Critique de concert Lenny Kravitz + Nneka

Kravitz qui remplit les Arènes de Nimes, forcément je me dis qu'il va remplir un Dôme de moindre capacité. Et ça n'a pas manqué ce soir, pour son deuxième passage en 9 mois à peine dans la région, et avant une troisième étape au Gaou en juillet !

Mais pour ma part, le problème de l'avoir vu à Nîmes... c'est que je l'ai vu à en concert à Nîmes ! C'est une lapalissade qui signifie simplement que dans les Arènes règne une magie difficilement retrouvable ailleurs, et certainement pas dans un Zénith. Et sans ce petit plus indéfinissable, on se rend plus compte des quelques "défauts" qui peuvent émailler le live, ou simplement ne pas être transcendé par l'ambiance, comme l'artiste lui même est transcendé aussi.

Et ce soir, si Lenny était toujours aussi classe, aussi énergique, et aussi lui même que d'habitude, il n'avait pas LE grain de folie qui l'habitait aux Arènes. Je ne dirai pas qu'il a fait le minimum syndical (ou alors beaucoup aimeraient que leur top forme soit ce minimum syndical...), mais il a assuré un show hyper rodé, jouant de son personnage sexy et sur de sa prestance.

Le public a suivi, en fosse comme en gradins, restant debout pour les grands hits incontournables, plus flottant pour un "Fear" du premier album "Let love rule", dont c'était les 20 ans d'ailleurs. Anniversaire qui a justifié la renomination de ce tour en LLR 20(09), et qui exit des morceaux du dernier opus pourtant très bon. Cependant la playlist reste très similaire à l'été dernier, avec, satisfaction personnelle, la présence d\'un "I belong to you" qui m'avait cruellement manqué. Et ces classiques restent totalement imparables, surtout avec, encore une fois, un son impeccable, puissant. Une gageure au Dôme dès qu'il y a de la saturation...

"Believe" fut marquante, de par sa beauté intrinsèque, et son magnifique outro musical qui a fait planer un vent d'émotion, via une gratte débordante de feeling notamment. "American Woman", "Mama said", "Always on the run", "Fly away", et le métallique "Are you gonna go my way" final sont des modèles de riffs ultra efficaces, qui soulèvent huit mille personnes, et les font taper du pied tout en ondulant diverses parties du corps, sans oublier l'epoumonage œcuménique....
"Bring it on", c'est à peu près pareil, sauf qu'au milieu d'une jam et d'une demande de participation au public, sur le même rythme de fond lancinant, Lenny entonne le premier couplet de "Another brick in the wall", puis le refrain de "Billie Jean". Et ça rend bien.

Par contre sur "I'll be waiting", ainsi que "Let love rule", j'ai ressenti ce que je disais sur la magie des Arènes ici absente, qui fait ressortir les quelques imperfections du set. En effet, une jam ou deux en fin de chanson, ok. Mais quand il fait durer ce "I'll be waiting" dix longues minutes, alors que les lyrics sont toujours les mêmes, tout comme la mélodie, ben euh... on est à la limite de l'ennui... Pareil pour "LLR", qui dure et dure et dure avant, pendant et après que Kravitz fasse le tour des gradins, comme il l'avait fait à Nîmes, où la c'était enormissime et jouissif. Ce soir c'était simplement très long, pas visible, bref chiant.

Mais qu'on ne se méprenne pas. Le live était fantastique, et si je me permet de faire la comparaison, c'est pour montrer à quel point un artiste peut parfois être transcendé, et transcender par la même une foule en folie. Ce soir c'était encore une fois excellent, presque parfait si on excepte ces longueurs, l'absence de "Stand by woman", et de cette folie qui habite Lenny parfois plus que d'autres.

Mention spéciale aux lights supers colorés et omniprésents, aux zicos tout bonnement impeccables (toujours ce gratteux soliste ayant adulé Slash dans sa jeunesse je suppose vu les attitudes, le jeu, les poses, les grattes...), et mention ironique aux deux pisseuses naines derrière nous, qui n'ont pas arrêté de râler parce qu'elles ne voyaient rien (alors que c'etait une fosse de taille moyenne pour une fois), frisant l'hystérie pour cela, papotant à tire larigot durant deux heures, comme dans un salon, appelant môman avec leur portable omniprésent, faisant des remarques à se pisser dessus de rire sur "I'll be waiting", chantant comme des casseroles... bref incarnant le manque de respect total en concert qui insupporte au possible. Je vous passerai les détails de "l'altercation" verbale quand au bout de deux heures pendant un titre très calme, je me suis retourné pour dire deux mots à Miss Cagole Grande Gueule, mais au moins après elles l'ont fermé...

Mais Kravitz n'est pour rien dans cette "mauvaise note", lui il a mis le feu au Dôme, dans un bon français général en plus (non nous ne sommes pas fatigués !), alors encore une fois: courez le voir sur scène, il fracasse !

