Rock gonflé aux stéroïdes : refrains énormes, guitares puissantes, mélodies faciles, rythmiques irrésistibles, gimmicks imparables...
Dernière actu : Le concert de Kaiser Chiefs initialement prévu au Zénith de Paris le 27 janvier 2009 est déplacé à l’Olympia toujours à la même date. Des places supplémentaires sont mises en vente mercredi 19 novembre 2008 à partir de 10h.
Kaiser Chiefs + Dananananaykroyd - 28 janvier 2008 - Le Transbordeur - Villeurbanne / Lyon Ce 28 janvier, les Kaiser Chiefs, que je suis depuis leur premier album, mais que je n'avais jusque là vu qu'une seule fois sur scène, se produisaient dans la salle intime du Transbordeur de Lyon, après un passage retentissant la veille à l'Olympia.
20h et les lumières éteintes, les petits jeunes écossais de Dananananaykroyd sont arrivés sur .../... La suite
Ce 28 janvier, les Kaiser Chiefs, que je suis depuis leur premier album, mais que je n’avais jusque là vu qu’une seule fois sur scène, se produisaient dans la salle intime du Transbordeur de Lyon, après un passage retentissant la veille à l’Olympia.
20h et les lumières éteintes, les petits jeunes écossais de Dananananaykroyd sont arrivés sur scène. C’était cool, ça sautait et ça criait dans les micros, ça faisait des free hugs au premier rang, ça sautait dans la foule, ça tirait la langue de tous côtés, ça a chauffé toute la salle en quelques chansons, c’était pile ce qu’il fallait.
A 21h pile, derrière un mur de fumée, nos 5 anglais préférés ont débarqués pour un Spanish Metal électrisant et plein de promesses pour l’heure et demie suivante. Setlist quasi parfaite, les 3 albums aussi bien représentés les uns que les autres, des tubes à n’en plus finir et les nouveaux morceaux qui se défendent bien. Le rappel, entamé sur Tomato in the rain, petite surprise puisque pas jouée sur d’autres dates européennes.
Kaiser Chiefs c’est avant tout de l’énergie. Ricky qui court et saute partout, retient à peine son souffle, ne s’arrête que pour attraper une bière au passage, lance ses mythiques Nous sommes Kaiser Chiefs et chauffe la salle en moins de deux ; et derrière lui, le reste du groupe qui n’est pas en reste et assure le show de tous côtés. Sans compter le public entier qui hurle les paroles de chaque chanson, saute sans se fatiguer une seconde et répond à chaque geste ou parole de Ricky.
Spanish Metal
Everyday I love you less and less
Everything is average nowaday
Heat dies down
You want history
Ruby
Thank you very much
Good days bad days
Na Na Na Na Naa
Modern Way
Half the truth
Never miss a beat
I predict a riot
Take my temperature
The angry mob
- - -
Tomato in the rain
Can't say what I mean
Oh My God
Kaiser Chiefs - 27 Janvier 2009 - OLYMPIA Paris
Kaiser Chiefs a une très bonne réputation en live, réputation qui ne se dément pas. Quelle bonne idée d'avoir choisi l'Olympia plutôt que le froid et impersonnel Zenith avec sa mauvaise acoustique !
Une 1ère partie venue de Glasgow, jeune et énergique lance la soirée. Moui..., je quitte la salle pour aller boire un verre au bar, c'est très .../... La suite
Kaiser Chiefs a une très bonne réputation en live, réputation qui ne se dément pas. Quelle bonne idée d'avoir choisi l'Olympia plutôt que le froid et impersonnel Zenith avec sa mauvaise acoustique !
Une 1ère partie venue de Glasgow, jeune et énergique lance la soirée. Moui..., je quitte la salle pour aller boire un verre au bar, c'est très bruyant et cela n'a rien de mémorable.
