Dalëk + Playdoe 10 Mai 2008- Cabaret aléatoire - Marseille Peut être es-ce du au long week-end de Mai, au multiplexe de foot ou tout simplement à la très mince promo mais cette soirée organisée par le magazine Noise n'a pas attiré foule, loin de là, quelques dizaines de curieux venus pour voir .../...
Peut être es-ce du au long week-end de Mai, au multiplexe de foot ou tout simplement à la très mince promo mais cette soirée organisée par le magazine Noise n'a pas attiré foule, loin de là, quelques dizaines de curieux venus pour voir l'impressionnant Dalëk dont j'avais raté le premier passage à Marseille il y a une paire d'années.
Jusqu'à ce concert je n'avais jamais entendu parler de la première partie Playdoe et pour cause, les sorties du label Jarring Effects ne m'ont jamais vraiment intéressé mais là bonne surprise c'était dès les premières minutes une grosse claque.
C'est un duo hip hop en provenance de Johanesbourg formé du Dj Sibot et du Mc Spoek Mathambo et ils ont juste sorti un EP pour l'instant.
Les instrus sont percutantes avec des sons electro robotiques aux influences qui ratissent large, qui rappellent autant Afrika Bambataa qu'Anti Pop Consortium, sans cesses triturées par le dj qui s'avère en plus un excellent scratcheur et qui prend parfois le micro-vocodeur.
Quand au rappeur, dont la voix était malheureusement sous mixée par moments, c'est à Busdriver (pour l'énergie) et Spank Rock (pour le flow goguenard et la gestuelle chaloupée) que l'on pense et le peu de public présent hoche frénétiquement de la tête, c'était très efficace comme entrée à matière.
Après ce set retro-futuriste, ambiance apocalyptique avec Dalëk et là ça ne rigole plus du tout.
Connaissant un peu ses disques et ayant eu des retours positifs donc pas de surprise mais la confirmation que cette formation ne ressemble à aucune autre.
Le style sans concessions, la tension qui ne retombe jamais, une fois happé difficile de décrocher et l'on en sort épuisé (dommage pour les autres dj's qui allaient suivre, Otto Von Schirach et Jason Forrest).
Un concert aussi musclé que le sont le rappeur et surtout son dj tatoué, les samples indus et les riffs du guitariste plus les ambiances lourdes distillées par un quatrième acolyte aboutissent à un mur du son bruitiste et hypnotique.
Un chaos qui trouve même de l'écho chez quelques métalleux comme cette spectatrice passablement éméchée venue sur scène hurler au micro.
Ce qui n'a pas l'air de perturber plus que ça Dalëk, dont il faut d'ailleurs souligner l'extrême concentration.
Contrairement à bien d'autres il ne fait aucune pause entre les morceaux et ne s'adresse que rarement à l'assistance, si ce n'est pour assèner ses rimes redoutables et en découdre avec les beats ravageurs de son groupe. Réagir à cette critique
Rubin Steiner + Bunny Rabbit 7 mai 2008- Cabaret Aléatoire - Marseille Un peu retardé par le beau temps et le plaisir retrouvé des apéros en terrasse il est à peu près 22h quand j'arrive au Cabaret Aléatoire pour le concert de Rubin Steiner et son Neue Band.
Premier constat, ce n’est pas l'affluence des grands .../...
Un peu retardé par le beau temps et le plaisir retrouvé des apéros en terrasse il est à peu près 22h quand j'arrive au Cabaret Aléatoire pour le concert de Rubin Steiner et son Neue Band.
