Accueil Chronique de concert Interview de Matt Low pour la sortie de son premier album, La ruée vers l'or
Vendredi 14 mai 2021 : 11352 concerts, 25885 chroniques de concert, 5284 critiques d'album.

Interview de Matt Low pour la sortie de son premier album, La ruée vers l'or

Interview de Matt Low pour la sortie de son premier album, La ruée vers l'or en concert

Clermont-Ferrand Avril 2021

Interview réalisée le 09 avril 2021 par Pierre Andrieu



A l'occasion de la sortie le vendredi 2 avril 2021 du premier album de Matt Low, "La ruée vers l'or" (chronique à lire ici), nous avons pris rendez-vous avec le principal protagoniste du projet, Matthieu Lopez, pour parler de ce disque très beau et personnel dont le seul défaut est de s'être fait attendre trop longtemps. On se retrouve donc fin mars dès potron-minet (à 10h30, quoi) dans le quartier de La Glacière, à Clermont-Ferrand, dans le jardin de l'ex membre du Delano Orchestra, du groupe de Jean-Louis Murat, de Garciaphone et des Kissinmas. Il fait beau et chaud, les oiseaux gazouillent gaiement, le chien un peu foufou qui garde gentiment la maison veut jouer à la baballe, on trouve un endroit mi ombre (sale temps pour les roux) mi soleil (c'est ok pour les bruns), on pose l'enregistreur sur la table et on appuie sur "record". Sont évoqués dans cette longue et détendue discussion agrémentée de thé et de Ginger Beer (sans alcool !) : la composition et l'élaboration du disque "La ruée vers l'or", la personne à qui il est dédié, Christophe Pie, ce qui a conduit à l'écriture des paroles et leur sens, les musiciens qui ont participé à l'album (Jean-Louis Murat, Clément Chevrier, Yann Clavaizolle, Jamie Pope, Benjamin Teissier, Louise Courtial, Kate Fletcher, Olivier Pérez, Soso etc.), le nouveau groupe de scène de Matt Low, mais aussi Elysian Fields, Mac DeMarco ou encore le grand Neil Young...



Ton premier album va sortir début avril 2021... Tu peux revenir sur ce qui s'est passé depuis tes débuts en solo sous ton nom fin 2015 ?
Matthieu Lopez : " Mon premier EP, "Banzaï", est sorti en octobre 2015, il y a eu un deuxième EP en 2016 et après, en 2017, je me suis lancé dans mon projet "une chanson par semaine" avec des clips mis en ligne sur internet. A l'époque, j'étais encore signé chez PIAS, et ils n'avaient pas su quoi en foutre de ce truc-là, de cette idée de mettre des chansons sur youtube. Quand j'étais allé les voir pour leur dire que je voulais publier une chanson en vidéo chaque semaine, ils m'avaient dit : "mais comment on va faire pour faire payer ?" Ils ne savaient pas comment se faire de l'argent, mais, moi, ce projet ça m'a bien occupé pendant un bout de temps !

S'ils t'avaient proposé de faire un album, ces chansons auraient été mises dessus, non ?
Oui, je les aurais sûrement intégrées à un album, mais il n'y en avait pas de prévu. Ils n'étaient pas très clairs, je ne savais jamais à quoi m'en tenir. Ils ne savaient pas trop quoi faire de ce projet, moi j'avais plein de chansons et j'avais découvert un peu sur le tard les logiciels pour enregistrer, je commençais à m'en servir. Il fallait que je m'entraîne, j'avais besoin d'enregistrer, de faire des trucs. Du coup, j'ai mis ces morceaux sur youtube en 2017, j'ai arrêté en 2018 et après, au printemps 2018, j'ai commencé à écrire les premières titres qui se trouvent sur l'album qui arrive ces jours-ci : "La ruée vers l'or" d'abord et ensuite "Quand la lumière tombe". Un mois et demi ou deux mois après la mort de Christophe (Pie, ndr), j'ai débuté l'écriture de ces chansons. En fait, l'album je l'ai enregistré deux fois en entier avant qu'il n'ait sa forme définitive, j'ai lassé tombé deux fois. La première fois, je l'ai enregistré avec Olivier Pérez qui faisait la batterie et qui enregistrait. Finalement, ça n'a pas trop fonctionné, j'ai tout abandonné. Le résultat ne me convenait pas, je n'arrivais pas à sentir le truc. Après on l'a fait une deuxième fois, Olivier est resté à la batterie et on est allé chez Denis Clavaizolle pour essayer de faire des trucs. Ça ne m'a pas plu non plus, j'ai fait une bonne petite pause, j'ai viré la moitié des chansons, j'en ai composé plein d'autres, j'ai fait une sélection et finalement j'ai demandé à Yann Clavaizolle et Jamie Pope si ça leur disait de bosser sur ces chansons avec moi. Et là, direct, ça l'a fait ! Dès la première chanson qu'on a jouée à la première répète, j'ai dit " wouah putain ça le fait, c'est sûr c'est parti ! " J'étais content parce que je ne voulais pas m'occuper de la basse. Sur les deux premières tentatives je voulais faire la basse moi-même, mais on bout d'un certain temps je me suis dit que ça me faisait chier, qu'il fallait un mec qui joue de la basse et qui le fasse mieux que moi, quelqu'un qui soit vraiment meilleur que moi à la basse.

