C'est en découvrant Ray Charles que Michel Jonasz a tout de suite compris que sa vie serait rythmée de blues. Bercé par cette culture il y puise son inspiration musicale. Il livre dans chacun des ses albums des compositions blues et swing, rock et tendre. Michel Jonasz : vos critiques de concert
Michel Jonasz - 8 mars 2008 - Centre Culturel Biganos Quelle soirée, Concert énorme, des musiciens incroyables, Michel Jonasz vous entraine dans son univers avec des reprises des standards de la chanson française façon Jonasz, et cerise sur le gâteau à .../...
Quelle soirée, Concert énorme, des musiciens incroyables, Michel Jonasz vous entraine dans son univers avec des reprises des standards de la chanson française façon Jonasz, et cerise sur le gâteau à la fin un medley de ses plus grands succès (Super Nana, Lucille ...)
Michel Jonasz - 9 décembre 2007 - Salle Pleyel Paris Bonjour à tous ! Etant une super fan de Michel, je vous invite à aller le voir en concert ou à le revoir ! c'est l'homme de ma vie, je suis fan de lui depuis mes 13 ans ! les autres écoutaient du .../...
Bonjour à tous ! Etant une super fan de Michel, je vous invite à aller le voir en concert ou à le revoir ! c'est l'homme de ma vie, je suis fan de lui depuis mes 13 ans ! les autres écoutaient du Mickael Jackson, moi j'écoutais du Jonasz ! ok sur cette tournée, ce n'est pas son répertoire mais il rend à la chanson francaise un grand hommage à la sauce Jonasz. je me déplace à chacun de ses concerts.
A la fin du concert, c'était magique, il a chanté plusieurs de ses chansons mythiques ! j'ai même rencontré un homme tout aussi fan de lui que moi ! c'était une soirée magique. je l'ai attendu a la sortie, même après son concert il a été avec nous égal à lui même. c'est un homme magnigique rempli d'amour et d'émotions qu'il me transmet ! si tu m ecoutes Michel, je viens te voir sur Evry le 1er fevrier et oui Emma le retour ! Strasbourg Pparis 2h20 de tgv... Réagir à cette critique
>> Réponse (le 21/01/2008 par Microb) Tout d'abord, rendons hommage à Emily Loiseau qui a fait un tabac en première partie. C'est une artiste que j'ai .../...La suite
Michel Jonasz - 20 Juillet 2007 - Théâtre de verdure Gémenos Quelle surprise et quelle déception de ne pas avoir pu entendre des morceaux de Michel Jonasz, d'autant plus lorsque l'on est nullement prévenu. Je comptais me laisser bercer et m'enthousiasmer aux .../...
Quelle surprise et quelle déception de ne pas avoir pu entendre des morceaux de Michel Jonasz, d'autant plus lorsque l'on est nullement prévenu. Je comptais me laisser bercer et m'enthousiasmer aux rythmes jazzy de Michel Jonasz et j'ai dû écouter des chansons de Brassens, Edith Piaf, Nougaro, Brel, Gainsbourg... Nous avons dû quémander une chanson de Jonasz. C'est désolant. Nous avons simplement obtenu les Fourmis rouges !!! Je me fais le rapporteur de plusieurs personnes présentes au concert avec moi.
Par respect pour les spectateurs nous aurions apprécié d'être prévenus qu'il s'agissait d'un "hommage à la chanson française" et non d'un super répertoire de Jonasz chanté par lui-même... Michel Jonasz paraissait étonné de nous entendre réclamer du Jonasz. Comment est-ce possible ? Merci d'apporter des réponses à mes (nos) questionements.
Cordialement (mais franchement déçue). Réagir à cette critique
>> Réponse (le 23/07/2007 par dany) - Le dernier album de jonasz s'appelle "chanson française" et qu'est ce qu'il chante ? des chansons françaises et les plus .../...La suite
>> Réponse (le 25/07/2007 par Maxime) - Juste pour partager un avis déjà exprimé et répondre à la personne qui prétend être une vraie fan de Jonasz. Tout .../...La suite
Je n'avais jamais vu autant de monde sur les pelouses du Palais Longchamps. Les dernières places qui s'offrent à nous se trouvent dans les allées goudronnées qui pour la circonstance ont été fraîchement recouvertes de lais de moquettes encore sous leurs films protecteurs.
20h35 Nous retrouvons le maître de cérémonie annuel du festival qui nous annonce “un voyage au pays du vocal”. Aidé de ses petites fiches, il fait une rapide biographie de la voix féminine de la soirée, terminant par cette phrase d'Archie Sheppina “ Mina Agossi est sur la voie des Grandes ! ».
Après avoir salué son auditoire, la chanteuse entonne After you've gone, interprétation a capella “pour commencer en douceur”. Voix chaleureuse et sustains en fin de phrases rappelant effectivement les voix de Grandes, on pourrait croire que l'on va assister à un récital de jazz plutôt classique jusqu'à la dernière tenue de note... Mais avec l'arrivée sur scène de ses deux musiciens Ichiro Onoe et Eric Jacquot, respectivement à la batterie et à la contrebasse, le concert prend une tout autre allure.