Les choses sérieuses vont bientôt commencer, l'ambiance monte. Et soudain, ça y est! Ils sont là ! Une entrée en matière tonitruante lance le show. Le public est chaud, connait les paroles des chansons, saute, chante et danse. Une ambiance du tonnerre du début à la fin.
Ricky assure le show et le groupe joue bien ensemble. Une set list de qualité mêlant le dernier album ainsi que leurs grands classiques. Un très bon concert qui restera en mémoire. Je les ai vus en Novembre dernier à New York dans une plus petite salle et ils sont toujours aussi bons !
Un groupe à voir absolument, dans une petite salle si possible. Les mines réjouies à la fin du concert quittaient un Olympia qui pouvait laisser tomber sa température et s'endormir en ayant passé une excellente soirée. Réagir à cette critique
Grâce au show impeccable des vétérans de REM, la journée du 27 août restera en tête comme un excellent moment pour les festivaliers réunis au Domaine de Saint-Cloud à l'initiative de Rock en Seine...
La bande à Michael Stipe, remontée à bloc (comme à Vienne en 2003), a en effet très vite fait oublier la prestation dramatiquement triviale et lourdingue des Kaiser Chiefs, qui étaient programmés juste avant sur la grande scène. Hurler à qui mieux mieux et haranguer la foule permet parfois de passer en force auprès du public, mais proposer de bonnes chansons semble une bien meilleure solution... C'est celle qu'a choisi le groupe d'Athens : présenter un show best d'1h20 (un peu trop court !) composés des titres intemporels ayant jalonné son irréprochable carrière et l'agrémenter avec des titres récents (majoritairement en dessous du niveau des autres).
R.E.M.
Malgré une ou deux - légères - baisses de régime artistique, les bons moments se succèdent donc. Commencé avec le puissant et fédérateur Bad day, le concert permettra au public d'apprécier des versions tour à tour musclées ou touchantes de Drive, What's the frequency Kenneth, Ignoreland, Electrolite, Fall on me, The One I Love, Let me in, Imitation of life, sans oublier le mythique It's the end of the world. Très en forme et ravi de jouer devant une foule aussi enthousiaste, REM gratifiera le festival Rock en Seine d'un rappel d'anthologie avec Supernatural Superserious, Losing my religion et Man on the moon.
Dirty Pretty Things
Une conclusion idéale pour une journée à la programmation très disparate avec de belles découvertes (les très doués français de Narrow Terence, les postulants plutôt crédibles au titre de nouveaux Franz Ferdinand, These New Puritans), de lamentables efforts pour séduire le grand public (les regrettables Plain White T's et leur tube désespérant alignant cliché sur cliché , les ridicules métalleux d'Apocalyptica) et la confirmation du talent des Dirty Pretty Things et de Tricky.
Tricky
Dans deux styles radicalement différents - le rock débraillé mâtiné de pop accrocheuse pour les premiers et le trip hop aussi enfumé qu'envoutant pour le deuxième -, ces deux artistes ont fait tout à la fois preuve de nonchalance, d'énergie et de talent pour emporter leur auditoire dans leurs univers respectifs.
Hot Chip
Un talent que possède également l'ultra dansant groupe Hot Chip : ses tubes entre électro remuante, funk débridé et rock synthétique sautillant sont de nature à faire bouger n'importe quelle foule. Seul regret : le manque de charisme du groupe, il est vrai programmé à un horaire inadapté (17h).
Au final, et malgré quelques choix douteux, cette journée passée au domaine de Saint-Cloud avait de quoi réjouir le public ; elle proposait largement de quoi patienter jusqu'au lendemain (avec une programmation prometteuse, malheureusement décapitée par l'annulation de dernière minute d'Amy Winehouse).
