Africa Fête : Bil Aka Kora + Toko Blaze + Chiwoniso + La Méthode 27 juin 2009- Cabaret Aléatoire - Marseille Ambiance différente de d’habitude au Cabaret pour cette Africa Fête 2009. Des minots qui courent et sautent dans tous les sens, un public plus métissé, plus hétéroclite en âges, en ganaches et moins hype, des odeurs de bouffe, …moins standardisé quoi. Il faut dire que ça a démarré depuis l’après-midi et que concerts, contes, danses se sont .../... La suite
Ambiance différente de d’habitude au Cabaret pour cette Africa Fête 2009. Des minots qui courent et sautent dans tous les sens, un public plus métissé, plus hétéroclite en âges, en ganaches et moins hype, des odeurs de bouffe, …moins standardisé quoi. Il faut dire que ça a démarré depuis l’après-midi et que concerts, contes, danses se sont succédés.
On arrive pendant le concert de Bil Aka Kora (Burkina Faso) dans lequel il me sera difficile de rentrer. Il fait encore jour et chaud dehors et je n’ai pas encore envie de rester dans la salle à la température un peu étouffante… une scène extérieure non ? Ouais je sais la Friche n’est pas autogérée et je ne décide par de la logistique des concerts que je vais voir.
C’est un mélange de musique tradi Kasséna et de jazz blues bien foutu, bien exécuté mais un peu trop classique pour m’emporter en début de soirée. Belle voix, un peu trop de guitare à mon goût……. Je vais boire un coup dehors, faire le tour des stands (belle table de presse pour survie 13, fringues, artisanat….) et profiter de la tombée du jour.
Entrée de Toko Blaze qui présente son nouvel album Urban Griot (dans les bacs en octobre) : un début de concert acoustique presque intimiste qui va se déployer petit à petit, monter en puissance et nous entraîner dans son sillage. La fée électricité fera monter la sauce tchatche-reggae-ragga porté par flow impeccable. Ses mots sont lucide et simultanément porteurs d’espoir, on retrouve les couleurs de notre ville et ses horizons transméditerranéens. Je regrette simplement que les musiciens n’aient pas permis à Toko de sortir plus de sa réserve, de lui-même et de nous donner à voir ce qu’il laisse entrevoir de puissance, de colère réfléchie, de magnétisme et d’énergie… "Transmettre l’héritage du griot. Porter haut la parole du bitume. L. D’Anconna http://tokoblaze.com/#/bio "
Après une bière dehors bien méritée, il fait au bas mot 45° dans la salle et le public de Toko a fait monter le degré d’hygrométrie de manière impressionnante, Chiwoniso (1er album Rebel Woman) chanteuse américaine d’origine zimbabwéenne investit la scène. Voix chaude, envoûtante et enveloppante accompagnée du "mbira" piano à pouces dans une pièce de bois appelé ailleurs kalimba, sanza… Aucun passage en force malgré sa puissance vocale, une alternance de morceaux intimistes et plus groovie portés par de très bon musiciens US, Zimbabwéen et Sud Africains (basse, batterie, guitare et congas). Des histoires d’émancipation, d’amour, de luttes, de femmes et de résistance… impeccable.
Encore une bière ou deux dehors, décidément la fraîcheur ne se décide pas à investir un peu l’intérieur et c’est partie pour ce que j’attends le plus, il faut être honnête : du son hip-hop dans mes oreilles… on a beau essayer de s’affranchir de la facilité de ses genres préférés, d’élever son capital culturel (c’est pas beau hein comme formule): comme un aimant, tout ça tout ça !
Et alors, ben déçue ! Il faut dire à leur décharge que la qualité du son servi pour La Méthode est une hérésie, une horreur, enfin tout ce qu’on peut imaginer de pire : une espèce de bouillasse dont n’émerge ni les voix, ni le flow ni même les effets et cornes de brumes sur- utilisées par le DJ. Je ne vais donc pas m’étendre d’autant que vaincue par la bouillasse et la fatigue je ne suis pas restée tout le set. Juste trop d’effet, trop de chorégraphie, trop de T-shirt identiques et de look calculé et pas assez de rap, de real hip-hop… une prochaine fois j’espère, peut-être ailleurs mais en tout cas avec un son correct.
Machine Head 17 juin 2009- Cabaret Aleatoire à Marseille
Machine Head de retour à Marseille 12 ans après leur concert mythique au Moulin, ça ne pouvait se rater ! Et les marseillais l'ont bien compris, avec un Cabaret aléatoire complet, des metalheads cherchant même des places à l'entrée !