Bah, t'es super bon à la basse...
Je sais faire des trucs à la basse mais Jamie est vraiment très, très fort. Quand on était tous les trois ensemble dans la petite pièce du sous-sol de Yann, ça a tout de suite fonctionné avec la basse de Jamie. Une fois la bonne formule trouvée, c'est allé assez vite ensuite. Ce qui a pris du temps c'est le confinement, et puis avant ça mon petit Céleste est né, donc ça a ralenti un peu les choses. C'est pour ça qu'entre 2016 et l'album il y a cinq ans, en fait il n'y a pas de trou...

Ta voix a évolué depuis tes débuts, j'ai l'impression que tu es plus à l'aise...
Ouais, j'ai beaucoup bossé parce que ma voix était limite au début. Quand je réécoute les deux premiers EP maintenant, et même si j'aime beaucoup la prod, je trouve que la voix ne suit pas trop. C'était mes débuts, avant je n'avais jamais chanté en français, j'avais juste fait des chœurs ultra aigus dans les Kissinmas, dans Garciaphone ou dans Niandra Lades. Il a fallu que je découvre ma voix, que j'apprenne à chanter. J'ai pris des cours, j'ai beaucoup chanté à la maison, j'ai énormément travaillé.

Finalement ce n'est pas PIAS qui sort le disque, c'est Microcultures... Comment tu les as rencontrés ?
Quand je me suis fait lourder de Chez PIAS, j'étais un peu blasé par le fonctionnement des maisons de disques, je me suis dit que j'allais tout faire tout seul : je paye tout et à la fin je récupère tout. C'est un peu ce que j'ai fait mais à un moment quand même, quand Céleste est né, j'ai senti que je n'allais pas avoir le temps de tout gérer, comme l'administratif et la fabrication du disque. Donc, j'ai contacté Jean-Charles Dufeu de Microcultures parce qu'on s'entend super bien, on a travaillé un petit peu ensemble pour essayer de monter une tournée avec Elysian Fields.

C'est vrai que tu avais joué de la basse sur scène avec Elysian Fields...
Oui, c'était trop bien ça, c'était génial ! On devait monter une tournée avec Elysian Fields et ça n'a pas pu se faire à cause du COVID. On s'était rencontrés comme ça avec Jean-Charles et donc je lui ai passé un coup de fil pour savoir s'il voulait bien m'accompagner un peu sur le disque, prendre en charge certains aspects, me soulager un peu logistiquement. Il était super chaud pour le faire, ça m'aide bien !

Sur l'album tu signes toutes les musiques et la plupart des textes, mais tu as demandé de l'aide pour les paroles à Jean-Louis Murat, Clément Chevrier, Troy Gronsdahl (nom de scène : Soso) et Olivier Pérez. Comment tu as procédé pour travailler avec eux ?
Pour le titre "Vert Pomme", c'était une musique que j'avais envoyée il y a quelques années à Jean-Louis. On a travaillé comme on fait en général, lui et moi : je lui envoie des musiques avec un chant en yaourt dessus et il m'envoie un texte. J'avais ces paroles depuis un petit moment, sur le disque il y a 10 chansons au final mais en fait j'avais 25 ou 30 titres dans lesquels j'ai fait un choix, celle-là elle me plaisait vraiment, je me suis dit qu'il y avait un truc à faire avec. "La notice", c'est un texte de Clément Chevrier. Il m'avait fait cet instru qui dénote un peu, entre guillemets, qui est particulier, c'est le seul morceau un peu électro du disque. J'aimais bien le texte et je trouvais qu'il y avait quelque chose de sympa à faire avec la musique. Et puis ça me plaisait aussi qu'il y ait encore un texte de Clément sur l'album : il m'en avait écrit quelques uns qui figuraient sur les EP. Clément et Olivier (Pérez, ndr) faisaient partie du groupe au début, ils ont été à la base de Matt Low et je trouvais bien qu'ils soient encore présents de cette manière là sur le disque. Olivier, lui, c'est sur "Vert Pomme" qu'il a écrit des textes en espagnol, je lui ai demandé une poésie en espagnol. Il a écrit trois petits textes qu'il a mélangés à droite à gauche, ça fait un truc assez flou sur le musique, c'est super joli, un peu mystérieux. Troy, lui, il a écrit toute la partie rappée de la fin de "Au bout du tunnel". On avait joué ensemble avec Kütu Folk à Rennes aux Transmusicales, on s'entend très, très bien, il est super cool. Je lui ai envoyé la chanson et je lui ai demandé si ça lui disait d'écrire et de chanter un truc. Il a dit " ouais, pas de problème " et j'adore vraiment ce qu'il a fait. J'aime beaucoup sa voix, il a un putain de groove, on reconnaît bien son style. Sur ses disques avec Soso, il a son truc à lui, sa façon de dire les choses, le texte qu'il a écrit pour moi est super chouette. La chanson est assez dark, et ses paroles donnent un côté plus lumineux, plus optimiste que ma chanson, qui se termine donc sur une note un petit peu plus positive. Enfin, entre guillemets, puisqu'il parle de la fin du monde, mais avec lui c'est une fin du monde à côté de la personne que t'aimes, donc t'acceptes le truc...