Pour moi ce fut l'une des plus grosses journée … le site étant assez grand et les scènes suffisamment espacées pour que le son n’interfère pas, il a fallu cavaler par moments, ce qui ne fut pas toujours facile vu la densité de festivaliers, la chaleur, des panneaux pas hyper lisibles et surtout … mon sens de l’orientation déplorable … mais rentrons dans le vif du sujet …
the Presidents of the United States of America
Qui ouvraient sur la grande scène … Ca m’a fait tout bizarre de les entendre commencer par la chanson sur le chat, plus de 10 ans après les avoir vus aux Transmusicales de Rennes. J’ai eu un peu peur que cela fasse un peu trop réchauffé. Mais non le plaisir de jouer semble intact chez ces gars là. Toujours le sourire, toujours envie de danser et de faire danser. Des titres dansants et efficaces comme chez leurs compatriotes de Big Soul (avec qui ils partagent pas mal de points communs). Toujours que 2 cordes à la basse et 3 à la guitare … un set avec pas mal de titre du premier album et du nouveau ainsi que les quelques reprises que l’on connaît d’eux.
Millencolin
Après un petit tour du côté du thjéatre des marionnettes sur l’eau vietnamiennes (hum … franchement ça vaut pas tout ce qu’on m’en avait dit et en plus je ne sais pas si ils ont occidentalisé leur spectacle pour le rendre plus vendeur, mais ça ne correspond pas du tout à la réalité – en tout cas celle que j’ai perçue – de là bas), nous voilà de retour au pied de la grande scène pour voir un petit bout du set de Millencolin. Y a pas à dire, la « pop punk » de ces 4 suédois à la pêche, mais (peut être les trouve-je un peu trop statiques) elle ne me fait vibrer plus que ça …
Kispal és a Borz
Après un petit tour sur le site, au cours duquel nous subviendront à quelques besoins fondamentaux du corps humain, nous revoilà à nouveau au pied de la grande scène pour découvrir un groupe local, qui doit être assez connu apparemment. Ca commence avec une chanteuse, qui s’éclipse dès le deuxième morceau. Pas facile de rentrer dedans … je ne sais pas pourquoi (l’âge des musiciens ? le côté chanson rock ?) mais je pense à Noir Désir même si musicalement c’est assez éloigné. Ce n’est qu’en y repassant après Eths que je me mettrai plus apprécié et à me dire que dans d’autres circonstances j’aurais surement carrément apprécié. Mais là il fallait en effet que je file vers la scène métal où m’attendaient les marseillais de …
Eths
En fait ils ne m’ont pas attendu, et j’arrive alors que Candice est déjà en train de vociférer alors que ses comparses sont arcboutés, accrochés aux manches de leurs instruments. Que de chemin parcouru depuis ce tremplin de Machine Infernale à Espace Julien en 2001 ! Les choses ont vraiment changé pour eux, veritables stars dans la discipline ils ont visiblement eux aussi toujours autant de plaisir à être sur scène ! Du haut de ces 26 ans elle impressionne vraiment lorsqu’elle beugle dans le micro, et encore plus quand elle passe tout d’un coup à un chant normal.
Les textes semblent être en français pour la plupart, mais franchement, à moins de connaître les morceaux dans un tel vacarme, difficile à suivre. Très bon bout de concert que j’ai vu là avec un petit « reproche » aux organisateurs … la prochaine fois faites passer les groupes de métal dans une tente bcp plus sombre parce que là avec un jeu de lumière quasi inexistant et avec une tente blanche on se serait cru en plein jour par moments (et ce sera encore plus vrai pour Punish Yourslef quelques jours après). En tout cas Candice, Staif, Greg, Shob et Matt ont quitté la scène sous l’ovation d’un public déchainé.
