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Samedi 25 octobre 2014 : 14455 concerts, 23050 critiques de concert, 4981 critiques de CD.

Critique de concert Tindersticks + Elysian Fields (Festival Ô Les Choeurs 2010)


Tindersticks + Elysian Fields (Festival Ô Les Choeurs 2010) en concert


5 étoiles, concert à ne pas manquer

Jaime




Affiche de rêve pour clôturer le festival Ô les Chœurs (à taille humaine, convivial et bénéficiant d’une jolie prog) à Tulle, en Corrèze : rien de moins qu’Elysian Fields et Tindersticks au cours de la même soirée intimiste dans la salle des Lendemains qui Chantent ! Le bonheur total donc pour les fans de pop classieuse, qu’elle soit minimaliste, sensuelle et jazzy ou orchestrale, grave, étourdissante, langoureuse et rock…





Elysian Fields

Dans cette excellente salle qu’est Des Lendemains Qui Chantent (remplie mais pas trop non plus… on peut donc facilement être près des artistes), la première partie assurée par le duo new yorkais Elysian Fields place d’entrée de jeu la barre très haut : au menu, voix féminine totalement renversante de beauté et guitare blues jazz rock admirablement caressée ou violentée. Ce que ce groupe laisse à voir de son univers étrange est vraiment à couper le souffle ! Quand Jennifer Charles chante de manière très sexy ses textes en faisant de petits chorégraphies excitantes avec ses mains et ses hanches, on commence à sentir la température de notre corps monter dangereusement. Surtout qu’Oren Bloedow joue divinement de sa six cordes, décochant la note qu’il faut au bon moment, créant des dissonances très intéressantes et des harmonies saisissantes. En clair (obscur, hein !), il jette de l’huile sur le feu et attise le désir pour Elysian Fields. Et les choses ne vont pas en s’arrangeant au niveau de la chaleur quand le duo se lance dans Passing on the stairs, un titre à tomber à la renverse où les deux voix se mêlent admirablement. Le dernier morceau de ce set beaucoup trop court n’est rien moins qu’une version aussi inattendue que sidérante d’All Apologies de Nirvana. Sublime, ce concert d’Elysian Fields !





Tindersticks

Quelques minutes plus tard, les Tindersticks arrivent sur scène pour donner un spectacle dont ils ont le secret : une prestation articulée autour de l’excellent dernier album du groupe, Falling Down A Mountain, avec des titres très alanguis, des torrents de mélancolie, des rivières de mélodies enchanteresses, de luxueux arrangements (violoncelle, piano, guitares, chœurs, basse, batterie… ) et des passages plus nerveux portés par des rythmes joliment enlevés…

Comme toujours, les Tindersticks sur scène, c’est la classe incarnée : chaque musicien fait ce qu’il a à faire sans en rajouter, s’intégrant dans un collectif très riche, pour mieux laisser s’épanouir l’époustouflante voix grave de Stuart Staples. Le combo "rouflaquettes, veston classe + cordes vocales profondes" ne laisse pas insensible la gent féminine - comme le reste de l’assistance d’ailleurs -, qui semble comme aimantée par la présence du leader des très doués Anglais... Toujours discret, les yeux mi clos et économe de ses mots entre les morceaux, celui qui habite à une heure de route d’ici (en Creuse, à La Souterraine, là où se trouve le Lucky Dog Studio) chante en se mettant à nu, armé d’une guitare sèche ou électrique, d’un tambourin ou d’un seul et unique micro… L’alchimie musicale avec le reste des musiciens est impressionnante : le batteur est exceptionnel, le violoncelliste également, le guitariste Neil Fraser (aussi bon pour égrener des notes électriques que pour rythmer une chanson façon flamenco) et le pianiste David Boulter (aussi impassible que toujours précieux) sont impeccables, le bassiste est parfait et le guitariste/pianiste choriste (le songwriter David Kitt, nouveau Tindersticks) est lui aussi irréprochable…

Comme dans un rêve éveillé, on laisse la troupe nous emporter dans son monde fascinant du premier morceau jazzy, Falling Down A Mountain (parfaite transition avec Elysian Fields !), au rappel final sur le génial incunable Raindrops, en passant par le très beaux Black Smoke – un véritable tube ! –, Harmony Around My Table, Keep You Beautiful, Sometimes It Hurts, My Oblivion, A Night In et autres perles rares à écouter seul ou bien accompagné… C’est juste magique d’être à quelques mètres des Tindersticks pour entendre ça ; plusieurs fois l'on ferme donc les yeux, complètement envouté par ce qui se passe sur scène ! Ce miraculeux groupe rescapé des années 90 est plus que jamais à voir impérativement sur les planches au 21ème siècle…





A lire également, des chroniques de concerts des Tindersticks à La Route du Rock 2008, à la Coopérative de Mai en 2003, au Festival de Sédières en 2002.


Liens : www.deslendemainsquichantent.org, , www.elysianmusic.com, www.myspace.com/elysianfieldsnyc, www.viciouscircle.fr, www.tindersticks.co.uk, www.myspace.com/tindersticksofficial, www.beggars.com, www.myspace.com/beggarsbanquetuk, www.facebook.com/pages/tindersticks-official.


 


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