 | Tiken Jah Fakoly + Nneka + Zion Train - 19 juillet 2008 - Les Voix du Gaou - Six Fours les plages  L'arrivée à l'île du Gaou me donna beaucoup de surprises. Tout d'abord les bouchons car l'île est très embouteillée les soirs de concert alors un petit conseil : garer vous avant le port! C'est donc à pied que j'ai découvert ce coin : son port, ses reliefs qui s'offrent à nos yeux. Afin d'en profiter plus longuement, nous avons débuté l'apéro sur .../...
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L'arrivée à l'île du Gaou me donna beaucoup de surprises. Tout d'abord les bouchons car l'île est très embouteillée les soirs de concert alors un petit conseil : garer vous avant le port! C'est donc à pied que j'ai découvert ce coin : son port, ses reliefs qui s'offrent à nos yeux. Afin d'en profiter plus longuement, nous avons débuté l'apéro sur un ponton, face à la mer.
Assis, posé, j'ai pu également découvrir le défilé des piétons (après celui des voitures!). Les gens marchent vite, s'empressent et se languissent que la soirée commence. L'humeur est joyeuse. L'apéro se termine avec la voix de Nekka et le groove de la basse et la batterie. Un mélange de styles variés, mêlés à une voix envoûtante. J'ai hâte de découvrir ce site et la chanteuse. Je m'insère dans le cortège avec la même impatience dans le pas.
Lorsque j'arrive vers la scène, le public semble être comme captivé. Que regardent-ils? Un petit bout de bonne femme à la voix puissante. Une artiste sincère et généreuse qui sait transmettre les émotions à son public. J'adhère! Des influences variées : reggae, soul, funk et RNB .
Puis vient le tour de Zion Train accompagné de deux cuivres et d'un DJ. Ses rythmes reggae ragga font bouger le public. Sa voix, digne d'un jamaïcain fait monter la sauce. On pourrait la comparer à celle de Sizzla. Au fur et à mesure des morceaux, le style musical évolue: dub, drum, jusqu'à l'électro. Le public est de plus en plus nombreux. Tout le monde attend désormais avec impatience Tiken Jah Fakoly!
Tiken nous envoie comme à son habitude du bon reggae. Pendant le concert, il a fait venir Nekka sur scène pour un petit morceau; Elle y a chanté un de ces couplets. Sa voix se marie à merveille avec le style de Tiken. Dommage qu'il n'y ai pas eu plus d'échanges. Le mélange de leurs styles et personnalités étaient sympa. C'est sur une accolade chaleureuse et affectueuse que Nekka part. Mais la chanson suivante me remet vite de cette "déception". Tiken a chanté d'abord son dernier album puis a repris des classiques tels que "Blablabla", "Le pays va mal". Le public chante avec lui et commence même parfois à chanter avant comme sur "Ca va faire mal" et "Plus rien ne m’étonne". Il finit sur le titre éponyme de son dernier album "L’africain", sorti en 2007.
On sent un grand témoignage d'affection du public. Tiken y va aussi de beaucoup de générosité et de don de soi, que ce soit avec son public mais aussi au travers de ses engagements politiques. En effet le chanteur est très impliqué en côte d'ivoire, il y dénonce le pouvoir politique en place. Ses textes sans concession le contraindront à l'exil. Il évoquera, concernant la France, son soutien envers les travailleurs sans papiers, en référence aux derniers évènements sociaux.
En résumé : Beau décor, bon son, bref une bonne soirée.
Pourtant ce soir là, mon esprit est un peu ailleurs, tourné vers Massilia et la famille de Lux B. Aïoli à toi!
Photos de Bertrand // collectif 13RU Réagir à cette critique |
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