The Hatepinks - 25 Septembre 2008 - l'Unplugged Aix en Provence Les reflets de cette fin de journée la rendent encore plus belle,unique,presque magique.Et quel caractère,un tempérament de feu.
Plus de force dans les bras,je trouve plus mes mots tellement elle me .../...
Les reflets de cette fin de journée la rendent encore plus belle,unique,presque magique.Et quel caractère,un tempérament de feu.
Plus de force dans les bras,je trouve plus mes mots tellement elle me fait de l'effet.
Et cette légère cicatrice au dessus du l'oeil suite à sa rencontre avec un camping car...tu veux pas craquer toi?,elle est fantastique cette peugeot 306 1.9d.Bien sur à l'interieur,c'est du genre poubelle,mais distinguée et certifiée eco 2,tout est trié par petits tas,le verre avec le verre,le papier avec le papier,le fer avec le fer,le vécu quoi,la classe tout simplement...moins de 300000 kms,un entretien méticuleux,nous permettent d'accrocher quelques secondes un 130 kms sur l'autoroute,là comme c'est du sport,on arrete la musique histoire de mieux savourer.
En arrivant devant l'Unplugged,lucides on voit bien que notre bagnole est l'objet de toutes les convoitises...On connaissait pas l'endroit,un coté old school avec la salle de concert en bas voutée...entrée à 4euros,moi çà me va trés bien. Hé belle!c'est monté de Marseille et des alpes aussi pour voir les Hatepinks,pas bo çà?...
J'ai lu sur concert & co les qualificatifs définissant le groupe comme punk rock primitif,flamboyant,explosif.Comme cela doit faire une bonne quinzaine de jours que je me lève avec le 45tours " Kindergarten revolution" Oupupo 2 je dirai moi que c'est à des moments hypnothique quand t'accroches à cette zique,et en tout cas le meilleur truc que je connaisse pour faire un lachage dans la tete!Si j'ai bien compris ce 45 est enregistré en 1 nuit pas d'instruments:ou plutot si mais des jouets!bein dès la face a çà fait bing!!!
y suffit d'ecouter We piss you on the Slit,t'imagines les mecs avec leurs jouets:vraiment marrant ce qui en sort!...Ahhhh ce soir c'est des vrais instruments,mais j'aurais pas cracher sur une séance de Oupupo en live:ah!...Au début du set je pense à Rémy forcement,l'ancien batteur...terrible dans le registre punk rock tout à l'energie et l'instinct,j'en profite:chapeau mec!.Nouveau batteur venant des Gasolheads autre présence autre jeu mais que du bon.Les morceaux des Hatepinks on commence pour certains à les connaitre par coeur tiens "philippe maneuvre " tellement d'actualité!un hymne à lui tout seul qui mériterait d'etre diffusé en boucle à Paris,"my city is a sick of pizza" qui fait mouche à chaque fois,hé je suis fatigué ou quoi?eh non un morceau d'oupupo!ah forcement çà balance fort devant et on reconnait les Jolis,Dolipranes,et aggravés...çà bouge ,remue ,a part la chaleur on en prendrait bien pour des heures de "leur univers" haha comme disent les gens distingués...comme d'hab le groupe a beaucoup donné, et pourtant çà m'a presque semblé court,bah c'est plutot bon signe ...
AHHH déjà tard faut rentrer,mais cent bornes pour une peugeot 306 1.9d c'est rien...la mélancolie me gagne,limite état dépressif je supporte mal cette fin de soirée :normal ce merveilleux véhicule est pas à moi mais au pote qui la conduit.Devant chez moi en descendant de cette beauté je demande au pote d'attendre quelques secondes...j'en profite pour parler à sa caisse fabuleuse,lui demandant si elle avait pas une frangine ou une soeur 1.9d j'ai cru comprendre au ronronement harmonieux du moteur que je pouvais esperer... Réagir à cette critique
The Hatepinks + Flying Over - 7 Décembre 2007 - La Machine à Coudre - Marseille La nuit de l'Auto-ejection c'était l'occasion de revenir à la Machine à Coudre et de fêter par le même coup la sortie de l'énième disque des Hatepinks (19ème me semble t'il), le bien nommé .../...
La nuit de l’Auto-ejection c’était l’occasion de revenir à la Machine à Coudre et de fêter par le même coup la sortie de l’énième disque des Hatepinks (19ème me semble t’il), le bien nommé Auto-ejected ! sur le toujours impeccable label marseillais « only vinyl » Relax-O-Matic Vibrator.