Kaiser Chiefs
Repassage par la grande scène où cela venait au tour des Kaiser Chiefs … oui un nième groupe de pop anglaise qui fait danser les jeunes. Très honnêtement je suis de plus en plus réfractaire au style et ne m’intéresse éventuellement qu’à ceux qui résistent au delà du 2ème album. Eux je les avais déjà vu l’année dernière au Paléo d’Istres où même si le chanteur était descendu assez naturellement dans le public je n’avais pas plus accroché que cela. Cette fois aussi il a eu la bougeotte et s’est jeté dès le premier morceau contre le public retenu par la peau du slip par un gars de la sécu. Etait d’humeur plus facile que la dernière fois, furent ils portés par le public, je n’en sais rien mais cette fois j’ai ressenti une réelle bonne humeur dans leur musique, j’ai été touché par la spontanéité du chanteur et par les textes que j’ai cru comprendre des « mes parents m’aiment, mas copine m’aime etc … » … ben du coup moi aussi je les aime !
les Touffes Chrétiennes
Lorsque l’on m’a fait sortir du devant de la scène j’ai filé dans la tente à côté de celle « métal » (scène dite « converse » du nom du sponsor) découvrir les français de Les Touffes Krétiennes (conservons le jeu de mots) collectif fanfaronesque qui compte parmi ses 14 membres, des gens des Fils de Teuhpu, des Hurlements d’Léo, de Babylon Circus, de Grave de Grave, etc … Je ne resterai qu’un peu plus de deux longs morceaux, le temps de voir que c’est coloré et déguisé comme Marcel et son orchestre, festif comme tous les groupes cités ci-dessus et d’autres … Les différents musiciens se succèdent au micro d’un morceau à l’autre, quelques reprises sont passées à la moulinettes … les gens dansent mission accomplie !
Rokia Traoré
Je ne suis donc pas resté plus longtemps surtout que cette fois il me fallait traverser tout le site si je voulais avoir une chance d’entendre et voir Rokia Traoré dont le nom (mais pas la musique) m’était familier. J’arrive sur place … beaucoup de monde … Si je dis « musique africaine » ca ne veut rien dire … elle chante et joue de la guitare ou danse. C’est plutôt dansant, sans être trop speed pour autant. En fait je me souviendrai surtout de ses interventions entre les morceaux. L’une sur le public qu’elle remercie d’exister et de permettre à des artistes comme elle de vivre de ce mode d’expression là, et une autre sur la liberté où elle parle de son rêve de voir une jour les africains ne plus quitter leur continent que pour faire du tourisme et découvrir le monde et non pas uniquement de chercher à s’en échapper. Peut être aurai-je l’occasion d’aller la revoir à la Fiesta des suds en octobre …
Jamiroquai
Puis, en passant une nouvelle fois devant la « tente rome » sans m’y arrêter vraiment, me revoilà une nouvelle fois sur la grande scène, pour voir encore un anglais ! Cette fois il s’agit de Jamiroquai. Pas très fan de funk, que ce soit le « roots » ou le « FM » j’y allais juste pour le spectacle et pour m’amuser à le photographier. Moins de mise en scène ou de tenues extravagantes comme il y a 7 ans au Dôme. Une légère ressemblance avec Keanu Reeves à mes yeux, la bougeotte, une voix haut perchée et des rythmes funky qui ne me font pas trop danser … du coup je repars à l’opposé du site …
Ky-mani Marley
En espérant pouvroir m’approcher de Ky-mani Marley. Je l’avais déjà vu pour quelques reprises de son père, lorsqu’il était venu faire un passage surprise sur scène avec Elephant System (qui venait juste de faire une pause du groupe indus Treponem Pal) au Poste à Galène. Et bien ce soir ce fut pareil … quasiment que des reprises (mais bon à la limite si y en a bien deux qui ont le droit de le faire c’est lui et son frère Ziggy non ?). Il fera aussi un morceau écrit pour et sur son père à l’âge de 15 ans … touchant, mais si il ne s’agissait pas de Bob Marley dans la chanson ne serions nous pas un peu plus sévères ? Bref …
Rhoda Scott
