"Pungle" : mixage détonnant drum'n bass, énergie punk carnassière, electro à haute teneur acoustique, rock et dub, explosif !! Enfants naturels de Bérurier Noir.
La Phaze - 04 avril 2008 - Poste à Galène - Marseille
Passablement énervé d'avoir fait l'aller retour pour rien en vélo vers le Dôme pour ne pas voir Daguerre et ne pas avoir le droit de prendre de photos je suis venu me consoler au Poste à Galène (où .../...
Passablement énervé d’avoir fait l’aller retour pour rien en vélo vers le Dôme pour ne pas voir Daguerre et ne pas avoir le droit de prendre de photos je suis venu me consoler au Poste à Galène (où j’avais prévu de passer de toute façon) pour revoir La Phaze que j’avais déjà vu ici même quelques années plus tôt sans en être ressorti complètement emballé.
Par contre ce soir ça ira très vite et il ne leur faudra pas plus de deux morceaux pour me redonner le sourire. Et ce qui m’a plus ce soir c’est autant La Phaze que son public (l’un étant de toute façon à l’image de l’autre) : plein d’énergie, bon enfant, à fond ! C’est bine simple dès le premier morceau tout le monde dansait / sautait / pogotait mais sans embêter le monde ou contraire le premier range à s’écarter.
Pourtant ce soir le groupe était la pour présenter son nouvel album Miracles qui n’est pas encore sorti. Donc personne dans la salle ne connaissait les nouveaux morceaux autrement que via les extraits mis sur leur myspace. Il faut dire aussi que la musique de La Phaze est particulièrement entraînante. Rock, festif, reggae, electro, rap, … tous les moyens sont bons, en français comme en anglais.
Au niveau texte le groupe est engage … c’est parfois un peu naïf mais au moins c’est clair et on comprend le message dès la première écoute. Comme cette chanson Peine de vie sur l’euthanasie, ou cette hommage aux Béruriers Noirs assumé avec à table.
Niveau formation on retrouve Damny le chanteur qui a bien rentabilisé ses deux micros en passant sans arrêt du devant de la scène à son clavier ou son ordi entre deux bons (que j’ai eu du mal à immortaliser proprement) et Arnaud le guitariste (lui aussi particulièrement agité) maintenant accompagnés de Rouzman à la batterie qui a donc remplacé le DJ.
Ce qui est frappant chez eux, outre l’énergie déployée c’est ce sourire scotché sur leur visage et le plaisir évident et apparent qu’ils prennent à nous faire danser …. D’ailleurs après le rappel, plutôt que d’aller se cacher dans les loges, Arnaud filera directement dans la salle installer le merchandising ; Damny sur la mezzanine pour passer des disques et faire danser une bonne partie du public toujours présent.
Bref une super soirée qui me fera Presque oublier ma déception de n’avoir que entendu Keny Arkana (sur bandes) au lieu de l’avoir vu pour un duo surprise qui aurait pu rendre ce concert carrément inoubliable … mais elle n’était pas là ce soir … dommage.
La phaze - 27 juillet 2007 - Jallais Nous partons entre amis a plus de 5h de route de chez nous pour aller au festival des nuits vertes à Jallais avec une prog vraiment énorme. Le premier soir passe La phaze un groupe apprécié par tous .../...
Nous partons entre amis a plus de 5h de route de chez nous pour aller au festival des nuits vertes à Jallais avec une prog vraiment énorme. Le premier soir passe La phaze un groupe apprécié par tous et l'un pour lequel nous avons fait ce long déplacement. Accros du premier album pungle roads et en moindre mesure du second on s'attendais à un show phénoménal...
Malheureusement il y a eu 2 petits hic.
Le premier un concert trop court: les groupes jouaient tous environ une heure et demi mais avec le retard pris surement le concert n'a duré que 45 pauvres minutes.
Et je dis pauvres parceque c'est minutes ne nous ont pas trop consolés de leur insuffisance. Plus de la moitié des morceaux était tirés du prochain album a venir (ça nous a fait un peu un effet marketing désagréable). Bien sur du nouveau ça ne devrait pas être génant , mais quand ya un changement de style a ce point c'est un peu chiant. Le genre était plus punk/rock que pungle. Mis à part les très bon assaut final, nouveau défi, rude boy, RAS, le reste était pas génial, trop peu de chanson du premier album et meme du deuxieme.
Bref on est resté sur notre faim même sur notre début :s le fait que le concert fut court et peu riche en qualité de morceau nous a fait oublié les bons morceaux qu'on a pu voir pendant ce concert...
