Un choeur d'hommes de Marseille, du quartier de la Plaine. Six chanteurs, accompagnés de percussions (bendirs et tamburello) et de battements de pieds et de mains. La formation s'est adonnée à la re-création systématique du patrimoine populaire occitan, chantant tous les répertoires, du plus religieux au plus débridé, du plus répétitif au plus occasionnel, et tout ça, bien souvent, en même temps !
Lo Cor de la Plana - 24 mars 2007 - Machine a Coudre - Marseille
Lo Còr de la Plana (prononcez "lou couar dé la plane") est un choeur d'hommes de Marseille, et tire son nom du quartier de la Plaine, à la fois populaire (espérons que ça dure) et regroupant pas mal .../...
Lo Còr de la Plana (prononcez "lou couar dé la plane") est un choeur d'hommes de Marseille, et tire son nom du quartier de la Plaine, à la fois populaire (espérons que ça dure) et regroupant pas mal de lieux de concerts.
Lo Còr de la Plana, six chanteurs trépidants, accompagnés de percussions (bendirs et tamburello), "picaments" de pieds et "bataments" de mains. La formation s'est adonnée à la re-création systématique du patrimoine populaire occitan. Chantant dans une fièvre inégalée tous les répertoires, du plus religieux au plus débridé.
Lo Còr de la Plana a de nouveau mis le feu ce soir à la Machine à Coudre. Encore une spéciale dédicace pour cette salle unique capable de programmer du punk, du flamenco puro, du jazz experimental et ce soir de la transe occitane !
Comme d'habitude, le public est assez fourni et 200% subjectif. On ne doit pas être beaucoup de non-occitaniste ce soir. Mais l'avantage des occitans tendance libertaire, c'est qu'ils ne sont pas sectaires ! Ce soir, on est là pour faire la fête.
Et ça sera largement le cas, avec un public surexcité du début à la fin. Que ce soit dans le tapage de mains, de pieds, la traditionnele farandole sur quelques morceaux voir même l'accompagnement dans les chansons vu que les chants traditionnels sont connus par pour pas mal de monde.
Les 6 garçons sont assis quand ils commencent. Ils se lèveront parfois mais c'est surtout dans la salle qu'on aura rarement le cul sur la chaise.
Six voix, deux tambourins, deux "picaments" de pieds sur une planche et tous aux "bataments" de mains. Ils peuvent passer des chants religieux à la solenité grave (si ce n'est la présentation fort drôle : "Dieu nous garde", chanson sécuritaire...") mais qui sont loin d'être la majorité.
Beaucoup, beaucoup de morceaux qui plongent dans la transe. Les 6 voix sont souvent asynchrones et c'ets carrement bluffant quand on y fait un peu attention, la capacité qu'on chacun de partir dans des mélopées qui se superposent, s'entremêlent dans un résultat hypnotique. L'effet sur le Pinguin est identique à celui de leurs cousins de D'Aqui Dub mais peut rappeler aussi celui du hip-hop indus de Dälek. Bref un balancement de style culbutto au ralenti (ce n'est pas ma danse la plus érotique).
Ce soir, je bloquerais plus particulièrement sur les "picaments" de pieds sur la planche. En plus de la performance physique dû au rythme endiablé et soutenu, le rythme lourd, répétitif, au son assez particulier, me happera. Les voix, les tambourins, les "bataments" de mains ajoutant à la transe, ce concert sera pour moi assez "autistique".
Mais Lo Còr de la Plana ce n'est pas que ça. C'est une ferveur capable de faire monter des hordes de filles qui tapent des mains sur les tables, de faire partir 100 personnes en farandole dans le "temple punk" qu'est La Machine à Coudre, de te bloquer sur un chant religieux même si tu es athé.
Lo Còr de la Plana ? Un groupe intègre et qui ne sera (heureusement) jamais hype. Un groupe qui restitue au peuple sa culture sans la mythifier. Un groupe qui est avant tout une tuerie sur scène !
