Il est presque 21h00 quand avec le photographe on entre dans la salle de l'espace Julien. Je suis dégoûtée d'être en retard pour la première partie, un groupe de 4 filles qui au final s'avèrent être 3 filles (Niagara, Marilou, So) et 1 garçon (Vinnie). D'ailleurs, toute la confusion vient des lunettes noires qui mangent le visage du guitariste.
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Il est presque 21h00 quand avec le photographe on entre dans la salle de
l’espace Julien. Je suis dégoûtée d’être en retard pour la première partie, un groupe de 4 filles qui au final s’avèrent être 3 filles (Niagara, Marilou, So) et 1 garçon (Vinnie). D’ailleurs, toute la confusion vient des lunettes noires qui mangent le visage du guitariste.
Les
Brid’jets sont vêtus tout en transparence et en vinyl, j’ai l’impression de revenir à mes jeunes années, fan des
Vixens, groupe de fille faisant du métal dans les années 80/90.
Il paraît qu’ils font du visual kei … je cherche encore !
Cela fait plus métal glam avec la voix qui accroche un peu sur certaines sonorités.
La bassiste, elle aussi entonne un morceau «
Silicone » et donne un peu plus de féminité à l’ensemble.
Coté texte, les seules paroles qui restent en tête ne sont pas forcement les meilleure : «
J’aime pas les dames pipi, je préfère l’anarchie » ou bien des nananas pour le titre «
I’m a brid’jets », très simpliste.
Sur la fin du show, une corde de la guitare de la chanteuse pète, et c’est sur un « Didier Wampas est le roi » que le groupe quitte la scène.
En attendant que les
Wampas (le Roi Didier, Jean-Mi à la basse, Phil Almosnino à la guitare, Niko pour la batterie et Tony Truant aussi à la guitare) arrivent, la salle se rempli relativement vite, et la foule commence à s’agiter. Pendant la mise en place des instruments, une musique de type asiatique se fait entendre, et une voix s’élève dans la salle en ronflant « Didier Wampas est le roi ».
Un chapeau argenté, un blouson de cuir, un pantalon blanc et un marcel portant l’inscription F..k the boys, le roi est là. Un brin décalé avec sa guitare rose Hello Kitty, Didier envoie la patate en sautant dans tous les sens. Ca pogote et ça pousse, devant c’est la guerre.
J’aperçois notre photographe, bousculé, maltraité par ces fans déchaînés. C’est un miracle que ses photos soient nettes.
Une reprise de «
Macho men » m’arrache un sourire intérieur, surtout en réalisant que le chanteur a jeté son cuir pour nouer un drapeau rescapé de la foule, autour de son cou. Il ressemble à un superman sous ecstasy, qui hurle une histoire sur le pays de touche pipi.
Il fait vraiment très chaud ce soir, la clim. ne doit pas fonctionner, ce qui provoque une sensation de moiteur et une odeur peu avenante. Mais le roi continue son show, il joue avec son micro, le mord et l’envoie en l’air, il marche sur ses fans et glisse sur les gens, le tout en chantant et vociférant.
C’est quand il jette sa guitare sur la scène que je me dis que cet homme est « barge », et génial en même temps.
«
My way », une chanson si …douce et triste, devient alors une reprise violente, et reprend un coup de jeune oublié depuis longtemps.
Les morceaux s’enchaînent et les gens se déchaînent, un coup a genou sur un flatcase, un coup parmi les gens, un tour sur une chaise tel un monarque sur son trône. Le micro dans le pantalon, Didier fait monter des filles sur scène pour tambouriner sur cette image phallique, faisant un bruit sourd.
Arrive le titre «
Noël », là Didier fait approcher une petite fille sur les épaules de son papa, et lui demande « ce soir c’est ? » … silence, des voix se font entendre, des « ta gueule » y répondent et retour vers la fillette qui au bout d’un moment répond « ta gueule » au roi. Rires dans la salle, et finalement la chanson commence.
Vers la fin, les fameux
Kiss dans la fosse, Didier embrasse tout ce qui passe à sa portée et là, je prie … pitié, pas moi.
Pour le final, un grand nombre de femelles en sueur et en chaleur montent sur scène, et se jette dans la foule en délire.
Pour finir, je citerais une phrase écrite sur le site de
l’espace Julien : « Le titre "Les Wampas sont la preuve que Dieu existe" est un brûlot punk... efficace ! Avec un titre pareil, les Wampas ne sont devenus ni complètement mythos, ni complètement clowns. Ils continuent à être les deux. »
Un concert à voir et à ressentir, un chanteur en délire et un groupe en folie, on se sent moins seul et moins con en sortant de ce show punk qui ne fait pas dans la dentelle.
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