Bon pour rester sur une note positive tout de même je persiste à dire que la phaze est un très bon groupe, qu'il faut continuer a aller voir sur scène même s'ils ont choisi un chemin musical plus accés punk/rock qui devrait décevoir un bon nombre de ses punglistes. Réagir à cette critique
La Phaze + The Film - 16 Novembre 2005 - Les saulnières - Le Mans Le départ du festival Bebop est amorçé par The Film, un groupe que j'avais vu lors du festival des trois éléphants, ces bordelais ont du talent, à voir.
Mais c'est la Phaze qui fait bel et bien .../...
Le départ du festival Bebop est amorçé par The Film, un groupe que j'avais vu lors du festival des trois éléphants, ces bordelais ont du talent, à voir.
Mais c'est la Phaze qui fait bel et bien parler de lui en ce moment, pas photo!! Vous prenez d'entrèe de jeu du son plein la tête, un mixe de sons électro + punk + dub, et des paroles très revendicatives. C'est génial, très convaincant ces mecs qui n'arrête pas de bouger. A ne pas rater. Réagir à cette critique
La Phaze (DJ Zebra) - 08 novembre 2005 - Poste à Galène - Marseille Ayant déjà aperçu à Belfort puis vraiment vu à Paris le trio de La Phaze en concert cette année, je n'en attendais pas de surprise majeure : leur formule efficace punk+jungle=pungle, dansante et .../...
Ayant déjà aperçu à Belfort puis vraiment vu à Paris le trio de La Phaze en concert cette année, je n'en attendais pas de surprise majeure : leur formule efficace punk+jungle=pungle, dansante et jouissive, fait fatalement passer un bon moment au public. Par contre suite à la chronique de Pierre Andrieu (très méchante et drôle comme il sait les faire quand il n'aime pas), j'étais curieux de voir le public que draîne le groupe sur son nom seul : effectivement pas mal de jeunes. Enfin pas mal, façon de parler : il y avait grosso modo 80 personnes hier soir, vraiment pas foule (à croire que le groupe n'est pas encore totalement un phénomène - y compris au lycée ou à la fac). Il est vrai qu'un mercredi soir, sans voiture, si on habite pas au centre de Marseille on est baisé pour rentrer...
Pour chauffer un peu la salle, un certain DJ Zebra passe des disques dont certains qui amusent l'oreille (un curieux remix dub de Gomm par exemple) : il s'amuse bien et n'empêche pas de boire des coups, c'est l'essentiel.
(Après coup j'ai découvert mieux l'oeuvre de DJ Zebra contributeur essentiel au style de la bastard pop ; c'est par ici)
Les trois bonshommes arrivent peu à peu, le temps de s'en jeter une au bar et les voilà sur scène à régler leurs instruments. Dès leur entrée en scène ils posent une belle ambiance, ayant l'élégance de ne pas remarquer que le public est clairsemé (ou de bien faire semblant).
Quoi de plus pénible en effet qu'un groupe qui se plaint du manque de foule et harcèle le public présent ! Cela dit c'est leur première à Marseille, c'est normal que ce soit modeste (Pirlouiiiit peut témoigner que -M- a bien commencé ici-même et devant beaucoup moins de monde). Alors non, chez La Phaze on est pas fier : s'il y a que 30 ou 40 kids à fond devant la scène, ils ont quand même droit au même concert que 2 ou 3000 personnes en festival ! Un chanteur-synthé-basse, un guitariste et un DJ... il manque un (très bon) batteur pour donner un peu plus de chaleur aux beats jungle parfois un peu mécaniques, et ce sera parfait.
De toutes façons c'est une pure tuerie punk (sans doute issue du premier album) qui ouvre le set, suivie de près par D&B show et Nouveau Défi. Bîen sûr la diction impeccable du chanteur lui permet de ratisser large : incursions dans le hip hop avec un gros rap à la Beastie Boys, retour aux sources punk-Béru avec la puissante Rien à Signaler, dédicacée aux petits agités qui nous rappellent actuellement leur existence en mettant le feu aux banlieues.
A ce stade tout le monde danse ou au moins se dandine, emporté par l'irrésistible ragga-jungle d'Inside my brain... un problème technique est signalé mais qui n'empêche pas de continuer sur un rap-jungle (en fait La Phaze fait tout en "-jungle", c'est sa force et sa faiblesse, selon qu'on aime ou non !), lui-même enchaîné à Rude boy et sa basse puissante, puis à Scott et son riff bête et méchant à la Body Count... Et enfin le fatal manifesto Assaut final, qui nous permet de faire des promesses à caractère sodomital à l'adresse de notre bien aimé Ministre de l'Intérieur (oui c'est bête mais ça fait toujours plaisir).
Encore une chanson pungle dédiée au club que monte La Phaze sur Internet et, juste après nous avoir dit qu'ils en avaient pas fini avec nous, ils quittent la scène (ce qui fait un peu bête, je trouve). Evidemment c'est pour mieux revenir... à la demande des kids le chanteur exécute une partie d'une chanson qui doit s'appeler Tatiana a capella, ce qui ne sonne pas mal du tout. Puis un Dangerous Dub, version longue, plage réellement musicale et qui permet de se détendre un peu (évidemment ils n'ont pas amené Mouss & Hakim).
