Accueil Chronique de concert Stephan Eicher (Festival Avec le Temps)
Jeudi 20 février 2020 : 10849 concerts, 25925 chroniques de concert, 5287 critiques d'album.

Chronique de Concert

Stephan Eicher (Festival Avec le Temps)

Stephan Eicher (Festival Avec le Temps) en concert

Le Silo Marseille 2 mars 1016

Critique écrite le par

Deus Ex Machina/Automates Blues

Toujours difficile, de chroniquer de détails ce genre de performance, de spectacle bâti sur la "découverte", la "surprise", la méconnaissance (nécessaire) de son contenu (afin que le tout fonctionne au mieux, au moment opportun).


Difficile donc, de déflorer à peine, de suggérer ou survoler de légèreté, plutôt que d'exhumer, en notre époque axée avant tout sur l'Info à tout crin - vivants sous un bombardement quasi ininterrompu de News et communiqués de toutes origines et diverses natures...- puisque l'on subit de fait au quotidien le vil diktat des networks, chaines de télé en 24/24, journaux du Net, blogs "moi-moi" sur nombrils hypertrophiés, "faces-de-tweets" et zillions de photos en mode "auto" postées d'un bout à l'autre du Web (qui est bel et moche plat, oui, chacun le sait, pas besoin de passer de nouveau Galilée à la "question" pour ce faire... nope !).
L'imaginaire ayant quitté la planète depuis peu sans laisser d'adresse (n'en faites pas cas, n'en parlez pas, la religion UNIQUE est de retour au premier plan afin de pallier à cette handicapante désertion, accompagnée de son frère de lait l'obscurantisme) il serait de bon ton (mais de piètre forme) de résumer le tout d'une salve de "sympa !", de "like" piteux et génériques, d'une phrase vide de sens (mais pleine d'abréviations) en cent soixante signes, le tout nanti d'un incontournable selfie de ma tronche vrillée au premier plan masquant la quasi-intégralité de la scène reléguée... au second plan !


Un traitement BFM, avec envoyés spéciaux parsemés (façon rûche) tout autour du Silo, suivi d'une enquête menée au plus près de chaque "musicien-automate" (tentant de leur arracher au contact un son ou un geste quelconque, à défaut de réplique culte) en lien d'avec un expert de "mécanique générale" ou "génie électrique" resté lui en studio à Paris, serait plutôt d'actualité, à défaut de judicieux. I-télé se contentant d'effleurer à peine la venue de Stephan Eicher à Marseille, pour cause de Canal+ non partenaire de l'événement, aurait au moins l'avantage de faire ENFIN dans la sobriété d'appareil. Un No Comment siglé Euronews, serait plutôt "pas mal", in fine, mais, sans images, cette unique fois, il va sans dire.
À ce stade de l'article en cours, celles et ceux qui pourraient induire que je ne cherche jamais qu'à gagner du temps à l'aide de ce galimatias débordant de voyelles et consones, ne seraient pas loin d'être dans le vrai ; quoique, le "vrai", aujourd'hui, à l'ère du tout numérique...

Pause nécessaire à une remise au niveau de mes nerfs, de mon unique neurone du doute, soumis à rude épreuve, depuis quelques longues longues minutes.

7 minutes et un profond El Khomri malaise (mâle-être) plus loin... reprise décidée de claviers, sous récente prise de position affirmée.


Lorsque L'Envolée est sorti (2012) accompagné d'une volonté quasi affichée de son auteur, d'en prendre, pour vivre autrement et en marge de ce secteur musical chronophage, boutiquier et avilissant, rien ne pouvait porter à croire que nous retrouverions le natif de Münchenbuchsee en aussi belle forme, quelques trois années plus loin : motivé comme jamais, créatif en diable et en forme quasi olympique. Rien, soit, mais, Putain (Putain) ça fait du... bien !
Au fil des périodes et années, albums surmédiatisés ou quasi "clandestins", notre homme n'aura eu de cesse que de se renouveler de formule scénique : en trio ou bien nanti de cordes, en solo cerné de machines, en formation "Rock" plus classique ; qu'elles qu'aient été les multiples formules montées puis testées sur un coin de rampe (avec mise en scène au diapason) l'ensemble de la carrière en public du gars aura plus souvent qu'à son tour flirté avec l'excellence... rien moins. Il n'aura surtout jamais repris la route que nanti d'un concept, un vrai, avant de se présenter de Live à la foule plus ou moins compacte et animée de ses fans affichés/autodéclarés.
Die Automaten, l'actuelle, semblant même pousser encore plus loin cette volonté affichée et assumée.
Dès le début, d'ailleurs, l'on ne peut que s'interroger face à cette scène plongée dans l'obscurité et cette mise en place singulière : une foule d'instruments plus ou moins étranges, qui n'accueilleront jamais en leur sein qu'un unique organisme "vivant", fait de chair et sang. On cherche, on anticipe, on échange, mais l'on salive tout de même copieux, à l'orée de son arrivée.


