Critique de concert Keane + Ladyhawke

Quelques jours seulement après la sortie française de leur 3ème opus, Perfect Symmetry, les Anglais de Keane clôturent en beauté leur tournée européenne 2008 au Zénith de Paris, après y être passés il y a deux ans.
Premier constat en billetterie : le concert n'est pas sold out, on pouvait encore acheter ses places le jour même. Peut-être est-ce dû à la sortie relativement tardive de ce nouvel album (sorti le 17 novembre 2008), plusieurs fois reporté pour des raisons de stratégie commerciale semble-t-il...
D'autres argueront sûrement que 2008 a été l'année Coldplay qui a tout raflé sur son passage et a renvoyé Keane, groupe révélation de l'année 2004 mais souvent qualifié de "suiveur", aux oubliettes.
Quoi qu'il en soit, le Zénith affichait pratiquement complet une fois rentré à l'intérieur, aussi bien en fosse qu'en tribune (seules les ailes étaient fermées au public) pour un groupe devenu incontournable dans le paysage de la brit-pop.
En 1ère partie, nous avons eu le droit à un sympathique groupe néo-zélandais d'electronica, Ladyhawke, dont la chanteuse blondinette en chemise grunge est un astucieux compromis entre Beth Gibbons et les phénomènes du moment MGMT. Une musique très entraînante (claviers eighties et ligne de basse aidant) pour nous mettre en bouche avant la pop sophistiquée de Keane. Nul doute que ce groupe a rencontré un franc succès auprès du public.

Aux alentours de 21h, la technique son et lumière au point, lever de rideau en fanfare avec l'arrivée des 3 compères accompagnés, et c'est une nouveauté, d'un bassiste/claviériste, sûrement pour décharger l'homme à tout faire du groupe Tim Rice-Oxley, qui multiplie dorénavant les effets sonores sur son énorme double-clavier (guitare, orgue, synthé).
Doté maintenant d'un line-up typique d'un groupe de rock, le groupe peut désormais revoir ses ambitions scéniques à la hausse.
Le groupe attaque d'entrée avec l'un des tubes du dernier album, The Lovers Are Losing, dans la droite lignée d'Everybody's Changing qui sera d'ailleurs interprété dans la foulée, ce qui réjouit les fans s'époumonant déjà dès les premières minutes.
L'ensemble du set est plutôt bien équilibré, même si l'on constate dans sa première partie qu'il est plutôt composé de titres issus du 3ème et du 1er album. On peut trouver ça logique car si l'on fait la synthèse des 3 albums, Under The Iron Sea est peut-être celui qui contient le moins de tubes des 3 albums. Ce qui m'a étonné en revanche, c'est la dilapidation d'énormes tubes potentiels du dernier album (Again and Again, Better Than This, Spiralling) qui ont été enchaînés alors qu'il aurait préférable de les garder pour la fin et tenir le public en haleine.

En tout cas, on peut constater que le set est conçu de manière très énergique et les fans ne peuvent que s'en réjouir.
D'autant que le groupe est manifestement très heureux de retrouver Paris, Tom nous confiant qu'ils ont enregistré certains titres à Paris (notamment Black Burning Heart, qui contient quelques lignes de français). Le public est définitivement conquis !
Côté moments forts, on pourra retenir une version acoustique de Bend and Break, une version très électro de You Haven't Told Me Anything avec le batteur Richard qui s'improvise DJ avec sa boîte à rythme, ou encore le titre le plus fort de ce nouvel album, un hymne interprété en choeur, Perfect Symmetry, qui est selon Tom "la meilleure chanson que le groupe a jamais écrite". C'est effectivement un titre qui n'a rien à envier aux meilleures compositions de Coldplay.
Le groupe finit sur un rappel de 3 titres (Black Burning Heart, Is It Any Wonder et l'incontournable Bedshaped).
On en ressort heureux et on redemande ! Une chose est sûre, les singles du nouvel album se sont affirmés comme des valeurs sûres sur scène et le retour au sommet de Keane ne devrait pas tarder dans l'hexagone (un passage à la Star Academy en témoigne...).
Set-list:
The Lovers Are Losing
Everybody's Changing
Better Than This
Nothing In My Way
Again and Again
You Don't See Me
This Is The Last Time
Spiralling
Bend and Break
Try Again
We Might As Well Be Strangers
You Haven't Told Me Anything
A Bad Dream
Perfect Symmetry
Somewhere Only We Know
Crystal Ball
Black Burning Heart
Is It Any Wonder
Bedshaped
Premier constat en billetterie : le concert n'est pas sold out, on pouvait encore acheter ses places le jour même. Peut-être est-ce dû à la sortie relativement tardive de ce nouvel album (sorti le 17 novembre 2008), plusieurs fois reporté pour des raisons de stratégie commerciale semble-t-il...
D'autres argueront sûrement que 2008 a été l'année Coldplay qui a tout raflé sur son passage et a renvoyé Keane, groupe révélation de l'année 2004 mais souvent qualifié de "suiveur", aux oubliettes.
Quoi qu'il en soit, le Zénith affichait pratiquement complet une fois rentré à l'intérieur, aussi bien en fosse qu'en tribune (seules les ailes étaient fermées au public) pour un groupe devenu incontournable dans le paysage de la brit-pop.
En 1ère partie, nous avons eu le droit à un sympathique groupe néo-zélandais d'electronica, Ladyhawke, dont la chanteuse blondinette en chemise grunge est un astucieux compromis entre Beth Gibbons et les phénomènes du moment MGMT. Une musique très entraînante (claviers eighties et ligne de basse aidant) pour nous mettre en bouche avant la pop sophistiquée de Keane. Nul doute que ce groupe a rencontré un franc succès auprès du public.