Une autre ragga-jungle, et voici venir la fameuse double reprise des Stooges* qui conclut les concerts : Police on my back (un peu brouillonne) enchaînée avec I Fought the Law (plutôt classe, elle). Et voilà un bon concert bien troussé, en 1 heure et 20 minutes. Saluons encore une fois le plaisir sincère de La Phaze à jouer ici un mercredi, ainsi que leur professionnalisme, souhaitons-leur bonne route et laissons Mr Zebra terminer la soirée. Je pense que le bouche-à-oreille aidant, La Phaze a un bel avenir scénique devant elle...
La Phaze + DJ Zebra - 27 octobre 2005 - La Coopérative de Mai, Clermont-Ferrand
Total respect, camarade !
"A chaque concert, La Phaze se déleste un peu plus des contraintes, ouvrant à la terre entière le fameux pungle style, mixage détonant de jungle, drum&bass, free .../...
« A chaque concert, La Phaze se déleste un peu plus des contraintes, ouvrant à la terre entière le fameux pungle style, mixage détonant de jungle, drum&bass, free jazz et énergie punk carnassière. Hybride végétal d’électro à haute teneur acoustique, de dance à vraies guitares, le trio nantais n’hésite plus entre rock et dub, et défend cette singularité rarissime aux côtés des hérauts contemporains. Rencontré au pied des bastions irréductibles du Larzac, Manu Chao a plié vite fait ses bagages pour le Brésil en emportant La Phaze sur une dizaine de concerts. Vers la Ville Rose, autre terre colérique, Hakim et Mouss n’ont pas hésité à rejoindre le trio en studio, ponctuant d’un vrai coup de gueule à la Zebda le très attendu Fin de Cycle, nouvel album. Engagé dans l’ultime combat, celui des vérités et de l’humanisme triomphant, citoyen d’une planète altière, La Phaze noie sa plume dans la musique politique, sans leurre ni faux-semblants, dernière arme connue avant l’étouffement des consciences. Sur la partition, le propos s’intensifie et s’électrifie, acide et brutal. Pour que cathodique, médiatique et économique ne riment plus avec méthodique. » Voilà la biographie du groupe nantais La Phaze (tellement juste qu’elle est reprise telle quelle dans le programme de la Coopérative de Mai), on peut la trouver également sur le site Internet www.laphaze.com. Vraiment alléchant et surtout, total respect pour l’invention d’un style musical (carrément !), ainsi que pour les collaborations « prestigieuses » avec Mouss et Hakim (auteurs avec Zebda de Tomber la chemise, une chanson qui, à défaut de changer le monde, a quand même révolutionné les troisièmes mi-temps entre rugbymen électeurs de Jacques Chirac… ) et surtout Manu Chao (alias M. J’empoche le pognon en France et je vais faire le tour du monde avec mon beau chapeau péruvien)… Je dirais même plus, ça donne grave envie d’aller teufer avec La Phaze, tout en réfléchissant à l’avenir du monde capitaliste et à une possible insurrection contre ce dernier, attention ! Direction le club de la Coopé donc, le jeudi 27 octobre 2005.
Ça déchire tout (enfin, surtout les oreilles)
Après une intro reggae/dub assurée par DJ Zebra, La Phaze arrive sur scène et c’est le kif total. Ça déchire tout ! Comme brillamment décrite dans la bio, on découvre une musique originale, des textes puissamment revendicatifs qui n’oublient pas d’être finement écrits et une énergie qui tue sa race. Quelques esprits chagrins (et sans doute mal informés) déclaraient avant le concert, qu’à la place de La Phaze, on pourrait recevoir à la Coopé Arcade Fire, Andrew Bird, Sébastien Schuller, The Raveonettes, Antony and the Johnsons, The National, CocoRosie, Devendra Banhart ou encore Elysian Fields… Wah, les gros bâtards de leurs mères ! Ils veulent de la pop, de la folk music, du rock où on comprend même pas les paroles (La Phaze, on arrive parfaitement à voir où ils veulent en venir au moins, ils se mettent au niveau du public, eux), avec des musiques toute molles et, en plus, non inspirées par le rock alternatif avec ouverture d’esprit. Comment tu veux pogoter et slammer sur ces trucs là ? C’est super chiant ! Alors qu’avec les bombes présentes sur le très brillant Fin de cycle, franchement, on peut se défouler, mais en pensant aussi bien aux OGM qu'au développement durable, et sans omettre de pousser des coups de gueule contre le Medef et Nicolas Sarkozy, bien sûr… Et oui, ils sont comme ça La Phaze, aussi audacieux dans leurs revendications (personne n’ose dire du mal de Sarko dans une salle de concert, c’est du jamais entendu ça) que dans leurs morceaux légèrement inspirés par Bérurier Noir, Bob Marley (ou Yannick Noah, c’est pareil putain), la jungle, Nique Ta Mère, le porte feuille de Manu Chao, le Sergent Garcia (qui nous casse les burnes depuis Long time) et les penseurs/activistes/fêtards toulousains de Zebda.