Premier constat, ce n’est pas l'affluence des grands soirs. Le fond de la salle est même fermé par un immense rideau. La première partie a déjà commencé, il s’agit de Bunny Rabbit épaulée pour l'occasion de Black Cracker, sa compagne à la ville et à la scène. La rappeuse produite par CocoRosie, nous vient tout droit de Brooklyn avec son 1er album sorti en 2007, Lovers and Crypts.Au niveau son, c'est des bons beats, presque du dirty south, assez classiques mais jamais ennuyeux, entourés d'effets plus recherchés. Le tout prend une dimension suave et sexy clairement affichée. Au niveau du flow et de l'attitude de la demoiselle sur scène, ça me rappelle cette vague d'artistes féminines du genre de M.I.A ou Sasha Perera de Jahcoozi pour l'extravagance et l'énergie sexuelle qui se dégagent et ce malgré une voix de fillette limite innocente à la Alice aux pays des merveilles. Je dois avouer que ça fait très plaisir de la voir déambuler sur scène sans retenue et sans complexe. Je regrette vraiment de ne pas avoir vu le show en intégralité.
Une artiste à suivre donc.
Arrive ensuite la tête d’affiche de la soirée : Rubin Steiner.Sa présence à la Friche est due à la sortie de son nouvel album Weird Hits, Two Covers & a Love Song. Bien connu pour ses talents de dj aux influences variés (jazz, electro, hip hop, punk rock) ainsi que ses albums Wunderbar Drei et Drum Major, c’est une orientation résolument Pop/Rock, un retour aux sources selon ses dires, qu’il vient nous présenter. Il est accompagné d’un guitariste, d’un bassiste, d’un batteur et d’un synthé (qui apportera la véritable originalité de l’ensemble). La prestation est cohérente, ça rappelle du Girls in Hawaii en plus péchu voire du Artic Monkeys, le côté disco psychédélique se perd un peu en live mais ça fait du bien d’entendre un peu de rock, moi qui suis plus habitué à l’electro ou au hip hop. Je reste pourtant un peu sur ma faim, le groupe se contente de jouer le nouvel album avec notamment les titres Another Record Story, Kiss Richards ou Take Your Time.C’est un peu dommage quand on connaît toutes les facettes de Rubin mais il semble que ce ne soit pas l’ambition de l’artiste pour sa tournée.
Après une heure et simplement un tout petit rappel, A Hit une reprise de Smog, le concert s’achève et on se dit qu’il y avait le potentiel pour que la soirée prenne une tournure vraiment festive et délirante. Ç’est resté malheureusement un peu sage. Tant pis ça sera pour la prochaine fois.
The Duchess says + Lesbians on Ecstasy (Festival B-Side) 29 Avril 2008- Cabaret Aléatoire - Marseille Par précaution, je ne me suis guère aventurée au Cabaret Aléatoire avant 9h30 pour aller observer le phénomène électro lesbien québécois : Lesbians on Ecstasy . Cernée par des écrans projetant des boucles de documentaires animaliers sur les singes .../...
Par précaution, je ne me suis guère aventurée au Cabaret Aléatoire avant 9h30 pour aller observer le phénomène électro lesbien québécois : Lesbians on Ecstasy . Cernée par des écrans projetant des boucles de documentaires animaliers sur les singes et par un public dont la mixité n’était pas réellement à l’ordre du jour, je me mets en position (hum.. enfin, vous m’aurez compris..), pour découvrir le premier groupe The Duchess says , eux aussi francophones d’outre Atlantique.
Un batteur, un homme à quatre ou six cordes, un claviériste et une chanteuse totalement illuminée qui, par sa voix criarde mais travaillée et sa gestuelle de tigresse possédée, suscite l’enthousiasme général. Avec un sens du show très développé, la voici qui se retrouve pied nu à danser avec des filles transpirantes, cernant ses transes gymnastiques en forme de flexions-extensions à même le sol, tandis que le triptyque des musiciens sagement restés sur scène distille un electro-punk énervé, avec des passages franchement grindcore, et ma foi très efficace.
Puis les tant attendues Lesbians montent sur scène, au nombre de quatre filles assez impressionnantes, batteuse électronique avec sifflet d’appoint, claviériste pour le coup bien féminine, bassiste tankée-piercée-tattouée et chanteuse, en casquette de cuir et pantalon à paillettes.
