Critique de concert X-Syndicate + Misconduct + Madball + Sick Of It All

Soirée d’ores et déjà légendaire et immanquable avec les deux légendes absolues du NYHC : Madball et Sick Of It All.
On a beau avoir vu chacun des groupes au moins 5 ou 6 fois, la rouste est tellement assuré que l’hésitation ne peut être permise. Même un mardi soir, même à Six-Fours, même en pseudo pénurie d’essence. On charge donc la Vandmobile 2.0 à balle avec la team Massilia au grand complet plus un morceau de Jimmy Destroy et on trace vers l’Espace Malraux.
Marseille ne s’y est pas trompé et fait le nombre. Les 13 blindent le parking et on voit ressurgir quelques têtes qui se font de plus en plus rares. Ajoutez une poignée de varois et vous obtenez une salle bien remplie.
On débarque en plein set de X-Syndicate, groupe girly parisien qui jouait la veille au Baby. Gros son, plutôt carré, mais chant nasillard fatiguant et heavy un peu périmé… Puis d’un coup, plus de Heavy, juste Gary Wright ! "Ooooh Dream Weaver, I believe you can get me through the night".

Gas : "Oh putain la bassiste elle est top bonne, tu vois ça me fait des choses bizarres, comme quand on était en gym et qu’on grimpait à la corde à nœuds".
Oui la bassiste a juste un déhanché à se damner. Et puisqu’on est dans des considérations réductrices pour la gente féminine, précisons que la guitariste était également particulièrement angélique. Bref, faut vraiment aimer le genre pour accrocher, mais c’est carré.
Les suédois de Misconduct prennent la relève. Intro. Oh putain ça sent le groupe émo. Les mecs débarquent avec leurs chemises noires et leurs cravates blanches. Oh putain ça sent l’émocore. Premiers accords. Oh putain ça sent l’émo punk. Chant. Oh putain c’est de l’émo punk mélodique. On va prendre l’air.
Bon aller on arrête de déconner ! Madball !!! Première question, si t’as vraiment pas le choix, tu choisis qui entre Freddie et Hoya pour te fritter ?! On opte unanimement pour Hoya, on a peut être une chance de le semer en courant (très vite).
Madball sur scène ça se décrit pas. Faut le vivre. Un putain de son puissant… Un putain de groove. Une putain de patate. Une putain d’énergie. Le putain de charisme de Freddie. 30 minutes de baston en barre. Beaucoup de nouveaux morceaux (pas encore écouté le dernier album) mais un certain lot de pépites : 100%, Hold It Down, Infiltrate The System, … Juste du bonheur ultra maitrisé et légendaire.
De leur côté, quasiment sept ans que Sick Of It All n’a pas foulé la scène de l’Espace Malraux (vous pouvez lire l’horrible report d’époque ici). Pour leur retour en terre varoise, les new-yorkais ont été fidèles à eux-mêmes ! Legendary.
Pete est toujours aussi impressionnant, effectuant des vas et viens incessants sur la scène entre deux ou trois gestes de "kung fu guitare" (marque déposée). D’autant plus impressionnant que le bassiste, Craig, semble moins frais qu’avant pour ce qui est de parcourir les 350 kilomètres règlementaires d’un concert de SOIA.
Pendant ce temps, le frangin assure le show au chant. Bien que radicalement différent d’un Freddie Madball, Lou Koller n’en a pas moins de charisme et son humour demeure intact ("oh ben dis donc"). Son chant est plus brut, plus hargneux, moins groovy mais les morceaux taillés pour le live font tout le boulot. Bourrés ras la gueule de sing along, la set list de Sick Of It All est… Légendaire. Oui, encore.
Step down, Injustice System, Scratch The Surface, Uprising Nation, Us vs Them, … Inutile d’en dire plus. Le mini Braveheart étant bien entendu de la partie ("T’es sur que tu veux rester là").