Sérieux, je kiffe ma race
Et ouais, La Phaze en live, c’est puissant, ça donne la pêche et l’envie de se révolter contre cette société de merde, mais après avoir préalablement acheté le disque quand même (faut pas déconner non plus, hein). Comme ils l’avaient si bien fait sur le plateau du Larzac avec Manu Chao - le chef de tous les rebelles aux poches bien pleines qui n’hésitent pas à monter en première ligne alors que ça nuit à leur carrière -, les trois inventeurs du Pungle Style (sic) n’attendent pas un seul instant pour mettre le feu au club de la coopé, très bien rempli par de jeunes qui kiffent grave le bon son (et ils ont bien raison, quoi). La recette est simple mais putain de novatrice : un guitariste dont l’instrument sonne comme sur les tubes de Billy Idol (Flesh for fantasy sur l’album Rebel yell, c’est de la merde peut-être ?) qui envoie (dans ta face, connard de popeux) des riffs ultra bien trouvés, un chanteur qui rappe ou gueule des textes pleins de sens et un DJ boîte à rythmes qui dégaine des skeuds qui retournent. C’est de la balle ! Ah, si y’avait pas ces gros lourds de vigiles pour empêcher les furieux de slammer continuellement ! On ne peut même plus être tranquille, chui vert ! « C’est ça l’oppression ! » aurait dit un autre révolté notoire, Thomas Boulard de Luke (rires). Où est passé l’esprit punk ? Fort heureusement, certains arrivent à passer entre les mailles du filet répressif, bientôt imités par les trois pois sauteurs de La Phaze et par DJ Zebra lui-même. Voilà des gens qui communiquent leur énergie et qui communient avec leur public sans démagogie, c’est pas comme ces groupes qui restent immobiles et qui tirent la gueule (comme ces nazes de dEUS, Piers Faccini, Troy Von Baltahazar ou 22 Pistepirkko, récemment aperçus dans les environs… ).
C’est trop la fête (du slip), ouais t’as trop raison !
Pas de répit avec La Phaze : les rappels défilent dans une saine ambiance de fiesta (mais revendicative, faut pas se tromper, hein) et tout le monde kiffe la bonne vibe avec son mec ou avec sa meuf… J’suis pas d’humeur à ce qu’on me prenne la tête moi, et La Phaze, ils prennent pas la tête, ils enchaînent les tubes, et ils mettent tout le monde trop d’accord : Nouveau défit, Assaut final, L’embardée fatale, Dangerous dub, ça tue trop sa mère ! Et à la fin, alors qu’on ne s’y attend pas du tout (mais alors pas du tout), ils reprennent de manière vraiment pas convenue deux titres des Clash (vous savez le groupe de Johnny Rotten et Sid Vicious) : Police on my back et I Fought the law. Franchement, c’est trop fort ça ! Et c’est pas fini : après un interlude musical, DJ Zebra revient enflammer les platines. Au début c’est pas super super : il mixe Iggy & The Stooges (Zebra a un t-shirt d’eux, mais on connaît pas ça, c’est le premier groupe de Jon Bon Jovi, non ?), Nirvana et Noir Désir (y’a trop de guitare, Zebra rocke trop… ) avec plein de trucs électro, pop ou R&B, ça donne des bootlegs pas vraiment top. Et puis fort heureusement, le chanteur de La Phaze vient danser et toaster sur certains morceaux et là c’est top classe, on en redemande ! Pris dans l’ambiance de fooooolie, DJ Zebra nous montre sa teub (normal, c’est un peu la fête du slip depuis le début de la soirée) ; ça aussi c’est surprenant et pas attendu, on n’est pas au bout de nos surprises, quelle soirée de feu ! Comme le signale le vocaliste de la tête d’affiche de cette soirée, c’est pas des balles que tire DJ Zebra, c’est des cartouches ! C’est trop vrai. DJ Zebra et La Phaze ont fait bouger la Coopé comme jamais : ça faisait l’effet de grands coups de ceinturons dans nos faces consentantes. C’était trop brutal mais c’était trop bon. Mais on aurait dû s’attendre à une soirée aussi hot car « A chaque concert, La Phaze se déleste un peu plus des contraintes, ouvrant à la terre entière le fameux pungle style, mixage détonant de jungle, drum&bass, free jazz et énergie punk carnassière. » Et oui quoi !