Le show est réellement impeccable, chorégraphié et sans bavures ; tout est savamment orchestré pour faire remuer les centaines de filles aux cheveux courts et lunettes de soleil présentes. La musique sonne electro club et les paroles sont fédératrices « We’ll be waiting all our lives for our sisters to be our lovers », tandis que j’essaye de me fondre dans mon carnet, dissimulant mon honteuse hétérosexualité.
La chanteuse est particulièrement efficace, le rythme dans la peau et la voix bien aiguisée entre chuchotements, joli chant clair et cris extatiques. Je dois dire que je ne suis pas particulièrement sensible à l’electro très club, mais c’était bien fait, donc la pilule est bien passée.
Le rappel donne lieu à une petite surprise pas piquée des vers, avec s’il vous plaît une reprise à capella avec juste la basse et le tambourin de la chanteuse en fond sonore, de I like to move it de… Reel 2 Real ! (fabuleux groupe de dance des années 90, si si vous connaissez). Le Cabaret devient boîte de nuit et la foule hystérique (et accessoirement dans un état second) se déchaîne sur le dancefloor; la reprise une fois achevée, je prépare fébrilement mes affaires mais me fait rattraper par le son du vrai I like to move it , histoire de bien enfoncer le clou musical.
Allez bonsoir.
Non, ne me raccompagne pas en voiture, ça ira, hein voilà_
Rona Hartner + Olga Kouklaki + Relatif Yann (Festival Reflets) 26 Avril 2008- Cabaret Aléatoire - Marseille Difficile de faire l’impasse sur le concert du néo-moustachu dandy gothique australien, pourtant ce soir j’ai fait le choix de la légèreté et de la fantaisie en venant revoir un an après la tzigane Rona Hartner. Il faut dire que beaucoup de sympathie .../...
Difficile de faire l’impasse sur le concert du néo-moustachu dandy gothique australien, pourtant ce soir j’ai fait le choix de la légèreté et de la fantaisie en venant revoir un an après la tzigane Rona Hartner. Il faut dire que beaucoup de sympathie et d’amour se dégagent de cette petite nana, et que son concert de l’an dernier au portail coucou avait eu une valeur quasi thérapeutique à la veille des élections.
Cette soirée au cabaret aléatoire s’inscrit dans le cadre du festival « Reflets » (festival de cinéma qui a eu lieu aux Variétés, et dont plusieurs films méritaient le coup d’œil). La décoration est donc assez sympathique avec de nombreuses caméras vintage, des films expérimentaux (avec un singe sauteur) projetés sur des petits écrans suspendus…
Par rapport à l’an dernier, Rona a changé à plus de 50% ses musiciens. Demeurent le violoniste et le danseur/percus (qui fait bien craquer les filles celui-là !), dommage car le guitariste (assez rock) d’alors était bien sympa…Enfin, les nouveaux musiciens, d’origines diverses (Canada, Argentine, Belgique,…) sont très bons et pas moins sympathiques.
Il me semble que Rona tends vers l’épure. En effet, l’an dernier elle était déjà presque totalement débarrassée des boucles électroniques, et cette fois-ci la guitare rock est quasi absente. On a droit à de la musique balkano/ klezmer pur jus, où certains passages sont 100% percussifs.
Le public est venu assez nombreux, et les premiers rangs sont composés en grande majorité de nanas en transe. Pourtant quelque chose me dit qu’il ne sera pas si facile de repartir avec une…à moins de prouver mes talents de jongleur/clarinettiste…
Car sur scène, le spectacle est total.
Rona laisse son groupe s’exprimait. Elle quitte régulièrement la scène, pour laisser place à son danseur/jongleur, ou pour des solis de violon et clarinette.
Ce soir Rona affiche des formes généreuses de nouvelle maman, qui expliquent son petit ventre de l’an dernier…
Je reconnais certaine chansons de son nouvel album (le premier en fait puisque les précédents étaient des collaborations avec Dj Shantel, Dj Click,…ou bien des b.o. notamment pour les films de Tony Gatlif) : elle a sommeil, la sautillante où tu vas, où tu vas, où tu vas ?, nationalité vagabonde…
Rona fait tournoyer sa jolie robe bleue, bougent ses bras tel les battements d’ailes d’un colibri, elle encourage ses musiciens (parfois un brin timides)…Ce concert me fait le même effet que l’an dernier : plein de sourires, plein de soleil, plein d’amour.