La comparaison entre Madball et SOIA est inévitable et le constat demeure le même : Madball défouraille tout sur disques, mais Sick Of gagne le duel de la scène grâce à des morceaux taillés exclusivement pour le live et une ligne de front intenable.
Le top ça reste de voir les deux en même temps. On avait déjà eu cette joie à Londres où en plus Freddie nous avez offert le tant attendu featuring sur Forked Tongue ! Fred et Lou sur scène ensemble devant une salle blindée d’anglais qui reprennent les refrains en chœurs, je vous passe l’érection. Bon dans cette soirée mythique il y avait aussi Comeback Kid, Walls of Jericho, Terror, The Distance et The Decline. Oui parfois la vie est juste belle.
Après tout ça on rentre décomposés sur Marseille, heureux de ce dire qu’on remet ça en décembre à Eindhoven avec SOIA… Il y aura aussi Blood for Blood, Casey Jones, … Oui parfois la vie est juste belle.
On a beau avoir vu chacun des groupes au moins 5 ou 6 fois, la rouste est tellement assuré que l’hésitation ne peut être permise. Même un mardi soir, même à Six-Fours, même en pseudo pénurie d’essence. On charge donc la Vandmobile 2.0 à balle avec la team Massilia au grand complet plus un morceau de Jimmy Destroy et on trace vers l’Espace Malraux.
Marseille ne s’y est pas trompé et fait le nombre. Les 13 blindent le parking et on voit ressurgir quelques têtes qui se font de plus en plus rares. Ajoutez une poignée de varois et vous obtenez une salle bien remplie.
On débarque en plein set de X-Syndicate, groupe girly parisien qui jouait la veille au Baby. Gros son, plutôt carré, mais chant nasillard fatiguant et heavy un peu périmé… Puis d’un coup, plus de Heavy, juste Gary Wright ! "Ooooh Dream Weaver, I believe you can get me through the night".

Gas : "Oh putain la bassiste elle est top bonne, tu vois ça me fait des choses bizarres, comme quand on était en gym et qu’on grimpait à la corde à nœuds".
Oui la bassiste a juste un déhanché à se damner. Et puisqu’on est dans des considérations réductrices pour la gente féminine, précisons que la guitariste était également particulièrement angélique. Bref, faut vraiment aimer le genre pour accrocher, mais c’est carré.
Les suédois de Misconduct prennent la relève. Intro. Oh putain ça sent le groupe émo. Les mecs débarquent avec leurs chemises noires et leurs cravates blanches. Oh putain ça sent l’émocore. Premiers accords. Oh putain ça sent l’émo punk. Chant. Oh putain c’est de l’émo punk mélodique. On va prendre l’air.
Bon aller on arrête de déconner ! Madball !!! Première question, si t’as vraiment pas le choix, tu choisis qui entre Freddie et Hoya pour te fritter ?! On opte unanimement pour Hoya, on a peut être une chance de le semer en courant (très vite).
Madball sur scène ça se décrit pas. Faut le vivre. Un putain de son puissant… Un putain de groove. Une putain de patate. Une putain d’énergie. Le putain de charisme de Freddie. 30 minutes de baston en barre. Beaucoup de nouveaux morceaux (pas encore écouté le dernier album) mais un certain lot de pépites : 100%, Hold It Down, Infiltrate The System, … Juste du bonheur ultra maitrisé et légendaire.
De leur côté, quasiment sept ans que Sick Of It All n’a pas foulé la scène de l’Espace Malraux (vous pouvez lire l’horrible report d’époque ici). Pour leur retour en terre varoise, les new-yorkais ont été fidèles à eux-mêmes ! Legendary.
Pete est toujours aussi impressionnant, effectuant des vas et viens incessants sur la scène entre deux ou trois gestes de "kung fu guitare" (marque déposée). D’autant plus impressionnant que le bassiste, Craig, semble moins frais qu’avant pour ce qui est de parcourir les 350 kilomètres règlementaires d’un concert de SOIA.
Pendant ce temps, le frangin assure le show au chant. Bien que radicalement différent d’un Freddie Madball, Lou Koller n’en a pas moins de charisme et son humour demeure intact ("oh ben dis donc"). Son chant est plus brut, plus hargneux, moins groovy mais les morceaux taillés pour le live font tout le boulot. Bourrés ras la gueule de sing along, la set list de Sick Of It All est… Légendaire. Oui, encore.
Step down, Injustice System, Scratch The Surface, Uprising Nation, Us vs Them, … Inutile d’en dire plus. Le mini Braveheart étant bien entendu de la partie ("T’es sur que tu veux rester là").

La comparaison entre Madball et SOIA est inévitable et le constat demeure le même : Madball défouraille tout sur disques, mais Sick Of gagne le duel de la scène grâce à des morceaux taillés exclusivement pour le live et une ligne de front intenable.
Le top ça reste de voir les deux en même temps. On avait déjà eu cette joie à Londres où en plus Freddie nous avez offert le tant attendu featuring sur Forked Tongue ! Fred et Lou sur scène ensemble devant une salle blindée d’anglais qui reprennent les refrains en chœurs, je vous passe l’érection. Bon dans cette soirée mythique il y avait aussi Comeback Kid, Walls of Jericho, Terror, The Distance et The Decline. Oui parfois la vie est juste belle.
Après tout ça on rentre décomposés sur Marseille, heureux de ce dire qu’on remet ça en décembre à Eindhoven avec SOIA… Il y aura aussi Blood for Blood, Casey Jones, … Oui parfois la vie est juste belle.
Signature : zhoule 23/10/2010
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Photographe : mkhelif
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