Little Bob fait partie des mythes vivants de l'histoire du rock français. Aujourd'hui, son rock a évolué vers une musique plus profonde, plus près des racines, moins speed et moins bruyante. Les prestations scéniques de Little Bob sont toujours de grands moments qui allient énergie et émotion.
Little Bob + The Animals - 12 mars 2008 - L'Usine à Istres À 9 heures pile, l'Usine des noctambules se met au travail avec Little Bob et plusieurs centaines de fans de la première heure accompagnés de leurs chatoyantes odeurs (ah, l'on en vient à regretter .../...
À 9 heures pile, l’Usine des noctambules se met au travail avec Little Bob et plusieurs centaines de fans de la première heure accompagnés de leurs chatoyantes odeurs (ah, l’on en vient à regretter les bonnes vieilles salles enfumées).
Camouflé entre un pupitre à antisèches et un pack de volvic, Little Bob est ce petit personnage un peu rond, à la chemise rouge et aux cheveux blancs qui entre sur scène comme dans une cour de récréation. Escorté par une élégante équipe composée d’un contrebassiste, d’un clavier, d’un batteur et d’un guitariste au son parfaitement rodé, Little Bob nous offre un gig impeccable, puissant, aux accents bluesy et enthousiasmant de bonnes vibrations.
Œilladant les Posies , Bob Dylan ou encore Presley , Little Bob partage des tant complices avec le public pris au jeu ;
claps claps, hands up et refrains repris en chœur parsèment l’heure de show. Un chaleureux rappel permet au petit monsieur en rouge de remercier staff et public avant de combler la bouillante audience transpirante avec quatre dernières compositions et notamment une très belle reprise des Small Faces .
Little Bob nous prouve une nouvelle fois, du haut de ses 62 printemps et 33 ans de carrière, qu’il n’évolue décidément pas dans un ‘lost territory’, mais bien qu’avec lui, ‘rock’n roll will never die’.
S’en suit en un tour de main le groupe anthologique The Animals
avec ses trois membres d’origine, la ride consommée et la main tremblante, curieusement orchestrés par un jeunot d’une quarantaine d’années, adepte de la mode improbable ‘husky-cuir à franges-pieds nus’ en décalage pathétique avec l’esthétique originelle du groupe.
C’est ainsi que notre hippie chanteur entame de sa voix grasse et criarde des vieux tubes empoussiérés dont la date de composition nous est rappelée en chaque début de chanson avec un zèle narcissique et dissonant.
Dans un flou vaguement artistique, les morceaux sont difficilement soutenus par des musiciens fatigués et lointains qui semblent suivre machinalement l’usine à tubes et son gourou imposteur. Seul l’accent impeccable from Newcastle de Mr Alan Price parvient à nous faire quelque peu voyager.
Il ne faudra pas compter sur la reprise de John Lee Hooker , ni sur celle de Screamin' Jay Hawkins pour s’abreuver du plaisir escompté d’entendre sur scène des crus de quarante ans d’âge.
Les sérénades du guitar hero et du non moins clavier hero sonnent faux et poussif. Quant au public comprimé de bière froide, il réagit peu mais se fâche lorsqu’on le heurte d’un haussement d’épaules pour s’éloigner de ce décevant spectacle. Même pour leur fameuse ‘house of the rising sun’, la voix d’un certain Johnny aurait presque été préférable.
>> Réponse (le 25/03/2008 par gaby) je ne suis pas du tout d'accord, c'était un moment magique, tout le groupe était super, chanteur et musiciens nous ont .../...La suite
>> Réponse (le 28/03/2008 par alice) L'Usine à Istres - 12 mars 2008 Je ne suis pas ok non plus avec la critique. J'ai passé un super moment, je ne bois pas de bière ! j'ai dansé et chanté .../...La suite
>> Réponse (le 05/04/2008 par jean-françois) Pas d accord avec cette critique qui semble très injuste, little bob est certes sympatique, mais l'emotion musicale .../...La suite
Coup d’œil rapide sur le premier trimestre de la saison 2006/2007 à la Coopérative de Mai.