Il y a quelqu'un qui n'est pas sur le disque et qui aurait pu y être, c'est Christophe Pie, à qui l'album est dédié et que tu évoques dans plusieurs chansons : dans "Mon ami" et "La ruée vers l'or"... Tu peux parler des rapports que tu avais avec lui et de son influence sur le disque  ?
Heu, oui, heu, les rapports que j'avais avec lui... Bah tu vois bien : on était copains, c'est quelqu'un que j'aimais beaucoup, c'était mon ami, c'était l'ami de beaucoup de gens. Toi même tu l'as bien connu, tu vois bien le personnage, quoi.

Tu disais que tu avais commencé à écrire l'album deux mois après son départ...
Ouais, j'étais là-dedans... Moi et puis les gars du Delano Orchestra et plein d'autres personnes, ses amis, on était très présents au moment où il est mort, pour la cérémonie et tout ça. C'est sûr que sur les premiers textes qui sont venus, il y a la présence de Christophe partout, même si parfois c'est de manière détournée. Par exemple sur "La ruée vers l'or" : " l'éclat de tes yeux s'est envolé, quelle en est la cause ? ". T'es face à un pote qui est super malade, tu le vois dans ses yeux, tu vois que c'est la fin. On est tous passés par là, on a tous connu des gens qui ont eu le cancer, malheureusement on sait tous ce que c'est. Sur ce texte-là, je m'adresse à lui, c'est vraiment très direct, c'est rigolo de voir toutes les interprétations qu'en font les gens. Par exemple, Louise, ma copine, ne pensait pas que j'avais écrit là-dessus. Mais pour moi c'est ça : je m'adresse à lui de manière assez simple.

J'ai compris au bout de pas mal d'écoutes, en lisant le texte dans le livret... "La ruée vers l'or", l'expression qui donne son nom au titre et à l'album, tu l'as choisie comment ?
C'est un titre qui peut donner lieu à plein d'explications différentes. J'ai choisi ce titre pour l'album car la chanson est une adresse à Christophe et je trouvais ça bien que le titre du disque reprenne ça. La ruée vers l'or... Parfois, je ne sais pas exactement ce que je veux dire dans les chansons, il y a la ruée vers l'or dans le sens classique : la conquête des Etats-Unis par les Européens et la folie qu'il y a derrière ça, le génocide des Indiens, l'attrait pour l'argent et le pouvoir, la folie de l'Européen tel qu'on la connaît. Ça paraît évident de dire ça mais pour moi c'est important de véhiculer cette idée-là également, ce sont des choses auxquelles je pense, des choses qui m'habitent. Quand tu observes le monde dans lequel on vit, on voit qu'on est tous en train de courir après le pognon. Je dis " tous ", mais je me mets dans le lot, je ne suis pas différent des autres...

Tu n'es pas particulièrement connu pour courir après la thune...
(rires) Non, non, mais ce que je veux dire c'est qu'on court après des choses qui sont matérielles, c'est la société dans laquelle on vit qui veut ça. Le pognon fait tourner le monde et c'est ça qui le pourrit, le détruit. Donc, il y a ce sens-là de la ruée vers l'or. Et il y a tous les mouvements en réaction que ça entraîne, quelqu'un comme Christophe n'a jamais été dans ce truc de gagner du fric pour gagner du fric, d'écraser les gens, de vouloir le pouvoir sur eux. Il y a plein de gens, des artistes également, mais pas que, qui se rebellent pour mettre des bâtons dans les roues à cette ruée vers l'or. C'est dur d'essayer de nager contre le courant, on n'y arrive pas forcément, on participe tous à la machine. Il faudrait être naïf pour penser le contraire mais néanmoins on a le droit de critiquer le truc. Parfois sur des natures très sensibles, comme l'était Christophe d'ailleurs, ça provoque des envies de se foutre en l'air. Donc, le titre du disque peut être interprété de plusieurs manières. Christophe, il a eu sa ruée vers le plaisir, vivre à fond, les excès... Cette chanson dont on parle et toutes les autres peuvent être vues comme des déclarations d'amour ou d'amitié, ou alors comme une critique de notre société capitaliste. Une critique que je m'adresse également à moi-même, je gueule contre ces choses, mais quelque part je suis pareil, je ne me place pas du tout au-dessus de la mêlée : il n'y a aucun jugement négatif sur les autres, je ne dis pas que ce que je pense c'est mieux. Dans "Le bout du tunnel", le texte je me l'adresse aussi à moi-même : " es-tu prêt à tuer la bête enragée qui nous ensorcelle ". Je me demande à moi-même si je suis prêt à changer, à faire des efforts. Et la réponse est : des fois oui, des fois non. C'est pareil pour tout le monde, on s'énerve sur des trucs, c'est pas toujours facile d'agir.