Vingt cinq minutes après avoir commencé à chercher une place, la célèbre formule – que l’on qualifiera désormais de « relaxienne » (il est temps de faire le deuil de la Ratakans) – s’offre à nous : 5€ et un sourire ou 10€ et le nouveau Maxi LP 6 titres des haineux roses. La question ne se pose pas, la salle n’est pas trop remplie et le concert ne va pas tarder à débuter.
Flying over, furieux quintet punk bordelais ouvre la soirée. Lunettes blanches, deux guitares et chœurs féminin (qui donnent un côté Zodiac Killers en plus teigneux). Du garage punk énervé, bien rock’n roll, qui tranche sec. Puissante entrée en matière, ça fait plaisir. C’est tout.
Les Hatepinks enchainent et il ne faut guère de temps pour que : 1) la jeunesse (et la moins jeunesse) se saute dessus, 2) le chanteur s’enroule la tête de scotch, 3) le même chanteur opère quelques tatages testiculaires, et 4) on ait les cannes qui s’entrechoquent violemment. C’est les effets secondaires les plus couramment diagnostiqués lors de leurs concerts.
La suite c’est du rodé dont on ne se lasse pas. Le groupe puise de la ressource dans son abondant répertoire et les nouveaux morceaux (Irritation solution et co) font mouches instantanément. Les gens deviennent hystériques. C’est cool.
Bref. Les haines roses ça fait « Bim bam boum bam ouh » et « un, deux, trois, quatre». Ca donne envie aux gens de sauter partout et n’importe où. Ca va vite, c’est rock’n roll, hypnotique et névrotique, énervé et yéyé. Et c’est chouette.
Sur ce je retourne à mes concerts de bobos, le punk c’est surfait et ce n’est pas en trainant à la Machine que je réaliserais mon rêve d’écrire pour Ventilo.
Live report from Massilia's Burning ! : http://massilia.burning.free.fr Réagir à cette critique
Huggie & The Glitters + The Hatepinks - 3 Novembre 2007 - Machine à Coudre - Marseille Après une énième soporifique prestation de l'olympique, on quitte le stade peu avant la fin pour tracer rapidos à la Machine à Coudre, histoire de pas trop rater Huggie & The Glitters. La salle .../...
Après une énième soporifique prestation de l’olympique, on quitte le stade peu avant la fin pour tracer rapidos à la Machine à Coudre, histoire de pas trop rater Huggie & The Glitters. La salle est remplie comme il faut mais sans plus, c’est décevant pour un samedi avec une affiche aussi sympa. A l’entrée l’éternel excellent choix : 5€ sans rien ou 8€ avec le nouveau 45T 16 titres (et oui) des Hatepinks. L’assistance est comme jeudi majoritairement jeune, il y a définitivement un nouvellement du public dans le milieu garage punque marseillais.
On arrive pile pour le début de Huggie & The Glitters. Les Glitters c’est un peu le Lost Patrol Band marseillais en plus rock’n roll. Leur power pop est aussi fraiche et flashy que leur tenue, avec une pointe d’irrésistible rock’n roll qui vous fait swinguer sans même vous en apercevoir. Chaque morceau du groupe semble un tube imparable taillé pour faire tanguer les têtes à coup de nombreux « wouhou » et autres « oh yeah ». La classe !
Chaque concert des Haines rose est généralement, en soit, un morceau de bravoure. Après ça dépend de l’excitation générale et du taux d’alcoolémie. Ce soir a été un bon soir. Un public en forme et l’inimitable garage punk des Hatepinks, taillé pour vous faire s’entrechoquer les gambettes. On met son cerveau en stand by et on passe en pilotage automatique, mode « je remue frénétiquement comme un sourd ». Et on continue comme ça pendant une grosse demi heure par saccade d’une ou deux minutes correspondants à leurs innombrables morceaux, tous plus fous les uns que les autres. Tous plus rock’n roll et rapides. Pour ne pas perdre de temps, le rappel est enchainé direct après l’habituel Do the hateswing baby. Marc Blunt (bassiste sur certaines tournées) monte sur scène pour ajouter une deuxième basse et un peu plus de bordel, Olivier enroule la tête de Hughes avec du gros scotch avant d’attacher la sienne à celle de Nasser. Et c’est fini. Toujours aussi bon !