C’est la rentrée…
Ayant échappé à Seb Martel et consort, ma saison ne débute que le 23 septembre par la présentation de la compile MC1 made in coopé. Il semble que cela est d’ailleurs bien marché au vue de la nombreuse foule présente. Vous allez me dire que la soirée était gratos ! Certes, mais cela n’enlève en rien à la qualité du plateau présenté. Le moment fut donc très sympa et agréable. La vrai bonne surprise viendra des trois filles d’Eleasy. La pré sélection du groupe pour les découvertes du printemps de Bourges n’est d’ailleurs que fort méritée. Pour le reste, nous aurons la confirmation que les Elderberries et les Kissinmas sont sur la bonne voie du rock’n’roll. Que la furie des Smell of Fox, boostés par des Suppositorz chauds comme la braise, est toujours présente. Comme quoi nous n’avons rien à envier aux parisiens !
Des légendes à Clermont…
A l’annonce du passage des Radio Birdman dans notre ville, l’excitation était à son comble. Il faut dire que les vieux dépotent encore grave… Malgré un son pourri et des lights « pâlotte », le set des Australiens sera assez convaincant. Seul bémol à cette soirée, la prestation inhabituellement faiblarde des Suppositorz.
Le dub débarque pour une sixième nuit…
N’étant pas un grand spécialiste du truc, seul Mad Professor me semblait attrayant. Malheureusement j’allais vite déchanter pour m’enfuir vers d’autres horizons beaucoup plus attractifs…
Soirée métal prog…
Alors là, je ne donne pas ma part aux chiens. Amateur de rock progressif et de métal prog devant l’éternel, c’est déjà conquis que je me pointe à la coopé. Après une prestation intéressante de Poison Black, l’effet Lacuna Coil va se mettre en marche rapidement. Que du plaisir. La voix, la musique… tout me fait chavirer de bonheur. Comme quoi quand on n’est pas objectif. N’est ce pas Pierre !
Soirée filles…
Une fois de plus, nous allons vite nous rendre compte qu’ Eleasy est le groupe en forme du moment. Délivrant un set convaincant et plein d’envie, le temps passera bien trop vite pour tout le monde.
La suite de la soirée sera quand à elle beaucoup moins réjouissante. Il faut dire que Juliette & The Licks ne vont rien faire pour nous faire passer un bon moment de rock’n’roll. La prestation envoyée sera tout juste d’un niveau de campus américain ! Dommage.
La classe, tout simplement…
Recevoir The Divine Comedy est toujours un moment privilégié. Et nous n’allons pas tarder à nous en rendre compte. C’est avec une simplicité remarquable et un talent hors pairs que Neil Hannon et sa troupe vont nous gratifier d’une prestation remarquable. La « classe » est à portée de nos yeux et le rêve n’en sera que plus beau.
Garage club n° 7…
Les Hushpuppies devaient faire un garage club. Ils l’ont fait et même très bien fait. Devant un club plein et chaud comme la braise, les Perpignanais vont nous régaler durant une heure. Alternant le bon et le très bon nous serons rapidement pris par une bougeotte incontrôlable. Que tout cela fait du bien. Allez les gars, pondez nous un deuxième album aussi bon que le dernier et revenez nous secouer les bretelles à nouveau.
Métissage dépaysant…
Comment faire plus d’une heure trente de concert avec un album de quarante minutes ? Demandez à Ayo. Il faut dire que la jeune femme parle beaucoup. Mais le reste du temps… elle chante. Elle le fait d’ailleurs avec beaucoup de douceur et de talent en métissant avec bonheur le reggae, le folk, la soul et autres styles.
Voilà comment vous passez un moment agréable qui malheureusement s’étire vraiment trop en longueur.
Déferlante sonique…
Changeant de chanteur plus que de raison, Archive est vraiment un groupe à part. Malgré les inquiétudes liées à cela, le set proposé sera d’une grande intensité. De Light à Again en passant par Fuck, nous resterons scotchés par la puissance dégagée. Un très bon moment d’autant plus que la première partie, assurée par Redjetson, fut d’un haut niveau. Du post rock comme nous l’aimons.
Un être vous manque…
Mon dieu, quelle déception. Je ne pensais vraiment pas retrouver Herman Dune comme cela. Perdu, décousu, hébété. Est-ce du au départ de son guitariste ? Sûrement. En tout cas, ils ne nous ont pas habitués à cela. Un concert à vite oublier.
Je n’aime pas le chocolat…
Poussé par la curiosité, je me décide à aller voir Olivia Ruiz. Heureusement pour mes oreilles, j’aurai la force de partir au bout de vingt minutes. Voix aigue et stridente, musique de baloche, blague à deux balles. Plutôt que de croquer à pleines dents dans une barre de Crunch, nous nous enliserons inexorablement dans un pot de Nutella.