Photos Pirlouiiiit, époustouflé par les progrès réalisé depuis la dernière fois.
Lo Cor de la Plana, Vibrion, Moussu T, Grand Corps Malade - 26 octobre 2006 - New Dock des Suds Comme toujours c'est avec réticence que je vais à la Fiesta des Suds, faux festival (pas de pass = pas de festival), vraie pompe à subventions, "fête populaire" du moins quand les invitations peuvent .../...
Comme toujours c'est avec réticence que je vais à la Fiesta des Suds, faux festival (pas de pass = pas de festival), vraie pompe à subventions, "fête populaire" du moins quand les invitations peuvent rentrer, tarifs des consos souvent prohibitifs et surtout, jauge trop élevée, depuis à peu près toujours : serrés de partout, tout le temps. Quand le Dock a brûlé, on a parlé de malchance ? Bonne blague, moi j'ai parlé de chance : chance que ça ne soit pas arrivé un soir de concert, chance que ce soit arrivé avant qu'un jour un mouvement de panique quelconque ait fait des morts dans ce lieu dramatiquement mal fichu, mal ventilé, mal sécurisé.
Bon, en tout cas autant la soirée d'ouverture à eu l'air surpeuplée, autant ce soir on circule tranquille. Et puis les scènes sont placées si haut que même les handicapés en fauteuil y verront peut-être presque quelque chose, et par exemple celui avec la béquille qui va y slammer ce soir. Bon, ils verront moins bien que des 2 tribunes VIP bien sûr, faut pas déconner, les potos du Conseil Général, on va pas les mettre dans la fosse quand même... Autres détails qui fâchent, la bière en alu à 5 euros ou l'eau chaude dans les cabinets rappellent rapidement où l'on est. Et bien sûr on ricane comme toujours de voir les guignols d'Attac se fourvoyer dans ce temple de la consommation.
Mais Lo Cor de la Plana me rappelle à l'ordre : arrête de râler, c'est pour la programmation que t'es venu ! Le chant polyphonique bien connu de ces 6 gaillards déclenche rapidement des farandoles effrénées. Tout ça a capella, avec seulement quelques tambourins, le talent de Manu Théron pour tout mettre en musique (ah, la voix de ce type ...). Ils remettent au goût du jour des airs traditionnels parfois tristes, souvent rigolos (Fais le cocu ma fille, ton père l'était bien), on se retrouve à danser et à taper des mains naturellement. Une fanfare de cuivres au look très 'Royal de Luxe' vient leur prêter main-forte, talentueuse et cacophonique à la fois, le mélange est très sympa aussi. On s'éloigne quand même pour ne pas rater le thème de la soirée : le slam.
En chroniquant le disque sympa de Grand Corps Malade, j'avais été un poil énervé qu'on le présente comme le "premier", puisque par ici on suit la carrière de vibrion depuis bien longtemps. Ce soir, réconciliation : les deux vont pouvoir discourir, et dans le bon ordre ! C'est donc sur une très belle scène (non je ne dirai pas que du mal de l'organisation) sous l'autoroute, qu'on rejoint Fred, Eric et leurs musiciens célestes, en train de Décliner les Bleus. Il y a pas mal de monde par rapport à certaines programmations difficiles du groupe (comme l'ouverture de Marsatac en 2005) même si le public semble, comme à l'accoutumée, un peu désarçonné par cette musique.