Mina agossi alterne chant, au timbre entre Billie Holiday et Shara Nelson, avec des scats inspirés d'Ella Fitzgerald et d'autres plus onomatopesques “ha-ha ho-ho” comparables à ceux de Day-o (banana Boat Song) d'Harry Belafonte. Surpris de prime abord, on ne peut qu'être envouté par cette chanteuse au visage expressif qui utilise sa voix à des fins aussi bien mélodiques que rythmiques. Elle palie à l'absence de la guitare, sur une reprise de Jimi Hendrix, et à celle de la trompette de Rob Henke sur ses compositions utilisant tous les sons qu'elle peut tirer de sa voix, jusqu'à des claquements de langues.
Ses musiciens sont eux aussi atypiques. Pour son premier accompagnement Ichiro Onoe prend le parti de n'utiliser ni balais ni baguettes et de jouer simplement avec la paume de ses mains. S'il effleure délicatement sa caisse claire en début de morceau, il se déchaîne littérallement sur ses fûts dans un solo appuyé de coups de grosse caisse. Son jeu est plutôt rock et ses solos énergiques, voire énervés. Les lignes du contrebassiste consistent principalement en des gimmicks de quelques notes et des grilles de blues rapides jouées au doigts, ou en des échappées, toujours de quelques notes, mais jouées à l'archer.
L'alchimie des genres fonctionne à merveille et la complicité des musiciens s'affiche tout au long de la prestation. L'esprit jazz plane sur chaque titre, avec des improvisations musicales mais aussi textuelles : “si tu laves mon linge, je te ferai à manger tous les jours : de la bouillabaisse, de la mozarella, des sushis...". La pluratité des jeux des instrumentistes et du jeu vocal de la chanteuse se retrouvent dans la reprise de Third Stone From the Sun qui reste cependant fidèle à la version d' Are you experienced.
À 21h35 c'est véritablement une heure d'originalité, servie par des musiciens talentueux et une chanteuse sans complexe, qui se termine sous des applaudissements plus que mérités.
Setlist :
1- After you've gone
2- Closer To me
3- Third Stone From the Sun de Jimi Hendrix
4- Drive
5- Ghost Of Yesterday
6- Laundry man blues
7- Why Don'T You Do Right?
Les gens ont continué d'affluer tout au long de cette première partie, et les derniers arrivés n'ont plus que le choix de se tenir debout, à la périphérie du jardin. La position assise est devenue quelque peu inconfortable du fait du rétrécissement de l'espace alentour. Dans l'attente de Michel Jonasz qui commence à se faire longue, on se met debout pour se détendre les jambes, sans jamais quitter son espace d'herbe ou de moquette maintenant devenu précieux.
22h10 Retour de notre G.O pour une nouvelle lecture de biographie sur fiche cartonnée, pendant que ceux qui pensaient avoir trouvé une place prévilégiée à la terrasse du bar du Palais Longchamps réclament que les nouveaux arrivés s'assoient.
Entrée sur scène des musiciens qui accompagnent Michel Jonasz : l'excellent Jean-Marc Jafet à la basse que j'avais pu voir à l'espace Julien en 2002 puis à Marciac en 2003 dans la formation jazz Trio Sud, Alfio Origlio aux claviers, Laurent Robin à la batterie et Jean-Christophe Maillard à la guitare. La formation est celle du dernier album 14ème à l'exception du batteur qui remplace Laurent Robin.
Le set débute avec Y'a toujours quelqu'un qui pleure et Je pense à elle tous les jours. La prestation s'annonce sous les meilleures augures avec un Mister Swing rayonnant, parcourant la scène micro en main, allant du public vers ses musiciens imprégnés des morceaux, à l'instar de Jean-Marc Jafet jouant yeux fermés et bouches pincée. Le guitariste coiffé du tresse atteignant le manche de sa SG nous délivre des solos aiguisés, le tout servi par un son irréprochable.
Michel Jonasz jugeant que l'on “commence toujours une soirée par les prestations” décline le nom de chacun de ses compagnons de scène, n'ayant de cesse tout au long du concert que de revendiquer que “la musique est un partage”. Puis il annonce deux titres extraits de son dernier album : Pierre ponce et La femme du parfumeur.
A la fin de ceux-ci le chanteur déroule le fil conducteur de son spectacle, l'autre facette du concert, celle qui ajoute un plus et qui fait que celui-ci ne se résume pas à une simple succession de morceaux. Il nous explique que la chanson suivante a ressurgi du passé au cours d'une répétition d'avant-concert : ses musiciens ont lancé un blues, et le hasard a voulu que ce soit le premier morceau qu'il ait chanté sur scène. Sa première scène c'était quand déjà ? “À la guerre 1914” ? Jouant avec dérision de sa longévité scénique, il fait un flashback dans les années de ses débuts avec un quizz sur le groupes connus et moins connus de cette époque : "Qui était le chanteur des Chaussettes noires ? Celui des Chats sauvages ? Des Mediators? Des Lemons? ” . Les Lemons, premier groupe de Jonasz, dont le chanteur Vigon lui avait demandé de chanter en première partie. Michel Jonasz avait alors repris Hoochie Coochie Man. Et si on a l'impression que la voix flêchit un peu lorsqu'il évoque ces souvenirs, celle-ci est impeccable dans cette reprise énergique de Muddy Waters, agrémentée d'un long solo de guitare en finger picking.
