Critique de concert Mike Ladd + Us3

Dimanche 16 octobre 2011, pendant que la Fiesta des Suds fait les yeux doux aux marseillais avec une programmation plus que séduisante, le Cabaret Aléatoire accueille Mike Ladd et Us3.
Une belle affiche mais en pleine période de concerts, et qui plus est un dimanche soir, c'est un pari risqué... et c'est malheureusement un Cabaret à moitié plein (ou à moitié vide c'est selon...) qui ouvre ses portes sur une salle scindée en deux par de lourds rideaux pour tenter de recréer la sensation de foule... un peu décevant pour qui aime l'habituelle promiscuité du Cabaret.
Au plafond, des écrans en noir et blanc projettent des images d'archives sur lesquelles une gymnaste en justaucorps virevolte en une sorte de mouvement perpétuel, autour de barres asymétriques. Plutôt étrange...
Mike Ladd, poète diplômé et slameur hors pair, arrive aux alentours de 21h00, accompagné d'un batteur à la fière allure (Damali si je ne m'abuse) et du très remarquable Juice Aleem, coiffure afro, t-shirt de Marcus Garvey et lunettes orange.
Les trois artistes proposent un rap puissant mais mélodieux, un hip-hop rock, avec des variantes à tendance dancehall ou électro. Difficile de répertorier ce trop-plein d'énergie, de créativité, ce mélange des genres et d'influences d'horizons diverses.
C'est en tout cas un show bien mené, le live de la batterie et les cymbales jazzy créent une atmosphère chaleureuse, les deux chanteurs parviennent sans peine à conquérir un public peu nombreux, en le gratifiant de regards quasi individuels et en imposant un rythme soutenu auquel il est impossible de résister.
De fait, çà bouge, çà danse, les morceaux sont percutants, et Mike Ladd réussit parfaitement à faire passer le poids des mots et de la rime sans qu'il soit besoin pour cela d'être bilingue.

Trois quarts d'heure plus tard, j'ai tout simplement oublié que je venais écouter Us3 et regrette que leur performance ne dure pas davantage...
Peu avant 22h00, la formation Us3 entre sur scène, une contrebasse, un saxophone ténor, une trompette, deux micros, une platine et un public toujours aussi disparate...
Inconditionnelle de Hand on the Torch, succès incontestable de Us3 fondé sur une superposition de samples du répertoire magique des artistes signés chez Blue Note, et mon disque de chevet depuis 15 ans, mais totalement ignorante quant au parcours récent de Us3, je ne sais pas trop à quoi m'attendre. Et en fait, à tout, sauf à çà.
Us3, aux origines de l'acid jazz et expert en mixes savants, délivre un hip-hop classique, urbain, mais presque convenu.
La gestuelle me semble maniérée, les tentatives pour emmener le public vaines et forcées ("Do you like Hip-Hop music?!"...)
C'est une opinion très personnelle puisque les amis venus avec moi apprécient et perçoivent même un son jazzy, mais, pour ma part, je ne retrouve pas la finesse des albums, et (pardon!) je me surprends à penser de manière sans doute exagérée, qu'il ne suffit pas de mettre trois cuivres pour recréer une ambiance jazz...
C'est indispensable certes pour reconnaître le son caractéristique de Us3 et faire en sorte qu'on ne soit pas totalement perdus, mais loin d'être assez convaincant pour me laisser le sentiment d'avoir écouté du bon son et assisté à une belle performance scénique.
Rapidement d'ailleurs, je décroche, je vais échanger trois mots avec Juice Aleem descendu dans la fosse et prendre quelques photos. Et je ne dois pas être la seule... après un rappel "de politesse" la salle se désemplit en effet assez vite... trop vite ?
Déçue mais pas rancunière, je continuerai à écouter Us3 chez moi...
Une belle affiche mais en pleine période de concerts, et qui plus est un dimanche soir, c'est un pari risqué... et c'est malheureusement un Cabaret à moitié plein (ou à moitié vide c'est selon...) qui ouvre ses portes sur une salle scindée en deux par de lourds rideaux pour tenter de recréer la sensation de foule... un peu décevant pour qui aime l'habituelle promiscuité du Cabaret.
Au plafond, des écrans en noir et blanc projettent des images d'archives sur lesquelles une gymnaste en justaucorps virevolte en une sorte de mouvement perpétuel, autour de barres asymétriques. Plutôt étrange...
Mike Ladd, poète diplômé et slameur hors pair, arrive aux alentours de 21h00, accompagné d'un batteur à la fière allure (Damali si je ne m'abuse) et du très remarquable Juice Aleem, coiffure afro, t-shirt de Marcus Garvey et lunettes orange.
Les trois artistes proposent un rap puissant mais mélodieux, un hip-hop rock, avec des variantes à tendance dancehall ou électro. Difficile de répertorier ce trop-plein d'énergie, de créativité, ce mélange des genres et d'influences d'horizons diverses.
C'est en tout cas un show bien mené, le live de la batterie et les cymbales jazzy créent une atmosphère chaleureuse, les deux chanteurs parviennent sans peine à conquérir un public peu nombreux, en le gratifiant de regards quasi individuels et en imposant un rythme soutenu auquel il est impossible de résister.
De fait, çà bouge, çà danse, les morceaux sont percutants, et Mike Ladd réussit parfaitement à faire passer le poids des mots et de la rime sans qu'il soit besoin pour cela d'être bilingue.

Trois quarts d'heure plus tard, j'ai tout simplement oublié que je venais écouter Us3 et regrette que leur performance ne dure pas davantage...
Peu avant 22h00, la formation Us3 entre sur scène, une contrebasse, un saxophone ténor, une trompette, deux micros, une platine et un public toujours aussi disparate...
Inconditionnelle de Hand on the Torch, succès incontestable de Us3 fondé sur une superposition de samples du répertoire magique des artistes signés chez Blue Note, et mon disque de chevet depuis 15 ans, mais totalement ignorante quant au parcours récent de Us3, je ne sais pas trop à quoi m'attendre. Et en fait, à tout, sauf à çà.
Us3, aux origines de l'acid jazz et expert en mixes savants, délivre un hip-hop classique, urbain, mais presque convenu.
La gestuelle me semble maniérée, les tentatives pour emmener le public vaines et forcées ("Do you like Hip-Hop music?!"...)
C'est une opinion très personnelle puisque les amis venus avec moi apprécient et perçoivent même un son jazzy, mais, pour ma part, je ne retrouve pas la finesse des albums, et (pardon!) je me surprends à penser de manière sans doute exagérée, qu'il ne suffit pas de mettre trois cuivres pour recréer une ambiance jazz...
C'est indispensable certes pour reconnaître le son caractéristique de Us3 et faire en sorte qu'on ne soit pas totalement perdus, mais loin d'être assez convaincant pour me laisser le sentiment d'avoir écouté du bon son et assisté à une belle performance scénique.
Rapidement d'ailleurs, je décroche, je vais échanger trois mots avec Juice Aleem descendu dans la fosse et prendre quelques photos. Et je ne dois pas être la seule... après un rappel "de politesse" la salle se désemplit en effet assez vite... trop vite ?
Déçue mais pas rancunière, je continuerai à écouter Us3 chez moi...
Signature : mai-lan
le 03/11/2011
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le 03/11/2011
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Photographe : pixxxo
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le 9 octobre 2011 - La Mesón - Marseille (par Mardal)
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