Car au fond, pourquoi ne pas danser comme des fous sur Fusées (Kadish) et son rythme techno ? Nous on ne s'est pas gênés. Car ceux qui en attendaient une plus dansante seront déçus, ici on est d'abord politique : J'ai 8 ans, texte horrible décliné avec un petit sourire, L'Amérique, slam a capella foudroyant et texte fabuleux (malgré un petit bug de transmission neuronale après Gorge, bouche, gorge, bouche !), le public devient plus attentif. Une nouveauté (Dans le Stade ?) assez lancinante, à réécouter, ça semble se moquer des supporters - vibrion sait comment se faire des amis. Et puis la difficile Khora, à la musique crypto-industrielle puis percutante, celle qui m'avait fait aimer le groupe à la base. Au rappel, tout le monde salue et en bonus, Ce mec s'effrite c'est sûr, très hip hop, classe. Comme prévu donc, excellente prestation !
En attendant la suite du slam, on s'autorise un petit tour à Moussu T e lei Jovents : un groupe de reggae avec des bouts de Massilia dedans : le Tatou et son célèbre bleu de travail chantent de gentilles comptines occitanes d'un ton désinvolte, les deux musiciens sont en place, c'est assez sympa mais... c'est du reggae, je ne suis pas fan. Et pas question de rater celui que j'ai vu dans un contexte complètement différent : perdu parmi les rockeurs, Grand Corps Malade nous avait surpris et enchantés à Rock en Seine l'été dernier, alors cette fois-ci on est là pour lui !
A 22 h 30 pétantes, le Grand Corps Malade débarque sous l'autoroute ! Le public est conquis d'avance et le premier texte plante le décor : être handicapé en France (à plus forte raison, à la Fiesta), c'est d'abord se forger un Mental de résistant. Sa grosse voix grave nous enveloppe, il enchaîne avec la combattante Le Jour se lève et présente son percussioniste, Mr Feedback. Puis l'optimiste Sur mes deux oreilles. Il prend par la main un public très attentif (et qui semble pour pas mal d'entre eux découvrir le texte, je les envie) pour visiter 93200 Saint-Denis (ça tombe bien, cette petite moquerie vis à vis des parisiens, ça marche bien par ici). Après le bien qu'il en a dit, comparer Marseille à un grand Saint Denis au bord de la mer mettra définitivement le public dans sa poche ! Il en profite pour présenter son trio gagnant et drôle : ma Tête, mon coeur et mes couilles, qui fait toujours son effet...
Mais voici Midi 20, l'un de ses meilleurs textes ; le public scandera 'Appelez-moi GCM' avec lui. Ensuite, ça déroule et tout est agréable : Paris le Matin où le plaisir d'être chomeur volontaire, 6e sens où la difficulté d'être regardé par les autres quand on est handicapé. La faussement méchante Attentat Verbal, et par contre la vraiment détestable et hilarante J'aime pas les gens (bonne surprise, elle est sur son site web ici mais je pensais pas qu'il oserait). Il continue sur la chanson Chercheur de Phase au final musical enchanteur, J'ai oublié combattante et presque rap, puis un joli texte d'amour à sa béquille, et l'inévitable et un peu balourde Voyages en Train, sauvée par son duo piano-violon.
Bonne chose de faite, on peut passer à l'autre texte marrant : L'appart de célibataire. Puis il invite son pote John Pucc'chocolat à faire le duo Ca peu chémar où il feront participer la foule. Son collègue très doué mettra une gros ambiance en slammant quelques instants en ricain. Un autre texte d'amour assez joli (j'ai pensé à Renaud, dans le temps), cette fois à une fille, et puis la superbe Toucher l'instant. Le concert est déjà fini, mais le public lui fait un juste triomphe et le grand gaillard ne tarde pas à ramener sa carcasse et ses jolies musiciennes !
Il dit alors un texte technique (non de dieu, ça n'a pas du être facile à mémoriser) où revient sans cesse la syllabe "vers". Il enchaîne avec Vu de ma fenêtre et finit sur la chouette Les Rencontres. Il pensera à remercier tout le monde et faire saluer son groupe sous un tonnerre d'applaudissements. Si l'effet de surprise n'a pas joué comme la première fois (découvrant ses meilleurs textes et sa voix, j'en avais eu la chair de poule), j'ai tout de même apprécié de revoir tout ça, et ce très charismatique slammeur, tout en enviant les gens qui l'ont découvert ce soir. Une très bonne soirée donc, et à la Fiesta des suds ? Ma foi, tout arrive !