"Ah, c'était l'époque où j'avais des cheveux", mais il regrette finalement peut-être plus l'époque que sa capilarité, faisant remarquer qu'aujourd'hui le chauve est à la mode et ajoute “C'est vous qui êtes ridicules avec vos cheveux". D'ailleurs, il y trouve un côté pratique : se tournant vers son pianiste "Imaginons que tu veuilles faire la traversée de l'Atlantique à la nage; c'est sympa la traversée de l'Atlantique à la nage”. Et ce soir, dans la région de la galéjade, il n'hésite pas ajouter “On l'a faite avec Jean-Marc" en se tournant vers son bassiste qui arbore la même coupe de cheveux.
Une évocation au voyage pour lancer La FM qui s'est spécialisée funky au tempo plus lent et plus groove que la version enrigistrée. Sur le refrain, l'instrumentation disparaît presque pour mettre en avant un chant en choeur de toute la formation, un chant plus aérien. Mister Swing allonge le morceau en répétant le refrain, de façon presque rappée, puis en canon avec les musiciens.
S'ensuivent Mini cassette, La nouvelle vie, Le dîner s'achève, Celui qui t'aimait c'était moi terminée par un long solo de guitare, qui me font m'interroger sur la justicification du nom best of affiché pour le concert de ce soir, alors que la majorité des morceaux sont extraits du dernier opus du chanteur, et qu'en fait la setlist est celle de tour de chant 2005, tournée dudit opus. Pour ce dernier, comme pour les précédents, Michel Jonasz nous rapporte qu'on n'a pas manqué de lui souligner son côté triste, à quoi il répond par un proverbe hongrois : “Le tzigane se réjouit en pleurant”. Puis il ajoute “mes chansons ne sont pas tristes...” finalement nuancé d'un “quoique” emprunté à Raymond Devos, avant de lancer groove, baby, groove, illuminé tout du long par des éclairages aux couleurs complémentaires violet et jaune.
Le thème d'introduction de Super nana tourne en boucle au piano, alors que le chanteur entame une auto-psychanaliyse : sa tristesse est, comme bien souvent, due à une fille, La fille, celle qui a compté plus que les autres. Le nom de Lucille jaillit ça et là dans le jardin. Rappelant que “la musique est un partage", il propose au public de chanter le refrain et lui les couplets. Mais dès la première phrase, les spectateurs accompagnent les paroles du chanteur. Ce dernier qualifiant alors son public de “super public”, annonce chaque couplet d'un dénombrement de doigts. Un air de jazz démarre dès la fin du morceau. Walking bass et chabada, accompagnent les propos de Michel Jonasz selon lesquels il a cherché cette fille de partout et par tous les temps, jusqu'à aller tout en bas, jusqu'à La boîte de jazz. Le chanteur y interprète un passage de scat aux claviers, puis termine sur l'énumération emballée "De Mac Pherson, D'Oscar Peterson..." provocant l'arrêt des musiciens. Se tournant vers son pianiste, il tente d'allonger la liste : "Léon Zitrone ? Massey Ferguson ? “
Les premières notes de Joueurs de blues retentissent et tout le jardin du Palais Longchamps se lève et se met à danser au son du slap et des cocottes funky. Puis les musiciens se retirent sous les acclamations du public.
22h45 Michel Jonasz revient et commence par rappeler que le spectacle est un travail d'équipe, qu'il n'y a pas une personne qui a plus d'importance qu'une autre et présente un à un les techniciens qui l'entourent. Il ajoute que Marseille est pour lui une ville porte-bonheur qui l'a soutenu, avant de nommer l'un après l'autre ses musiciens pour les faire revenir sur scène. Il est temps pour le chanteur de dévoiler le nom de cette super nana au public qui attend le titre éponyme avec impatience : Lucille. Il joue au cours de l'interprétation un solo de mélodica, sorte d'harmonica muni de touches de piano. Puis il termine le morceau en mimant son envol, tel un personnage de Folon, vers les dernières notes du concert.
Minuit sonne le second rappel, et l'interprétation du mélancolique Guigui accompagné au piano.
Il est 0h10, cette fois Mister Swing s'en est allé, et quelques irréductibles restent devant la scène en fredonnant les paroles de Je veux pas que tu t'en ailles. Il est vrai qu'on a en tête plein de titres que l'on aurait aimé entendre, mais déjà 2 heures de musique ont passé. Pas seulement de musique, mais aussi de générosité, d'émotion, et d'humour : la recette des meilleurs concerts.