Ensuite après un petit tour sous la tente Party arena pour essayer de savoir l’ordre de passage de Jack de Marseille et Vitalic et de se faite bouler de ne pas avoir le bracelet orange qui ne pouvait apparemment ne nous être attribué que par Junky de Junky & Hawky justement en train de mixer là … bref du coup on file plutôt vers la scène blues où nous attend la vétérante Rhoda Scott. Elle, elle nous attend vraiment puisque au moment où on arrive les techniciens plateau sont an train de lui bricoler un banc un peu plus haut (à grand coups de scotch) pour son piano /orgue (désolé je ne connais pas le nom). S’en suivront 20 bonnes minutes de très bonne musique … juste accompagnée d’un batteur elle nous impressionnera par sa dextérité … avec ses mains mais aussi avec ses pieds dont elle nous fera un petit solo (sur les pédales) qui m’a fait croire pendant quelques instants qu’un bassiste était subrepticement monté sur scène. Très belle découverte dont on ne s’éloignera que pour retenter sous la tente ruisselante de sueur de Party Arena
On arrivera alors que ce sont encore Collins & Benham qui finissent de mixer (visiblement plusieurs fois rappels à l’ordre par la régisseuse) et cèdent enfin la place à Vitalic. Sérieusement affamé et l’ayant d’ajà entendu (de plus loin) à Marsatac il y a 2 ans (dans des conditions tout aussi humides) et ne tenant pas à me faire piétiné, nous sommes allé mangé tranquillement et lorsque nous sommes revnus il finissait imperturbable son set, saluant comme un judoka (sans se mettre à genoux tout de même) le public qui scandait son nom et laissant la place à Jack de Marseille
Jack de Marseille
Illustre DJ dont j’entends parler depuis toujours mais que je n’ai pas encore eu l’occasion de voir sur scène (malgré son récent retour dans la cité phocéenne). Principale différence avec son prédécesseur, Jack travaille avec des vinyles et non pas des machines et deuxième différence il un sourire constamment scotché sur le visage et semble s’amuser. Le public déjà à fond et trempé enchainera de plus belle … et je ne sais pas jusqu’à quelle heure car pour moi l’heure du retour (et du tri des photos) avait déjà sonné depuis belle lurette. Et puis aussi dansant cela soit il, il n’y a pas à dire que ce soit l’ambiance (là un peu tendu au niveau accès) ou la musique, je suis quand même plus à l’aise dans une ambiance « rock » …
et une petite de Rokia Traoré : ici
et une petite des Presidents of the USA : ici
et une petite de Kispal es a Borz : ici
et une petite de Eths : ici
et une petite de Kaiser Chiefs : ici
et une petite de les Touffes Krétiennes : ici
et une petite de Kimani Marley : ici
et pour finir une petite de Jamiroquai : là
Cette seconde journée commence sympathiquement avec PETE AND THE PIRATES. Ce groupe est typique de la programmation NME du Summercase, avec leur coiffures affreuses et leur acné mal assumée. Bref ça fait penser à tous les autres bidules sortis depuis le succès de Franz Ferdinand... Dans 2 ans on s'en souviendra autant que The Music ou Oasis, ces groupes qui n'auraient jamais du faire d'autre tournée que celle de leur pub du Yorkshire. Mais ça n'en reste pas moins agréable assis dans l'herbe.
Le chanteur des MYSTERY JETS est encore plus laid, tatouage au cou et bracelets ridicules tout le bras. Encore une fois on peut définir leur musique comme sympathique (comme si la musique était faite pour être sympathique....). Les KOOKS suivront. C'est du même tonneau et on décide rapidement d'arrêter le massacre en fuyant sur le stand Guitar Hero (C'était ça ou le guitariste de Vincent Delerm). On espère y trouver de la bonne musique. Manque de bol on tombe sur l'édition spéciale Aerosmith...
Arrive ensuite DORIAN, groupe espagnol, qui comme souvent pour les groupes espagnols ne mérite pas plus de trois lignes de chronique. Disons que ce qu'ils font était déjà ringard à la mort de Kurt Cobain.
