Le Makeda - Marseille 5e : les prochains concerts
Sa.
23
Mai
2026
Le Makeda : les dernières chroniques concerts 921 avis
Jules Henriel / Dynamite Shakers
En 2008, je narrai sur ce portail (voir chronique par ici) la venue des chicagoans de Madina Lake au Poste à Galène, en m'efforçant de restituer l'étrange collusion entre un groupe présentant tous les atours du teenage band, une fan-base prépubère à moitié hystérique et finalement, l'étonnante qualité de la prestation de ces américains, et l'impact forcément positif qu'ils n'avaient probablement pas manqués d'avoir sur ces centaines d'oreilles en quête d'apprentissage.18 ans plus tard, un vortex spatio-culturel me confronte à un renversement de phénomène : je m'attendais, ce 19 avril, à tomber sur cette éternelle cohue d'ados timidement excités ayant passé une paire d'heures devant un miroir de salle de bain et voilà qu'en bas de la rue Ferrari (et alors qu'entretemps, le lieu a changé de nom, de propriétaires et globalement, de ligne artistique) ne sont attroupés qu'une maigre ribambelle d'adultes placides, pour bon nombre même, assaillis par la dépigmentation capillaire. Quelque chose cloche. J'ai pourtant (très rapidement) sondé le vaste merdier d'Internet avant de partir, et les 4 vendéens de Dynamite Shakers m'avaient pourtant semblé coller parfaitement au teen-age buzz à la française : un nom... Lire la suite
Crache + Slift
Si guillaume ne m'en avait pas reparlé en venant chercher des bottes en caoutchouc le dimanche précédent j'aurais probablement oublié d'y aller. Ça aurait été dommage car Slift au Makeda ça devrait le faire. Toujours traumatisé par le fait que je n'avais pas pu m'approcher du bord de la scène pour Angine de Poitrine (voir chronique par ici) j'arrive exceptionnellement à l'heure. Ce d'autant plus qu'en première partie il y a Crache (vu le temps de quelques morceaux à la dernière Plaine du Rock - voir chronique par ici)Nathan Hego (désolé c'est le seul dont je connais le nom pour l'avoir déjà vu en solo au Lollipop - voir chronique par ici) accompagnés d'une bassiste, un batteur et d'un gars aux machines se faufilent pour atteindre leurs postes sur la scène surchargée d'instruments et amplis et c'est parti.Nous aurons le droit à un set sans le moindre temps mort. Un espère de cavalcade permanente qui me fera penser aux Nitwits. Comme s'ils étaient pressés, ils enchaînent les titres sans même nous laisser le temps d'applaudir. Je pense à tout un tas de choses / groupes en les écoutant aussi variés que Ulan Bator, les Pixies ou Ed Mudshi. En effet le peu de textes que j'arrive à comprendre (en français) m'a l'air... Lire la suite
La Flemme + DVTR (Festival Avec Le Temps)
Pour notre passage annuel au festival Avec Le Temps on n'a pas choisi une des rares soirées à ne pas être complète (comme Oxmo Puccino, MPL ou Bertrand Belin) mais définitivement la plus punk.Alors que Sebastien Tellier ravit leurs fans au Silo le même soir, on est content d'arriver dans un Makeda malgré tout bien rempli, avec deux groupes qui ont bien secoué un public d'âge varié et bien décidé à passer un bon moment et vu dans le contexte morose de 2026 c'est toujours ça de pris.Une fois n'est pas coutume ce n'est pas des marseillais qui ouvrent mais les Canadiens de DVTR qui commencent après une bande son d'attente tout à fait pertinente, de The Rapture à B52's.Le choc est d'abord visuel avec un bassiste et un batteur cagoulés, une chanteuse (hurleuse ?) à la tenue sexy mais pas vulgaire et le guitariste tatoué et musclé au regard presque menaçant.Les deux vocifèrent d'entrée et gesticulent non stop dans un show spectaculaire avec des morceaux très courts et percutants qu'on se prend plein la tête.Leurs interventions rigolardes sont tout aussi expéditives, avec des messages à mettre en PLS pas mal de candidats aux municipales, de "Fin du patriarcat et vasectomie pour tous" au surprenant "Les flics (sont des... Lire la suite
