En voilà une bien jolie affiche Death Metal dans la cité phocéenne ! Les légendes de
Morbid Angel, avec le retour de
David Vincent, charismatique leader, ont embarqué avec eux pour cette date des noms connus, tels
Necrophobic et
Benighted, ainsi que
Nervecell qui feront office d'opener. Nous raterons ces derniers, le temps de se garer, de tchatcher tous les 10 mètres avec les têtes connues du milieu Metal marseillais, de commander une binouse, et de prendre le pouls de la soirée, niveau ambiance et affluence. Malheureusement pour Cyril, du
Club Hard Rock, organisateur des débats, le Cabaret Aléatoire ne sera qu'à moitié plein, atteignant péniblement les 400 personnes... Quel dommage avec une telle affiche qui blindait il y a plusieurs années... Cela doit être dû au fait que le public extrême ne se renouvelle pas, dans le sens où je n'ai pas vu de jeunes nouvelles têtes, mais au contraire, des vieux de la vieille garde principalement. Il est décidément très dur pour les quelques associations qui se bougent le fion dans le coin, de rentabiliser les concerts....
Tant pis pour les absents en tous cas, car on a passé une putain de bonne soirée ! Plein de potes, de connaissances, ( et même un Hervé qui noyait son désespoir d'avoir loupé
Rammstein au dernier moment à Strasbourg !), un bon bar, une ambiance très cool et des combos qui ont assuré ! Avec en prime un très bon son, ce qui est plutôt rare dans cette salle avec des groupes Metal (remember
Machine Head ou
Nashville Pussy, pour les oreilles esquintées...). Un comble quand même, que ce soit des formations de Death qui en bénéficie, là où on s'est attendu à une bouillie sonore inévitable ! Du coup, on a largement pu apprécier les français de
Benighted, qui furent pour ma part l'agréable surprise de ce vendredi soir.
Car le Death, j'en ai écouté les combos les plus cultes il y a 20 ans, avec une nette préférence pour Death, le groupe, mais à part cela, ce n'est pas mon style favori, loin de là. je n'attendais pas grand chose de ceux précédant
Morbid Angel, étant présent plutôt par curiosité. Bien m'en pris, parce que les
Benighted, dont les deux gratteux ont été remplacés au pied levé (!), ont mis le feu en une petite demi heure. Nombre pogos et slams ont émaillé leur set, prouvant l'approbation de la foule, et pour ma part, j'ai bien aimé leurs morceaux puissants de Brutal, lorgnant parfois vers les premiers
Sepultura. Bon, après, la voix reste assez horrible à mes oreilles, surtout dans ce cas, où le grogneur pousse pas mal de cris variés. Mais musicalement çà tenait bien la route, et je suis parvenu sans soucis à passer outre les vocaux.
Le temps de refaire le plein et tailler la causette dehors, profitant de la douceur de l'air, et c'est reparti pour
Necrophobic. Cette formation propose un Death Metal bien plus diversifié que ses prédécesseurs, alternant passages planants, breaks heavy, soli de guitares plus que corrects, et cavalcades galopantes.
Le tout est cohérent, mais bizarrement, au bouts de quelques titres je perds le fil et commence à me lasser. Ca reste subjectif, parce que le groupe maitrisait franchement son sujet. Cependant j'ai remarqué une salle un peu plus vide que pour les
Benighted, et bien plus vide que pour les headliners.
Ces derniers prendront leur temps pour démarrer leur show, le changement de matos prenant du temps. Et puis après une longue intro, les zicos se pointent, et bam, dans nos tronches le Death culte des americains ! Je ne reconnaitrais pas tous les morceaux, loin de là, ma connaissance de leur disco s’arrêtant au fameux "Blessed are the sick", mais ce n'est pas un souci, le rouleau compresseur ne s’embarassant pas de ces détails triviaux !
Morbid Angel prouvent que leur statut n'est pas usurpé, tant ça respire le professionnalisme, et que le charisme de
Vincent envahit le Cabaret.
Sandoval (enfin je pense que c'etait lui !) cogne sa batterie avec talent,
Azagthoth cisèle ses parties de gratte,
Vincent éructe et martyrise sa basse... Trois musiciens légendaires du mouvement Death, trois musiciens qui magnétisent une assistance furieuse, dont les premiers rangs se sont transformés en bons petits pogos des familles.
Non le Death n'est pas que du bourrinage, parfois. En une heure vingt à peu près, les américains ont ravi les fans locaux, dans une excellente ambiance, pour une des meilleures soirées de l'année, à l'instar de
Skyclad l'an dernier. En espérant que le Club Hard Rock ne se décourage pas de nous organiser d'autres excellents concerts sur Marseille.
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