Après une entrée "classique", menée dans une semi-obscurité, et une paire de chansons livrée en mode voix+guitare = plaisir absolu, dans un silence quasi religieux, comme quand un public est à l'écoute, quoi (l'inédit Si Tu Veux Que Je Chante, puis Donne-Moi Une Seconde, morceau inaugural de l'épastrouillant L'Envolée) l'ensemble bascule, dès sa première intervention orale : "Je vais essayer de me laisser accompagner par les automates !". Oyez, oyez, brave gens ! La séance d'accordage vaut à elle seule le déplacement : la scène s'illumine d'éclats de lumière épars, tandis que ses comparses faits d'acier, circuits, câbles, ivoire, peaux et boiseries, s'éveillent tour à tour devant nos blazes interloqués ; nous avons tous de nouveau quatre ou cinq ans, élargissons nos yeux à l'égale de soucoupes et plongeons à donf dans la féérie dès les premiers accords de l'antique 2 People In A Room. Guidé de fait par l'"orchestre aux rêves", je laisse mes prunelles passer de l'accordéon au piano, des cymbales aux caisses claires, du Glockenspiel au xylophone, sans moufter ou essayer de faire autre chose qu'accueillir cette onde de plaisir qui nous parcours dès lors toutes et tous, se transmet et monte, monte, monte, de façon impérieuse, jusqu'au plus près de la jouissance. Je revois l'Apprenti Sorcier de mon enfance guider la valse des seaux et balais, Merlin réunir puis faire tenir l'ensemble des objets de sa cahute en un simple sac de voyage, moult numéros de cirque issus du siècle passé, Houdini s'échapper d'un épais costume de chaines, Vaucanson imaginer L'Homme Artificiel, les androïdes de Philip K. Dick désireux d'accéder à l'étincelle suprême : prochaine mutation attendue de notre société du spectacle déshumanisée, froide, jusqu'au boutiste (parce que non assujettis à un code du travail, rarement syndiqués, jamais malades ou retors, malléables à l'envi et disposant d'un bouton "off", les automates, robots et futurs androïdes, ne peuvent que faire rêver en "hauts lieux" et paradis fiscaux, un rêve de CAC 40, en somme...). De plus, ça ne peut logiquement, ni faire preuve d'ego, ni se péter la gueule au bourbon, pas plus passer son temps à trousser de la groupie ou se retrouver au "poste" pour un délit quelconque, un "pas humain", enfin, pas pour... l'instant ! Dommage alors, qu'un moche et rauque "allez, allez, on est chauds, oh ! Allez !" ne surgisse tout de go du balcon du lieu pour venir en partie briser sur le champ l'usine à fantasmes et l'imaginaire, et nous ramener ainsi au ras du gazon spectateur : un peu comme si quelqu'un se permettait de lancer "Oh, Rock'N'Roll !" durant le Vol Du Bourdon de Rimsky Korsakov ou La Fantaisie-Impromptude Chopin, ou bien de crier "À Poil !" durant une scène d'humiliation publique mené dans un camps de femmes, rien moins.
"Je suis un grain, je suis une poussière/Et le chagrin retourne à la poussière/Je suis en train d'inventer une prière/et j'efface mon nom des portes de l'enfer..." se contentera de répliquer alors le maître temporaire des lieux, après une paire de sourires gênés. Ce monde, enfin, SON monde, est beau, quoique traversé de craintes très humaines, comme celle de nous rendre chaque jour un peu plus esclaves de la machine ou des futiles jouets issus des nouvelles technologies ; fort heureusement, tout ici ne semble pas toujours fonctionner comme il le faudrait ou comme lui l'aurait voulu : "au doigt et à l'œil !", tu parles...


Lorsqu'il égratigne notre monde, son fonctionnement, ses valeurs brinquebalantes, la politique ou la finance (sans trop en faire, ni s'élever en un parangon de vertu) il glisse tout de suite derrière une petite touche d'autodérision quant à son apprentissage présumé récent des langues ou du piano, avant de dévoiler le très surprenant et pour l'heure inédit sur disque, Prisonnière (aidé une fois de plus des mots/maux de Philippe Djian, douce habitude, que celle-ci...). Il n'y a que lui sur scène, et l'on ne sait où regarder "pendant", curieusement... curieusement ! S'il parait parfois inquiet, tendu comme un arc (de lumière) au moment de "déclencher" certains de ses camarades de jeux, (sou)ri de ses propres mots, des révélations appliquées à l'œuvre méconnue de Nikola Tesla, ou de celle, plus mainstream, de Thomas Edison, il se donne tout entier à la/sa musique et semble en permanence chercher un moyen de la parfaire sur l'heure, tout en sachant parfaitement ce qu'il peut en attendre et/ou recevoir : "Ce peu d'amour que tu me donnes/Ce peu d'égards que je reçois/Sont-ils de trop pour un seul homme ?" (Ce Peu D'amour).