Le souci, autant le dire d'emblée, c'est que les MH peuvent être assez irréguliers, c'est un fait, mais .../... La suite
Machine Head de retour à Marseille 12 ans après leur concert mythique au Moulin, ça ne pouvait se rater ! Et les marseillais l'ont bien compris, avec un Cabaret aléatoire complet, des metalheads cherchant même des places à l'entrée !
Le souci, autant le dire d'emblée, c'est que les MH peuvent être assez irréguliers, c'est un fait, mais surtout, ils ont vieilli. Comme certains d'entre nous de l'époque, comme moi. La date de 97 au Moulin reste dans toutes les mémoires car c'était l'enfer dans la fosse entière, la hargne haineuse de Flynn crachée à la gueule, deux albums in your face, donc une setlist de rêve... En 2000 au Graspop ils avaient été mauvais, la faute à un album, "The burning red", qui suivait le mouvement néo-jump américain, et qui avait déçu énormément de metalleux fidèles, et une attitude adéquate...
En 2005 au Wacken ils avaient tout à prouver, et avaient donné LE concert de l'année pour moi, concentré de rage retrouvée, soutenant un album enfin bonnard, live plein de reprises de Metallica, Maiden... une tuerie ! Et puis est venu le dernier opus, "The blackening", avec de longs morceaux, fouillis de riffs, limite prog, pas très rapide, voix plus posée globalement... Le "Black crusade tour" qui avait suivi les avait vu jouer une petite heure, très peu vu la longueur des derniers titres joués....
Je me disais que là, en tête d'affiche, ils allaient se faire plaisir, enquiller les vieilleries que tout le monde attendait, se lâcher quoi ! Surtout que Flynn nous a reparlé de ce show d'il y a 12 ans, qu'il était heureux d'être là, haranguant la foule de longue, criant "Marseille" à foison, agréablement surpris de l'accueil réservé dans la fournaise ambiante.
Ben que nenni ! En me positionnant peinard avec mon père derrière la table de mixage, j'ai aperçu la setlist posée devant le multipistes... Je me suis dit que c'était une blague... Putain mais comment ils peuvent squeezer "Old" ?!! C'est comme si Maiden ne jouaient pas "Number of the beast" pour comparer... Comment ils peuvent jouer un seul putain de titre de "Burn my eyes" ?!! Ok ils défendent leur dernier album vieux de presque deux ans déjà. Mais ils étaient annoncés entre 1h30 et 2h00... et ils ne jouent que 1h20, intermède rappel et blablas compris !!
Déjà faut arrêter ces annonces de temps de jeu visant à rabattre le client, c'est mensonger et gonflant ! Ensuite, pourquoi le combo ne profite pas dudit temps de jeu libre pour faire plaisir aux fans ?! Ils savent bien que "Slanderous" ou "Elegy" vont plutôt ennuyer les gens, alors pourquoi ne pas enchainer sur n'importe quelle chanson des deux premiers opus ?
Quand je dis qu'ils ont vieilli, ce n'est pas sans rapport. Car si chaque musicien assure ses parties parfaitement, si Flynn montre son enthousiasme et ne triche pas avec ses émotions, il a en contrepartie perdu sa rage. J'ai trouvé, même comparé à 2005, qu'ils étaient moins rentre-dedans. Ils ne sont plus haineux. Même "Davidian" en ultime rappel (encore heureux !!) n'avait pas la patate habituelle :( Limite juste dans le chant!
D'ailleurs, en guise de rappel, proposer la très belle, mais très calme et longue "Descend the shades of the night" juste avant "Davidian", c'est étrange, et un peu symbolique de l'attitude du groupe. Plus "posée", très peu de morceaux rapides ("Struck a nerve" quand même), aucune cover alors qu'ils en faisaient régulièrement, surtout "Creeping death" de Metallica, bref je n'ai pas retrouvé le Machine Head auquel je m'attendais en groupe unique sur l'affiche (en plus !). Ils ont assuré le (bon) minimum, mais c'est bien en deçà de ce qu'ils peuvent proposer pour faire un immense plaisir aux spectateurs ayant déboursés 21 euros, qui reste un prix raisonnable, c'est à noter ! Tout comme les tarifs du bar, attractifs. On ne peut enlever ça au Cabaret Aléatoire, comme on ne peut pas enlever ces gros piliers disséminés dans la salle...
Coté fans, ca bougeait devant sur les passages énervés, mais aucun rapport avec la folie du Moulin (sans comparer avec les circle pits du Wacken bien sur). La faute aux morceaux à rallonge aux nombreux changements de rythme, et au peu de classiques ultimes. "Ten ton hammer" annonçait pourtant de belles choses...