... Et un dernier mot pour rendre hommage à la première partie Nneka, un brin de femme qui possède une voix impressionnante, dans un genre qui n'est pas du tout le mien, et que j'aurais donc du mal à définir. Entre reggae, dub, ragga... bref une petite demi heure bien sympathique, qui a recu de plus un très bon accueil général. Et c'etait mérité au vu de l'energie et de la sincérité donnée. One love.
GANDALF 'TIL IT'S OVER
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Bonus vidéo :
et une petite de Nneka : là

Mais pour ma part, le problème de l'avoir vu à Nîmes... c'est que je l'ai vu à en concert à Nîmes ! C'est une lapalissade qui signifie simplement que dans les Arènes règne une magie difficilement retrouvable ailleurs, et certainement pas dans un Zénith. Et sans ce petit plus indéfinissable, on se rend plus compte des quelques "défauts" qui peuvent émailler le live, ou simplement ne pas être transcendé par l'ambiance, comme l'artiste lui même est transcendé aussi.

Et ce soir, si Lenny était toujours aussi classe, aussi énergique, et aussi lui même que d'habitude, il n'avait pas LE grain de folie qui l'habitait aux Arènes. Je ne dirai pas qu'il a fait le minimum syndical (ou alors beaucoup aimeraient que leur top forme soit ce minimum syndical...), mais il a assuré un show hyper rodé, jouant de son personnage sexy et sur de sa prestance.

Le public a suivi, en fosse comme en gradins, restant debout pour les grands hits incontournables, plus flottant pour un "Fear" du premier album "Let love rule", dont c'était les 20 ans d'ailleurs. Anniversaire qui a justifié la renomination de ce tour en LLR 20(09), et qui exit des morceaux du dernier opus pourtant très bon. Cependant la playlist reste très similaire à l'été dernier, avec, satisfaction personnelle, la présence d\'un "I belong to you" qui m'avait cruellement manqué. Et ces classiques restent totalement imparables, surtout avec, encore une fois, un son impeccable, puissant. Une gageure au Dôme dès qu'il y a de la saturation...

"Believe" fut marquante, de par sa beauté intrinsèque, et son magnifique outro musical qui a fait planer un vent d'émotion, via une gratte débordante de feeling notamment. "American Woman", "Mama said", "Always on the run", "Fly away", et le métallique "Are you gonna go my way" final sont des modèles de riffs ultra efficaces, qui soulèvent huit mille personnes, et les font taper du pied tout en ondulant diverses parties du corps, sans oublier l'epoumonage œcuménique....
"Bring it on", c'est à peu près pareil, sauf qu'au milieu d'une jam et d'une demande de participation au public, sur le même rythme de fond lancinant, Lenny entonne le premier couplet de "Another brick in the wall", puis le refrain de "Billie Jean". Et ça rend bien.

Par contre sur "I'll be waiting", ainsi que "Let love rule", j'ai ressenti ce que je disais sur la magie des Arènes ici absente, qui fait ressortir les quelques imperfections du set. En effet, une jam ou deux en fin de chanson, ok. Mais quand il fait durer ce "I'll be waiting" dix longues minutes, alors que les lyrics sont toujours les mêmes, tout comme la mélodie, ben euh... on est à la limite de l'ennui... Pareil pour "LLR", qui dure et dure et dure avant, pendant et après que Kravitz fasse le tour des gradins, comme il l'avait fait à Nîmes, où la c'était enormissime et jouissif. Ce soir c'était simplement très long, pas visible, bref chiant.

Mais qu'on ne se méprenne pas. Le live était fantastique, et si je me permet de faire la comparaison, c'est pour montrer à quel point un artiste peut parfois être transcendé, et transcender par la même une foule en folie. Ce soir c'était encore une fois excellent, presque parfait si on excepte ces longueurs, l'absence de "Stand by woman", et de cette folie qui habite Lenny parfois plus que d'autres.

Mention spéciale aux lights supers colorés et omniprésents, aux zicos tout bonnement impeccables (toujours ce gratteux soliste ayant adulé Slash dans sa jeunesse je suppose vu les attitudes, le jeu, les poses, les grattes...), et mention ironique aux deux pisseuses naines derrière nous, qui n'ont pas arrêté de râler parce qu'elles ne voyaient rien (alors que c'etait une fosse de taille moyenne pour une fois), frisant l'hystérie pour cela, papotant à tire larigot durant deux heures, comme dans un salon, appelant môman avec leur portable omniprésent, faisant des remarques à se pisser dessus de rire sur "I'll be waiting", chantant comme des casseroles... bref incarnant le manque de respect total en concert qui insupporte au possible. Je vous passerai les détails de "l'altercation" verbale quand au bout de deux heures pendant un titre très calme, je me suis retourné pour dire deux mots à Miss Cagole Grande Gueule, mais au moins après elles l'ont fermé...

Mais Kravitz n'est pour rien dans cette "mauvaise note", lui il a mis le feu au Dôme, dans un bon français général en plus (non nous ne sommes pas fatigués !), alors encore une fois: courez le voir sur scène, il fracasse !

... Et un dernier mot pour rendre hommage à la première partie Nneka, un brin de femme qui possède une voix impressionnante, dans un genre qui n'est pas du tout le mien, et que j'aurais donc du mal à définir. Entre reggae, dub, ragga... bref une petite demi heure bien sympathique, qui a recu de plus un très bon accueil général. Et c'etait mérité au vu de l'energie et de la sincérité donnée. One love.
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Signature : gandalfle 27/04/2009
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Photographe : pirlouiiiit
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