Critique de concert Madness + Les Wampas

Angleterre, début des années 80, l’Angleterre est encore une ile sans tunnel. Une ile plongée dans la pire crise économique de son histoire. La dés-industrialisation fait rage .Les usines et les mines ferment. Lés grèves sans fin se multiplient. Le gouvernement Thatcher mène une politique de rigueur brutale. Les banlieues deviennent des ghettos ethniques comme Brixton. Le nationalisme prend de l’essor à travers des mouvements comme les Skinheads qui se politisent et se radicalisent La violence devient omniprésente dans la société. La crise Irlandaise est une guerre civile que l’on ne nomme pas. Le sport est marqué par les hordes de Hooligans qui terrorisent l’Europe des qu’ils quittent leur ile. Du point de vue musical, la fin des années 70 avaient vu l’émergence des Punk et du No Future avant de laisser la place à la new wave et à des groupes de joyeux lurons comme The Cure, Bauhaus ou Joy Division.
Vous l’aurez compris l’heure n’était pas à la fantaisie et à l’optimisme !!
C’est au milieu de tout cela que Madness est apparu. Formé par une bande de jeunes lads de Camden Town fasciné par le Rock steady , les rythmes jamaïcains, et la pop des Kinks et des Beatles, Madness fut un anachronisme total dans le paysage culturel anglais de l’époque. Signé sur le label Two tones, sur lequel sévissaient aussi leur concurrents directs The Specials et The Selecter, Madness était le seul Groupe de Ska 100 % blanc.
Loin de galvauder les racines jamaïquaines de leur musique, ils leur donnèrent une nouvelle impulsion en les baignant de pop song optimiste à la KinKs,. Ils inventèrent un style que les experts appellent depuis le SKA nutty sound. Leur premier album "One step Beyond " fut un coup de maitre puisqu’il trusta les plus hautes marches des Charts de l’époque La machine à tubes était lancée et elle fonctionna à plein régime pendant toute la décennie.
Leurs concerts faisaient figure d’ilots ’optimisme et de soleil dans le paysage gris noir foncé que connaissait alors le pays.
Leurs refrains étaient scandés par un public survolté dans toutes les salles qu’ils écumèrent. Les hooligans, les skins et les Punks chantaient à l’unisson des refrains comme The house of fun ou Embarassment et dansaient et pogotaient comme des fous sur One Step Beyond ou night boat to Cairo.
Comme Oasis, The Stone Roses ou The Verve, il faut avoir vu Madness en concert en Angleterre ou y avoir vécu quelques temps au moment de leur gloire pour comprendre l’ampleur et l’importance de leur succès. Madness, quelque part c’est la Bande originale de millions d’anglais dans les années 80, une bande originale optimiste, pleine de soleil qui fut alors une sorte de réconfort dans la morosité de l’époque. Elle fonctionne encore aujourd’hui à plein régime par le biais de la nostalgie ou de refrains chanté tard le soir dans les pubs .
Si leur production discographique a un peu faibli depuis les années 90, Madness remplit dès stades et triomphe presque chaque été à Finsbury Park devant près de 80 000 personnes lors de leur propre festival : le dénommé Madstock.