Angine de Poitrine
Après Télécastré qui affichait quasiment complet au Lollipop (voir chronique par ici) je me dépêche craignant que le concert ait commencé à l'heure annoncée (20h) je suis rassuré en voyant la longue file sur le trottoir de la rue Ferrari. Cela faisait longtemps que ça ne m'était pas arrivé. Ca m'a fait plaisir (de voir une salle pleine) mais en même temps j'ai regretté de ne pas être arrivé plus tôt (présageant que j'aurais du mal à accéder au pied de la scène). En tout cas en faisant la queue je m'émerveillais là encore du buzz que ce groupe avait pu susciter en si peu de temps. Bon je dois avouer que la video KEXP (tiens désormais y en a qui sont tournées en France) m'avait plutôt plus. Je n'étais pas sûr que ça tienne la longueur mais je me suis dit "bon de toute façon avec les costumes c'est déjà rigolo et photogénique". Photogénique du premier rang mais un peu moins de là où j'étais (quasiment à l'entrée derrière quelques grands). Cela dit même là et malgré ma frustration de ne pas pouvoir m'approcher plus (il m'a fallu une bonne demi-heure avant de laisser tomber l'idée) je dois dire que c'était plutôt sympa. Alors oui les costumes n'y sont pas pour rien mais au-delà de ça il y a... Lire la suite
Jon Spencer - Sasha Vaughan
Message de Bison Futé : 9 novembre 2025 : 10h00 du matinBonjour, aujourd'hui dimanche, contre toute attente, attendez-vous à des bouchons au niveau du 103 rue Ferrari dans le 5eme arrondissement. En effet, il est attendu ce soir une grande migration de la population rock Marseillaise pour assister à la grande messe de la légende Jon Spencer. Attendez-vous à voir en une seule fois toutes les vieilles têtes que vous avez l'habitude de croiser dans les concerts rock de la région mais aussi toutes les jeunes pousses de cette si vivace scène locale. Vous risquez de faire des bises à des amis que vous n'avez pas vu depuis des années.Prenez vous y à l'avance car la première partie est annoncée à 20h00 pétantes. Il s'agira de Sasha Vaughan, justement chanteuse de Avenoir, l'un de ces groupes baby-rockers marseillais. Elle jouera en trio et vous risquez d'être charmés par son mélange shoegaze (sur les morceaux chantés en anglais) et pop... Lire la suite
Zombie Zombie
De suite, tout clignote dans les cerveaux, le temps s'arrête pour les ultimes réglages du sous-marin, une combinaison rouille pour notre timonier en caquette, du sombre pour les moteurs des peaux en face à face. L'autre battement nucléaire des batteries, a des cymbales qui claquent la submersion, je suis dans l'aquarium des clopeurs, la cabine qui sert de phare des addicts. Une boîte de kraut.Et le saxo entonne son mélodrame électrisant, être seule en salle des machines avec la super vue sur les machinos est un privilège en fait. Nous basculons dans les ténèbres avec juste le sonar des mains tendues pour effleurer les ondes. C'est parti pour marcher au milieu du mur Jaumet, Skquikkkkk pooommm tchak. Les synthèses d'une tribalité pour chaque morceau d'une symphonie des limbes. Des individualités dans une immense mappemonde sonore, tectonique, cadence diluvienne, chamanique. Ahahhaa, je retrouve ce que j'aimais dans leur album voué à Carpenter, le film d'horreur de la vie je l'ai quitté, en arrivant dans cette salle et ce trop-plein d'amour mélodieux. Les voix d'IA invectivent, Etienne, joue avec le micro de l'effroi comme dans une série SF. Le poumon des... Lire la suite







