Critique de concert Joseph Arthur + Hawksley Workman + K6 + Sergent Pépère (Festival de Sédières 2002)

Pour la soirée de clôture de la partie "musiques actuelles" du Festival de Sédières, K6, Sergent Pépère, Hawksley Workman et Joseph Arthur sont au programme. Contrairement aux soirées de vendredi et de samedi avec Miossec, Dominique A. et Silvain Vanot puis The Notwist, The Tindersticks et Carlosound, le concert de ce soir n’affiche pas complet mais la grange du château de Sédières est quand même très bien remplie. Le cadre enchanteur (château, verdure, forêts, étangs, soleil), et l’accueil chaleureux de l’équipe du festival semblent inspirer les artistes qui délivrent ici leurs meilleures prestations.
C’est le groupe corrézien K6 qui débute la soirée devant un public dubitatif au début puis plus enthousiaste à mesure que le concert avance. Ce jeune groupe vient de sortir un premier album pas désagréable à écouter : Palace Minimum. Le mélange d’une musique d’influence métal et du chant à la fois pop et punk est propice aux pogos, slams et autres sauts. Pour apprécier K6, il faut donc apprécier les riffs de guitare métalloïdes...
Pendant les changements de plateau, les Sergent Pépère font le spectacle : cette fanfare est particulièrement pittoresque. Habillés en peaux de bêtes et autres accoutrements d’un autre temps, ils ont l’air d’arriver de lointaines steppes... L’originalité du groupe réside dans la batterie poussée sur une sorte de charrette : le groupe peut donc se déplacer sur le site du festival pour finir au milieu du public en train de se rafraîchir. Sur des rythmes toniques et enjoués, les Sergent Pépère provoquent l’hilarité avec leurs mimiques impayables et leurs nombreuses pitreries. C’est une très bonne idée de les avoir invités.
Après cet interlude réussi, Hawksley Workman et ses trois musiciens investissent la scène. Le show de ce soir ressemble beaucoup à celui donné à Vienne le 22 juillet : Hawksley Workman est toujours aussi extravagant dans sa manière de s’habiller et de chanter, ses musiciens sont quant à eux toujours excellents ! Mr Lonely régale le public avec son piano et ses chœurs, Mark Kesper assure comme une bête à la basse et au chant, enfin Derrick Bardy est "obligé" d’être un excellent batteur : son chef d’orchestre a exercé ce métier et n’attend qu’une absence de sa part pour prendre sa place sur un titre !
Comme il se doit , le quatuor canadien fait un triomphe à Sédières à l’instar de ses premières parties réussies pour Noir Désir ou David Bowie. Si on dispose de deux oreilles en bon état de marche, on ne peut pas résister à un tel étalage de classe, d’humour et d’énergie positive. Entre deux morceaux, une groupie à la voix mâle s’autorise même à hurler un "Hawksley, It’s huge, man ! D’you know what I mean?" Le jeune Canadien sourit de toutes ses dents, ravi de l’enthousiasme qu’il provoque. Ce glam rock mâtiné de folk et saupoudré de théâtre mérite un rappel, que le public s’empresse de lui réclamer bruyamment. Deux morceaux, aussi enthousiasmants que les autres viennent conclure une prestation jubilatoire...
Passant après un tel raz de marée émotionnel, Joseph Arthur démontre une nouvelle fois sa classe à toute épreuve. Touché par un public enthousiaste, très réceptif et recueilli, il donne même ici l’un de ses meilleurs concerts. Tout seul pendant l’intégralité du concert, il se lance dans des chansons pop folk toutes simples ou part dans des délires électro pop grâce à son auto sampler magique.

En rappel, il commence par improviser une courte mais hilarante chanson - "I’m a hippy and I like to smoke drug, I’m a hippy and I Like to take drugs..." -, bel exemple pour la jeunesse corrézienne (si Bernadette Chirac savait ça !).
Enchanté de l’accueil qui lui est réservé, Joseph Arthur est, dés lors, inarrêtable : il plaisante longuement avec Graham son ingénieur du son, joue même Daddy on prozac à la demande d’un fan, puis enchaîne des titres aussi géniaux que Mercedes, Speed of light, History ou Exhausted, avec un seul petit break dans les coulisses pour interroger "le monde des esprits". Jusqu'ou ira-t-il ?