En Grande Bretagne, Madness est une sorte de phénomène de société. En France, Madness n’est pas un phénomène de société, mais le groupe fut extrêmement populaire dans les années 80 et au début des années 90. Madness fédérait toute une meute de mecs en blouson Harrington avec des docks, des creps, des cravates piano, des T shirt à damier noirs et blancs, des chapeaux de feutre et des lunettes de soleil ou en déguisement d’Alex de Clockwork Orange. On entendait One Step beyond dans presque toutes les soirées, aussi bien chez les Punks, que chez les Skins, que chez les étudiants ou dans les rallyes Parisiens..
A cette époque, Madness ne passait jamais en France, ils restaient sur leur ile au milieu de leurs semblables. Quel dommage !!!
Mais grâce à la crise du disque conjuguée à une production discographique moins prolifique que par le passé, Madness s’est (re) mis à tourner hors des frontières de la perfide Albion.
Le groupe s’est produit en France à l’Olympia en 2005, puis au festival Rock en Seine en 2009 ou ils ont assuré deux concerts le même jour en remplaçant au pied levé Oasis et les frères Gallagher qui avaient décidé de planter tout le monde en splittant ce soir là. Chaque fois, ce fut un succès énorme !
C’est donc avec un immense plaisir qu’on prit des billets pour aller les voir le 14 mai au zénith de Paris.
Au milieu du pont de l’ascension, le zénith n’était pas complet pour les accueillir. En revanche, ceux qui avaient fait l’effort de venir étaient en pleine forme. On retrouvait avec joie un public que l’on ne voit plus trop dans les concerts aujourd’hui. Un public motivé, qui chante, danse et pogotte et qui malgré ses 35 /40 ans de moyenne d’âge avait ressorti sa panoplie (Harrington, chapeau à damiers et lunette noires). Chauffé à bloc par Didier Wampas et ses sbires qui assuraient la première partie avec leur énergie légendaire, le public fit un triomphe à Madness lors de leur entrée sur scène. Il rentra même en ébullition quand des la première chanson, Madness attaqua par One step Beyond.
A partir de là, c’était parti, ils enchainèrent leur impressionnante liste de tubes. Sans que le public ne cesse de monter en puissance et de danser à tout va. Embarrasment, Baggy trousers, Night boat to Cairo House of Fun, Our Ouse , it must be love, tout y passa. Le groupe jouait bien, était soudé, rodé par la série de concert déjà effectué lors de leur tournée. Les excentricités des deux chanteurs, les solos délirants du saxophoniste, les envolées des cuivres et les refrains fédérateurs secouaient un Zenith totalement euphorique. Madness aurait pu ce soir là et probablement les autres aussi faire danser les morts de tout un cimetière.
Ce fut un triomphe total, comme seuls les grands groupes festifs comme la Mano Negra ou les Pogues pouvaient en proposer autrefois.
Madness a rappelé à tout le monde qu’il n'étaient pas uniquement les compositeurs du générique de l’émission de Valerie Damido sur M6, mais un groupe de scène comme on n’en fait peu et dont les nombreux tubes restent intemporels et fonctionnent encore plus de 25 ans après leur parution.
Vous l’aurez compris l’heure n’était pas à la fantaisie et à l’optimisme !!
C’est au milieu de tout cela que Madness est apparu. Formé par une bande de jeunes lads de Camden Town fasciné par le Rock steady , les rythmes jamaïcains, et la pop des Kinks et des Beatles, Madness fut un anachronisme total dans le paysage culturel anglais de l’époque. Signé sur le label Two tones, sur lequel sévissaient aussi leur concurrents directs The Specials et The Selecter, Madness était le seul Groupe de Ska 100 % blanc.
Loin de galvauder les racines jamaïquaines de leur musique, ils leur donnèrent une nouvelle impulsion en les baignant de pop song optimiste à la KinKs,. Ils inventèrent un style que les experts appellent depuis le SKA nutty sound. Leur premier album "One step Beyond " fut un coup de maitre puisqu’il trusta les plus hautes marches des Charts de l’époque La machine à tubes était lancée et elle fonctionna à plein régime pendant toute la décennie.
Leurs concerts faisaient figure d’ilots ’optimisme et de soleil dans le paysage gris noir foncé que connaissait alors le pays.
Leurs refrains étaient scandés par un public survolté dans toutes les salles qu’ils écumèrent. Les hooligans, les skins et les Punks chantaient à l’unisson des refrains comme The house of fun ou Embarassment et dansaient et pogotaient comme des fous sur One Step Beyond ou night boat to Cairo.