The Hatepinks - 19 Octobre 2007 - Lollipop Music Store - Marseille
Pour se remettre du traumatisme causé par l'annulation du concert de Tokio Hotel – mon dieu Bill est aphone -, nous décidons de noyer notre chagrin dans le stupre et l'alcool, de côtoyer la lie du .../...
Pour se remettre du traumatisme causé par l’annulation du concert de Tokio Hotel – mon dieu Bill est aphone -, nous décidons de noyer notre chagrin dans le stupre et l’alcool, de côtoyer la lie du patriotisme Charles Bronsonien : des punks rockeurs. Carrément.
Qu’elle surprise une fois sur place de découvrir que ce microcosme de vilains semble avoir été contaminé par une tokyoïte aigue. Concert organisé dans un salon de thé – le Lollipop Music Store qu’ils disent -, à 18h et en showcase. Pas de doute, notre bon président a enfin maté ces rebelles, obligé de sortir de jour, de crier à la face de la société « j’ai été un vilain mais je suis guéri », pendant que les salles punk rock accueillent enfin des vrais groupes de musiciens, injustement boudé du public marseillais.
Les Hatepinks sont enfin rentrés dans le droit chemin, ouf, quoiqu’ils portent encore des tenues aux couleurs peu catholiques, ils consommeraient encore un peu de drogue que ça ne m’étonnerait pas !
En tout cas, on se sent enfin bien et on peut déguster un verre de vin en assistant au vernissage de l’exposition d’un jeune artiste prometteur, Olivier Gasoil. Notre bon maire songerait d’ailleurs à lui confier la réalisation de l’affiche pour les jeux olympiques de 2027. Des œuvres un peu subversives tout de même, minimalistes avec plein de couleurs qui peuvent rendre les jeunes enragés.
Le tout réalisé pour des affiches, affichettes volantes (« flyers ») ou encore pour des pochettes de disques. Mais des vrais disques, ceux d’une époque où la jeunesse délinquante n’oser pas encore racketter insolamment Vivendi-Universal de ses pauvres sous durement gagner dans la promotion de jeunes artistes talentueux par radio crochets.
Une jolie exposition en tout cas, je vous conseille d’aller y faire un tour et d’acheter un disque, je suis sur que si vous le demander avec le sourire ils ont le vinyle de la Nouvelle star #7.
Le spectacle commence, les musiciens entament leur rock’n roll et le public commence à guincher gaiment comme à l’époque des grands bals de village. Et puis c’est le drame. On nous a bien eu, 18h, showcase, salon de thé, … Leur chanteur explose violement un pauvre clavier en plastique – qui ne lui avait absolument rien fait -, se fourre le haut parleur dans la bouche et tout dérape. La réalité nous explose au visage, les Haines rose sont toujours des mauvais garçons !
Leur concert acoustique est drôlement amplifié et ils osent nous balancer des morceaux de punk diaboliquement dansant, ça y est Satan nous guète. Le set de 15 minutes s’étire, on atteint presque la durée d’un concert normal. Déjà qu’en 15 minutes ils peuvent jouer leur discographie en intégralité (157 disques au dernier décompte). On note quelques nouveaux morceaux, plein d’anciens, mais on se sentait encore un peu rassuré… C’était jusqu’à ce que le chanteur, décide, sur le dernier morceau (We are le Hatepink), de s’enrouler la tête dans du scotch et de se jeter dans la foule en se roulant par terre.
Si même les vernissages deviennent des lieux de débauches, il faut interdire les Hatepinks de territoire, un petit test ADN et on aura tôt fait de découvrir que c’est une famille recomposé (on me l’a fait pas, j’ai vu des Dollybird et autres Gasolheads la dedans). A la frontière ! Je suis sur qu’à Andorre ils seront content de les voir.
Après tant d’excitation, la soirée se poursuit au concert surprise de Police.
>> Réponse (le 21/10/2007 par ScotchMan) Il n'y a pas de photos du truc?La suite
>> Réponse (le 22/10/2007 par The Killer)
Alors moi, j'étais venu exprès de Cuges-les-Pins pour voir le concert de Tokio Hotel, ça faisait des mois que .../...La suite
Petit dilemme ce soir, pour choisir entre un concert de rock, qu'on espère relevé (Ich bin Dead & Plastiscines) et un concert de punk-rock, qu'on espère dépouillé (Vaginal Liquid - palme d'or du nom le plus abject - & Hatepinks). Mais grâce à la légendaire ponctualité de la Machine à Coud', on peut raisonnablement espérer voir un peu des deux, surtout si le Poste y met de la bonne volonté.
