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|  | Vincent Delerm - 24 novembre 2006 - La Cigale, Paris  C'est Peter Von Poehl - avec lequel Vincent Delerm a réalisé Les Piqûres d'Araignées en Suède - qui faisait la première partie. Je suis arrivée en retard (peut-être 20 minutes) et lorsque j'ai aperçu .../...
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C'est Peter Von Poehl - avec lequel Vincent Delerm a réalisé Les Piqûres d'Araignées en Suède - qui faisait la première partie. Je suis arrivée en retard (peut-être 20 minutes) et lorsque j'ai aperçu ce jeune homme frêle à la voix... singulière, j'ai d'abord pensé qu'il s'agissait d'une femme ! Je ne le connaissais pas et, à vrai dire, j'étais tellement distraite que la seule chanson que j'ai entendu m'est totalement sortie de la tête (j'attendais impatiemment l'arrivée de Vincent !).
Fin de la première partie ... des techniciens hissent un voile blanc qui cache la quasi totalité de la scène. Chacun y va de sa propre interprétation quant à son utilisation... Vincent ne nous fera tout de même pas l'affront de chanter caché ? Bien sûr que non ! Un film en super 8 est alors projeté... un film qui nous montre des images filmées à la campagne, l'été... très film de vacances familiales... On y voit des plans "bizarres autant qu'étranges" de troncs d'arbres, de murs en pierre, de feuilles etc... le tout entrecoupé par des images de Vincent faisant le fanfaron en short bleu façon "footballeur années 80" et jouant seul au foot ou alors s'adonnant toniquement au joies du ping pong et finalement de la nage ... nous sommes tous hilares à la vue de ces images grotesco-ridicules (l'effet attendu est atteint). Il s'approche au premier plan et nous fait un petit coucou pour finalement apparaître avec de subtiles jeux de lumière derrière le voile, au piano, tandis que les images montrent des filles, celles des "Piqûres d'Araignées" qu'il entame... le voile tombe enfin ... dévoilant non seulement Vincent et son piano mais aussi cinq musiciens (violon, violoncelle, trompette, basse, batterie) ; les applaudissements retentissent.
Vincent, avec sa nonchalance qui le rend si craquant, nous explique alors qu'il a pour habitude de raconter une petite histoire au début de chaque concert ... quelque chose de drôle qui lui serait arrivé durant la journée... or ce jour là (Delerm fait la moue), "rien de transcendant" ne lui est arrivé et la seule chose à peu près drôle nous dit-il est qu'au moment de déjeuner, alors qu'il voulait prendre des couverts dans sa cuisine, il s'est trompé et à ouvert le tiroir à torchons ! (rires des spectateurs). Quel humour ce Vincent...
S'enchaînent alors la totalité des textes de son dernier album. Avec entre autres "Sous les Avalanches" revisitée, ou plutôt complétée : "t'as pas le chignon de Miss Réunion, ni le regard vague de Miss Camargue, et encore moins les seins en poire de Miss Pays de la Loire…". Et "Sépia plein les doigts" durant laquelle une projection d'images "publicitaires" d'époque est faite sur le mur derrière la scène. Des messages illustrés de photos en sépia tel que "Pour faire faire des économies à vos parents, n’achetez pas de bonbons et ne passez pas sous un autobus avec votre bicyclette !". C'était bien chouette !
Tout comme les spectateurs, je suis ravie qu'il ait interprété des chansons de ses précédents albums... On notera dans le désordre et de manière incomplète "Chatenay Malabry" (LA chanson que je voulais entendre à tout prix !! Aux anges j'étais !), "Les Monologues Shakespeariens", "Fanny Ardant et moi", "Tes parents" (qu'il nous a laissé le soin de chanter - l'ayant lui-même trop de fois interprétée - aidés d'un diaporama des plus cocasses ; uen phrase sur deux était notée, le reste illustré de photos : une façade d'immeuble pour nous faire comprendre qu'il faut chanter "Dire du mal du voisin d'en face" ; dur dur ! Le résultat était ... surprenant et sonnait très très faux (à en croire les grimaces de Vincent ! Pas facile cet exercice ! Mais le clin d'oeil était chouette sous-entendant que nous étions très certainement une grosse majorité à connaître les paroles). Réécrite également "Les filles de 1973" transformée pour la circonstance en fille de 1976 ... Et oui, elles ont trente ans ... et elles recopient partout les paroles de "Puisque tu pars" et passent leur BAFA ! Et justement, avant de commencer la chanson, petit sondage dans la salle pour savoir quels sont ceux qui ont leur BAFA ... J'ai levé la main (honteuse car peu nombreux nous étions)... pour conclure sur un "Très bien, j'aime savoir à quel genre de public je m'adresse". Nan mais ça veut dire quoi ça ? Je ne sais pas trop comment le prendre !