Nous pourrions continuer ainsi Durant un Long Moment, moi à retranscrire, et vous (enfin, ceux qui auront tenu jusque-là) à lire cette chronique passionnée, lors, il me semble également évident qu'il serait de bon ton d'en laisser de côté (une part d'ombre, intouchée) à destination de celles et ceux qui iront, au cours des semaines à venir, assister à ce moment hors du temps offert hier au soir par le multi-instrumentiste Suisse et son armada de rouages musicaux ; garder une chambre vide, ouvrir une place à l'inconnu, à l'attente, ne point trop en dire ou dévoiler, laisser un tant soi peu les futurs spectateurs imaginer et se réjouir à l'avance, puis y goûter au meilleur des moments, sur LE moment ; il reste fort peu de terres encore vierges ou à découvrir, en ce monde bas du front mais technologiquement au point, pour ne pas risquer céans d'en rayer une nouvelle de la carte musicale. Il fût un temps où l'on rêvait en lisant, en lisant, EN LISANT, bien des semaines ou mois plus tard, les comptes-rendus d'épopées lointaines ou de concerts donnés à l'autre bout du monde, sous les plumes affutées ou doigts lestes de journalistes et envoyés spéciaux concernés ET "informés" (à titre d'anecdote savoureuse, il est conseillé de ne pas perdre une miette de l'intro énoncée par le sieur Eicher sur ce même thème, avant l'incontournable Déjeuner En Paix !). Pour ma part, c'est à regret que j'invite celles et ceux qui auront manqué cette belle soirée, ce splendide tour de force, à guetter la sortie prochaine d'un DVD (nous ne pouvons que l'espérer !) destiné à servir de séance de rattrapage à d'aucuns, et d'usine à exhumer les beaux souvenirs, pour les autres ; dans Combien de Temps, nul ne le sait ni ne l'annonce, nous ne pouvons donc que le... souhaiter d'ardeur.


Lorsque le temps fût venu pour lui, de nous délivrer (à regrets) à l'aide du poignant et si juste, Tu Ne Me Dois Rien, l'immense majorité de la salle s'est alors mise à susurrer en retour : "Nous, oui, tellement !". Point d'orge logique à un beau voyage au long cours mené de concert, effectué tout du long entre chaleur et émotion, non sans omettre la maîtrise quasi parfaite de son sujet, un moment rare Eicher, en somme...

Do Android Dream Of Electric Sheep ?/Les Androïdes Rêvent-ils De Moutons Électriques ? S'interrogeait de malice, le regretté et visionnaire Philip K. Dick, en son lointain XXe ; je ne sais à quoi nous autres humains, rêverons désormais, ni même si ce monde et cet espace onirique, est encore pleinement notre (ou bien nous est toujours accessible) mais j'ai néanmoins l'impression d'avoir entrouvert un passage sur un coin de scène, hier au soir, sans pour autant en posséder la clé : "Je m'en irai tout à l'heure/Je reviendrai demain/On n'sort pas du désert/On tourne sans fin.../On finit par s'y faire/Avec un peu d'entrain/On sait bien qu'nos misères/Ne prennent jamais fin, jamais fin...(Rivière/Stephan Eicher).

> Réponse le 03 mars 2016, par Gilcar

Je connaissais un peu Stéphan Eicher par les radios (et j'appréciais..) et j'ai été très surpris par ce concert désarmant ! Pas de musiciens , tout l'orchestre dirigé par des machines , aucun rythme , ambiance suisse , triste , son moyen , blagues à deux balles entre chaque morceau , bref une soirée mémorable ! Mais certains ont aimé ...donc il y en a pour tous les gouts , mais pas le mien. Désolé...  Réagir

> Réponse le 07 mars 2016, par Marie

Je viens de lire votre compte-rendu du concert de Stephan Eicher à Marseille. Merci à vous d'avoir si bien exprimé, sans trop en dévoilé en même temps, l'ambiance particulière et chaleureuse des concerts de cette tournée. Un moment hors du temps... où on oublie le temps du concert, la dureté de ce monde. J'ai eu l'occasion de le voir plusieurs fois sur scène de le début de la tournée, et à chaque fois, la "magie" opère. Je retournerai d'ailleurs le voir dans quelques jours. Merci aussi pour les très belles photos !   Réagir


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