Un ange passe…
Ben Kweller ne semble pas changer. Pourtant la paternité lui a quelque peu arrondi le ventre. Autrement il reste le même. Visage angélique et souriant, simplicité remarquable, bouclettes au vent… Nous avons donc bien à faire à ce jeune homme qui déjà, lors de son dernier passage à la coopé, nous avait fait vibrer.
Que ce soit seul ou accompagné de son groupe, le set, un peu court, sera parfait. Seul bémol, la venue sur scène, lors du rappel, de Pierre Guimard. Aïe, aïe, aïe.
Un peu de fraicheur…
Et oui, encore un nouveau groupe anglais composé de quatre jeunes garçons. A en croire les hurlements poussés dans la salle, les filles adorent The Kooks. Pour être honnête, cela est frais, sens bon l’Angleterre et les souvenirs. De la à dire qu’ils feront long feu.
Wait and see……
Chokebore nous manque…
Le moins que l’on puisse écrire, c’est que l’on est dans le bricolage. Il n’est d’ailleurs pas très facile de s’y retrouver. Le monde de Troy Von Balthazar est comme cela. Un point c’est tout.
Garage club n° 8…
Je n’irai pas par 4 chemins. Nous venons d’assister à un concert déplorable. Le garage club n°8 a tourné à la débandade, la débâcle. Je me demande encore comment j’ai supporté 30 minutes de Naast. Oui, trente minutes sans intérê. Point barre. Et dire que l’on nous casse les couilles avec la nouvelle scène rock parisienne.
Que les groupes de province se rassurent, ils ne risquent RIEN.
Soirée costumée…
Cradle Of Filth prend racine à la coopé. Et ce n’est pas le bon millier de personnes présentent qui s’en plaindra. Pour le reste que dire. Son métal, pardon dark métal, voix caverneuses, mise en scène très goth. Une soirée à ne broyer que du noir.
Le petit jésus en culotte de velours…
Quoi de mieux qu’une soirée avachie sur un canapé, pour se remettre de ses émotions de la veille. Et bien, il y a Jude. Mieux qu’une cure de thalassothérapie, l’américain vous berce et vous rempli l’âme de belles images. Ajoutez à cela une couche de Cocoon et vous allez vous coucher serein et détendu.
Un autre ange passe…
Avec Tearing Sky, son second album, Piers Faccini nous a confirmé tout le bien que nous pensions de lui. Et ce n’est pas sa superbe prestation, dans un club à l’écoute religieuse, qui nous fera dire le contraire. Tout n’est que douceur et caresses. Ce garçon semble être touché par la grâce. Merci pour ce moment merveilleux.
Un petit mot sur Christophe Adam Son association avec Daniel Larbaud à changé la donne. Très bon guitariste, ce dernier enrobe les textes de Christophe avec beaucoup d’à-propos. Du bien bel ouvrage. Un petit clin d’œil à Morgane, chanteuse de Cocoon, qui terminera le set, avec les deux gars, de bien belle façon.
Très haut en couleurs…
Mélangez sans modération du disco avec du rock, ajoutez y une pointe de funk et saupoudrez le tout de glam… El Présidente est né.
Ce savoureux mélange va secouer le club de la coopé de la plus belle des façons. Vous vous retrouvez le sourire aux lèvres sans vous en rendre compte. Vous devenez « bêta » en un rien de temps. Vous vous trémoussez comme lors de votre première boum. Vous êtes, en résumé, joyeux et heureux d’être là.
Malgré un départ faiblard, les sept enragés de The Kissinmas vont nous délivrer un set bien à leur image. Agité et rafraichissant. Vivement la sortie de Disco Morning.
L’auvergne fleure bon…
Heureux d’être sur des terres connues, Kaolin va nous envoyer une première partie de concert bien rock. Une vrai bonne surprise. La guitare est agressive à souhait. La batterie martèle le public et la basse ronfle de bonheur. La deuxième partie sera beaucoup plus classique pour mieux redécoller avec Lilla Huset, morceau post rock versant pop, de toute beauté. Le final avec Rhésus et MacZde Carpate sera un grand moment d’originalité et de plaisir.
Il faut maintenant espérer que le martelage radiophonique de Partons vite permettra à Kaolin d’être enfin reconnu à l’échelon national.