Le lac préféré de Christophe, le lac de Servières, est cité deux fois dans les textes et en particulier dans "La ruée vers l'or". C'est un endroit que tu apprécies également ?
Oui, j'adore le lac Servières. C'était (je dis " c'était " parce que maintenant il est interdit de s'y baigner) un endroit très agréable pour se baigner, pour passer du temps et pour se balader l'hiver quand il y a moins de monde. C'est vrai que Christophe y allait tout le temps, il avait appris à nager là-bas, c'était son lac, il était à lui ! C'est bien qu'il soit plus protégé, on ne pourra plus se baigner, les bagnoles ne pourront plus s'approcher. J'étais super content d'y tourner le clip de "Dans ma poche" avec les mecs de Biscuit Production, on s'est bien marrés à faire la vidéo et je trouvais ça vachement bien, vu ce dont je parle dans le disque et vu que le Servières est cité, qu'on fasse quelque chose près du lac. Ça peut paraître bateau pour un Clermontois qui aime bien la nature de faire un truc là-bas, mais je ne suis pas Clermontois, je suis de Moulins, je fais ce que je veux ! (rires)

Ça pourrait être une idée de lieu pour un concert cet été, en respectant l'endroit ?
Oui, c'est sûr, en évitant de faire n'importe quoi ! J'aime bien jouer dans la nature, on va essayer de faire ça cet été avec Alexandre Rochon et Guillaume Bongiraud, donner des concerts dans des lieux naturels mais aussi dans des chapelles dans le coin. Au Servières, ça pourrait être bien, oui !



Sur la plupart du disque il y a une sorte de duo voix grave/texte mélancolique, mais il y a aussi des titres plus enlevés, comme "Vert Pomme". Tu voulais quelque chose d'équilibré ?
Ouais, c'était le but, essayer de donner du relief à ce disque, je trouve que c'est assez réussi à ce niveau-là. Déjà, moi, je ne suis pas juste un folkeux dépressif : j'adore ralentir le tempo, j'adore les ambiances sombres, tout ça, mais cela dit, j'aime également la pop, j'aime bien danser, j'aime aussi quand c'est un peu plus rythmé....

Tu as longtemps joué dans les Kissinmas, un groupe qui faisait danser les filles...
Oui, j'ai fait 10 ans dans les Kissinmas, et, effectivement, on faisait plutôt danser les filles. Je suis moi-même un danseur incroyable (rires), comme on le voit par moment dans mes clips ! J'ai fait mes preuves, même si je me suis un peu retiré du game... (rires) Bref, c'était bien qu'il y a ait quelques chansons un peu plus rythmées, un peu plus pop sur le disque. C'est un peu ce vers quoi je me dirige. Pour moi, c'est facile et naturel de sortir des chansons tristes, ça me demande un plus petit effort d'essayer d'accélérer les tempos. Mais je tends un peu vers ça parce que sur les nouveaux morceaux sur lesquels je travaille en ce moment le rythme s'accélère un petit peu quand même, ouais. Et ma voix change aussi...

Je trouve la production du disque très bonne... Qui s'en est chargé ?
Peter Deimel a fait un boulot de fou au studio Black Box. On a enregistré les parties guitare, basse et batterie à Black Box, et puis j'ai ajouté plein de trucs sur ces pistes-là chez moi : j'ai bricolé dessus à la maison. Après, on a bossé également chez Benjamin Teissier, c'était super. Quand je suis revenu au studio Black Box pour mixer le disque, les morceaux étaient déjà dessinés : je ne suis pas arrivé avec 32 pistes de guitare, et je n'ai pas dit à Peter " Tu choisiras, tu feras ta sauce... ". Je lui ai dit "  à tel moment y'a de la guitare, à tel moment y'a ci, y'a ça " : l'architecture des morceaux était faite, il n'y avait presque plus de choix à faire dans les arrangements. Mais par contre il fallait mettre tout ça en forme et que ça sonne bien, et ça c'est le travail de Peter, du mixeur. Moi j'ai arrangé les morceaux et Peter a fait le mix. J'ai arrangé les compos moi-même mais Yann et Jamie ont joué ce qu'ils voulaient sur le disque, les gens que j'ai fait jouer (Benjamin, Andrew, qui fait plein de guitares super belles sur "Mon ami", Kate, quand elle chante), je leur ai dit de faire ce qu'ils voulaient, je laisse les gens s'exprimer, tout en cadrant le truc. Peter mixait un morceau par demi-journée, je n'étais pas derrière lui à lui taper sur l'épaule, à dire " un peu plus fort ça etc. " Il bossait sur un morceau, à la fin il me faisait écouter et je donnais mon avis, en général ça me plaisait. Il y a eu quelques petits détails à régler : le volume de la voix, un peu plus, un peu moins. On discutait du morceau pendant 30 ou 45 minutes et puis c'était plié. Il faut faire confiance aux gens, Peter, je le connais bien, on a fait plein de disques ensemble, il a fait plein de disques tout court, des super disques. Si je vais chez lui c'est pas pour le fliquer, c'est parce que que j'ai totalement confiance en lui et que je sais bien qu'il va faire un truc super. Pendant ce temps là, je peux jouer au ping pong et au basket, ou boire un canon ! (rires)