La prestation de Joseph Arthur met fin au festival de Sédières en ce qui concerne les musiques de jeunes ; après trois jours idylliques et bucoliques, le retour à la réalité du béton va être difficile. Une seule solution : revenir l’année prochaine !
A lire également sur ConcertAndCo.com : une interview de Joseph Arthur.
C’est le groupe corrézien K6 qui débute la soirée devant un public dubitatif au début puis plus enthousiaste à mesure que le concert avance. Ce jeune groupe vient de sortir un premier album pas désagréable à écouter : Palace Minimum. Le mélange d’une musique d’influence métal et du chant à la fois pop et punk est propice aux pogos, slams et autres sauts. Pour apprécier K6, il faut donc apprécier les riffs de guitare métalloïdes...
Pendant les changements de plateau, les Sergent Pépère font le spectacle : cette fanfare est particulièrement pittoresque. Habillés en peaux de bêtes et autres accoutrements d’un autre temps, ils ont l’air d’arriver de lointaines steppes... L’originalité du groupe réside dans la batterie poussée sur une sorte de charrette : le groupe peut donc se déplacer sur le site du festival pour finir au milieu du public en train de se rafraîchir. Sur des rythmes toniques et enjoués, les Sergent Pépère provoquent l’hilarité avec leurs mimiques impayables et leurs nombreuses pitreries. C’est une très bonne idée de les avoir invités.
Après cet interlude réussi, Hawksley Workman et ses trois musiciens investissent la scène. Le show de ce soir ressemble beaucoup à celui donné à Vienne le 22 juillet : Hawksley Workman est toujours aussi extravagant dans sa manière de s’habiller et de chanter, ses musiciens sont quant à eux toujours excellents ! Mr Lonely régale le public avec son piano et ses chœurs, Mark Kesper assure comme une bête à la basse et au chant, enfin Derrick Bardy est "obligé" d’être un excellent batteur : son chef d’orchestre a exercé ce métier et n’attend qu’une absence de sa part pour prendre sa place sur un titre !
Comme il se doit , le quatuor canadien fait un triomphe à Sédières à l’instar de ses premières parties réussies pour Noir Désir ou David Bowie. Si on dispose de deux oreilles en bon état de marche, on ne peut pas résister à un tel étalage de classe, d’humour et d’énergie positive. Entre deux morceaux, une groupie à la voix mâle s’autorise même à hurler un "Hawksley, It’s huge, man ! D’you know what I mean?" Le jeune Canadien sourit de toutes ses dents, ravi de l’enthousiasme qu’il provoque. Ce glam rock mâtiné de folk et saupoudré de théâtre mérite un rappel, que le public s’empresse de lui réclamer bruyamment. Deux morceaux, aussi enthousiasmants que les autres viennent conclure une prestation jubilatoire...
Passant après un tel raz de marée émotionnel, Joseph Arthur démontre une nouvelle fois sa classe à toute épreuve. Touché par un public enthousiaste, très réceptif et recueilli, il donne même ici l’un de ses meilleurs concerts. Tout seul pendant l’intégralité du concert, il se lance dans des chansons pop folk toutes simples ou part dans des délires électro pop grâce à son auto sampler magique.

En rappel, il commence par improviser une courte mais hilarante chanson - "I’m a hippy and I like to smoke drug, I’m a hippy and I Like to take drugs..." -, bel exemple pour la jeunesse corrézienne (si Bernadette Chirac savait ça !).
Enchanté de l’accueil qui lui est réservé, Joseph Arthur est, dés lors, inarrêtable : il plaisante longuement avec Graham son ingénieur du son, joue même Daddy on prozac à la demande d’un fan, puis enchaîne des titres aussi géniaux que Mercedes, Speed of light, History ou Exhausted, avec un seul petit break dans les coulisses pour interroger "le monde des esprits". Jusqu'ou ira-t-il ?

La prestation de Joseph Arthur met fin au festival de Sédières en ce qui concerne les musiques de jeunes ; après trois jours idylliques et bucoliques, le retour à la réalité du béton va être difficile. Une seule solution : revenir l’année prochaine !
A lire également sur ConcertAndCo.com : une interview de Joseph Arthur.
Signature : pierre andrieule 30/07/2002
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