C’est Kaolin qui est chargé de lancer la soirée avec les chansons de son premier album, Allez, sorti sur un petit label : Rosebud/Barclay/Universal. Après avoir vu de nombreuses fois le quatuor montluçonnais sur scène (avant Murat, Madrugada, Superbus et avec Daytona), on en vient à la conclusion que ce nouveau venu manque un peu de personnalité. Même s’il est composé de bons musiciens, le groupe a un son qui n’est ni très neuf ni très varié ; de plus, les parties chantées rappellent trop Muse ou Jeff Buckley et deviennent vite énervantes !
Cela n’a pas empêché le groupe de recueillir de nombreux applaudissements, en particulier pour le single accrocheur qui passe à la radio, Pour le peu et d’obtenir un rappel. Kaolin choisit alors de jouer une version assez anecdotique d’All is full of love de Björk.
Kaolin a progressé sur scène, désormais les membres du groupe font plus le spectacle (parfois trop… ) pendant les orages électriques qui s’abattent sur le public, mais il est encore difficile pour ces quatre jeunes musiciens de se démarquer des influences de Sigur Ros ou Mogwai…
Le Solo tour est l’occasion pour Dominique A. de jouer de manière originale des chansons de son répertoire, qui commence à être conséquent ! Dans une salle Animatis assez copieusement garnie, le géant chauve au physique simiesque et inquiétant a, une nouvelle fois, fait étalage de tout son talent. Eclairé sobrement, se servant de guitares électriques ou électroacoustiques reliées à un sampler lui permettant de s’enregistrer (Comme Joseph Arthur ou M.), il a exécuté un véritable numéro d’équilibriste pendant 1 h 45.
Ces concerts solo à l’occasion de la sortie le 12 novembre d’un longbox de 3 C.D., intitulé Le détour, regroupant 57 chansons (singles, titres rares ou inédits, live… ), sont propices à l’interprétation de morceaux jamais entendus auparavant sur scène ! Le spectacle commence d’ailleurs par une superbe reprise de Gérard Manset jouée à la guitare sèche et agrémentée de samples préenregistrés assez planants. La soirée se poursuivra plus tard avec un titre électro expérimental d’Oslo Telescopic extrait du disque The Dominique O Project et avec une superbe version de Bagatelle, un titre figurant sur le dernier album de Yann Tiersen, L’absente. De nombreux morceaux inédits de très grande classe seront aussi joués ce soir !
Dominique A. n’a pas non plus oublié de piocher de nombreux titres - Antonia, Pour la peau, Les chanteurs sont mes amis, Les enfants du Pirée etc - dans son album Auguri et a même interprété une version assez chaotique du Twenty Two bar.
Comme lors de ses concerts à Bénicassim, à Sédières et à Clermont-Ferrand, Dominique A. a prouvé à Issoire qu’il était en pleine forme et que sa créativité bouillonnante n’était pas près de se tarir ! La deuxième partie de cette tournée solo, qui se prolongera jusqu’au 13 décembre, est à ne manquer sous aucun prétexte…
(Photo prise par Hum ! au concert de Marseille, le 25 mai 2002. )
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