Ok, donc tu vas à Black Box pour progresser au ping pong... Sinon, pour la prod, tu avais une idée du son que tu voulais ?
Non, je n'avais pas une idée préconçue du truc. J'avais beaucoup travaillé sur les morceaux, donc ils avaient déjà pris une couleur, je savais qu'elle allait rester. Pendant toute une période j'ai beaucoup écouté Mac DeMarco, j'écoutais sa prod bien fort et je me disais " putain, comme ça sonne !", mais pour autant je ne me suis pas dit " ça doit sonner comme lui "... Ce que je savais c'est que je voulais une batterie qui soit mate et douce, avec peu de résonance dessus. Yann a su super bien faire ça, il a super bien joué, comme il le fait toujours, mais avec vachement de douceur : il s'est mis au service de chansons.

Un peu comme ce qu'il avait fait avec H-Burns...
C'est sûr qu'avec H-Burns, ils ont dû lui dire de jouer plus " doux ". Yann, c'est un musicien de ouf, je profite du travail qu'il a fait avec H-Burns, il a apporté ça, cette douceur, dans son jeu, et avec moi je lui demandais d'aller encore beaucoup plus loin. Au début quand on répétait, je lui disais : " on doit m'entendre chanter sans micro quand tu joues de la batterie ". Je pense qu'il n'avait jamais joué si peu fort de la batterie...

Tu peux parler des musiciens qui sont sur le disque ?
En studio à Black Box, il n'y avait que Yann et Jamie qui étaient avec moi. Mes voix, je les ai enregistrées chez Benjamin. Louise, on a fait ses voix à la maison, tranquille. Les gens que j'ai invités sur le disque, ils ont fait les choses chez eux, parce qu'ils ne sont pas Clermontois pour la plupart et que c'était compliqué de se déplacer pour eux. Et puis maintenant tout le monde a de quoi enregistrer chez soi. Kate Fletcher était dans la Drôme, elle m'a envoyé ses voix. C'est une Anglaise installée entre Marseille et Die depuis un bon moment, elle est chanteuse et musicienne, elle fait du violoncelle et joue de plein d'instruments. Kate a beaucoup de projets et chante également dans une groupe de soul. Elle s'investit aussi au niveau associatif : elle a créé une maison d'accueil pour des femmes et des enfants réfugiés, il y a aussi des concerts et des expositions dans ce lieu. Je voulais que Kate chante au moins une chanson sur le disque, j'adore sa voix ! Elle a fait son truc : elle avait le texte, mais elle l'a chanté à sa manière... Sur le disque, il y a aussi Andrew Sudhibasilp, qui a beaucoup apporté à la chanson "Mon ami", c'est un super guitariste, peut-être plus habitué à jouer du jazz ou à improviser. On avait fait plein de chansons ensemble sur la série de vidéos en 2017. Dès qu'il fait un truc dans le cadre d'une chanson pop, c'est toujours hyper surprenant, il trouve des trucs que je n'aurais jamais l'idée de faire. Il est toujours au service de la chanson, il est trop fort ! Je trippe bien sur la géographie et sur les cartes, donc c'était super de recevoir des contributions de plein d'endroits différents : Olivier a bossé depuis Barcelone, Troy depuis Saskatoon (au Canada, ndr) etc. Ça donne plein de couleurs au disque, et moi ça me fait voyager dans ma tête !



