chœurs des frères Devendorf et Dessner et la musique toujours aussi riche avec les guitares de Bryce et Scott, la basse de Aaron, la batterie de Brian mais aussi les cordes de Padma Newsome. Le résultat est une nouvelle série de ballades un peu tristes dont se dégage un sentiment partagé entre mélancolie, nonchalance et gravité. La tension qui se cache derrière la plupart des morceaux explose par moment comme sur Mr November ou le sublime Abel digne successeur de Available ou Slipping Husband. Ce disque compte quelques perles comme Baby we’ll be fine qui rappelle un peu Sea Ray (groupe que j’avais découvert sur scène en même temps que The National et qui a malheureusement tiré sa révérence après un très joli Stars at noon), All the wine qui figurait déjà sur Cherry Tree, Geese of beverly road accompagné notamment d’instruments à vent (Rachael Elliott de Clogs ?) ou encore Friend of mine peut être plus léger (en tout cas moins tendu) et ces “nananana” qui nous resteront longtemps dans les oreilles. Ils redébarquent prochainement en France (dates bientôt disponibles ici), on ne les ratera pas !
Style :
Rock Depuis leur premier album enregistré sans avoir donné le moindre concert la trajectoire de ce quintet venu de l’Ohio pour s’installer à Brooklyn ressemble à un conte de fées. Véritablement révélés en France (et ailleurs) par leur deuxième album Sad Songs for Dirty Lovers (disque de l’année pour Lenoir - pas moi qui le contredirai -, pleine page dans Libé, …) sorti chez Talitres, ils ont maintenant signé chez Beggars Banquet et voici un 3 titres en avant goût d’un Alligator très attendu des deux cotes de l’Atlantique. Abel (osons lui coller l’étiquette de single) rassurera ceux qui pensaient que les National allaient s’assagir après un superbe album plein de tension ... ce titre qui rappelle l’urgence et la brutalité des Pixies de la grande époque prouve même le contraire puisqu’il attaque direct avec des hurlements qui ne se clament que pour mieux re-exploser plus loin. Les deux autres titres, qui ne figureront pas sur l’album (appelons les donc faces B) sont plus clames et tout aussi agréables. Si Driver, surprise me est assez dans la lignée de leurs morceaux calmes en apparence, Keep it upstairs surprendra par son coté plus Velvet Underground et son chant très Lennonesque qui sonne finalement aussi un peu comme du Smashing Pumpkins… Ca devrait nous permettre de patienter jusqu’au 12 avril date de la sortie officielle de Alligator …
Style :
Rock Apres la très bonne surprise d’un deuxième album Sad songs for dirty lovers, justement remarqué par la critique, voici un 7 titres histoire de patienter jusqu’au prochain et de passer l’été en douceur. Sur le premier titre Wasp nest, on retrouve la voix caractéristique d’un Matt qui viendrait tout juste de se réveiller après une soirée arrosée. La chanson est calme et nous réveille en douceur avec ses grelots. Suit All the wine une vieille chanson jamais enregistrée, plus rythmée avec sa guitare qui raisonne. Sur All dolled up in straps on repart sur quelque chose de plus grave, avec un chant a la limite de limite de l’ânonnement délicatement accompagné au piano qui mime les titubements du chanteur avant d’être rejoint et illuminé les chœurs et le violon de Padma de Clogs (bon les gars quand est ce que vous l’incorporez officiellement au groupe comme Bryce ?). Juste derrière Cherry Tree elle aussi gros succès sur scène avec sa construction en crescendo et sa guitare qui grince … ces deux morceaux justifient pleinement l’achat de ce court disque. Pour finir, apres un About you assez torturé, on a le droit a une version live de leur très bon Murder me rachel (enregistré lors de leur passage chez Lenoir) et un deuxième duo Matt / Padma (signé de ce dernier) plus folk, quelque part entre Vic Chesnutt et America. Ce disque provoque une nouvelle fois que the National n’est pas un groupe gai, mais il a un son, un univers et un charme indéniable.
