Critique de concert Nouvelle Vague, Feist, Dj's are not rockstars...(Marsatac 2004)

Nouvelle Vague, le dernier projet casse-gueule mais pour une fois couronné d'un relatif succès de Marc Colin (clavier) et Olivier Libaux (guitare) ouvrait les hostilités dans un Cabaret Rouge plutôt bien rempli et curieux d'entendre les reprises façon bossa nova de grands classiques de la new wave et du punk.
Massacre en règle pour certains, hommage malin pour d'autres, dont je fais partie, peut-être trop nostalgique des années 80 et trop amoureux de Camille qui contrairement à la trop sage Marina de Carbon n'hésite pas à donner des versions joyeusement décalées jusqu'au cabotinage à des chansons de toute façon intouchables.
Ses relectures habitées de "Guns of Brixton" et surtout "Too drunk to fuck", qu'elle finit de sussurer avachie par terre, sont autant de moments croustillants et donnent très envie de la revoir avec un repertoire plus personel.
Une mise en bouche amusante mais assez courte, pendant laquelle on aura pu entendre deux titres qui ne figurent pas sur l'album : les immenses "Bizarre love triangle" de New Order et "Mongoloid" de Devo qui préfigurent probablement une suite à cette recette roublarde et culotée.
Un peu affamé ensuite on ira plutôt chercher un bol de pâtes qu'ingurgiter les "Sandwiches" des facetieux Detroit Grand Pubahs. Aux dires de ce qui les ont vu, c'était du genre "je gueule derriere un masque et je montre mes fesses" et ça n'allait pas plus loin, moi qui les ai juste entendu en attendant d'être servi, leur live n'apportait rien à leur electro funk déjà pas transcendant.
Peut être que la sauce (hmm, faut que j'arrête de parler bouffe moi) aurait mieux pris s'ils avaient été programmés plus tard.
C'est pas bien grave, un beau et vrai concert nous attend sur la grande scène avec la Canadienne Feist, tout de blanc (court) vêtue et accompagnée d'un groupe aux gestes maitrisés, que ce soit à l'orgue hammond, au trombone ou au mélotron.
Que de chemin parcouru depuis 2 ans où elle jouaient les faire-valoir aux cotés du pitre Gonzales, on sait depuis son album "Let it die" qu'elle est une songwriter touchante et touche à tout, aussi à l'aise dans des ballades folk délicates ("Leisure suite"), une pop à l'euphorie contagieuse (les tubesques "One evening" et "Mushaboom", au top à l'applaudimètre) et même une reprise disco des...Bee Gees ("Inside and out, seul morceau où elle se débrouille sans sa fidèle guitare), même si c'est dans les moments les plus intimistes qu'on la préfère, où sa voix sensuelle impressionne le plus.
Un moment de grace en décalage complet avec ce qui suit à coté, le set des bien nommés Dj's are not rockstars qui n'était ni plus ni moins que du racollage pas du tout passif. Vous aimez les 2 many dj's ? Eh bien là c'est pareil, le coté biatche en plus assuré par l'exquise Princess Superstar en soutif' rose qui partage les platines avec son comparse Alexander Technique.
Ils alignent les tubes comme certains enchaînent les binouses : Beastie Boys, Miss Kittin, Felix da Housecat, The Rapture, Vitalic, Kelis, Mu, Daft Punk...bref tout ce qui nous fait danser depuis 2-3 ans (à défaut de les voir en live à Marseille) et qui se marie avec bonheur à des clins d'oeil drolatiques : "Stay in school cos' it's the best" de Peaches répond au "We don't need no education" des Pink Floyd, les voix haut perchées des Scissor Sisters se téléscopent à celles de leurs ainés Bee Gees (décidément !).
Des petits détails appréciables dans ce déluge de gros son, terminé au micro puisque à la base la new yorkaise apprentie pousse disque est une rappeuse des plus salaces et aura bien emoustillé les mâles venus s'agglutiner aux premiers rangs, I was there comme dirait l'autre.
La suite est plus pointue avec Dj Team Munk, des Allemands officiant au sein de Gomma qui, avec DFA est le plus rock des labels electro. Mélant punk, funk, house et disco avec une technique percutante, leur selection commençait par une reprise/remix sensas du pourtant archi usé "Satisfaction" de Benny Benassi et s'avère nettement plus orientée club que celle qui précédait, pour la plus grande joie ceux et celles qu'on ne croise jamais aux concerts, une partie non négligeable du public de Marsatac, qui a plutôt bien réussi son pari ce soir en jouant la carte de l'eclectisme.
On aurait aimé être aussi enthousiaste en allant voir ce que donnait l'inclassable Earl Zinger mais les quelques morceaux écoutés donnaient dans le dub poussif et bavard, pas vraiment representatif du riche background du bonhomme. Quoique chanter un truc comme "The greatest bassline in the world ever" sans bassiste, ça nous arraché un petit sourire avant qu'on s'arrache tout court. Demain est un autre jour.