PS 1 : exceptionnellement pas de photos hélas, Pirlouiiiit a été empêché - ces photos prises ailleurs (par votre serviteur) à la place...
PS 2 : en bonus, ouais tout ça c'est un peu de la triche mais au moins la maison ne recule devant aucun sacrifice :
3 petites vidéos de vibrion au Cabaret Aléatoire par ici et une de Grand Corps Malade à Paris par là ! Réagir à cette critique
Lo Cor de la Plana - 26 Mai 2006 - Machine à Coudre - Marseille Lo Còr de la Plana (prononcez "lou couar dé la plane") est un choeur d'hommes de Marseille, et tire son nom du quartier de la Plaine, à la fois populaire (espérons que ça dure) et regroupant pas mal .../...
Lo Còr de la Plana (prononcez "lou couar dé la plane") est un choeur d'hommes de Marseille, et tire son nom du quartier de la Plaine, à la fois populaire (espérons que ça dure) et regroupant pas mal de lieux de concerts.
Lo Còr de la Plana, six chanteurs trépidants, accompagnés de percussions (bendirs et tamburello), "picaments" de pieds et "bataments" de mains. La formation s'est adonnée à la re-création systématique du patrimoine populaire occitan. Chantant dans une fièvre inégalée tous les répertoires, du plus religieux au plus débridé.
Lo Còr de la Plana a mis ce soir le feu à la Machine à Coudre. Arrivé tardivement sur les lieux pour cause de dréives apéritives, je tombe en plein dans une salle sur-chauffée. Ca dans partour, ça tape des mains et sur scène le groupe, bein qu'assis, se déchaine. Leur nouveau répertoire met l'accent sur les morceaux à danser et cela fait des ravages. Veritable transe occitane, leurs morceaux reprennent souvent des boucles répétitives, hypnotiques, rappelant un peu la techno. Mais pas de machines ce soir, des voix, des mains, des pieds et des tambourins. Bien souvent Manu Theron balance la voix principale et ses accolytes envoient des rythmiques redoutables.
Après une pause où j'apprends que ça fait un bon moment qu'ils jouent déjà, cela repartira de plus belles pour un concert de plus de deux heures ! Ils parvendront même le tour de force de faire danser une farandole depuis la salle principale jusqu'à l'entrée de la Machine. Un concert d'une redoutable éfficacité ! Réagir à cette critique
Lo Cor de La Bouche - 23 mars 2005 - Espace Julien - Marseille
Ce soir rencontre au sommet entre Lo Cor de la Plana (maintenant sextet de polyphonies marseillaises) et Que de la bouche (duo toulousain dans lequel on retrouve Ange b celebre beat boxer des .../...
Ce soir rencontre au sommet entre Lo Cor de la Plana (maintenant sextet de polyphonies marseillaises) et Que de la bouche (duo toulousain dans lequel on retrouve Ange b celebre beat boxer des Fabulous Trobadors). Ils nous présentaient ce soir le résutlat d'une residence effectuée quelques temps auparavant.
Lo Cor de la Plana c'est un groupe que j'aime depuis longtemps ... et pas uniquement parce qu'il compte dans ses rangs Sébastien Spessa de feu Na Zdorovie, mais parce que dès la première fois où je les ai vu (au Dock des Suds en 2001) et les fois suivantes (avec El Hillal au Webbar ou dans un duel de tchatche en compagnie de Massilia, La Talvera et Nux Vomica à la Fiesta des Suds) j'ai été hypnotisé par leur chant. Leur disque est d'ailleurs pas mal du tout non plus.