Rendez vous un peu raté dans ce qu'on pouvait espérer d'une soirée en tête à tête avec les américains, sans première partie ni limite d'horaire...
Too "Old" to thrash ?
Setlist:
Imperium
Ten ton hammer
Beautiful morning
Elegy
Bulldozer
Slanderous
Seasons Wither
The burning red
Halo
Struck a Nerve
>> Réponse (le 18/06/2009 par Trab) "Déjà faut arrêter ces annonces de temps de jeu visant à rabattre le client, c'est mensonger et gonflant !"
Tout à .../...La suite
>> Réponse (le 19/06/2009 par robs) Je me suis franchement éclaté,mais un peu déçu par la durée du concert...La suite
>> Réponse (le 24/06/2009 par Sciroccu) Sincèrement j'ai beaucoup aimé le concert qui a duré 1h30 environ. Enorme ambiance dans la fosse sur tous les titres, je .../...La suite
Antipop Consortium + Rob Swift 06 juin 2009- Cabaret Aléatoire - Marseille Premier concert d’Antipop pour moi ce samedi au Cabaret puisque je n’avais pas eu l’occas de les voir avant leur reformation fin 2007. Comme d’hab je suis un peu sur le réserve vu la qualité parfois douteuse des prestations des rappeurs US (Madlib pour le plus récent).
Mais cette fois les keums feront le truc. J’ai bien aimé le dispositif .../... La suite
Premier concert d’Antipop pour moi ce samedi au Cabaret puisque je n’avais pas eu l’occas de les voir avant leur reformation fin 2007. Comme d’hab je suis un peu sur le réserve vu la qualité parfois douteuse des prestations des rappeurs US (Madlib pour le plus récent).
Mais cette fois les keums feront le truc. J’ai bien aimé le dispositif scénique, une grande table avec tous le bordel dessus et eux 5 autour. Les MC devant, parfois mais pas tous le temps et pas de barouf inutiles et de grands mouvements. Sayid et Beans ont un flow impeccable même si je préfère la sobriété du premier.
Plus un juste équilibre entre les expérimentation éléctro et le flow qui vient ramener tout ça là où moi je kiffe. Ils ont enchaînés nouveaux morceaux et anciens sans chichis ni mise en scène. Bonne énergie, bonnes émotions. Juste j’aurais aimé une bonne demi heure de plus mais visiblement Swift devait démarrer à minuit et le set s’est donc arrêté comme ça sans rappel, sur la tronche un peu déçue de Beans qui n’avait pas l’air d’avoir envie de décoller si vite de la scène. Du coup le tout ils n’ont pas réellement pu faire monter en pression et on reste sur une vague sensation de coït interruptus (surtout pour ceux qui sont arrivés à l’heure habituelle du Cabaret à savoir une vraie bonne heure et demie marseillaise après l’heure annoncée du concert et qui n’ont eus que 3 ou 4 morceaux).
Les keums Antipop ont d’ailleurs traîné toute la soirée dans la salle et dehors, accessible et discutant volontiers avec tout ceux qui voulaient s’entraîner pour leur anglais, leur dire bêtement qu’ils avaient pas aimés sans aucune argumentation ou tout simplement discuter.
Enchaînement rapide pour Rob Swift (ex X-Ecutioners). Virtuose, on le sait, champion à plusieurs reprises des compéts de DJaying (en particulier celles du DMC east cost turntable), mais putain c’est vrai qu’avec la classe américaine un DJ qui fait le show, ça marche.
Je montre ce que je sais faire, je tourne, cut, scratche avec les coudes, de dos tout ça tout ça, je vends mon DVD de turntablism… Malgré tout, ça marche : du hip-hop classique US, un peu de Wu Tang, l’inévitable Cypress Hill/House of Pain/Muggs dès que la salle fait mine de s’affaiblir jusqu’à un final sur eh oui Monsieur le Pinguin avec des guitares et tout "Eh Oh Let’s go" des Ramones et "White Riot" de qui au fait ? (private joke). Et pour finir une dernière démonstration de comme je suis fort et je tourne et je fait des pirouettes, mais comme il est vraiment fort eh ben ça marche !
Bon un set de bien 1h30, 2 heures ce qui fait que je ne peux rien vous dire de Interlope vu que vaincue par la fatigue et par le son qui s’échappait de la salle (trop chs’ais pas quoi enfin pas assez hip hop), j’ai pas eu envie de lutter.
