Critique de concert Slapstick Quintet

Troisième soirée de ce type pour moi dans le mois après Gilles Erhardt et Benjamin Faugloire déjà au Cri du Port et Raphaël Imbert au Festival International du Film d’Aubagne. Ce concept de ciné-concert se développe et se diversifie et c’est tant mieux.
Ce soir, c’est Alexandre Barette, saxophoniste cinéphile, qui dirige Slapstick, un quintet dans lequel les instruments à vent ont la part belle : trois saxos (Philippe Boyer, Fred Pichot et lui-même) et un bugle (Quentin Leroux).
Sur l’écran, quatre "slapsticks" - nom donné aux farces du cinéma burlesque américain - vont se succéder dans l’ordre chronologique. Alexandre Barette les présente : Les Surprises De L’Amour de Max Linder (1906), Charlot S’Evade de Charlie Chaplin (1917), La Maison Démontable de Buster Keaton (1920) et A Visage Découvert de Leo McCarey (1926).
Si le premier est certainement une prouesse pour l’époque, à peine plus de 10 ans après l’invention du cinéma, il a mal vieilli. Le fait que ce soit le plus court n’a dérangé personne. Les trois autres sont de purs chefs d’œuvres dont l’humour fait encore mouche aujourd’hui. J’ai pour ma part un faible pour Charlot ridiculisant la maréchaussée. Les musiciens sont face à l’écran et jouent un thème (ce soir, ils ont des partitions) qu’Olivier Boyer, ponctue de percussions à chaque coup de pied donné aux fesses des gendarmes.
La technique des musiciens est bien huilée : le thème préparé pour le running gag est rejoué tout au long du film, leurs changements de rythme correspondent à ceux de l’écran. On varie également les instruments : flûtes, trombone, claviers et ordinateurs sont sortis à bon escient.
Les musiciens mettent leur talent au service du 7ème Art. Difficile d’en ressortir un en particulier. On les regarde peu voire pas du tout pendant la projection. Mais quand les lumières s’allument, leur performance est saluée à sa juste valeur. La magie de Keaton, Chaplin ou McCarey les inspire et la saveur des films n’en est que plus agréable.
Si vous aimez le jazz et le cinéma, ne ratez pas ce genre d’événement. Par leur talent d’interprétation et d’improvisation, les musiciens y mettent en exergue le génie des metteurs en scène.
Bonus vidéo : Charlot S’Evade
Ce soir, c’est Alexandre Barette, saxophoniste cinéphile, qui dirige Slapstick, un quintet dans lequel les instruments à vent ont la part belle : trois saxos (Philippe Boyer, Fred Pichot et lui-même) et un bugle (Quentin Leroux).
Sur l’écran, quatre "slapsticks" - nom donné aux farces du cinéma burlesque américain - vont se succéder dans l’ordre chronologique. Alexandre Barette les présente : Les Surprises De L’Amour de Max Linder (1906), Charlot S’Evade de Charlie Chaplin (1917), La Maison Démontable de Buster Keaton (1920) et A Visage Découvert de Leo McCarey (1926).
Si le premier est certainement une prouesse pour l’époque, à peine plus de 10 ans après l’invention du cinéma, il a mal vieilli. Le fait que ce soit le plus court n’a dérangé personne. Les trois autres sont de purs chefs d’œuvres dont l’humour fait encore mouche aujourd’hui. J’ai pour ma part un faible pour Charlot ridiculisant la maréchaussée. Les musiciens sont face à l’écran et jouent un thème (ce soir, ils ont des partitions) qu’Olivier Boyer, ponctue de percussions à chaque coup de pied donné aux fesses des gendarmes.
La technique des musiciens est bien huilée : le thème préparé pour le running gag est rejoué tout au long du film, leurs changements de rythme correspondent à ceux de l’écran. On varie également les instruments : flûtes, trombone, claviers et ordinateurs sont sortis à bon escient.
Les musiciens mettent leur talent au service du 7ème Art. Difficile d’en ressortir un en particulier. On les regarde peu voire pas du tout pendant la projection. Mais quand les lumières s’allument, leur performance est saluée à sa juste valeur. La magie de Keaton, Chaplin ou McCarey les inspire et la saveur des films n’en est que plus agréable.
Si vous aimez le jazz et le cinéma, ne ratez pas ce genre d’événement. Par leur talent d’interprétation et d’improvisation, les musiciens y mettent en exergue le génie des metteurs en scène.
Signature : mcyavellle 03/04/2009
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Photographe : mcyavell
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le 10 mai 2012 - Le Cri Du Port - Marseille (par Mardal)
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