Tu peux dire un mot sur ton groupe de scène (Jamie Pop, Yann Clavaizolle, Benjamin Teissier, Sylvain Déchet et Guillaume Bongiraud) avec qui tu travailles en ce moment en vue de futurs concerts ?
J'ai commencé sous le nom de Matt Low en trio avec Clément Chevrier et Olivier Pérez, puis j'ai fait pas mal de concerts en solo. Et là j'avais à nouveau envie d'un groupe, il fallait que ce soient des amis, qu'ils soient sur Clermont et qu'ils soient super bons. Ça tombe bien, c'est le cas pour tous ! Je leur ai proposé l'été dernier, ils ont tous dit oui tout de suite, je suis super enthousiaste à l'idée de jouer avec eux, j'ai hâte ! Yann et Jamie, ils étaient déjà là sur le disque donc ils apportent une base solide. Sylvain, Guillaume et Benjamin, ils amènent des choses auxquelles je n'aurais pas pensé moi-même. Ils sont tous capables de rendre service aux morceaux, de laisser ma voix se placer : parfois elle est grave, je ne chante pas toujours très fort, il faut pouvoir s'adapter à ça. Parce que je suis ultra chiant : je chante très peu fort et je veux que ma voix soit placée très forte dans le mix, et en live également ! (rires) J'ai envie que les gens puissent suivre les textes, donc je ne suis pas du tout "rock indé", avec la voix cachée, sous mixée au fond des chiottes. Je suis plus "variét'", avec la voix devant ! Le COVID nous a permis de lancer le projet dans de bonnes conditions : tout le monde était disponible à Clermont et pas en tournée partout avec d'autres projets. On a pu faire avancer vachement vite le groupe, on a pu répéter plein de chansons et bosser sur de nouveaux trucs en résidence. C'est quand même hyper cool qu'il y ait eu trois salles qui m'aient aidé : la Coopé m'a toujours aidé et a continué, et puis il y a eu la 2Deuche, à Lempdes, et Le Sémaphore, à Cébazat, qui m'ont accueilli pour travailler. N'ayant pas de concert et pas grand chose à faire, on a pu avancer et donc maintenant on est un peu dans les starting blocks en attendant le coup de pistolet du mec qui donne le top départ !

Comment vous allez faire pour les chœurs féminins sur scène ?
Les gars savent tous chanter, ils peuvent faire des chœurs aigus. Et puis je ne vois pas trop le live comme une copie conforme du disque : les morceaux changent, notamment "La ruée vers l'or", qui est proche rythmiquement et dans l'ambiance en live, mais qui sera beaucoup plus riche au niveau des arrangements sur scène.

Tu seras ouvert aux collaborations de dernière minute en tournée comme avec ta sœur Julie Lopez à La Coopé, Armelle Pioline pour un titre à la radio ou JL Murat à Aurillac ?
C'est toujours bien d'avoir des chœurs, déjà. Et puis j'aime bien chanter avec des filles, c'était super de chanter avec ma sœur. Et avec Louise aussi. J'aime bien mélanger ma voix avec celles d'autre gens.

Tu peux évoquer le morceau "Le retour", qui est très touchant, et où il y a cette phrase " on saigne tous, on s'aime tous " ?
C'est un des premiers morceaux où j'ai l'impression de dire " je ", c'est un des titres les plus personnels, même s'ils le sont tous sur ce disque... J'essaie d'évoquer le fait que maintenant je me sens plus heureux et plus tranquille qu'avant : je reviens à une sorte d'état un peu plus serein, de bonheur un peu plus prononcé qu'avant, comme si je revenais d'une longue histoire et que je me cherchais. On en est tous là : tu te cherches, tu fais des conneries. A un moment donné je suis allé assez loin dans la connerie. C'est un peu un regard sur moi : je suis mieux maintenant, je fais plus les choses comme je les entends, je suis moins influencé par ce qu'il faudrait faire et penser dans un milieu social bien précis. C'est une sorte de retour après avoir vécu dans une ville horrible dans un environnement pollué, dégueulasse, avec du bruit, tu te sens mieux dans tes baskets quand tu reviens au calme, à la campagne. Vivre ici, même si on est en ville, ça m'aide. Etre dans cette ambiance là avec les oiseaux qui chantent en fond sonore, comme tout de suite, c'est agréable. " On saigne tous, on s'aime tous ", c'est mon côté hippie, c'est pour dire " ça va aller, même si c'est pas facile ". Même si tu n'es pas le plus à plaindre, tu as aussi le droit de dire que la vie est parfois difficile, sans se plaindre, sans larmoyer.

Est-ce que le fait d'écrire ce que tu ressentais, ça t'a aidé à aller mieux ?
Bah ouais, forcément... C'était quelque chose qui avait besoin de sortir. C'est l'inconscient qui écrit également, quand tu as ça en face de toi après, ça te pousse à t'interroger sur toi même. Et puis en plus, après, tu fais des interviews, on te pose des questions, ça économise le psy, tu fais des économies...

Attention, je vais te demander de l'argent à la fin...
(rires) En relisant les textes, tu apprends à te connaître, tu peux agir pour aller mieux, vers un truc plus apaisé.

La première chanson du disque, "Mon ami", donne le ton. C'est ma préférée, c'est ton cas également ?
Oui, je trouvais que ça ouvrait bien le disque, aussi pour ça : au-delà du sens, je pense que c'est le morceau qui sonne le mieux. Ça avait de la gueule de commencer l'album avec ce titre, je l'adore !

