Critique de concert Sophie Hunger + Mina Tindle

La premiere partie est assurée par Mina Tindle, jeune artiste folk, ayant notamment collaboré avec les prometteurs Toy Fight. Elle débute ce concert seule à la guitare, avant l’arrivée de ses deux musiciens, au synthétiseur et à la guitare électrique, pour un style plus pop au beat entrainant. Les mélodies sont simples, sans la moindre prétention, le résultat est frais et amusant, mais sous ces apparences enfantines, sa musique se révèle terriblement touchante, avec la voix douce et agréable de la chanteuse avec un accompagnement discret mais vraiment approprié. On pourrait comparer son registre aux incursions folk lo-fi d’une PJ Harvey sous euphorisants, croisée avec les Little Pictures pour les rythmiques ludiques et efficaces au xylophone. Cette songwriter fort sympathique enchaîne avec un morceau a cappella, où elle nous éblouit de part son souffle et ses capacités vocales. The Kingdom, morceau enchanteur, nous embarque instantanément dans un univers mystérieux et envoutant, le synthétiseur allié au xylophone, apporte un sentiment de rêve durant quelques minutes à un public ravi de ces compositions. Même s’il n’y a ici rien de novateur, il n’empêche qu’avec sa fraîcheur, Mina Tindle livre un set d’une redoutable efficacité, impregné d’une grande joie de vivre. Cette première partie se conclut avec un rappel inattendu pour l’artiste, qui un peu prise au dépourvu nous rejoue un de ses précédents morceaux, qu’importe le public est définitivement sous le charme de cette jolie parisienne.
Ensuite, pour la dernière date de sa tournée, le prodige suisse Sophie Hunger arrive et entame sans la moindre présentation, une chanson a cappella époustouflante, où sa voix oscille superbement entre timidité et puissance bien controlée, le décor est planté. Ses musiciens la rejoignent, avec deux guitares dont une électrique, une batterie et un tuba, avant d’attaquer un morceau doux, qui subitement rompt avec une ligne très folk où les instruments sont à l’honneur sans pour autant masquer les vocaux. La timidité apparente de cette artiste s’estompe dès lors qu’elle chante, elle nous livre alors une chanson entrainante aux accents rock où l’on remarque le talent de son batteur, véritable métronome de cette formation. La songwritter passe ensuite au piano pour quelques chansons plus intimistes, avec seulement l’accompagnement du tuba, puis la guitare sèche s’ajoute pour des ballades mélancoliques et touchantes en allemand. L’ensemble est plus que convaincant, la salle est rapidement conquise par le talent de cette jeune femme à fleur de peau. Le reste des musiciens revient dans une ambiance plus jazz, un peu en dessous du reste de la soirée, puis Sophie Hunger nous présente avec humour ses acolytes. Le concert se tourne ensuite d’avantage vers un rock très plaisant, avec un solo de batterie assez expérimental mais très réussi. Elle reprend ensuite Le vent nous portera de Noir Desir de manière grandiose, la mélodie est ralentie et dépouillée, j’en reste bouche-bée. Sophie Hunger s’approprie totalement la célèbre composition de Bertrand Cantat de manière rêveuse et candide, le public l’ovationne. La suite est plus triste avec de nouveau un duo piano/tuba, puis un jeu de voix décalé et amusant entre les musicens. Le théâtre Denis se révèle très remuant et enthousiaste pour soliciter un rappel, qui dans un premier temps s’effectue en acoustique avec seulement une guitare sèche, c’est charmant. Elle nous joue ensuite une de ses nouvelles compositions au piano, où ses capacités vocales nous emblouissent, et enfin un dernier morceau afin d’achever de nous convaincre de sa virtuosité et puis elle s’en va sous les acclamations. Elle revient une seconde fois, flattée par tant d’applaudissement, pour un titre en allemand, avec quelques bribes de français, avant de nous propulser dans les cieux avec une cover euphorique et géniale de Like a Rolling Stone de Bob Dylan, et comme ce dernier, elle ponctue les refrains de solo d’harmonica. Les musiciens hilares viennent s’asseoir sur le bord de la scène pour nous proposer une dernière composition, sans même un micro, tel une bande de joyeux scouts autour d’un feu de camp, avec une grande générosité. La tornade Sophie Hunger et ses acolytes laissent une foule abasourdie et emplie d’emotions, après un concert d’une intensité rare.
Ensuite, pour la dernière date de sa tournée, le prodige suisse Sophie Hunger arrive et entame sans la moindre présentation, une chanson a cappella époustouflante, où sa voix oscille superbement entre timidité et puissance bien controlée, le décor est planté. Ses musiciens la rejoignent, avec deux guitares dont une électrique, une batterie et un tuba, avant d’attaquer un morceau doux, qui subitement rompt avec une ligne très folk où les instruments sont à l’honneur sans pour autant masquer les vocaux. La timidité apparente de cette artiste s’estompe dès lors qu’elle chante, elle nous livre alors une chanson entrainante aux accents rock où l’on remarque le talent de son batteur, véritable métronome de cette formation. La songwritter passe ensuite au piano pour quelques chansons plus intimistes, avec seulement l’accompagnement du tuba, puis la guitare sèche s’ajoute pour des ballades mélancoliques et touchantes en allemand. L’ensemble est plus que convaincant, la salle est rapidement conquise par le talent de cette jeune femme à fleur de peau. Le reste des musiciens revient dans une ambiance plus jazz, un peu en dessous du reste de la soirée, puis Sophie Hunger nous présente avec humour ses acolytes. Le concert se tourne ensuite d’avantage vers un rock très plaisant, avec un solo de batterie assez expérimental mais très réussi. Elle reprend ensuite Le vent nous portera de Noir Desir de manière grandiose, la mélodie est ralentie et dépouillée, j’en reste bouche-bée. Sophie Hunger s’approprie totalement la célèbre composition de Bertrand Cantat de manière rêveuse et candide, le public l’ovationne. La suite est plus triste avec de nouveau un duo piano/tuba, puis un jeu de voix décalé et amusant entre les musicens. Le théâtre Denis se révèle très remuant et enthousiaste pour soliciter un rappel, qui dans un premier temps s’effectue en acoustique avec seulement une guitare sèche, c’est charmant. Elle nous joue ensuite une de ses nouvelles compositions au piano, où ses capacités vocales nous emblouissent, et enfin un dernier morceau afin d’achever de nous convaincre de sa virtuosité et puis elle s’en va sous les acclamations. Elle revient une seconde fois, flattée par tant d’applaudissement, pour un titre en allemand, avec quelques bribes de français, avant de nous propulser dans les cieux avec une cover euphorique et géniale de Like a Rolling Stone de Bob Dylan, et comme ce dernier, elle ponctue les refrains de solo d’harmonica. Les musiciens hilares viennent s’asseoir sur le bord de la scène pour nous proposer une dernière composition, sans même un micro, tel une bande de joyeux scouts autour d’un feu de camp, avec une grande générosité. La tornade Sophie Hunger et ses acolytes laissent une foule abasourdie et emplie d’emotions, après un concert d’une intensité rare.
Signature : decapsuleurle 21/11/2009
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