Et puis voilà ... les lumières s'éteignent ... il reviendra pour 4 rappels dont "Marine" interprétée cette fois-ci avec Peter Von Poehl (qui lors de la première interprétation au milieu du concert avait simplement déposé un magnétophone sur le piano pour illustrer le fait que bien qu'il soit présent, il ne chantera pas en direct avec Vincent ... est-ce pour mettre en exergue le l'idée de départ du texte de la chanson, l'ex petit-ami qui n'est plus là physiquement mais à cause de qui "les sentiments sont divisés par trois" ? Probable...).
C'était mon premier concert de Vincent Delerm et je suis ravie. Cela m'a permis de découvrir et d'apprécier vraiment son dernier album, que je n'avais écouté jusqu'alors que distraitement ! Certes, il me fait beaucoup moins frissonner que son album éponyme car moins passéiste (outre Du Sépia plein les doigts) et plus impersonnel et mais le style Delermien est toujours là (même si le "name dropping" - il me semble que c'est comme cela que l'on dit - qui est une de ses grandes particularités se fait de plus en plus rare).
En bref, un super moment (on rit beaucoup, on a la larme à l'oeil, on se reconnaît... Un véritable artiste bourré de talent et d'humour, qui pour couronner le tout est "ma foi" fort charmant. J'y retournerai à coup sûr ! Réagir à cette critique |
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>> Réponse (le 22/02/2007 par nicosqui) Tours - le VINCI - 22 février 2007  J'ai vu le concert hier soir et j'en ai encore des images plein les yeux ! Comment un tel artiste avec une voix et une .../... La suite |
 | Vincent Delerm - 15 novembre 2006 - Pasino - Aix  J'ai bien reconnu Vincent Delerm et son style unique, hier soir, au Pasino d'Aix-en-Provence, toujours fidèle à lui-même malgré une toute nouvelle orchestration ! Le monsieur " bourgeois-bohème " n'a .../...
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J'ai bien reconnu Vincent Delerm et son style unique, hier soir, au Pasino d'Aix-en-Provence, toujours fidèle à lui-même malgré une toute nouvelle orchestration ! Le monsieur " bourgeois-bohème " n'a pas abandonné son piano, loin de là : il a rajouté une palette d'instruments pour créer une ambiance feutrée, un peu jazzy voire même années 30. Un violoniste, un violoncelliste, un bassiste joueur de banjo, un trompettiste et un percussionniste transformé en joueur de xylophone, étaient présents sur scène pour accompagner divinement l'artiste.
La mise en scène, parlons-en : petits moyens mais grandes idées : du film super huit en passant par les blagues Carambar… Je ne vais pas tout dévoiler, le spectacle vaut le détour ! Vincent, comme à l'accoutumée a beaucoup interagi avec le public avec son humour grinçant, à la limite de l'insolence… L'alternance de chansons entraînantes et calmes avec des textes poétiques plantant des scènes de la vie déjà vécues nous ont fait passer du rire aux (presque) larmes… Sans oublier les incontournables : " Fanny Ardant et moi ", " Tes parents ", " Les filles de 1973 ", " Kensington Square ", " Le monologue Shakespearien " que tout le monde a repris en chœur. Vraiment, un très bon moment. Réagir à cette critique |
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>> Réponse (le 14/02/2007 par niki) Lille théâtre Sébastopol - 13 février 2007  Pour une première en ce qui me concerne, je suis ENCHANTEE. Concert très orignal, beaucoup de simplicité, de bonne .../... La suite |
 | vincent delerm - 8 février 2005 - bourse du travail - lyon  c'était un concert vraiment extraordinaire! Je ne m'en remets toujours pas. Les chansons remaniés (paroles) étaient vraiment bonnes et musicalement géniales. La possibilité de pouvoir le voir à sa .../...
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c'était un concert vraiment extraordinaire! Je ne m'en remets toujours pas. Les chansons remaniés (paroles) étaient vraiment bonnes et musicalement géniales. La possibilité de pouvoir le voir à sa sortie et avoir un autographe fut aussi une chance incroyable. Si seulement j'avais pu y retourner ce soir! Qui sait? peut être que je vais rôder à la sortie du concert toute à l'heure! Ma soeur risque de m'en vouloir de ne pas lui avoir pris d'autographe.... Réagir à cette critique |
|  | Vincent Delerm - 17 novembre 2004 - Opéra de Marseille  Ce soir je découvrais pour la première fois cet artiste dont le Dazuntski (pourtant plutôt fan de pop anglaise) me vantait le talent depuis si longtemps. J'arrive avec une certaine excitation, mais .../...
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Ce soir je découvrais pour la première fois cet artiste dont le Dazuntski (pourtant plutôt fan de pop anglaise) me vantait le talent depuis si longtemps. J’arrive avec une certaine excitation, mais méfiance dans le cadre exceptionnel de l’opéra de Marseille, très peu utilisé pour les chanteurs pop ou variété (Renaud y avait joué il y a quelques années). J’avais jusqu’à présent réussi a échappé (de façon tout à fait involontaire) au moindre morceau de Vincent Delerm, je ne connais donc aucun de ses morceaux, ni même le son de sa voix.