Le tube radiophonique du disque, c'est "Vert Pomme", non ? Tu as eu des retours allant dans ce sens ?
Les deux morceaux qu'on a mis un peu en avant auprès des radios c'est "Dans ma poche" et "Vert Pomme"... Ce sont les plus catchy je pense. Pour le moment c'est cool, je passe sur FIP, sur RFI et un peu sur France Inter. J'ai eu quelques bons retours avec "Dans ma poche" et "Vert Pomme", même si c'est une chanson un peu bizarre avec un anti refrain.



Dans une précédente interview qu'on avait faite tu parlais de ta passion pour Neil Young... Elle est toujours intacte ? ?
Tu vois bien, je pense que c'est comme toi avec les trucs qui t'ont toujours bercés...

Je viens de me racheter "Harvest" en vinyle...
C'est tellement là depuis tout le temps que tu as l'impression que ça ne te quittera jamais. "Harvest", je l'écoute plusieurs fois par an. Je te parle d'une écoute entière, de A à Z, du disque, en ne faisant que ça, pas en prenant l'apéro ou en discutant. J'ai l'impression que les gens n'ont plus le temps de faire ça, que ça se perd ce type d'écoute. Quand je fais un disque, j'espère qu'on va l'écouter comme ça, en se posant dans un bon fauteuil bien confortable, en utilisant un système de son avec des bonnes enceintes, et fort. J'aime écouter la musique comme ça : me plonger complètement dans l'univers d'un album. "Harvest", c'est un des disques avec lesquels j'ai le plus fait ça. C'est même plus une influence à ce niveau-là, c'est moi aussi ! Je suis né, j'écoutais ça, mon père passait ça tout le temps. Y'avait de la musique à fond chez moi tout le temps, je m'endormais dans le canapé dans une pièce enfumée pendant que les adultes ivres morts faisaient la fête. Je me rappelle m'être endormi comme ça chez des voisins, chez moi, avec l'album "Harvest" à fond ou "Imagine" de John Lennon. Ça aussi c'est un disque que je connais par cœur... Ouais, sinon à propos de Neil Young, pendant le confinement j'ai regardé quelques vidéos de lui dans son ranch dans le Colorado l'année dernière, ce sont les seules vidéos livestream machin truc que j'ai regardées ! Pendant le confinement, j'ai préféré me plonger dans les disques de Mac DeMarco plutôt que de regarder des lives déprimants via internet. Si tu écoutes la prod de l'album "Here comes the cowboy", le disque a un son incroyable, il y a des chansons de fou, super belles avec des textes super tristes. Ça reste groovy : la fête, mais tranquille, quoi !

Tu pourrais reprendre du Neil Young ou du Mac DeMarco sur scène ou sur disque ?
Sur un disque, je ne pense pas mais sur scène, oui, je l'ai déjà fait d'ailleurs pour une soirée Neil Young au Baraka, à Clermont-Fd. Des chansons de Neil Young, j'en reprends pour moi, je le fais à ma maison. Mais je pourrais le faire en concert maintenant que j'ai décidé que je n'en avais plus rien à foutre de mon accent pourri en anglais, il faut que je le fasse à ma façon. Donc, oui, j'en jouerai peut-être sur scène. Sinon, pour continuer sur Neil Young, j'adore le disque "Harvest Moon", les chansons sont géniales, il y a certaines de mes chansons préférées sur ce disque : "One of these days", "Harvest Moon" etc. Dans mon top 5 de Neil Young, c'est sûr qu'il y a ce disque !

Tu peux parler de la chanson qui clôture l'album, "Loup", qui m'a tout l'air d'être sur la paternité ?
C'est comme une chanson sur la paternité mais qui a été écrite avant que je sache que j'allais être papa. Cette chanson est sortie d'un coup, de manière non réfléchie, presque en écriture automatique. C'est assez rigolo de voir comment ta vie évolue et le sens que prennent les mots après coup. Je me rappelle avoir écrit cette chanson un matin alors que j'étais malade, très affaibli (mais c'était pas grave, hein), comme dans une sorte de délire. Etant papa maintenant, ça prend un autre sens beaucoup plus léger : " des petits pas ". C'était la première fois que je jouais du clavier, du Rhodes, en studio, j'ai enregistré la partie, qui est de niveau CP/CE1, en entier en live en studio. Le morceau a une ambiance particulière, donc de finir là dessus, c'est cool. Ça fait d'une certaine manière une ouverture pour un prochain album, il y a un truc qui s'ouvre avec cette chanson, quelque chose qui laisse présager plein de choses différentes dans ma musique.