Rendez-vous donc au Poste à Galène (curieusement plein mais pas bondé) pour répondre à trois questions très importantes (pour un chroniqueur rock du moins) :
- Ich bin Dead est-il encore monté en puissance depuis notre précédent et prometteur concert avec eux, quand on avait (naïvement) cru se débarrasser des Ratakans ?
- Plus important encore : les Plastiscines étaient-elles à 100 % de leurs capacités quand elles ont enregistré leur bien nommé L.P. 1 dont une petite moitié des chansons nous a plu, peuvent-elles faire aussi bien - ou même, soyons fous, mieux - en live, ou vont-elles faire "pshitt" ?
- Et du coup la question subsidiaire, peut-on encore faire confiance à Rock'n'Folk qui les a pétées en couv', ce qui par ricochet nous amène à nous demander si vraiment Philippe Manoeuvre is a piece of shit comme ils le prétendent, ou si les ne seraient pas plutôt un peu Sick in the Head, les Hatepinks ?
Acte I / Ich bin Dead : du rock pour swinguer névrotiquement !
Avec une classe devenue innée, le gang de flingueurs polygroupiques bien connus déboule au compte-goutte : Rudy, guitare n° 1 et son pantalon affuté (mon dieu, jusqu'où ira-t-il, il porte des Santiags !) attaque en premier, puis Pascal, guitare n° 2 et son petit chapeau claque, Mat le batteur névrotique et sa chemise noire brillante le rejoignent. Et enfin la pièce maîtresse, Axelle la chanteuse, un bloc de sensualité revêche aux gambettes si longues qu'elles sont déjà dépliées devant le micro avant même qu'elle ne soit sortie du backstage.
Le groupe commence avec The Way I Feel, rythmiquement calme, mais avec un son lourdement garage et une voix énervée, ce qui se confirmera avec un deuxième titre déjà plus saignant, Pussynetta is allright. Il faut dire que la section rythmique sugarmatesque s'applique à tabasser ses fûts avec une belle énergie, sans fioritures inutiles, tandis que le jeu à deux guitares est une bonne idée, qui donne au groupe un son pop/garage et une belle énergie riff/solo (qui permet à Rock'n'Rud de faire valoir des talents un peu occultés dans d'autres groupes de jeunes poseurs où il n'est que bassiste - idem pour Pachuco d'ailleurs - ben merde tiens, je crois que je viens de découvrir fortuitement la raison de la création d'Ich Bin Dead...).
L'énergie de la voix, sensuelle et agressive tout à la fois, rappelle tour à tour celle de la Courtney Love des débuts (les cheveux y sont sans doute pour quelque chose), celle de ce groupe de gonzesses qui monte et au nom ô combien classieux ('You Say Party, We Say Die', à découvrir), et parfois même celle de Polly Jean Harvey, la créature la plus sexy que le rock'n'roll ait enfanté.
Je ne ferai croire à personne que je connais vraiment les titres mais un accès visuel à la playlist me permet de flamber quand même : le groupe vient se frotter au public dans cette lumière rouge (qui les caractérise) sur What do You want Me, la créature et ses sbires mettent le feu aux poudres sur Dégage (un peu Plastiscine style, tiens, non ?) et plus encore sur Conte de Fées, morceau disco-punk carrément enthousiasmant. Et puis, oser chanter du rock en français, c'est l'un des seuls groupes locaux à s'y frotter, alors respect.
Autre morceau tubesque en puissance, l'explosive Happiness Pills où les genoux de Rudy commencent à se toucher, signe chez lui d'un plaisir intense, qui se poursuit sur Borderline, version alternative yéyé-punk à celle de Katerine. Le groupe quitte une salle déjà bien chauffée sur un Warsaw raisonnablement violent, plutôt que de déclencher des échaufourrées. Réponse à la question n° 1 : Oui, Ich bin Dead est encore monté en puissance, en se construisant une identité propre, et il semble même qu'ils en ont encore sous la pédale. Total classe - peu importe la suite, la soirée n'est déjà plus vraiment ratable !
Photos Ich Bin Dead par Céline
Acte II / Plastiscines : du punk-pop acidulé et frais !