Une émotion surgit quand elle nous présente une chanson sur la solitude, qui nous dit-elle a longtemps été sa compagne avant qu’elle…ne rencontre son mari, qu’elle remercie au passage…Les amoureux transis se feront donc une raison, mais on est heureux pour elle que sa vie amoureuse ait trouvé un chemin heureux.
Pour le rappel, tous les musiciens abandonnent leurs instruments et rejoignent Rona sur le devant de la scène pour une intro a cappella. Elle nous annonce une des deux chansons/hymnes du peuple tzigane et évidemment il s’agit de cette putain de chanson à crever dans les larmes Ederlezi. Enfin, comme l’an dernier la version est plus énergique et entraînante que celle entendue dans le temps des gitans. Un terrible finale et il reste plus qu’à espérer revoir la charmante tzigane et son groupe très bientôt…
J’ai passé une très bonne soirée et pourrais déjà partir le cœur léger.
Finalement, je reste pour l’électro-pop de la greco-parisienne Olga Kouklaki.
Elle est accompagnée sur scène par deux compatriotes (basse/machines/synthés).
Les deux premiers titres (comme sur disque) sont 100% synthétiques et moi j’aime pas le synthétique. Finalement, je me rapproche de la scène pour prendre quelques clichés, la demoiselle étant plutôt attractive. Et comme sur le titre suivant, le bassiste enclenche de la distorsion sur sa basse, ça devient nettement plus rocknroll et me voici entraîné dans le truc.
Comment dirai-je…(sans me faire de nouveaux ennemis) les deux messieurs ne sont pas très sexy et assez timides, mais finalement leur présence assez inquiète va très très bien avec l’ambiance des chansons.
Olga a une voix fort agréable que l’on pourrait situer quelque part entre Pj Harvey et Beth Gibbons. Quant à l’atmosphère des chansons, malgré une composition essentiellement synthétique, se dégage un petit côté rock sexy à la Kills qui finit par bien me plaire.
Au final, la séduction (en live) est quasi-totale et ils ont la bonne idée de nous rejouer
pour le rappel le très dansant Get a life, qui nous est déjà resté gravé dans le cerveau.
Pour clore la soirée on a droit à un set technoïde downtempo du marseillais Relatif Yann, que je découvre pour l’occasion alors que ça fait « 10 ans » que j’en entends parler. Ma foi, c’est plutôt très sympa. En plus, visiblement ce sont ses propres compositions, et sur la scène marseillaise, pas si techno que ça il fait presque figure d’électron libre. A revoir, car j’ai besoin de dormir. Une soirée éclectique comme on aimerait en voir plus souvent.
Black Lips (Festival B-Side) 17 Avril 2008- Cabaret Aléatoire - Marseille Foncièrement indépendant et Do it yourself, le Festival B-Side, organisé par les filles d’In The Garage nous enthousiasme toujours autant pour sa 2e édition. Axé sur la découverte, bien loin du mainstream et de la hype, il nous propose, entre autres, .../...
Foncièrement indépendant et Do it yourself, le Festival B-Side, organisé par les filles d’In The Garage nous enthousiasme toujours autant pour sa 2e édition. Axé sur la découverte, bien loin du mainstream et de la hype, il nous propose, entre autres, cette année le krautrock totalement addictif de Zombie Zombie, le garage psyché et complètement barré des Black Lips, les punkettes groovy de Lesbian on Ecstasy et de Partyline, l’électro-rock jouissif de Poni Hoax, …
Pas d'bol par contre avec les 1eres partie locale. La semaine dernière Nation all dust, annule, ce soir c'est le tour d'Aggravation (bon rétablissement Miguel !) puis de leur remplaçant Elektrolux (une sombre histoire de réunion de leur section syndicale en vue de préparer la Révolution à venir).