Tu as déjà commencé le disque suivant ?
Oui, à vrai dire, je suis en plein dans les nouveaux morceaux là, et on a déjà commencé à en répéter pas mal avec les gars pour les jouer sur scène. Je crois que je vais avoir envie de revenir en studio assez vite, de ne pas mettre trop de temps entre cet album et le prochain. Même si les timings prévus sont toujours bouleversés par la vie, je me dis quand même que ce serait bien d'enchaîner assez vite. Après la sortie du disque, je vais pouvoir passer à autre chose, aux concerts. J'espère jouer sur scène fin 2021, on essaiera de faire ça de manière un peu sauvage quand on aura le droit : dans la nature, dans des lieux un peu inhabituels, chez des gens, ce serait super de faire plein de concerts en appart. Pour les groupes comme nous, qui n'ont pas une grande notoriété, ça va tellement être l'embouteillage partout dans les salles officielles qu'on va avoir besoin que des gens nous accueillent pour des concerts, en faisant passer un chapeau. On aimerait pouvoir jouer partout en France comme ça, au moins sans perdre de l'argent, et puis on espère passer aussi dans les grosses salles qui payent... On verra. Dans les " petits " concerts dans des lieux plus intimes, (jardins etc.), c'est très agréable, ça donne toujours lieu à de super bonnes soirées. En tant que groupe, tu es moins coupé du public : tu manges avec tout le monde, tu fais la soirée avec les gens. Il y a une grosse part d'incertitude sur les questions sanitaires, mais on jouera, c'est sûr !

Puisqu'on parle de tournée, quels sont tes meilleurs souvenirs de concerts ? Moi j'avais beaucoup aimé ta première partie de Murat à Aurillac, le concert donné le 14 novembre 2015 juste après le Bataclan et le set en tant que musicien de Murat sur la tournée "Babel" au New Morning en novembre 2014. C'est la dernière fois que j'avais vu Christophe dans la vraie vie et sur scène...
Je me rappelle très bien du concert au New Morning, j'avais adoré, c'était super bien. Il y avait une ambiance assez bizarre : ce soir-là, Jean-Louis avait explosé la structure des morceaux, avec Christophe on se regardait et on se disait " est-ce qu'il va faire un refrain ? Ah, non, on reprend au couplet...  " J'étais entre Jean-Louis et Christophe et pour comprendre un peu ce que faisait Jean-Louis, je regardais Christophe qui faisait genre " j'ai l'habitude, y'a pas de refrain ce soir... " Le New Morning, c'est un super bon souvenir, on était vachement soudés dans le groupe. Jean-Louis était dans un état second, il fallait être concentré mais c'était facile parce qu'il y avait une bonne ambiance, on s'entendait bien, on avait l'habitude de jouer ensemble. Mon meilleur souvenir avec Jean-Louis, c'est le concert à La Maroquinerie, à Paris, celui qui a été sorti en disque : "Live aux PIAS Nites". Sinon, j'ai aussi de très bons souvenirs avec Garciaphone et le Delano Orchestra. Avec Elysian Fields, c'était incroyable, ça m'a fait franchir un palier de jouer avec eux, c'était hallucinant. Sous mon nom, c'était très particulier le concert au Baraka le lendemain du 13 novembre, la veille on jouait en première partie de Jean-Louis à Guéret, on avait appris ce qui se passait au Bataclan en sortant de scène. Au Baraka, on sentait que les gens avaient vraiment envie d'être là tous ensemble pour un concert. Les premières parties de Jean-Louis, y'en a eu des bien... Après, je dirais que le live ça va être bien maintenant. Pour mes débuts en tant que chanteur c'était difficile pour moi de trouver du plaisir parce que je ne maîtrisais pas assez ma voix et je le savais. Maintenant, je commence à prendre du plaisir à chanter en groupe, donc les meilleurs concerts, ce sera cette année, en 2021 !"



Liens : mattlow.bandcamp.com (écoute et achat du disque), www.facebook.com/mattlowmusic, twitter.com/mattlowmusic, microcultures-records.fr, www.youtube.com/channel/videos...



Photos : Louise Courtial (1 & 2) et Biscuit Production (3 & 4).


Jean-Louis Murat : les dernières chroniques concerts

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Jean-Louis Murat + Matt Low (concert pour Koloko 2016) par Pierre Andrieu
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Excellente édition 2016 pour le traditionnel concert humanitaire pour Koloko donné par Jean-Louis Murat à la Coopé tous les ans en juin... Plein de monde dans le club, qui affiche... La suite

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The Delano Orchestra : les dernières chroniques concerts

Jean-Louis Murat & The Delano Orchestra en concert

Jean-Louis Murat & The Delano Orchestra par Pierre Andrieu
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Même s'il déclare dans sa très belle chanson Les Ronces " Je ne veux plus chanter, j'ai chanté trop abondamment... ", Jean-Louis Murat était en concert humanitaire pour la... La suite

Jean-Louis Murat & The Delano Orchestra en concert

Jean-Louis Murat & The Delano Orchestra par Pierre Andrieu
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Il fallait aller voir Jean-Louis Murat, accompagné par le Delano Orchestra, au New Morning en cette fin d'année 2014... Pourquoi ? Tout d'abord parce que c'était sans doute la... La suite

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Les Francofolies de La Rochelle 2014 : Jean-Louis Murat & The Delano Orchestra par Lebonair
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