Critique de concert Charlie Winston + Nadeah

Nadeah entre en scène. Jupe très courte, bas résille savamment filé, coiffure travaillée, paillettes sur les paupières, manchettes noires… Elle présente ses trois musiciens chapeautés : "Charlie 1, Charlie 2 et Charlie 3". C’est sa présence en première partie qui fait que je suis ici ce soir. Elle a participé au 3ème album de l’excellent groupe Nouvelle Vague qui revisite les classiques. Elle est également membre du groupe The Lovegods que je ne connais pas tout comme son projet solo que je découvre ce soir.
Elle est tour à tour chanteuse de jazz (contrebasse dominante sur Pinot Noir & Poetry For Breakfast), rockeuse lorsqu’elle agrippe sa guitare électrique, blueswoman sur l’énigmatique Even Quadriplegics Get The Blues. Elle présente ce morceau d’une manière solennelle en le dédiant à un de ses proches tétraplégiques, mais le titre déclenche des rires dans le public qui ne se calmeront qu’au bout d’une bonne minute d’une poignante prestation solo (chant / guitare) effectuée semble-t-il au premier degré.
Ses points forts sont son timbre de voix, sa présence scénique et ses compositions.
Australienne de naissance, elle fait l’effort de parler en français pour les enchainements ou pour vendre son CD 5 titres à 5 euros ("pas très cher, comme une bière dans un cher bar"). A la fin du set, elle prend d’ailleurs le chemin le plus court en se frayant un passage au milieu du public pour aller le vendre dans le hall.
Setlist :
Pinot Noir & Poetry For Breakfast
At The Moment
?
Even Quadriplegics Get The Blues
Scary Carol
Odile
Terminator
Bonus vidéo :
Revoilà donc Charlie Winston sept mois seulement après son précédent passage à Marseille, moyennement apprécié.
Un premier rang exclusivement féminin mais les têtes sont nues. Les quelques chapeaux en hommage au chanteur britannique se situent plus loin dans le public dans la salle. Un autre chapeau apparaît lorsque tombe le rideau à droite de la scène. Fausse alerte, ce n’est que celui de Benjamin Henry Edwards au salterio. Le vrai chapeau apparaît vite. Il surplombe le désormais célèbre costume trois pièces (la veste tombera vite) et l’habituelle cravate rouge.
Charlie Winston commence à la guitare sur Generation Spent, noyé au milieu des cris de fans qui préfèrent le voir là, sur le devant de la scène qu’au piano, au fond à gauche comme sur Tongue Tied.

Sa pop s’appuie sur une dynamique rythmique basse / batterie mais trouve une orchestration originale grâce à la présence d’un violon, d’un violoncelle et d’un harmonica. La voix n’est pas encore chaude en début de set, témoins les quelques couacs sur les passages aigus.
Comme Nadeah, il essaie de communiquer en Français et ses anglicismes sont savoureux : "S’il y a une belle ville d’être, c’est Marseille". Nadeah, la revoilà justement pour deux titres en duo. La B.O. du film Falling In Love et surtout Boxes pour mon premier frisson de la soirée. Une ambiance féerique : un ciel étoilé, un piano, un violon, un violoncelle, Charlie / Peter Pan et Nadeah / Fée Clochette.
Outre la guitare et le piano, Charlie agrémente quelquefois son chant de pas de danse (jolis déhanchements sur In Your Hands) et s’essaie occasionnellement au beatbox (intros de Kick The Bucket et My Life As A Duck).
Lorsque le public est sollicité, il joue bien son rôle (Kick The Bucket, Going Down, My Life As A Duck). Ce dernier titre sera l’occasion d’un bain de foule.
Charlie a repéré un gaillard de deux mètres qui veut bien le promener sur ses épaules pendant quelques dizaines de secondes. A son retour sur scène, le morceau s’éternise et la délivrance arrive grâce aux premières mesures de Like A Hobo. No comment.
Les rappels débutent avec I Love Your Smile. L’occasion de regretter l’absence d’écran géant pour un show de cette importance. Aurait pu y être projeté le joli clip avec Audrey Tautou. Nombreux dans la salle semblent être les couples qui le connaissent. Les baisers sont langoureux…
Suivent un bégaiement et une percussionnite aiguë : une deuxième version de In Your Hands (pour ceux qui seraient arrivés en retard ?) et une douzaine de tambours percutés par tout le staff de la tournée.
Si ça s’était terminé là, j’aurais quitté le Dôme plutôt déçu. Mais il y eut ce dernier rappel : Charlie Winston revient sur scène après la rapide installation d’un dispositif (caméra + écran). Il nous demande de ne prendre ni film ni photo, consigne qui sera respectée à la lettre. J’aurais l’impression de trahir un secret si je racontais la suite. Sachez simplement qu’il chantait Calling Me et que deux autres artistes ont créé un moment de magie. Rare et beau.
Setlist :
Generation Spent
Tongue Tied
Allo Allo
In Your Hands
Soundtrack To Falling In Love (avec Nadeah)
Boxes (avec Nadeah)
My Name
?
Kick The Bucket
I’m A Man
Going Down
Every Step
My Life As A Duck
Like A Hobo
Rappels :
I Love Your Smile
In Yours Hands
Calling Me
Bonus video : Generation Spent
Retrouvez un interview de Nadéah par Fredc en ligne.
Elle est tour à tour chanteuse de jazz (contrebasse dominante sur Pinot Noir & Poetry For Breakfast), rockeuse lorsqu’elle agrippe sa guitare électrique, blueswoman sur l’énigmatique Even Quadriplegics Get The Blues. Elle présente ce morceau d’une manière solennelle en le dédiant à un de ses proches tétraplégiques, mais le titre déclenche des rires dans le public qui ne se calmeront qu’au bout d’une bonne minute d’une poignante prestation solo (chant / guitare) effectuée semble-t-il au premier degré.
Ses points forts sont son timbre de voix, sa présence scénique et ses compositions.
Australienne de naissance, elle fait l’effort de parler en français pour les enchainements ou pour vendre son CD 5 titres à 5 euros ("pas très cher, comme une bière dans un cher bar"). A la fin du set, elle prend d’ailleurs le chemin le plus court en se frayant un passage au milieu du public pour aller le vendre dans le hall.
Pinot Noir & Poetry For Breakfast
At The Moment
?
Even Quadriplegics Get The Blues
Scary Carol
Odile
Terminator
Revoilà donc Charlie Winston sept mois seulement après son précédent passage à Marseille, moyennement apprécié.
Un premier rang exclusivement féminin mais les têtes sont nues. Les quelques chapeaux en hommage au chanteur britannique se situent plus loin dans le public dans la salle. Un autre chapeau apparaît lorsque tombe le rideau à droite de la scène. Fausse alerte, ce n’est que celui de Benjamin Henry Edwards au salterio. Le vrai chapeau apparaît vite. Il surplombe le désormais célèbre costume trois pièces (la veste tombera vite) et l’habituelle cravate rouge.
Charlie Winston commence à la guitare sur Generation Spent, noyé au milieu des cris de fans qui préfèrent le voir là, sur le devant de la scène qu’au piano, au fond à gauche comme sur Tongue Tied.