Les gens s’installent dans l’opéra, qui se remplit progressivement … en bande son l’ami Albin de la Simone et ses Piranhas nous font patienter, pendant que les raleurs se font replacer à de meilleurs sièges (« ça fait 25 ans que je viens ! je n’ai jamais vu ça ! j’exige que vous me replaciez et que vous me remboursiez ! sinon je vais écrire au maire moi ! » ... et ça marche en plus ...), que ceux qui se sont fait tous beaux pour l'occas' mettent un temps fou à regagner leur place, et ceux qui sont venus tout seul scrutent la foule s'amusant a reconnaitre des gens ...

Puis a 9h une voix se fait entendre ... on reconnait les accents Bourvilesques de François Morel. J'ai d'abord cru qu'il s'agissait d'un rappel pour etiendre ses portables alors qu'il s'agissait déjà du spectacle. Ca s'annonce bien puisque la voix commence a raler d'attendre si longtemps, qu'en plus sur scène il y a jsute un piano, pas de musiciens (ça n'a pas du lui couter bien cher) etc ... très drôle.

Puis Vincent Delerm arrive et après avoir saluer le public se met au piano. Au niveau de sa voix dont on m’avait vanté / décrié l’étrangeté je dirais q'il s'agit d'un mélange entre celle de Miossec (sans le côté bourré et rock), Renaud (genre je-ne-sais-pas-chanter-et-je-m’en-moque), Catherine (côté désinvolte + thème du quotidien abordée de façon ironique et ce chant parlé), Mendelson (pour le côté parlé, là encore vie du quotidien en enlevant tout le côté rock et surtout en abordant les choses de façon moins sombre). On ne peut pas ne pas parler de cette incroyable ressemblance avec la voix du chanteur de La position du Tireur Couché, et quelques accents à la Gainsbourg pour cette façon d’insister sur certaines fin de syllabe genre « tique » en secouant légèrement la tête.

