Et merde, ce soir c'est Halloween, cette fête à deux balles servant à faire gagner de l'argent aux marchands de masques et à Haribo...
Mais heureusement, Friendly Fires joue à Paris au - Trabendo - ce même soir, et la décision est toute de suite prise: fuyons les soirées déguisées, direction le Trabendo !
Car en plus de me sauver des pathétiques citrouilles, les Friendly Fires ont sorti l'un des albums les plus remuants de 2008 (nominé au Mercury Prize quand même!) grâce une alliance explosive d'électro-pop mené par une voix sexy à souhait et d'une section rythmique incroyable (oh les percussions de Jump In The Pool !) héritée des LCD Soundsystem. Ce soir, leur mission est de faire danser la salle complète de l'intimiste Trabendo... mission accomplie avec succès.

Bien chauffé par Anoraak, un duo nantais servant une électro située entre Pony Pony Run Run et Vitalic, mais dont l'utilisation excessive de sons pré-enrégistrés met tout de même mal à l'aise, le public parisien n'a pu résister au furieux set des Friendly Fires. Car leur section rythmique si reconnaissable, faite d'une basse funky et de percussions presque carnavalesques, est toujours là, voire encore plus forte que sur CD. Le tout, accompagné de deux cuivres, d'une guitare et de plages électroniques irrésistibles, forme l'un des combo les plus jouissifs que j'ai jamais vu. Tout est dit dans le nom : leur musique relève du feu et met le feu, surtout aux jambes, mais garde cet esprit pop, et amical donc, qui à défaut peut-être de ne pas être très profond ou expérimental, fait furieusement plaisir.
Toutes les chansons de leur unique album sont distillées, enchaînant tout d'abord des titres rapides et puissants (le formidable "Lovesick", l'explosif "Jump In The Pool", l'entaînant "Skeleton Boy", le tubesque "In The Hospital", ou encore le terrible "White Diamonds") durant une demi-heure de pure folie, avant une deuxième partie de concert un peu plus calme, mais toujours aussi intense, notamment sur le sexy "Photobooth", l'épique final Ex Lover, et la déclaration d'amour à la Ville Lumière qu'est "Paris". "One day, we're gonna live in Paris, I promise, I'm on it" y déclare le chanteur. Et bien si c'est pour faire des concerts comme ça, tu es plus que le bienvenu.
Mais malheureusement, c'est déjà fini après une petite heure, ce qui est le seul bémol de la soirée. Normal pour ce genre de groupes encore novices. Leur concert n'en reste pas moins sensationnel : Friendly Fires est un groupe sur qui il va falloir compter lors des prochaines années.
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