Critique de concert The Fleshtones


A peine le concert à commencé, ils étaient déjà sautant dans tous les coins donnant des coups de santiags dans le vide en rythme (le bassiste et le guitariste ensemble). Impossible de les tenir, ils ont passé leur temps en s’échanger leurs micros, à descendre de la scène, à courir dans le public tous les trois (le batteur lui été un peu coincé par la nature même de son instrument, ce qui ne l’a quand même pas empêché de jouer debout de temps en temps. Ce soir ils étaient accompagnés par une grand plutôt maigre qui me faisait un peu penser à Théo Hakola (mais en moins maigre quand même) et qui s’appelait quelque chose comme Fargo ... en tout cas j’ai appris que c’était le chanteur de Certain General (groupe de rock blues moins excité, mais non moins bon). Il était lui aussi survolté malgré ses airs de Nick cave (pour la mollesse de ses déplacements et sa grande taille. Il a quand même sauté de la scène jusqu'à a mezzanine où il s’est hissé et d’où il a fini le morceau au chant. Un vrai spectacle.

Pendant ce temps le chanteur des Fleshtones dansait dans le public comme un hawaïen. Ils sont tous remarquables, tous au chant. Un guitare, une basse, une batterie et un mini piano un peu comme le son des Doors en plus aigu, comme dans le morceau 96 Tears dont j’ai oublié les interprètes (désolé pour ce manque de précision). Ils ont joué pendant plus dune heure et demi avec plein de rappels dont certains avortés car ils étaient retenus (physiquement) par le public. Ce n’était pas la première fois qu’ils passaient à Marseille et d’après ce qu’ils ont dit pas la dernière ... Le chanteur a dit (sans hypocrisie ni démagogie qu’il aimait Marseille et que dans les nombreuses villes qu’ils traversaient peu de ville étaient des vraies villes et avaient un coeur comme celui de Marseille ... alors vous pensez si on était fiers ...)

Au niveau scénique j’ai donc vu un groupe qui a enterré tous les groupes de punk FM actuels, sans que le volume sonore ne soit trop important (pour une fois je n’ai pas ressenti le besoin de mettre mes bouchons) ils ont enflammé le Café Julien. Pas besoin de se cacher derrière des bidouillages techniques ou des amplis surpuissants, juste du coeur, une réelle envie de s’amuser et du rock n’ roll. De quoi donner des leçons à des groupes comme Offspring ou et des leçons de fraîcheur à un certain Jon Spencer ... ce soir contrairement au Moulin il y a avait quelque chose qui passait entre le groupe ravi d’être là et le public. Ils s’éclataient et ça se sentait au lieu de faire un numéro rodé d’excité sans âme comme Jon Spencer.
A voir à tout prix (surtout dans une petite salle). Ils ont définitivement quitter le plateau en portant le bassiste et sa basse à travers la salle. Ils ont fait chanter le public, ils ont dansé avec le public et sont revenus boire un coup et signer quelques autographes de fans de la première heure visiblement. Longue vie aux Flestones !
le 24/06/1999
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