Massacre en règle pour certains, hommage malin pour d'autres, dont je fais partie, peut-être trop nostalgique des années 80 et trop amoureux de Camille qui contrairement à la trop sage Marina de Carbon n'hésite pas à donner des versions joyeusement décalées jusqu'au cabotinage à des chansons de toute façon intouchables.
Ses relectures habitées de "Guns of Brixton" et surtout "Too drunk to fuck", qu'elle finit de sussurer avachie par terre, sont autant de moments croustillants et donnent très envie de la revoir avec un repertoire plus personel.
Une mise en bouche amusante mais assez courte, pendant laquelle on aura pu entendre deux titres qui ne figurent pas sur l'album : les immenses "Bizarre love triangle" de New Order et "Mongoloid" de Devo qui préfigurent probablement une suite à cette recette roublarde et culotée.
Un peu affamé ensuite on ira plutôt chercher un bol de pâtes qu'ingurgiter les "Sandwiches" des facetieux Detroit Grand Pubahs. Aux dires de ce qui les ont vu, c'était du genre "je gueule derriere un masque et je montre mes fesses" et ça n'allait pas plus loin, moi qui les ai juste entendu en attendant d'être servi, leur live n'apportait rien à leur electro funk déjà pas transcendant.
Peut être que la sauce (hmm, faut que j'arrête de parler bouffe moi) aurait mieux pris s'ils avaient été programmés plus tard.
C'est pas bien grave, un beau et vrai concert nous attend sur la grande scène avec la Canadienne Feist, tout de blanc (court) vêtue et accompagnée d'un groupe aux gestes maitrisés, que ce soit à l'orgue hammond, au trombone ou au mélotron.
Que de chemin parcouru depuis 2 ans où elle jouaient les faire-valoir aux cotés du pitre Gonzales, on sait depuis son album "Let it die" qu'elle est une songwriter touchante et touche à tout, aussi à l'aise dans des ballades folk délicates ("Leisure suite"), une pop à l'euphorie contagieuse (les tubesques "One evening" et "Mushaboom", au top à l'applaudimètre) et même une reprise disco des...Bee Gees ("Inside and out, seul morceau où elle se débrouille sans sa fidèle guitare), même si c'est dans les moments les plus intimistes qu'on la préfère, où sa voix sensuelle impressionne le plus.
Un moment de grace en décalage complet avec ce qui suit à coté, le set des bien nommés Dj's are not rockstars qui n'était ni plus ni moins que du racollage pas du tout passif. Vous aimez les 2 many dj's ? Eh bien là c'est pareil, le coté biatche en plus assuré par l'exquise Princess Superstar en soutif' rose qui partage les platines avec son comparse Alexander Technique.
Ils alignent les tubes comme certains enchaînent les binouses : Beastie Boys, Miss Kittin, Felix da Housecat, The Rapture, Vitalic, Kelis, Mu, Daft Punk...bref tout ce qui nous fait danser depuis 2-3 ans (à défaut de les voir en live à Marseille) et qui se marie avec bonheur à des clins d'oeil drolatiques : "Stay in school cos' it's the best" de Peaches répond au "We don't need no education" des Pink Floyd, les voix haut perchées des Scissor Sisters se téléscopent à celles de leurs ainés Bee Gees (décidément !).
Des petits détails appréciables dans ce déluge de gros son, terminé au micro puisque à la base la new yorkaise apprentie pousse disque est une rappeuse des plus salaces et aura bien emoustillé les mâles venus s'agglutiner aux premiers rangs, I was there comme dirait l'autre.
La suite est plus pointue avec Dj Team Munk, des Allemands officiant au sein de Gomma qui, avec DFA est le plus rock des labels electro. Mélant punk, funk, house et disco avec une technique percutante, leur selection commençait par une reprise/remix sensas du pourtant archi usé "Satisfaction" de Benny Benassi et s'avère nettement plus orientée club que celle qui précédait, pour la plus grande joie ceux et celles qu'on ne croise jamais aux concerts, une partie non négligeable du public de Marsatac, qui a plutôt bien réussi son pari ce soir en jouant la carte de l'eclectisme.
On aurait aimé être aussi enthousiaste en allant voir ce que donnait l'inclassable Earl Zinger mais les quelques morceaux écoutés donnaient dans le dub poussif et bavard, pas vraiment representatif du riche background du bonhomme. Quoique chanter un truc comme "The greatest bassline in the world ever" sans bassiste, ça nous arraché un petit sourire avant qu'on s'arrache tout court. Demain est un autre jour.
Signature : samile 25/09/2004
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