Malgré l'absence de stars locales et surtout la pluie qui d'habitude fait déserter n'importe quelle salle de concert dans nos contrées, le Cabaret est honnêtement remplacement, avec pas mal de jeunes kids lookés r'n'roll et qui assureront le show ce soir.
Les Black Lips débarque sur scène et comme Emmy, dira la photographe LiM de la soirée, ne sont pas très érotico-rock'n'roll. C'est vrai que les dégaines ne sont pas spécialement dans le ton, contrairement donc aux kids sus-cités. Mais qu'importe ce soir les Black Lips se sont déchaînés ce soir, bien appuyés donc par les jeunes cons (ceci est un compliment) du public.
Même si leur passage à l'Embobineuse il y a trois ans ne nous avait pas convaincu, il faut dire que cette fois j'étais quand même curieux de voir ce que ça allait donner, vu que leur dernière galette, Good Bad Not Evil est des plus efficace, même sur le Pinguin pourtant fort peu amateur de son 60's en général.
Parce que là, dans les 60's on y est à fond les ballons ! Et dès le départ, avec les kids déchaînés qui veulent démonter la barrière de sécurité entre la scène et le public (qu'est-ce que ça fout là ça ? La veille les (excellentissimes) Infectious Grouve n'en avait pas eut besoin, eux) c'est chaud bouillant. Heureusement le groupe et les Girlz calment les gars de la sécu et au bout de 3 morceaux la barrière est évacué et le devant de la scène est envahit pas des kids et kidettes, qui se trémoussent frénétiquement, avec des fringues et des poses que leurs parents n'auraient pas reniés 40 ans auparavant !
Alors vu que le groupe délivre sans compter ses pops songs bien vrillées (tendance Beattles 1ere époque), que ça joue bien et surtout de façon pêchus, que l'esprit est bon, le public chaud bouillant (j'avais à côté de moi un Tigre des Montagnes déchaîné), on s'en sort avec un concert des plus rafraîchissant. Et même si on a l'impression d'avoir déjà pas mal entendu ça, on se retrouve à remuer ses gambettes (même avec une entorse !) sur ce set trépidant. Vu le tarif des plus abordable, que demande le peuple ? Si ce n'est la prochaine édition du B-Side !
>> Réponse (le 21/04/2008 par Oh! Tiger Mountain)
Et oui, déchainé que j'étais devant ces gitans du rock, des sales branleurs ivres ou pire, à milles lieux du total .../...La suite
Nicholson + Naive New Beaters + Heidi (Festival B-Side) 10 Avril 2008- Cabaret aléatoire - Marseille Première soirée du festival B-Side au Cabaret aléatoire, et ce soir au programme de la pop, de l'electro rock, bref de quoi bouger dans cette salle qui n'attend que ça.
L'ambiance du lieu s'y prête et pour une fois qu'on laisse s'exprimer une scène .../...
Première soirée du festival B-Side au Cabaret aléatoire, et ce soir au programme de la pop, de l'electro rock, bref de quoi bouger dans cette salle qui n'attend que ça.
L'ambiance du lieu s'y prête et pour une fois qu'on laisse s'exprimer une scène française, c'est une bonne soirée qui s'annonce.
21h30 et entrée en scène du premier groupe, marseillais... Nicholson nous présente leur nouvel album des rastas et des punks », entre son pop et sonorités rock très travaillées. Pour avoir fouillé leur myspace on s'attend à apprécier la scène pop marseillaise, avec de vraies paroles en plus, enfin !
Formation pop/rock classique, Nicholson à la guitare/voix, Gerolson à la basse et à la batterie >Alanson.
On est frappé par les influences diverses du groupe, qui se ressentent autant au niveau de la musique que par la façon qu'a nicholson d'adapter sa voix a chaque morceau. Parfois on sent du Dutronc parfois aérienne parfois chaude a la Daho, parfois rock, on bascule d'un univers a l'autre très vite, même si l'influence reste très pop, elle est travaillée, mélangée, elle bouscule sans les renier les règles du genre.
