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Dimanche 19 mai 2013 : 10122 concerts, 21928 critiques de concert, 4852 critiques de CD.

Critique de concert Shaka Ponk + S6X + Asaf Avidan


Shaka Ponk + S6X + Asaf Avidan  en concert


4 étoiles, bon concert

Jaime

Le Gaou… festival incontournable du sud au mois de juillet. Cette année la programmation est forte. En ce qui me concerne, ce fut le 24 juillet, le concert des Shaka ponk, Groupe composé de Goz, Frah (chant), Mandris (basse), CC (guitare), Steve (clavier, samples), Ion (batterie) et Samaha Sam (chant).



En première partie, le groupe S6x (nom original expliqué par le chanteur : nous sommes 6) fait son entrée sur un solo de batterie, les musiciens arrivant au fur et à mesure jouant de leur instrument. Cet enthousiaste "petit" groupe de l’île de la Réunion déclare faire du rock, donc j’attends avec impatience qu’il mette le feu et me fasse bouger. Il est plutôt décevant de se rendre compte que ce ne sera pour cette fois que de la variété, et que le côté un peu répétitif du son fait perdre l’intérêt suscité à la base, même si, de mon avis, il ne leur manque pas grand chose pour exploser. De plus 14 morceaux, c’est un peu long pour une première partie.



En seconde première partie, un punk fait son entrée sur scène. Je ne sais pas pourquoi mais je m’attends à une connotation Didier Wampas. C’est Asaf Avidan et son groupe. Un doute soudain m’assaille : pourquoi une violoncelliste joue-t’elle avec un punk ? c’est trop contradictoire.



Les premières notes montent, une voix à la Janis Joplin se fait entendre, je suis ébahie : la voix ne colle pas du tout au physique. Ce mec, ce chanteur, ce punk fait dans le romantisme, j’ai l’impression de voir une envolée de colombe. Les morceaux sont tantôt doux, jazzy (Cyclamen, Pulses) ou mélancoliques ( Maybe ).



Il est bien triste de n’avoir que 12 titres car le public du Gaou est en transe. Malheureusement, il faut continuer, coller aux horaires, et une 13ème chanson décalerait trop le planning. Le groupe sort de scène sous une nuée d’applaudissements. A écouter et ré-écouter avec plaisir.



Au bout d’une petite trentaine de minutes ayant servies à monter le décor et à mettre les instruments de Shaka ponk en place, Goz (le singe numérique emblème du groupe) apparaît sur l’écran circulaire installé au centre de la scène. C’est avec la chanson Shiza radio que le groupe fait une entrée fracassante.



Frah, de façon simiesque comme à son habitude, est déjà en transe. Dés ce premier morceau, il se jette même dans la foule. Sam quant à elle est toujours aussi éblouissante.Le même enthousiasme se développe quand Reset after all est entamé. Et se poursuit en s’amplifiant sur El hombre que soy. Le tshirt sur la tête ne permettant pas de voir les expressions du chanteur, toute l’émotion passe dans le chant et la gestuelle.



Les visuels apparaissant sur l’écran sphérique sont différents pour chaque morceau. Pour celui de Sex ball, Goz laisse la place à une représentation de Sam dans un style futurise voire même pour certains passages, en 3D. C’est lors d’une interruption du morceau que la chanteuse dit d’une petite voix ingénue "à poil". Ça faisait tellement décalé que j’ai adoré ! Des scènes de pole dance numérique prennent le relais pour I’m picky et s’enchaînent les envolées de Bam tchi bam de Prima scène, repris en cœur par la foule surexcitée. Un délire d’ombres chinoises et de montage numérique accompagne Dot coma avant de se transformer en space invaders pour Te gusta.



Une petite pause plus tard, Goz prend place derrière une batterie de synthèse, haranguant Ion derrière sa propre batterie : La Battle commence. La foule en délire acclame les participants avec une nette préférence pour Ion, qui gagne vu son grand talent. S’enchainent ensuite How kill the stars, My name is stain et Let’s bang, avant un final du feu de Dieu avec French touch puta madre qui provoque un rappel tonitruant de la part de la foule, Frah surfant sur une vague humaine tel un dieu de pouvoir. Le chanteur ayant expliqué qu’il ne leur était pas possible de faire plus long, tout le monde était assez désolé par la fin de cette manifestation grandiose.



Contre toutes attentes, le peuple en extase a eu droit à une dernière dose de Shaka ponk qui est revenu sur scène pour un ultime morceau Palabre mi amor co-écrit avec Bertrand Cantat.

Encore une excellente manifestation à mettre au crédit du festival du Gaou, j’ai hâte maintenant d’être à l’année prochaine pour voir qui sera en tête d’affiche.


 


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