Sa pop s’appuie sur une dynamique rythmique basse / batterie mais trouve une orchestration originale grâce à la présence d’un violon, d’un violoncelle et d’un harmonica. La voix n’est pas encore chaude en début de set, témoins les quelques couacs sur les passages aigus.
Comme Nadeah, il essaie de communiquer en Français et ses anglicismes sont savoureux : "S’il y a une belle ville d’être, c’est Marseille". Nadeah, la revoilà justement pour deux titres en duo. La B.O. du film Falling In Love et surtout Boxes pour mon premier frisson de la soirée. Une ambiance féerique : un ciel étoilé, un piano, un violon, un violoncelle, Charlie / Peter Pan et Nadeah / Fée Clochette.
Outre la guitare et le piano, Charlie agrémente quelquefois son chant de pas de danse (jolis déhanchements sur In Your Hands) et s’essaie occasionnellement au beatbox (intros de Kick The Bucket et My Life As A Duck).
Lorsque le public est sollicité, il joue bien son rôle (Kick The Bucket, Going Down, My Life As A Duck). Ce dernier titre sera l’occasion d’un bain de foule.
Charlie a repéré un gaillard de deux mètres qui veut bien le promener sur ses épaules pendant quelques dizaines de secondes. A son retour sur scène, le morceau s’éternise et la délivrance arrive grâce aux premières mesures de Like A Hobo. No comment.
Les rappels débutent avec I Love Your Smile. L’occasion de regretter l’absence d’écran géant pour un show de cette importance. Aurait pu y être projeté le joli clip avec Audrey Tautou. Nombreux dans la salle semblent être les couples qui le connaissent. Les baisers sont langoureux…
Suivent un bégaiement et une percussionnite aiguë : une deuxième version de In Your Hands (pour ceux qui seraient arrivés en retard ?) et une douzaine de tambours percutés par tout le staff de la tournée.
Si ça s’était terminé là, j’aurais quitté le Dôme plutôt déçu. Mais il y eut ce dernier rappel : Charlie Winston revient sur scène après la rapide installation d’un dispositif (caméra + écran). Il nous demande de ne prendre ni film ni photo, consigne qui sera respectée à la lettre. J’aurais l’impression de trahir un secret si je racontais la suite. Sachez simplement qu’il chantait Calling Me et que deux autres artistes ont créé un moment de magie. Rare et beau.
Generation Spent
Tongue Tied
Allo Allo
In Your Hands
Soundtrack To Falling In Love (avec Nadeah)
Boxes (avec Nadeah)
My Name
?
Kick The Bucket
I’m A Man
Going Down
Every Step
My Life As A Duck
Like A Hobo
Rappels :
I Love Your Smile
In Yours Hands
Calling Me
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Signature : mcyavellle 28/05/2010
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Photographe : manu bighelli
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