Critique de concert Aaron

Il faisait très froid ce vendredi soir, mais l’affiche programmée à l’Usine était des plus alléchantes, puisque le duo français Aaron s’y produisait pour la sortie de son 2e album. Passés les trop longs ralentissements aux abords et dans la cité phocéenne, nous sommes donc arrivés à point pour le groupe vedette, manquant ainsi la 1ère partie, Smoking Smoking.
La grande salle est bien remplie et le public très hétéroclite, bien qu’essentiellement composés de jeunes filles et/ou de ce que j’appelle les "branchouilles" (dont nous faisons sans conteste partie). Les cris à l’encontre du beau chanteur seront d’ailleurs trop peu nombreux par rapport à mes craintes, tout se perd ! C’est donc un public plutôt averti qui s’est déplacé pour ce concert. Il se montrera d’ailleurs très peu expressif, plutôt passif même, bien à l’écoute du groupe.
Il faut reconnaître que la musique des deux compères n’est pas des plus entraînantes, c’est (très) beau certes, mais assez statique. L’exercice du live est toujours une tâche difficile pour ce style de musique, assez contemplative, que certains auront vite fait de qualifier de "musique de culs blancs dépressifs". Après des morceaux classiques, durant les balances, Simon et Olivier, respectivement chanteur et guitariste/clavier et leurs 3 camarades (un batteur, un bassiste et une guitariste/clavier) font donc leur entrée sur scène. Ca commence doucement avec Rise tiré du dernier album en date. C’est assez typé trip hop avec des beats prononcés, ça plane et le son est excellent. Les harmonies vocales sont réussies et le tout bien en place.
Dès le second morceauEndless song, titre d’ouverture du 1er opus, le dilemme qui présidera toute la soirée apparaît : que choisir entre une batterie mécanique et des beats électros sur boites à rythmes ? Le mélange des deux ne colle pas à mes oreilles, c’est beaucoup trop froid et en avant, le batteur (pour suivre l’ensemble) est obligé d’être très/trop régulier et sec. On a donc l’impression d’entendre le chanteur s’époumoner sur une bande son de karaoké. J’exagère, mais ce souci m’empêchera d’apprécier vraiment le concert durant un bon moment. Au fil des morceaux, la batterie se fera moins présente dans le mix, et les mélodies retrouveront leur place centrale.
C’est d’autant plus dommage que les titres sont tous bons voire excellents, que les arrangements sont extrêmement soignés, et que les musiciens ne sont pas là pour faire de la figuration. Les perles épurées aux magnifiques mélodies s’enchaînent ainsi parmi lesquelles Lost higwhay, l’immanquable U-Turn ou Mister K. Ce dernier morceau sera d’ailleurs joué en duo acoustique entre les deux complices, tout comme le superbe A thousand wars avec ses notes épurées ou le bouleversant Ambers exécuté par les 2 pianistes sur le même instrument avec Simon au chant. Ce côté pile est probablement le plus facile d’accès, celui qui plait le plus aux midinettes et force est de reconnaître qu’il est bien au point, tant chacun joue sa partition à merveille, le chanteur en tête, tout en simplicité malgré des facilités désarmantes. Le superbe Little love verra d’ailleurs ses 2 dernières phrases reprises pendant de longues secondes par le spectateur. Il est également à noter que sur le second album, ce côté pile s’est enrichi d’arrangements lorgnant ostensiblement vers Coldplay. Seeds of gold, Inner Streets et Arm your eyes font donc un carton auprès du public et c’est bien mérité.
Le côté face d’Aaron c’est sa capacité à toucher à tout, à triturer les sons pour en faire des morceaux qui finissent par avoir leur propre personnalité. Le très dansant et somme toute simple Blow est un succès car tout le monde frappe dans ses mains. Par contre, lorsque War flag, à la rythmique très Björk et aux interludes guitaristiques faisant indéniablement penser à Radiohead est servi, les réactions sont très discrètes. La partie trip hop du spectacle, pourtant très réussie, est malheureusement celle qui passe le moins bien auprès de la majorité du public, attendant un énième U-Turn. Birds in the storm ou l’immense Passengers nous rappellent le superbe concert donné par Massive Attack l’an passé au Dôme. Les changements de rythme, les lumières psychés et les envolées musicales, notamment celles d’Ollivier sont tout simplement géniaux. L’exception sera le gigantesque Ludlow L, qui emporte tout sur son passage avec un public ravi de sauter sur le refrain.
Durant cette belle heure et demie, Aaron s’est donc révélé, tantôt Docteur Jekyll, tantôt Mister Hyde et ce fût un réel plaisir. Gageons que les timides improvisations entrevues sur de trop rares titres se feront plus nombreuses, car les musiciens sont à la hauteur -on sent que ça les démange- et le public suivra sans aucun doute. Il est ainsi à parier que la formation n’en est qu’au début de ses métamorphoses (2 albums seulement au compteur) et qu’elle saura doser plus finement encore ce côté mélodieux et cette facette électro expérimentale lors de ses prochaines prestations.
Setlist avec des erreurs possibles:
Rise
Endless song
Lost highway
Inner streets
Blow
Seeds of gold
War flag
A thousand wars
Mister K
Birds in the storm
Waiting for the wind to come
Arm your eyes
Little love
Ludlow W
U-Turn
Passengers
Ambers
La grande salle est bien remplie et le public très hétéroclite, bien qu’essentiellement composés de jeunes filles et/ou de ce que j’appelle les "branchouilles" (dont nous faisons sans conteste partie). Les cris à l’encontre du beau chanteur seront d’ailleurs trop peu nombreux par rapport à mes craintes, tout se perd ! C’est donc un public plutôt averti qui s’est déplacé pour ce concert. Il se montrera d’ailleurs très peu expressif, plutôt passif même, bien à l’écoute du groupe.