Le disque des Ramones étant manifestement coincé dans la machine, on continue à l'écouter pendant une (longue) mise en place par un roadie méthodique, sauf de la batterie installée par sa pratiquante - c'est plutôt bon signe. Mais attention, roulement de tambour, l'heure est grave : il va falloir juger sur pièces, sans le filtre dithyrambique habituel de journalistes parisiens en plein revival des 60's (et de leurs vingt ans), de ce qu'on nous a vendu comme étant un possible renouveau de la scène française. Autrement dit, rédiger le premier décryptage clinique d'un phénomène qui, vu de p------e, parait en partie sur-vendu. Notre réputation est en jeu, c'est décidé, ces jeunes filles de bonne famille n'auront droit à aucune pitié !
Dès leur arrivée (sans façons, c'est déjà ça de pris), les mâles massés devant la scène seront les premiers à constater, pendant une intro instrumentale convaincante (Pop In / Pop out) que oui, Katty, Louise, Marine et la petite dernière, Caroline (on ne connaîtra donc jamais Zazie qui ne leur a laissé que sa bicyclette), les Plastiscines sont plastiquement aussi ravissantes que prévu, toutes franges en avant, dans leurs habits siglés/cintrés de jeunes filles soi-disant sages. Passé ce préambule certes machiste - mais objectivement inévitable, parlons musique voulez-vous ?
Dès Alchimie, on fait une important constat qui restera vrai tout le concert : comme on l'espérait à l'écoute de leur disque, les filles développent un son bien plus rock que pop, flirtant même joyeusement avec le punk, qui multiplie le potentiel de leurs chansons, y compris les plus faibles sur disque. Et il faut bien reconnaître que Shake met d'ores et déjà le feu (en déclenchant un premier slam), ainsi que Rake : Katty et Marine assurent à la guitare des riffs basiques mais maîtrisés, la bassiste est métronomique, la batterie assurée, et en plus le son est très classe.
Certes sur certains points le groupe est encore un peu jeune scéniquement - les enchaînements seront encore à travailler (quelques hésitations cocasses, une chanson démarrée un ton trop haut par exemple) et une chanteuse qui chante parfois un peu loin du micro. Pour tout dire, sans doute, une timidité bien compréhensible ! Petits défauts pardonnables quand on voit à quel point Zazie fait de la Bicyclette, déjà marrante en disque, devient une superbe bombinette garage-pop grâce à un son opportunément plus sale... et l'on y constate que la guitariste assure parfaitement l'intérim vocal.
Même le single B52's-like un peu faible, Loser, passé au filtre du live, réussit son examen (avec un figurant mâle dansant sur scène, ça le fait d'autant plus !), No Way ne me convainc toujours pas mais par contre, l'enchaînement punk-rock Lost in Translation / Under Control est lui tout à fait jubilatoire - une marée de jeunes pogoteurs commence à brasser la salle et je me rends à l'évidence : merde à dieu, tant pis, j'ai ma réponse n° 2 et sans jeu de mots : les Plastiscines sont vraiment bonnes !
Human rights finit de rendre fous les kids tandis que même les plus blasés des poseurs, amis et membres du premier groupe tanqués au bar, sont obligés de trembler significativement du genou ou de la tête : ces gamines savent déjà bien tenir une scène, et une salle ! D'ailleurs la nouvelle chanson qu'elles tentent, en confiance (Another Night d'après la play-list), dialogue énergique entre les chanteuses, est tout à fait enthousiasmante. Une non moins dynamique Hey Mister Driver conclut le set tandis que la jeunesse se frite toujours joyeusement la couenne dans la fosse.
C'est donc du bar que je verrai le rappel, dont elles auraient pu avoir la classe de nous priver puisqu'elles ont déjà joué 45 minutes : une reprise un tout petit peu molle mais sympa d'une chanson de Nancy Sinatra/Lee Hazelwood qui leur va bien (These Boots are made for walking, bien sûr...), un deuxième Loser pour le prix d'un. Alors, conquise la critique rock locale ? Ben ouais, conquise.
Et prête à l'assumer, même : quoi qu'il en soit on ne laissera plus personne dire que ce sont de "piètres musiciennes" : l'auteur de cette phrase malheureuse, un journaliste pourtant respectable, fait d'ailleurs amende honorable dès la fin du concert en reconnaissant qu'il a passé un très bon moment.
