Après une bonne demi-heure de marche dans le froid humide de cette fin février, c’est avec un plaisir non dissimulé que je pénètre dans l’enceinte des docks, aux environs de 19h30, accompagné de ma nouvelle connaissance, Julien, le très sympathique responsable des photos de la soirée. Hélas, à peine mon sang se décidait à re-circuler au bout de mes .../...
Après une bonne demi-heure de marche dans le froid humide de cette fin février, c’est avec un plaisir non dissimulé que je pénètre dans l’enceinte des docks, aux environs de 19h30, accompagné de ma nouvelle connaissance, Julien, le très sympathique responsable des photos de la soirée. Hélas, à peine mon sang se décidait à re-circuler au bout de mes doigts que je me fais refroidir à nouveau : pas de vestiaires ce soir. Tant pis! Boisson en main, nous nous rendons du côté de la scène en espérant que le son fera oublier cette fausse note. Je crois qu’on n’a pas été déçus! C’est sans problèmes que le sourire revient aux lèvres quand une première partie est aussi bonne.
Mais après tout, c’était couru d’avance : on ne peut rêver mieux que
Mon Colonel des
Partyharders pour chauffer une salle à blanc. Ce drôle de barbu à casquette, icône de la nuit électronique et vétéran de la fête n’a pas eu à forcer son talent pour remuer le public déjà présent. Un set massif, péchu mais surtout éclectique qui a ravi mes oreilles : Des
Beastie Boys à
SebastiAn en passant par
House Of Pain (et le mythique
Jump Around), c’est un véritable meeting pot musical qui s’est offert à nos tympans, nous immergeant parfaitement dans la soirée, n’en déplaise aux quelques grincheux qui auraient voulu du
Birdy Nam Nam de 19h30 à 00h30.
Après une heure et demi de performance,
Mon Colonel quitte la scène, et la foule commence à se compacter pour assister au live de
Yuksek, nouveau héros de la scène electro française. Après le succès planétaire de son EP
Tonight il y a quelques mois, ce jeune rémois, entre autres producteur du dernier opus des
Birdy Nam Nam, a sorti son (excellent!) premier album
Away From The Sea début février , ce qui a achevé sa consécration en tant que fer de lance de la nouvelle scène post-justice. Autant dire qu’il y a avait de l’attente!
Les nappes psychédéliques du tube
I Could Never Be A Dancer ouvrent le bal, et le public commence timidement à se dandiner, apprivoisant doucement les kicks massifs de ce superbe titre. 10 minutes passent, et arrive le tube
I Like To Play.
L’assemblée se décomplexe, les bras commencent à se lever, mais
Yuksek, à en juger par sa mine contrariée, n’est pas satisfait de sa performance. Et là, c’est le drame : le son coupe net, un technicien accourt sur scène, alors que dans le public tout le monde se regarde avec des yeux ronds comme des soucoupes. Le son revient, mais on se méfie, et
Yuksek semble encore plus énervé.
Ce qui devait arriver arriva, coupure à nouveau, et s’ensuivent 30 minutes de tentatives stériles pour relancer les machines, le tout devant un public médusé qui commence à migrer vers le bar, alors que le pauvre
Yuksek, trahi par son matériel, tente tant bien que mal de s’excuser, les premiers sifflets chambreurs remplaçant les vains rappels des spectateurs. Il quitte finalement la scène, passablement énervé. Pas grand-chose à retenir donc, si ce n’est qu’on a eu la preuve que les macs aussi plantent parfois… Carte son : 1,
Yuksek : 0.
Après une attente interminable, malgré le son de
Soulwax balancé dans les enceintes pour rendre la rendre moins difficile, les 4 compères de
Birdy Nam Nam montent enfin sur scène, avec la difficile mission de nous faire oublier la fiasco du live précédent.
Crazy B, Need, ‘Lil Mike et Pone se décident enfin à faire cracher la sono, et nous sommes partis pour une heure et demi de folie furieuse : face à un public chauffé à blanc, ils enchaînent hits de leur premier album et bangers electro de leur nouvel opus paru début Janvier.
Accompagnés par un jeu de lumière de grande facture, ils fournissent une superbe performance scénique, et se donnent à fond pour un public sudiste qui le leur rend bien : à chaque titre, c’est un véritable raz-de-marée de bras levés qui traverse une salle entièrement acquise à la cause du quatuor. Point d’orgue de la soirée, l’incontournable
Abesses, proposé dans une version live de plus de 10 minutes qui a littéralement retourné les docks.
Bêtes de scènes, avec un
Dj Pone particulièrement intenable, ils ont réussi à faire bouger tout le monde, des lycéens à tendance fluo aux plus anciens en passant par les hip-hopeux, et ce sur les titres electro aussi bien que trip-hop / jazzy.
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On termine la soirée par
The Parachute Ending , titre à turbine produit par
Justice (et ça se sent) qui soulève une ultime fois la foule. Quelques rappels, des remerciements et une classique provocation footballistique OM-PSG de la part de
‘Lil Mike, et les marseillais quittent les docks, sourire aux lèvres.
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