C’est la fête…
C’est un air de carnaval qui a envahi la coopé en ce jeudi 30 novembre. La cause en est toute simple : Marcel Et Son Orchestre. Remarquez que les gars du nord, ne font pas dans la dentelle. Textes simples, mais très bien ciblés pour certains, déconnade en tout genre, bastringue à tout va… Le décor est planté. Et que dire de toute cette jeunesse ivre, dans tout les sens du terme, devant ses saltimbanques préférés. Chapeau bas.
La meilleure position…
Alors eux, ils valent des points. Originalité, fraicheur, humour, talent. La Position Du Tireur Couché c’est tout cela. Une heure de plaisir à réécouter les titres d’Acapulco, à en découvrir de nouveaux et à sourire béatement en chantonnant «…je suis le James Bond du quartier… » Vivement la suite.
Petit mais tellement grand…
C’est avec les King Size que cette soirée va débuter. Habitués des Quatre vents depuis de nombreuses années, les gars d’Amiens vont nous délivrer, malgré un départ poussif, un set bien pub rock.
Petit clin d’œil à Jean-Luc pour son intervention énergique en fin de set. T’es toujours aussi vilain quand tu brailles… Mais c’est comme cela qu’on t’aime.
Trente ans que ça dure. Oui, depuis trente ans Little Bob chante, hurle à la vie du rock’n’roll. Et même si l’homme est marqué physiquement, il dégage toute cette fraîcheur dont beaucoup devraient s’inspirer. Entouré de musiciens de qualité, Little Bob va nous gratifier d’un set tout à sa personne. Chaleureux, sincère et tellement bon.
Rock… Sanseverino… Pas rock…
Vous ne connaissez pas Thomas Vandenberghe ?
Dernier artiste F.A.R.* en date, ça nous change de Nosfell, cet ancien rock critique, roi du air guitare, tourne le rock en dérision avec beaucoup d’à propos. Un show à ne pas rater.
Une salle comble, une ambiance bon enfant et un Sanseverino plein d’entrain. Voilà la recette pour passer une agréable soirée teintée de swing. Seul bémol, une voix mixée trop bas.
*Favori A ne pas Rater
Garage club n°9…
Dernière date de l’année, ce Garage Club ne restera pas dans les annales. Public clairsemé, groupes en dessous de nos espérances. Une soirée décevante donc. Seul Le Cercle sortira quelque peu du lot. Quant à Amen Birdmen… Aïe, aïe, aïe.
Une fois de plus, DJ Pant Oofle sera le meilleur.
Heureusement pour nous et grâce à Arnaud, la fin de soirée sera très agréable. Réagir à cette critique
Little Bob - 26 mars 2003 - Le Trabendo, Paris Que dire après ce super concert sinon que Little Bob et ses musiciens méritent une autre publicité médiatique que ce silence ingrat des uns et innocent des autres.
Et les Johnny, Eddy et autres .../...
Que dire après ce super concert sinon que Little Bob et ses musiciens méritent une autre publicité médiatique que ce silence ingrat des uns et innocent des autres.
Et les Johnny, Eddy et autres Aubert, ils attendent quoi pour l'inviter en première partie ; qu'est-ce qu'il y a, il sent le Rock ? Réagir à cette critique
Little Bob - 14 décembre 2002 - les 4 Ecluses, Dunkerque Finir l'année musicale 2002 en beauté, pourquoi pas avec LITTLE BOB ! Voila, c'est chose faite encore une fois de plus BOB nous a donné un concert exceptionnel. C'était le 14 décembre à Dunkerque aux .../...
Finir l'année musicale 2002 en beauté, pourquoi pas avec LITTLE BOB ! Voila, c'est chose faite encore une fois de plus BOB nous a donné un concert exceptionnel. C'était le 14 décembre à Dunkerque aux 3 Ecluses. A priori BOB est un habitué des lieux puisqu'il s'est inspiré d'un fait surnaturel survenu dans ce même lieu lors d'une tournée precedente, pour composer "scream of the dog"; le choix des morceaux exécutés avec beaucoup de conviction et feeling ce soir là sont judicieux : Bob et ses musiciens alternent les titres du dernier opus et les classiques de la STORY comme riot in toulouse, all or nothing... Tres bonne prestation qui mérite selon moi, 4 etoiles !qu'attendent les médias pour parler de ce dernier soulman ? Peut-etre en parleront-ils, un jour, tout comme l'on fait sincèrement ou hypocritement Drucker et Delarue lors des victoires de la musique, en evoquant la recente disparition de Dominique Laboubee des Dogs ? Réagir à cette critique