En parlant de vieux grunge, c'est aux BREEDERS de monter sur la grande scène. Kim Deal et ses amies font depuis la fin des Pixies d'excellentes chansons. Mais aïe. La chanteuse n'a plus un brin de voix. L'excellente Huffer est ainsi totalement massacré. Ayant suffisamment vue d'idoles pathétiques la veille après le pitoyable concert des Verve, je décide de fuir le plus vite possible vers LOS CAMPESINOS! Et je passe un très agréable moment. Leur rock fanfare dans la lignée d'Arcade Fire (de Funeral) ou d'Animal Collective donne vraiment l'envie de bouger, et je ne m'en prive pas. Le chanteur y met du sien, tout heureux de jouer dans un public plus large que d'habitude et dans une excellente ambiance. La journée démarre enfin sous le soleil finissant de Barcelone.
Après quelques pérégrinations (un festival de bord de mer reste quand même agréable) je vais me placer devant l'un des groupes les plus attendus du week-end, KINGS OF LEON. Depuis leur premier excellent album (le meilleur des trois), le groupe s'est progressivement construit une réputation et un public. Le show est très bien rodé. Le chanteur, Caleb a eu la bonne idée de couper le catogan affreux qu'il traînait l'an dernier et que le faisait ressembler à Francis Lalanne en encore plus laid. Le groupe propose un show bien huilé qui n'en reste pas puissant et jouissif. S'étant remis d'un mauvais deuxième album, à quelques semaines de la sortie du quatrième (au single prometteur), la machine est lancée pour faire des Kings l'un des très grand (et très gros) de ces prochaines années. Ne manquait que Califonia Waiting pour LE show parfait.
Et enfin vint DIEU. Après avoir réussi à s'être débarrassé de cette verrue de Sid Vicious (qui selon Rotten, n'était qu'un porte-manteau destiné à boucher une place vide) les SEX PISTOLS reviennent nous voir à chacun de leurs découverts bancaires. Après une première reformation dans les 90, la tournée Filthy Lucre Tour (cette tournée pue le fric), où le groupe déclarait déjà avoir enterré ses vieilles querelles au nom d'une cause commune : l'argent du public; le groupe a renouvelé cette expérience en 2003, le Piss off tour. Ils reviennent cette fois-ci pour une tournée joliment appelée Combine harvester tour. Pour les anglophobes sachez que cela signifie double-moissonneuse batteuse... tout un programme. Surtout quand on sait que cette tournée a débuté dans un casino de Las Vegas.
Dit comme ça, ça ne paraît pas très alléchant (des gens qui jouent pour le fric... pouah !), mais au final ce n'est pas pire que tous ses groupes indés qui pour chercher la thune acceptent même de jouer dans la hall à bestiaux de Bercy, ou qui ne se sont jamais séparés à cause du fric (Oasis, Stones, ...) alors que la date de péremption est passée depuis longtemps (même les restos chinois refuseraient de servir du Mick Jagger).
Le set a la bonne idée de commencer avec 10 minutes d'avance. Après avoir calé en fond sonore la chanson nationaliste There'll Always Be An England, Rotten et ses amis arrivent... L'idole est vêtue d'une sorte de treillis feuillu très laid, qui avec sa crête blonde a pour résultat de le faire ressembler à un gros poulet. Un poulet sous acide précisément. Le concert démarre à 100 à l'heure par Pretty Vacant. Tout va y passer. Les tubes défilent aussi vite que les bouteilles de plastique sur Johnny Rotten (d'ailleurs les Sex Pistols restent les principaux bénéficiaires de l'interdiction du verre dans l'enceinte des festivals... il y a encore quelques années, se prenant une bouteille dans la gueule en début de concert, Rotten déclara au public «Vous vous croyez punks... vous n'êtes qu'une bande de petits cons. Moi je suis punk et d'ailleurs je me casse HAHAHA »). Tous les regards se braquent sur Rotten. Il est l'aimant du groupe, provocateur, surexcité, génial. La fosse est en furie et ressemble à une cour des miracles. Vieux punks qui veulent se bastonner, grands espagnols suants, donzelles sublimes qui ne demandent qu'à slammer, bref joyeux bordel. Le concert n'aurait pu être mieux. God Save the Queen, No feeling, Holidays in the Sun, EMI, Anarchy in the UK... ne manque que My Way et London Calling, que nous réclamerons en vain. Seul bémol : un dernier rappel dispensable composé de deux reprises non moins dispensables (Silver Machine de Hawkind et Roadrunner de Jonathan Richman... vous connaissez pas, c'est pas grave). Sinon indiscutablement LE putain de concert du week-end.