Ce soir en plus des 3 d'origines (Manu Théron seconde, Sebastien basse et Benjamin Novarino-Giana seconde tierce) trois "petits jeunes" (Denis Sampieri seconde basse bourdon rythmique, Rodin Kaufmann seconde bourdon rythmique et Manuel Barthelemy seconde). Une fois de plus les mains vides (pas même un tambourin) ... il faut dire qu'ils n'avaient beosin de rien d'autre accompagnés qu'ils étaient de deux human beat box de talent.
Exit le répertoire de chant sacré pour ne se consacrer qu'à des compositions moderne à mi chemin entre leurs polyphonies traditionnels et le ragga Massilio-troubadouresque des deux moitiés de ce Cor de la bouche. Ce mélange moderne - ancien fonctionnera plutôt pas mal, même si au début j'aurais un peu de mal à percevoir l'ensemble comme un tout.
Je serai aussi moins impressionné par Ange B que la première fois que je l'avais vu au sein des Fabulous Troubadors au Poste à Galène (et ou Manu Théron était d'ailleurs monté sur la scène !).
Ils quand même réussi à faire se lever l'Espace (en configuration assise) dès la fin du premier morceau et nous faire danser deux farandoles. Les 6 marseillais chantent voire dansent pendant que Wab et Ange les deux toulousains bruitent et/ou chantent, chacun à un bout de la scène.
Cette année la Fiesta fête ses 10 ans, pas mal pour un Festival de musique à Marseille. Pourtant globalement la programmation semble moins riche ou en tout cas moins tape à l'œil que les autres années .. ou encore peut être tout simplement moins dans mes goûts ... bref pour cette soirée d'ouverture l'accent est comme l'année dernière mis sur les groupes locaux ... mais reprenons tout cela dans l'ordre chronologique.
A notre arrivée à l'entrée du Dock, première constatation il y a du monde, mais avec la billetterie un peu en retrait par rapport aux entrées, il semble que cela se passe mieux que les années précédentes. Pourtant nous sommes arrivés à 20h. La preuve on retrouve Anaïs et Delphine du premier coup.
A l'intérieur en dehors d'une grosse fanfare rouge bien sympathique d'une bonne 20-30 aine de personnes (dans les rangs de laquelle on peut reconnaître des membres de Accoules Sax et Brahim l'ex derboukiste de Na Zdoovie) les choses sont plutôt calmes. On en profite pour aller faire un tour dehors. En effet cette année, la Fiesta a doublé ? sa capacité d'accueil en investissant les rues aux alentours et en plantant dans ce qui était un parking un immense chapiteau sous lequel est dressé une grosse scène. En fait on apprend assez vite que c'est là que se tiennent tous les "vrais concerts" et qu'ensuite à minuit les DJs attaquent à l'intérieur. Très bonne idée cette ouverture sur la rue, car du coup on respire mieux, il fait en plus incroyablement bon (T-shirt + bermuda malgré le petit panneau tenue correcte exigée). En plus à l'extérieur tout un tas de stands d'associations diverses exposent (Dernier Cri, La Passerelle, Santé Sud, Attac, ...). Plusieurs bars et endroits pour acheter à manger (samoussas, pizza, boulettes, ...).
Je ne sais pas si on a raté Panico (rock electrofrancochilien), mais au moment où nous sommes arrivés sous le chapiteau et que le match de Oai se mettait en place il semblait qu'il y avait déjà eu quelque chose avant ... en tout cas on est parti vers 2h30 et on ne les a vu nul part ... Sur scène pour ce match de provençal en chansons deux équipe. A gauche sur la scène les jaunes composés de 3 du Cor de la Plana (Marseille) + 2 de la Talvera (Toulouse) à savoir le père (accordéon, cornemuse, ...) et la fille (pipot, chant, ...)
et à droite en rouge les 2 Nux Vomica de Nice et 3 gars du Massilia Sound System Lo Pape, Tatou et Lux B je crois sachant que le quatrième servait de juge arbitre dans une tenue noir assez inquiétante.