Aux alentours de 21h, la technique son et lumière au point, lever de rideau en fanfare avec l'arrivée des 3 compères accompagnés, et c'est une nouveauté, d'un bassiste/claviériste, sûrement pour décharger l'homme à tout faire du groupe Tim Rice-Oxley, qui multiplie dorénavant les effets sonores sur son énorme double-clavier (guitare, orgue, synthé).
Doté maintenant d'un line-up typique d'un groupe de rock, le groupe peut désormais revoir ses ambitions scéniques à la hausse.
Le groupe attaque d'entrée avec l'un des tubes du dernier album, The Lovers Are Losing, dans la droite lignée d'Everybody's Changing qui sera d'ailleurs interprété dans la foulée, ce qui réjouit les fans s'époumonant déjà dès les premières minutes.
L'ensemble du set est plutôt bien équilibré, même si l'on constate dans sa première partie qu'il est plutôt composé de titres issus du 3ème et du 1er album. On peut trouver ça logique car si l'on fait la synthèse des 3 albums, Under The Iron Sea est peut-être celui qui contient le moins de tubes des 3 albums. Ce qui m'a étonné en revanche, c'est la dilapidation d'énormes tubes potentiels du dernier album (Again and Again, Better Than This, Spiralling) qui ont été enchaînés alors qu'il aurait préférable de les garder pour la fin et tenir le public en haleine.

En tout cas, on peut constater que le set est conçu de manière très énergique et les fans ne peuvent que s'en réjouir.
D'autant que le groupe est manifestement très heureux de retrouver Paris, Tom nous confiant qu'ils ont enregistré certains titres à Paris (notamment Black Burning Heart, qui contient quelques lignes de français). Le public est définitivement conquis !
Côté moments forts, on pourra retenir une version acoustique de Bend and Break, une version très électro de You Haven't Told Me Anything avec le batteur Richard qui s'improvise DJ avec sa boîte à rythme, ou encore le titre le plus fort de ce nouvel album, un hymne interprété en choeur, Perfect Symmetry, qui est selon Tom "la meilleure chanson que le groupe a jamais écrite". C'est effectivement un titre qui n'a rien à envier aux meilleures compositions de Coldplay.
Le groupe finit sur un rappel de 3 titres (Black Burning Heart, Is It Any Wonder et l'incontournable Bedshaped).
On en ressort heureux et on redemande ! Une chose est sûre, les singles du nouvel album se sont affirmés comme des valeurs sûres sur scène et le retour au sommet de Keane ne devrait pas tarder dans l'hexagone (un passage à la Star Academy en témoigne...).
Set-list:
The Lovers Are Losing
Everybody's Changing
Better Than This
Nothing In My Way
Again and Again
You Don't See Me
This Is The Last Time
Spiralling
Bend and Break
Try Again
We Might As Well Be Strangers
You Haven't Told Me Anything
A Bad Dream
Perfect Symmetry
Somewhere Only We Know
Crystal Ball
Black Burning Heart
Is It Any Wonder
Bedshaped
Signature : keumar
le 23/11/2008


le 28 août 2009 - Saint-Cloud, Parc de Saint-Cloud (par Philippe)

le 28 août 2009 - Domaine National De Saint-Cloud, Paris (par Pierre Andrieu)

le 30 mars 2009 - Docks des Suds - Marseille (par Mcyavell)

le 3 juillet 2005 - Rock Werchter (Belgique) (par Dr Zoideberg)
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Lundi 28 mai 2012 : 9032 concerts, 20891 critiques de concert, 4721 critiques de CD. 