On a même droit à la reprise du titre mythique Chercher le garçon tout à fait dans la teinte du groupe marseillais.
Alors oui on peut l'affirmer ce soir, la scène pop marseillaise existe, elle est bien présente, et elle n'a rien a envier a ses voisins anglo-saxons.
Dommage que la salle ne se soit pas encore remplie, mais ça ne saurait tarder.
22h30
Après un bref entracte, la scène se métamorphose, la basse disparaît, une guitare électrique posée sur scène et table de son electro.
On s'attend à voir débarquer un trio, mais on s'attend jamais à Naive New Beatter.
Eurobelix se pointe sur scène, et il donne le ton complètement déjanté du groupe.
Costume à paillettes, et accessoires scintillants, il danse comme un possédé sur la scène, et on s'attend d'un coup a un concert hors du commun.
Impression confirmée mille fois, par l'arrivée du chanteur/leader du groupe David Boring, au look pour le moins original, et qui se déhanche volontiers. Martin Luther BB King s'installe a la gratte et ... c'est parti !
D'un coté de la scène ça envoie du gros son electro, d'un autre du gros son rock au bout d'une guitare déchaînée, et surtout dispersé au quatre coin de l'espace, la voix du leader qui donne le rythme effréné du groupe.
De l'autre coté de la barrière, une salle qui s'est remplit, qui s'est rapprochée au plus près de la scène, des enceintes, et qui se déchaîne autant que les trois fous sur scène.
En plus d'un très bon son, très efficace : le jeu de scène est excellent, et entre deux chansons on a droit a un numéro complètement décalé, de David qui s'obstine a nous répéter qu'ils viennent de los-angeles, qui nous sort des vannes tordues sous des airs de pop/star aux élans philosophiques complètement barrés.
On danse surtout, on crie, on rit aussi, et on profite de la contagion d'énergie qui se dégage de la scène et qui fait bouger le public complètement déchaîné.
Une heure ça passe vite dans une ambiance pareille , trop vite, un rappel ça suffit pas, mais bon toute les bonnes choses ayant une fin ... on reviendra !
A ne pas rater , si ils passent près de chez vous, pas d'hésitation possible pour peu que vous ne soyez pas allergique a l'electro/rock , tant qu'il est encore temps de les voir dans des salles aussi conviviale que ce soir.
23h30
Le groupe que j'attendais, pour en avoir écouté souvent, mais que je n'avais pas encore eu l'occasion de voir sur scène Heidi .
Groupe marseillais encore, pas que je sois particulièrement chauvine mais ça fait encore plaisir de voir que la scène locale se bouge ! Et c'est bien pour ça que ce genre de festival est indispensable a mon avis, pour faire vivre la scène française.
Le problème c'est que passer après un groupe comme Naive New Beater c'est dur, très dur.
Lionel et les deux David débarquent, le leader , une guitare, et un batteur.
Formation super douée musicalement, je suis frappée par le ton précieux de la musique, le groupe du coup est super exigeant sur la qualité du son, c'est très beau très très travaillé, tous les textes sont en anglais et sont magnifiquement interprété par Lionel.
Dommage que le jeu de scène ne soit pas a la hauteur de ses grands musiciens, mais l'ambiance de cet opus ne se prête pas non plus a des chorégraphies endiablées.
C'est du rock , entre le glam , la pop, et une pointe de sonorité electro.Planant.
Le trio nous montre l'étendue de son talent, Lionel passe du chant a la basse, de la basse a la guitare,
David C. passe volontiers au micro pour un superbe morceau pop, et le batteur David G. se transforme en bassiste.
Entre Placebo et Aaron, a écouter en boucle en cd, a apprécier en concert, bons musiciens et donc de la vraie musique.
Formation musicale exceptionnelle, dommage qu'il soit peut être un peu tard pour que le public apprécie a sa juste valeur le talent du groupe.
Bonne soirée au cabaret aléatoire, ça promet pour la suite du festival B-Side !