Il faut reconnaître que la musique des deux compères n’est pas des plus entraînantes, c’est (très) beau certes, mais assez statique. L’exercice du live est toujours une tâche difficile pour ce style de musique, assez contemplative, que certains auront vite fait de qualifier de "musique de culs blancs dépressifs". Après des morceaux classiques, durant les balances, Simon et Olivier, respectivement chanteur et guitariste/clavier et leurs 3 camarades (un batteur, un bassiste et une guitariste/clavier) font donc leur entrée sur scène. Ca commence doucement avec Rise tiré du dernier album en date. C’est assez typé trip hop avec des beats prononcés, ça plane et le son est excellent. Les harmonies vocales sont réussies et le tout bien en place.
Dès le second morceauEndless song, titre d’ouverture du 1er opus, le dilemme qui présidera toute la soirée apparaît : que choisir entre une batterie mécanique et des beats électros sur boites à rythmes ? Le mélange des deux ne colle pas à mes oreilles, c’est beaucoup trop froid et en avant, le batteur (pour suivre l’ensemble) est obligé d’être très/trop régulier et sec. On a donc l’impression d’entendre le chanteur s’époumoner sur une bande son de karaoké. J’exagère, mais ce souci m’empêchera d’apprécier vraiment le concert durant un bon moment. Au fil des morceaux, la batterie se fera moins présente dans le mix, et les mélodies retrouveront leur place centrale.
C’est d’autant plus dommage que les titres sont tous bons voire excellents, que les arrangements sont extrêmement soignés, et que les musiciens ne sont pas là pour faire de la figuration. Les perles épurées aux magnifiques mélodies s’enchaînent ainsi parmi lesquelles Lost higwhay, l’immanquable U-Turn ou Mister K. Ce dernier morceau sera d’ailleurs joué en duo acoustique entre les deux complices, tout comme le superbe A thousand wars avec ses notes épurées ou le bouleversant Ambers exécuté par les 2 pianistes sur le même instrument avec Simon au chant. Ce côté pile est probablement le plus facile d’accès, celui qui plait le plus aux midinettes et force est de reconnaître qu’il est bien au point, tant chacun joue sa partition à merveille, le chanteur en tête, tout en simplicité malgré des facilités désarmantes. Le superbe Little love verra d’ailleurs ses 2 dernières phrases reprises pendant de longues secondes par le spectateur. Il est également à noter que sur le second album, ce côté pile s’est enrichi d’arrangements lorgnant ostensiblement vers Coldplay. Seeds of gold, Inner Streets et Arm your eyes font donc un carton auprès du public et c’est bien mérité.
Le côté face d’Aaron c’est sa capacité à toucher à tout, à triturer les sons pour en faire des morceaux qui finissent par avoir leur propre personnalité. Le très dansant et somme toute simple Blow est un succès car tout le monde frappe dans ses mains. Par contre, lorsque War flag, à la rythmique très Björk et aux interludes guitaristiques faisant indéniablement penser à Radiohead est servi, les réactions sont très discrètes. La partie trip hop du spectacle, pourtant très réussie, est malheureusement celle qui passe le moins bien auprès de la majorité du public, attendant un énième U-Turn. Birds in the storm ou l’immense Passengers nous rappellent le superbe concert donné par Massive Attack l’an passé au Dôme. Les changements de rythme, les lumières psychés et les envolées musicales, notamment celles d’Ollivier sont tout simplement géniaux. L’exception sera le gigantesque Ludlow L, qui emporte tout sur son passage avec un public ravi de sauter sur le refrain.
Durant cette belle heure et demie, Aaron s’est donc révélé, tantôt Docteur Jekyll, tantôt Mister Hyde et ce fût un réel plaisir. Gageons que les timides improvisations entrevues sur de trop rares titres se feront plus nombreuses, car les musiciens sont à la hauteur -on sent que ça les démange- et le public suivra sans aucun doute. Il est ainsi à parier que la formation n’en est qu’au début de ses métamorphoses (2 albums seulement au compteur) et qu’elle saura doser plus finement encore ce côté mélodieux et cette facette électro expérimentale lors de ses prochaines prestations.
Setlist avec des erreurs possibles:
Rise
Endless song
Lost highway
Inner streets
Blow
Seeds of gold
War flag
A thousand wars
Mister K
Birds in the storm
Waiting for the wind to come
Arm your eyes
Little love
Ludlow W
U-Turn
Passengers
Ambers
Signature : cabaskle 27/11/2010
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Photographe : bertrand 13rugissant
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>> Réponse (le 29/11/2010 par bertrand)

Moi aussi j’ai eu du mal à arriver jusqu’à l’Usine, mais le problème était pour moi de me garer… En effet, j’ai rarement vu le parking aussi rempli. Après une petite galère à tourner, je pouvais enfin me diriger vers la salle. J’arrive au beau milieu du set de Smoking Smoking. En me faufilant dans la foule très dense, j’aperçois deux brins de femmes (Maelis et Vanessa) derrière un clavier. C’est donc cet instrument qu’elles partagent pour interpréter leurs compositions. Quatre mains, deux voix pour exprimer leur envies de liberté. C’est un peu le thème principal, dans un univers de cowboy, qui revient. L’amour est aussi un sujet de prédilection. Coté musical, c’est très épuré, les voix sont à la fois fragiles et dures, elles chantent avec les tripes. Tantôt elles sourient, tantôt .../...
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le 3 juillet 2011 - Presqu'Ile du Malsaucy, Evette Salbert (par Philippe)

le 24/26 juin 2011 - Hippodrome de Longchamp, Paris (par Julyzz)
L'Usine - Istres


le 30 mars 2012 - l'Usine - Istres (par Mardal)
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