Chacun à leur tour ils ont joué un morceau (généralement un morceau de chacun des 4 groupes accompagnés de leurs coéquipiers) et marquait ou non un point ... Je ne sais pas qui a gagné -parti avant- mais ça a donné l'occasion d'entendre un bonne compile de Massilia revu pour l'occasion et j'ai encore trouvé (même à ce petit jeu là) que le Cor de la Plana (pourtant bien loin de son trip habituel) s'en sortait bien.
Ensuite on a vu le fameux Tonino Coratone présenté sur les programmes comme l'ami de Manu Chao ce qui m'incitait à la plus grande méfiance à son égard (pour qu'on utilise cela comme argument de vente, serait ce la seule qualité du truc ?).
Sur scène pas vraiment de petits jeunes, mais un groupe bien rodé (même si pas très expressif) autour d'un chanteur correspondant parfaitement à l'affiche (genre Capitaine Crochet). Ils ont attaqué par un instrumental tiré de Pulp Fiction, puis un standard (genre Bella Ciao), avant de se plonger dans le répertoire proprement dit de Coratone. Beaucoup de grimaces et de mimiques de la part du chanteur parlant un mélange Italie, espagnol et français. Pas trop mal même si je n'ai pas vraiment adoré.
Un solo de la chanteuse pour reprendre une chanson archi connue que j'ai aussi oublié .. décidément ... et nous nous sommes éloignés vers la grosse scène intérieur où les Troublemakers allait attaquer.
Après un feu d'artifice plus entendu que vu nous avons vraiment regagné l'intérieur où les Troublemakers venaient de commencer leur set. Du monde mais pas vraiment serré, on a pu se faufiler
devant.
Mais la scène étant haute et leur matériel posé sur des tables assez hautes aussi, d'en bas on ne voyait que leurs têtes par moments. Si bien que je ne sais pas exactement combien ils étaient. Il me semble les 3 DJs qui constituent le groupes et deux projectionnistes sur les côtés ? En effets sur deux écrans géants qui se fermaient le fond de la scène avec une chouette perpective défilaient tout un tas d'images de films qui reproduisaient bien l'ambiance de leur disque et de sa pochette. La musique collait elle aussi parfaitement au disque ce qui n'était pas pour me déplaire puisque je le trouve vraiment très réussi (et je ne suis vraiment pas le seul puisqu'ils ont été signé à Chicago). Les images tirés de films, de paysages urbains américains, de flammes, rendaient vraiment bien et avec le gros son de la salle, je me suis régalé. Après une heure pile de set, ils sont partis.
Après avoir fait une tentative pour voir quelques uns des "30 DJs internationaux" nous avons fuit l'ambiance boite de nuit avec beaux mecs en T shirts serrés qui se trémoussent sur le balcon pour respirer un coup, et en profiter pour voir un peu le tout Marseille. Puis retour (pas bien long) sous le chapiteau pour voir Yorgas célèbre flûtiste grec paraît-il. Sur scène armé d'une clarinette je crois (en tout cas d'un truc vraiment trop strident pour mes oreilles sensibles) un type en costume du meilleur goût (tout brillant) accompagnait une chanteuse assortie.
Pas resté assez longtemps pour vraiment écouter, mais le côté Akosh en plus aigus et dissonant m'a un peu refroidi.
Après avoir déambulé et avoir fait pas mal de jaloux avec nos splendides T-shirt Sloy nous sommes tranquillement rentrés nous coucher ... c'est qu'elle commence à peine cette Fiesta et que comme tous les mois d'octobre il y a de très bons concerts tous les soirs à Marseille ... Au final une bien sympathique soirée, mais pas forcément grâce à l'extraordinaire qualité des groupes sur scène ... mais est-ce bien ce que recherchent les gens ici (surtout le soir de l'ouverture où beaucoup sont là pour y être) ? Réagir à cette critique