Suite à cette prestation géniale nous errons un peu, passons quelques temps devant LEILA qui n'a retenu que le pire de la musique expérimentale, et attendons KAISER CHIEFS.
Si ce groupe en studio produit beaucoup de merde, les deux concerts auxquels j'ai précédemment assisté (Wercher et Solidays) m'avaient laissé une excellente impression. Las, après la tornade Pistols, Kaiser Chiefs ne pouvait faire que pâle figure.... Comment écouter sérieusement chanter le popeux I predict a riot, quand Rotten a déjà plus qu'incarné cette révolte dans Anarchy in the UK. Bref tout ceci ne nous fait pas nous attarder, et c'est heureux que nous rejoignons la bande de charlots ratés qui partage notre chambre à l'auberge de jeunesse, en attendant de nous abreuver de Gaudi, sable et sangria. Car au-delà d'une programmation moyenne, le principal intérêt du Summercase est qu'il se déroule à Barcelone, avec des Barcelonais-es. Réagir à cette critique
Kaiser Chiefs - Yours Truly, Angry Mob par Pierre Andrieu Yours truly, angry mob, le nouvel album des Kaiser Chiefs, c'est du lourd, du très lourd même... Le groupe de Leeds a une fois de plus sorti l'artillerie (lourde, donc) pour pilonner les charts anglais, européens et même américains – une tournée monstre est prévue là bas – avec .../... La suite
Yours truly, angry mob, le nouvel album des Kaiser Chiefs, c’est du lourd, du très lourd même… Le groupe de Leeds a une fois de plus sorti l’artillerie (lourde, donc) pour pilonner les charts anglais, européens et même américains – une tournée monstre est prévue là bas – avec ses bombes pop rock gonflées aux stéroïdes commerciaux. Ricky Wilson, Andrew White, Simon Rix, Nick Hodgson et Nick Baines ne sont pas là pour amuser la galerie, ils veulent vendre des disques, gagner de l’argent, faire les idiots en tournée et rencontrer plein de gens intéressants (comme des groupies hystériques, par exemple). Comme tous les groupes de rock en somme… même si parfois ils jurent du contraire. Les tubes composés sur mesure pour marcher (refrains énormes, guitares puissantes, mélodies faciles, rythmiques irrésistibles, gimmicks imparables, production léchée de Stephen Street) sont donc légion sur ce nouvel album des Kaiser Chiefs ; malgré quelques réticences au début, il faut avouer qu’il est bien difficile de résister à ces hits en puissance écrits à la truelle et en série, certes, mais avec un talent certain. Les très percutants Ruby, Heat dies down, My kind of guy, The Angry mob, Highroyds et Thank you very much sont à déguster chauds et bien serrés dans un bar bondé, à poil devant la glace avec une vieille raquette de tennis en guise de guitare ou en live, un exercice où les Chiefs sont tout bonnement excellents… Ils l’ont prouvé récemment aux Trans Musicales de Rennes. Pourquoi donc bouder son plaisir (même s’il est un peu régressif) ? Il suffit d’oublier les slows mielleux que compose parfois le combo entre deux tubes et de se lâcher sur ces derniers. Et le tour est joué…