Accueil Chronique album : The Hatepinks - Basement Tapettes, par Philippe
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Critique d'album

The Hatepinks : "Basement Tapettes"

The Hatepinks :

Pop - Rock

Critique écrite le 07 avril 2009 par Philippe

Ah ça, on peut avouer qu'ils ont bien essayé, les Hatepinks, de trouver un support sur lequel on ne pourrait plus les écouter - et donc les moquer. Ca a commencé avec des CD géniaux mais vendus seulement au Japon et remixés uniquement pour les USA, ça a continué avec des 45 tours de 16 chansons atroces, et même un certain nombre de vinyles plus ou moins inécoutables, sauf à l'envers, dont le seul intérêt était de faire tourner le fond de roulement du Lollipop Music Store et/ou de décorer ses chiottes.
Cerise sur le gâteau, pour conclure en apothéose cette luxuriante production, voici donc une bonne vieille cassette, mais oui, une K7, gotverdamm't ! Ce petit object mochasse et fragile sur lequel on téléchargeait la musique avant les ordinateurs, rembobinable avec un auriculaire, cherchez pas les plus jeunes, vous n'en avez sans doute jamais vu. Après avoir bien cherché, on a déniché sur le dessus de notre chaîne hi-fi un trou qui semblait pouvoir l'accueillir et, en effet. C'est donc encore raté, ô roses haïes, pour la dernière fois (j'espère) : chronique !
Pour l'occasion, vous imaginez bien que les braves garçons sont faits des têtes de K7 pour rester incognitos. "Ouais bon, mais en fait tu peux les reconnaître aux chaussures !" a noté une fine connaisseuse du groupe - encore raté donc, là aussi. Quoi qu'il en soit on s'aperçoit, la thématique étant de compiler leurs reprises, que certaines de leurs (bonnes) chansons ne sont pas d'eux, comme Boy can I dance good (à leur décharge, après enquête, la leur est meilleure que l'originale). Ou encore, une fulgurante série de titres des Plastic Congelators, groupe de stupido-punk des années 80 dans lequel l'un d'entre eux officiait déjà. On ne reviendra pas sur la reprise de Ich möchte ein Eisbär sein juste pour les humilier, après tout, ils aiment Stephan Eicher, et alors ? Qu'est-ce qu'on aurait dit s'ils avaient repris, je sais pas, dans le genre new wave chleuh y'a eu encore bien pire, les immondes Doraus und Marinas par exemple ?! Et pourquoi pas, je sais pas moi, Electrocute ton zizi par les Angry Samoans tant qu'on y est ? Ah, on me dit que...bon. Mhmm.
En tout cas parmi les groupuscules tombés dans les limbes (les Olivenquoi ?), pafois sympas (Kamikaze Twist de The Rocks, introuvable et fabuleuse), il y a aussi des artistes plus fréquentables comme Gene Vincent : épatante reprise, sans doute proportionnelle au respect de l'artiste, si on la compare à celles, nullissimes mais drôles, des Rolling Stones ou des Stranglers... Bref on aura compris que cette nouvelle et peut-être dernière chiée de 16 titres punk-rock élégants et aboutis constitue... ou pas... le sommet de la carrière des Hatepinks, le tout vendu deux fois pour le même prix sur les deux faces.
Alors essayons de tester la dernière règle du Hate le Pink Klub, énoncée sur la pochette (outre un tas de comportements et d'attitudes déjà remarqués chez les Hatepinks : porter un truc rose ridicule, privilégier les drogues micro-ondables, vendre des K7 à 4 euros en 2009, avoir une attitude méprisante, parler des Ramones, etc, etc. achetez cette putain de K7 si vous voulez savoir le reste, en plus c'est drôle), la dernière règle disais-je est : "conserver son sang-froid et son flegme lorsqu'on se fait traiter de tapettes". Ca vaut aussi pour 'trous du cul', j'espère ?
(Compil 2003-2007, Crapoulet Records, 2009)
Vignette Philippe

 Critique écrite le 07 avril 2009 par Philippe
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