Comme Oasis, The Stone Roses ou The Verve, il faut avoir vu Madness en concert en Angleterre ou y avoir vécu quelques temps au moment de leur gloire pour comprendre l’ampleur et l’importance de leur succès. Madness, quelque part c’est la Bande originale de millions d’anglais dans les années 80, une bande originale optimiste, pleine de soleil qui fut alors une sorte de réconfort dans la morosité de l’époque. Elle fonctionne encore aujourd’hui à plein régime par le biais de la nostalgie ou de refrains chanté tard le soir dans les pubs .
Si leur production discographique a un peu faibli depuis les années 90, Madness remplit dès stades et triomphe presque chaque été à Finsbury Park devant près de 80 000 personnes lors de leur propre festival : le dénommé Madstock.
En Grande Bretagne, Madness est une sorte de phénomène de société. En France, Madness n’est pas un phénomène de société, mais le groupe fut extrêmement populaire dans les années 80 et au début des années 90. Madness fédérait toute une meute de mecs en blouson Harrington avec des docks, des creps, des cravates piano, des T shirt à damier noirs et blancs, des chapeaux de feutre et des lunettes de soleil ou en déguisement d’Alex de Clockwork Orange. On entendait One Step beyond dans presque toutes les soirées, aussi bien chez les Punks, que chez les Skins, que chez les étudiants ou dans les rallyes Parisiens..
A cette époque, Madness ne passait jamais en France, ils restaient sur leur ile au milieu de leurs semblables. Quel dommage !!!
Mais grâce à la crise du disque conjuguée à une production discographique moins prolifique que par le passé, Madness s’est (re) mis à tourner hors des frontières de la perfide Albion.
Le groupe s’est produit en France à l’Olympia en 2005, puis au festival Rock en Seine en 2009 ou ils ont assuré deux concerts le même jour en remplaçant au pied levé Oasis et les frères Gallagher qui avaient décidé de planter tout le monde en splittant ce soir là. Chaque fois, ce fut un succès énorme !
C’est donc avec un immense plaisir qu’on prit des billets pour aller les voir le 14 mai au zénith de Paris.
Au milieu du pont de l’ascension, le zénith n’était pas complet pour les accueillir. En revanche, ceux qui avaient fait l’effort de venir étaient en pleine forme. On retrouvait avec joie un public que l’on ne voit plus trop dans les concerts aujourd’hui. Un public motivé, qui chante, danse et pogotte et qui malgré ses 35 /40 ans de moyenne d’âge avait ressorti sa panoplie (Harrington, chapeau à damiers et lunette noires). Chauffé à bloc par Didier Wampas et ses sbires qui assuraient la première partie avec leur énergie légendaire, le public fit un triomphe à Madness lors de leur entrée sur scène. Il rentra même en ébullition quand des la première chanson, Madness attaqua par One step Beyond.
A partir de là, c’était parti, ils enchainèrent leur impressionnante liste de tubes. Sans que le public ne cesse de monter en puissance et de danser à tout va. Embarrasment, Baggy trousers, Night boat to Cairo House of Fun, Our Ouse , it must be love, tout y passa. Le groupe jouait bien, était soudé, rodé par la série de concert déjà effectué lors de leur tournée. Les excentricités des deux chanteurs, les solos délirants du saxophoniste, les envolées des cuivres et les refrains fédérateurs secouaient un Zenith totalement euphorique. Madness aurait pu ce soir là et probablement les autres aussi faire danser les morts de tout un cimetière.
Ce fut un triomphe total, comme seuls les grands groupes festifs comme la Mano Negra ou les Pogues pouvaient en proposer autrefois.
Madness a rappelé à tout le monde qu’il n'étaient pas uniquement les compositeurs du générique de l’émission de Valerie Damido sur M6, mais un groupe de scène comme on n’en fait peu et dont les nombreux tubes restent intemporels et fonctionnent encore plus de 25 ans après leur parution.
Signature : lol
le 19/05/2010

le 12 septembre 2009 - La Courneuve - Parc du Bourget (par Boby)
le 11 Juillet 2009 - Esplanade du lac, Aix les Bains (par Estaillard Bastien)


le 3 juillet 2009 - Presqu'Ile du Malsaucy, Evette Salbert (par Philippe)

le 03 Juillet 2009 - Presqu'ile de Malsaucy, Belfort (par Tribukao71)


le 28 août 2009 - Saint-Cloud, Parc de Saint-Cloud (par Philippe)
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Dimanche 27 mai 2012 : 9162 concerts, 20891 critiques de concert, 4719 critiques de CD. 