>> Réponse (le 08/06/2009 par Sami) Grosse déception d'avoir raté Anti Pop Consortium, déjà dégouté de l'annulation de dernière minute du festival Seconde .../...La suite
Madlib + Egon 24 Mai 2009- Cabaret Aléatoire - Marseille Beaucoup plus que monde que pour Cut Chemist en milieu de semaine, le public hip hop est venu en nombre pour ce plateau "Funk is not dead" alléchant sur le papier mais très loin de convaincre.
C'est le manageur du label Stone Throw Egon qui ouvre la soirée avec une sélection de galettes obscures venant aussi bien d'Afrique que d'Amérique du sud, .../... La suite
Beaucoup plus que monde que pour Cut Chemist en milieu de semaine, le public hip hop est venu en nombre pour ce plateau "Funk is not dead" alléchant sur le papier mais très loin de convaincre.
C'est le manageur du label Stone ThrowEgon qui ouvre la soirée avec une sélection de galettes obscures venant aussi bien d'Afrique que d'Amérique du sud, du funk bien sûr mais également du jazz, beaucoup de percussions, du tout bon pour mettre dans l'ambiance, un peu dans le style de ce qu'avait joué Gilles Peterson à Marsatac l'an dernier.
Il communique beaucoup avec le public, peut être un peu trop à la longue, quasiment une invective entre chaque morceau qui cassent plus le rythme qu'autre chose.
La tête d'affiche de la soirée prend la suite sous l'ovation admirative de ses fans qui l'attendent un peu comme le messie.
Il faut dire qu'Otis Jackson Jr communément connu sous le nom de Madlib est parmi les producteurs les plus talentueux de la décennie en cours, fort de ses collaborations avec Jaydee, MF Doom ou encore Talib Kweli avec un son reconnaissable entre mille.
Si son génie ne fait plus l'ombre d'un doute sur disque, aux platines ce soir il est un peu l'ombre de lui-même, une amère deception.
Étonnés de le voir utiliser des cd's plutôt que des vinyles, on est rapidement désappointés par sa façon d'enchaîner des morceaux pourtant excellents (ah ce "Can't hold on" de Med).
Très peu de valeur ajoutée, un pitch par ici, un scratch par là, mais surtout aucune fluidité dans les transitions et de nombreux blancs indignes d'un artiste de ce rang.
Si on a malheureusement l'habitude de voir des pointures du micro venir cachetonner en faisant le strict minimum, on ne s'attendait quand même pas à un poussage de disques (parler de mix serait inapproprié) exécuté avec une telle désinvolture pour rester poli.
La salle se vide progressivement sans que jamais l'ambiance ne décolle, les plus fanatiques se contenteront de reconnaître des classiques que n'importe que dj du coin aurait mieux amené.
Le funk n'est certes pas mort ce soir mais un mythe (de studio) s'est indéniablement effondré, un dimanche à vite oublier. Réagir à cette critique
French Connection : Cowboys from outerspace + Arondes + Jolis 23 mai 2009- Cabaret aléatoire Marseille Seconde soirée du festival French Connection au Cabaret Aléatoirement rempli. Une centaine de kids seulement ont eu le courage de braver la dictatoriale soirée de foot pour venir écouter des groupes de rock. Mais combien étaient-ils en 78 aux premiers concerts des Clash ?
C’est peut-être ce que se sont dit les 4 qui sont montés sur scène en .../... La suite
Seconde soirée du festival French Connection au Cabaret Aléatoirement rempli. Une centaine de kids seulement ont eu le courage de braver la dictatoriale soirée de foot pour venir écouter des groupes de rock. Mais combien étaient-ils en 78 aux premiers concerts des Clash ?
C’est peut-être ce que se sont dit les 4 qui sont montés sur scène en premier. Le chanteur ressemble comme à s’y méprendre à Joe Strummer jeune. Et si un doute persiste, il suffit t’entendre les morceaux punk rock qu’enchaînent les Jolis (si si, c’est leur nom). Basse, guitare, batterie, ça beugle un peu en anglais, le tout dépassant rarement 2 minutes. On pense aux clash, aux Ramones et à toute l'année 78 en général.
C’est bien fait, c’est bien frais, mais c’est quand même du réchauffé. Ça ne semble pas déranger les premiers rangs, assurément quelques amis des membres groupes, qui s’agitent gentiment comme s’ils mettaient leurs mains dans une prise de 10 volts (faut pas exagérer, personne n’est en colère au point de faire un vrai pogo).
Mention spéciale au batteur, certainement le plus habité par la musique que le groupe joue, contrairement aux trois autres, qui sont peu trop dans la posture.