On quitte le poste tout à fait euphoriques, tandis que les baby-dolls, pas farouches, tapent la discute avec du public dehors et même, faut bien frimer un peu quand même, signent des autographes contre leur minibus. Bonne route à vous, mesdemoiselles !
Acte III / Hatepinks : Nous sommes (encore) de la baise !
Pas tout ça mais la montre ne ment pas, à 23 h 40 à peine, va bien falloir aller encore rejoindre ce tas de bêtes suantes et fumantes, en train de s'agiter déraisonnablement dans l'infecte Machine à coudre. Et en effet on se retrouve comme on le craignait, à l'arrivée dans la salle, le T-shirt et les lunettes instantanément couvertes de sueur... des autres (beuark).
On la fera courte pour cette fois-ci, ayant déjà bien (trop) souvent chroniqué ce terrifiant et consternant groupe qu'est les Roses Haineuses. Sehr gut rock'n'Roll, braille Olivier quand on arrive enfin à le distinguer, et en effet, très bon est le roule et enroule dans la salle déjà dévastée, tandis que le bien connu pilier Laurent fait le beau dans ses plus beaux atours, torse nu avec cravate et lunettes de rigueur.
On est instantanément pris aux couilles (d'ailleurs les habitués savent que ça peut littéralement arriver avec ce groupe) par We are the Fucks, et plus encore avec l'explosive Fell in Love with a Jpeg file ou la cultissime Boy can I dance good.
Comme un signe du destin notre stylo rend l'âme, donc la play-list aussi, il en reste de mémoire : la tuerie Bored on Pills, la stupide Hey, all right, come on, let' go, reprise par tout le public, ou encore ces histoires fumeuses de parasites dans ton cul et autres cerveaux niqués à la mozarella (et niqué du cerveau, il faut l'être en effet, pour s'entourer toute la tronche de scotch fort comme l'a fait ce crétin de Mr Gasoil). Et bien évidemment, on aura droit à leur chouette reprise de Stephan Eicher (si, si) Ich möchte ein Eisbär sein...
Cependant, le groupe n'assumant pas encore totalement ce virage vers la cold-wave 80's, ni la longueur extrême de la chanson pour leurs facultés de concentration (plus de 3 minutes !), le tout sera abrégé pour se finir dans un capharnaüm invraisemblable.
La stupidissime Sniffin Glass concluant (je crois) le set, il sera facile de constater, réponse n°3, que les Hatepinks sont toujours, et pour longtemps sans doute, le groupe de punqueroque '77 le plus idiot et le plus jouissif de la planète.
Le reste (légèrement dépravatoire il faut l'avouer) de la soirée relevant de notre vie privée, on conclut cette chronique par le constat suivant : ce qui aurait pu être un foirage total s'est transformé en un mini-festival de rock comme seules les salles marseillaises peuvent en concocter : la classe pour commencer, la fraicheur pour suivre, la régression pour finir.
Que du bonheur donc. Alors pour que vive le punk-rock, quand vous aurez dessaoûlé, n'oubliez pas d'aller voter pour que cette vie décadente reste possible !
2-3 petites vidéos (qualité photo) juste pour se faire une idée : par ici
Photos Plasticines et Hatepinks (avec les beaux effets buée) Pirlouiiiit
>> Réponse (le 21/04/2007 par Alex Cyprine) Eh les Vaginal Liquid ?La suite
>> Réponse (le 24/04/2007 par punkos) On s'en fout des produit manufacturés Rock&Folk/Virgin...
Autant faire une chronique sur les dernières céréales .../...La suite
>> Réponse (le 25/04/2007 par Philippe) Comme souvent on confond encore notoriété et talent (deux choses qui peuvent - ou pas - aller de pair).
Bon puisque .../...La suite
>> Réponse (le 05/05/2007 par Alex Cyprine) Rentrez vos femmes et vos enfants les Vaginal Liquid arrivent...
Quel concert...Du grand n'importe quoi,les drogues ont .../...La suite
>> Réponse (le 05/05/2007 par Le pinguin masqué) Un membre d'un groupe qui dit que son groupe est une tuerie, c'est pas très modeste mon cher Alex Cyprine...La suite
>> Réponse (le 05/05/2007 par le guitariste) C'est vrai que c'était pas au point du tout, ambiance et exitation du premier concert,alcool,speed...n'on pas beaucoup .../...La suite