En décidant de battre le fer tant qu'il était chaud, c'est à dire en choisissant d'enchainer dans l'urgence les albums et les tournées avec The Dead Weather, Jack White, Alison Mosshart, Dean Fertita et Jack Lawrence ont opté pour la bonne solution, la preuve éclatante en étant .../...

En décidant de battre le fer tant qu'il était chaud, c'est à dire en choisissant d'enchainer dans l'urgence les albums et les tournées avec
The Dead Weather,
Jack White,
Alison Mosshart,
Dean Fertita et
Jack Lawrence ont opté pour la bonne solution, la preuve éclatante en étant la réussite de
Sea Of Cowards, le deuxième album du super groupe (un Kills + un
White Stripes + un Raconteurs + un Queens Of The Stone Age) qu'ils forment depuis 2009... Après un bon premier opus intitulé
Horehound, la suite semble avoir coulé de source : il n'y a pas eu de prises de têtes inutiles, les quatre musiciens fonçant casque baissé dans la même direction – on part du passé pour le propulser manu militari dans le présent –, avec, en plus, la cohésion et l'énergie créatrice gagnées grâce à leurs vibrants shows dans le monde entier. Ce qui devait arriver, arriva : avec pareille équipe de rêve au niveau du songwriting et des qualités musicales, le nouveau chapitre de l'histoire de
The Dead Weather tient extrêmement bien la route. Et le combo survolté de se lancer dans une sorte de heavy blues gothique et très sombre, truffé de bidouillages bizarroïdes, de riffs tétanisants et de cris pour le moins sauvages. C'est tout simplement du rock 'n roll traversé par de violentes poussées de fièvres soniques et sexuelles, le genre de truc qui donne des frissons partout sur le corps et provoque une montée significative du désir de vivre intensément. Et ce par tous les moyens possibles et imaginables... Déjà à l'œuvre sur les premiers enregistrements et sur les live, l'alchimie proprement magique qui fait vivre
Dead Weather provoque le jaillissement d'un rock Zeppelinien, Stoogesque, reptilien et Jackwhitesque. Sur
Sea Of Cowards, les séances de gifles de succèdent donc à un rythme soutenu ! Le très lourd et méphistophélique
Blue Blood Blues donne le ton en début de disque et, après, c'est l'engrenage de la violence : à la fois lancinant et virulent,
Hustle and Cuss assène le premier coup au foie, le single
Die By the Drop canarde à tout va,
No Horse sonne comme une composition guerrière des
Stooges 69 ressuscités, le belliqueux
The Difference Between Us fait dans le synthétique torturé,
Jawbreaker met de belles mandales dans les gencives et
Gasoline provoque un tonnerre d'explosions de notes. Seul le religieux duo
Old Mary fait office d'armistice en fin de disque. Ce déferlement de morceaux marquants est tout ce qu'il y a de plus nor - mal : Alison est dans une impressionnante forme vocale (quels aboiements !), les interventions de Jack au micro sont imparables, son jeu de batterie est tout bonnement énorme et les guitares stridentes, orgue tournoyant et basse malmenée de Dean et Jack sont hyper tranchants. Que demander de plus ? Que chacun puisse voir
The Dead Weather jouer ses titres déments sur scène au moins une fois dans sa vie !
A lire également, une chronique du concert de
The Dead Weather à
l'Olympia de Paris, le 28 octobre 2009.
Liens :
www.thedeadweather.com,
www.myspace.com/thedeadweather,
www.facebook.com/DeadWeather,
www.thirdmanrecords.com,
www.youtube.com/user/TheDeadWeatherTV (vidéos)
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10 mai 2010 (Third Man Records)