Style :
Rock Après deux premiers albums très réussis - Sad songs for dirty lovers et The National -, le groupe américain The National revient avec un E.P. de sept titres du même acabit. Un bonheur n’arrivant jamais seul, une tournée européenne (prévue en juin et juillet 2004) permettra de voir à l’œuvre les cinq musiciens sur les planches, un endroit où leur rock tourmenté, dérangeant et sophistiqué impressionne durablement le public.
Pourtant prévenu du caractère envoûtant des enregistrements de The National, on ne peut s’empêcher de se laisser à nouveau avoir par la voix désespérée de Matt Berninger, les mélodies sidérantes, les arrangements de cordes bouleversants de Padma Newsome (du groupe ami Clogs) et les atmosphères à la fois sombres, lumineuses, réconfortantes et toxiques. La musique de ce groupe a un effet addictif qui peut se révéler presque dangereux : perdu dans des pensées plus ou moins avouables, on se laisse bercer puis remuer, totalement indifférent aux événements extérieurs pendant la durée de Cherry tree. Après un extrait survolté de la Black Session de novembre 2003 (Murder me Rachael), cet E.P. se termine sur une note absolument magique. Signé Padma Newsome, I Don’t mind permet aux chants de Matt et Padma d’habiter un titre country folk qui laisse tremblant de bonheur devant le torrent d’émotions charriées. Un très grand moment !
1er juin 2004 (Talitres Records / Chronowax) Signature :Pierre Andrieu Page Web Conseillée : www.foutraque.com
Artiste :
THE NATIONAL Titre :
SAD SONGS FOR DIRTY LOVERS
Style :
Rock Le groupe américain The National, désormais signé sur le label bordelais Talitres Records, s’apprête à sortir son deuxième disque, Sad songs for dirty lovers… Le premier album de ces New-Yorkais d’adoption avait déjà retenu l’attention grâce à la qualité des compositions, des arrangements et du chant ; le deuxième effort du ténébreux quintette démontre les mêmes qualités. Le fidèle Nick Lloyd, désormais producteur, a parfaitement mis en valeur la musique du groupe en travaillant sur la sobriété.
The National revient donc avec douze chansons bien écrites et produites où on décèle des empreintes de pop, de folk, de rock et de country. A l’instar des titres 90-mile water wall et Thirsty, littéralement habités, il est vraiment difficile de se défaire de ce disque dont les mélodies et les ambiances trottent longtemps dans la tête… Cet effet est dû aussi en grande partie au chanteur Matt Berninger qui constitue la marque de fabrique du groupe avec sa voix grave, touchante et inquiétante.
Après une première partie de Low à Paris en décembre 2002, The National va revenir défendre son disque sur le sol français en juin et octobre, une occasion idéale de découvrir ces Sad songs for dirty lovers.
2003 (Talitres Records - Chronowax) Signature :Pierre Andrieu Page Web Conseillée : www.americanmary.com
Artiste :
The NATIONAL Titre :
THE NATIONAL
Style :
Rock Ils sont américains, ils sont inconnus, ils viennent de sortir leur premier disque, ils ont choisi une pochette super kitsch maxi ringarde, j'ai nommé… The National ! Ces quatre musiciens ont enregistré à New-York douze chansons qui valent le détour.
Leur folk-rock un peu slacker retient l'attention grâce à la voix grave de Matt Berninger qui habite littéralement de très bonnes compositions. Ces hymnes à la mollesse sont chantés d'une voix revenue de tout ; le chanteur a 29 ans et sonne comme un vieux bluesman fatigué par une vie de labeur ! De temps en temps, le fantôme inquiétant de Nick Cave, accompagnés par ses mauvaises graines, plane, on pense aussi à Stuart Staples des Tindersticks et à un certain Mick Jagger.
L'atmosphère de cet album est mélancolique mais pas pesante, le disque recèle même quelques titres plus enlevés et musclés. A découvrir !
2002 (Brassland) Signature :Pierre Andrieu Page Web Conseillée : www.americanmary.com