Ce n’est peut être pas très original au premier abord, mais il n’y a aucun temps mort car ce spectacle (je dis volontairement spectacle et non pas concert), remarquablement mis en scène est très équilibré; pas mal d’interventions extérieurs sur bandes (un peu comme l’ami Boogaerts) comme les quelques interventions de François Morel qui désamorcent toute critiques (voir ci-dessous *) ou des sons d’archive de Valery Giscard d’Estaing ou André Agassi et Nelson Monfort.

Des textes sur la vie de tous les jours, très très en phase avec notre époque et les préoccupations des trentenaires pour ne pas dire gâtés je dirais qui n’ont pas de vrais problèmes. On suit ses petites histoires de soirées, de rencontres, de vacances avec un mélange d’amusement, de nostalgie, en s’y retrouvant souvent. Par moment il se moque un peu des gens de milieu plus modeste (que le sien) mais avec beaucoup d’humour et de tendresse finalement. Il parle de foot (son « on vous a quand même mis 3-2 » puis « je l’ai enregistré et je m’en repasse des bouts quand je suis triste … surtout la deuxième mi-temps » fut très drôle), égratigne les chanteurs populaires (Johnny, Patricia Kaas), parle de stars (Ardant, Depardieu, …), cite plein de références intellectuelles branchés (souvent au second degré). Bref ses chansons profondément ancrées dans l’actualité resteront comme un beau témoignage d notre époque ;

Mon morceau préféré fut celui de la fille qui mange des pistaches à une soirée. Elle part des doigts se recroquevillant sur les bords du bol, à la façon qu’elle a de les manger puis de déposer les coquilles sur la table sans hésiter, ce qui fait que personne ne penserai a lui ramener de ramequin pour les poser, ramequin qui provient de la promo de Saint Moret, et ses considérations s’éloignent de plus en plus de la table… cela m’a vraiment fait penser au seul bouquin de Proust que j’ai lu A l’ombre des jeunes filles en fleur … et puis j’ai trouvé que la comparaison était plutôt juste. Vincent Delerm est un peu notre Proust du 20eme siècle. Il nous raconte (en musique), tout un tas de petites scénettes de la vie quotidienne (quotidien d’un jeune garçon de bonne famille) qui fourmillent de détails qu’on a tous vu un jour ou l’autre ou vécu (comme ce cheminement de pensée que je n’arrive plus a vous retranscrire), qui fait que l’on se reconnaît dans ses texte sinon en tout cas que ça nous parle.

N’étant pas musicien je ne me rend pas compte de la difficulté éventuelle de ce qu’il fait au piano, mais en tout cas ça passe tout seul ; il alterne passages très doux et passages plus entraînants glissant ça et là quelques thèmes classiques (même sans contrefaçon de Mylène Farmer à un moment, ou encore La bamba sur un autre morceau). Le public connaissait toutes les paroles par cœur … hallucinant .. plusieurs fois il s’est arrêté pour laisser chanter le public et ça rendait vraiment bien.

Superbe d’autodérision (son imitation du mime marceau avec voix off pour qu’on entende ses pensées est vraiment amusante), Vincent Delerm séduira sûrement même les plus difficiles arrivés là enfermés dans une grosse carapace d’a priori (oui je parle de moi). Si je n’étais que dans le premier tiers je serais peut être resté sur mes a priori mais quand la voix off du plus célèbre des Deschiens est intervenu une seconde fois pour dire un truc du genre « ouais ben c’est facile de faire des chansons comme ça, je prends deux trois noms de gens un peu connu et je t’en fait une moi aussi : en me promenant sur le pont j’ai vu Vincent Lindon … blah blah blah Balsakoooooooo » ; là je n’ai pu m’empêcher de sourire … et à partir de là c’était dans la poche.
Site de Vincent Delerm : http://www.vincentdelerm.com/ Réagir à cette critique |
|  | Le Printemps de Bourges 2003 - 22/26 avril 2003 - Bourges (18) 
Malgré quelques annulations dommageables (Archive remplacé par... Kyo !) et un côté grand public (Zazie, Renaud), l'édition 2003 du Printemps de Bourges a tout de même permis de voir sur scène de .../...
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