Le groupe suivant, les Arondes, assument eux, parfaitement la posture. Tee-shirt rayé noir et rouge, pantalons blancs, les 4 Daltons jouent de la surf-music instrumentale de haute volée. En fermant les yeux, on se croirait presque dans un film de Tarantino. Mais l’exercice a ses limites et on finit par s’ennuyer ferme tant les morceaux finissent par se ressembler. Dans un musée d’art contemporain, ils feraient un carton.
Viennent ensuite les Cowboys front outer space pour leur grand retour sur la scène marseillaise. Avec la désafection des Barcelonnais de Tokyo sex destruction, les cowboys ont dont la charge de clôturer la soirée. Fidèles à leur devise, les rockers tout droits sortis d’un film de John Walters période Cry baby, dégaineront leur rock garage énervé en allant pioché dans les 5 albums passés. C'est fougeux, rageant et classieux.
Une sorte de best of qui a ravi les membres des Jolis qui n’ont rien raté de la prestation de ceux qui pourraient être leurs modèles. Mais les jolis n’ont pas 12 ans d’existence, n’ont pas de fans qui portent leur tee-shirt et ne s’apprêtent pas à sortir un sixième album en septembre après avoir frôlé la séparation. La vie est injuste.
>> Réponse (le 28/05/2009 par Boby) C'est dommage parce que les Cowboys c'est vraiment un super groupe, en tout cas moi je suis fan ! Dommage que je n ai .../...La suite
>> Réponse (le 01/06/2009 par danvark) Chouette un festival rock punk au cabaret aléatoire avec une affiche assez alléchante. Mais arrivé à la bourre on était .../...La suite
Cut Chemist + Master Shortie 20 Mai 2009- Cabaret Aléatoire, Marseille Affluence assez décevante, d'autant plus une veille de jour ferié, pour une soirée pourtant alléchante sur le papier.
Pour le set inaugural sympathique de Dj Creestal c'est triste à constater, il n'y a pas une casquette, les premiers arrivés préfèrent lézarder à l'exterieur, où, grande nouveauté, le bar à vin est délocalisé en face d'un stand de .../... La suite
Affluence assez décevante, d'autant plus une veille de jour ferié, pour une soirée pourtant alléchante sur le papier.
Pour le set inaugural sympathique de Dj Creestal c'est triste à constater, il n'y a pas une casquette, les premiers arrivés préfèrent lézarder à l'exterieur, où, grande nouveauté, le bar à vin est délocalisé en face d'un stand de hot dogs.
L'Anglais Master Shortie n'attire guère plus de monde, et ne convainc pas vraiment les quelques curieux.
Son single "Dead end" sorti l'an dernier est bien poppy mais malgré un bon flow (pas très bien mis en valeur hélàs), le reste manque d'originalité, beaucoup de pâles imitations de sons dirty south à la Lil Wayne auquel il emprunte d'ailleurs son fameux "A Milli".
En tout cas il porte à moitié bien son nom, à défaut d'être maîtrisé son set était extrêmement court, à peine plus d'un quart d'heure.
La salle se remplit finalement à l'arrivée de Cut Chemist dont j'avais raté les précédents passages à Marseille (seul en 2007 puis avec Dj Shadow en 2008), erreur enfin réparée ce soir.
A ce que j'ai compris par ceux qui l'avaient déjà vu, son set est similaire aux précédents et tout aussi jouissif.
Contrairement à pas mal de virtuoses des platines, on a pas affaire à une démonstration hyper technique de turnablism mais à un show eclectique qui utilise la vidéo à très bon escient.
Dès l'intro (un remix maison du "Day In Day out" de Nat King Cole) on sait que l'on va passer un super moment avec moults scratches et samples plus ou moins improbables.
Malgré quelques passages un peu ennuyeux et vaguement new age, c'est un trip à la fois funk, afro, latino, rock, et évidement hip hop avec, surprise, la participation en chair et en os du rappeur Hymnal sur plusieurs passages et notament le tubesque "What's the altitude".
Un mix de haute volée, pas forcément dansant du début à la fin, toujours très inventif avec un humour bien placé, certaines vidéos tirées de séries Z étaient vraiment tordantes.
Après une relecture du "Jayou" de Jurassic 5, décidément une des ses plus grandes réussites, il s'amusera avec son VJ à scratcher à partir d'images filmées dans le public, dont un mémorable "Marseilleuh ize ine di aousse" scandé par un fan au premier rang.
Evidement avec d'avantage de monde l'ambiance aurait pu être un peu plus enflamée mais le moins que l'on puisse dire c'est que le Californien et ses comparses en ont débridé plus d'un(e)s et c'est bien l'essentiel. Réagir à cette critique