Critique de concert We Used To Have A Band + Florent Marchet

"We Used To Have A Band" assurent la première partie ce soir.
Duo originaire de Marseille, ils ont choisi l'anglais pour chanter leur blues, sur un mode mi-passionnel mi-humoristique, un mélange habile et plaisant.
Je prendrai pour exemple le deuxième titre joué 'Well Oh Well" sur la séparation et la difficulté de dire la douleur. Il débouche sur un passage au kazoo pour une histoire qui finit mal, ce n'est pas banal, on a envie de sourire; et puis, non, le coeur n'y est pas.
François Richez, à la guitare, accompagne d'une voix discrète, délicieusement virile. C'est sensible, simple. Marion Rampal possède une belle voix, beaucoup de clarté, d'amplitude aussi. Le registre Folk choisi sonne très mélancolique. J'aime vraiment beaucoup ce timbre de voix, riche d'évocation, profond. Bon, personnellement j'aurais bien aimé une section rythmique en sus, mais je suppose que c'est un choix artistique alors je prends les notes comme elles viennent... Ce qui ne m'empêche pas d'être emportée par cette musique. C'est complètement subjectif, n'est-ce pas? Je reconnais cependant que la guitare interprète une voix complémentaire, on s'évade souvent grâce à elle, en particulier sur "The Puppet's Dream" dont la composition me semble des plus raffinées. Elle prend parfois des accents ibériques, portée par la nature visiblement passionnée de Marion.
Il reste de ce set le sentiment agréable d'un bon moment passé, sensible et intimiste, parsemé d'instants de vie confiés. Le ton confidentiel me plaît...
C'est sur le thème de la réconciliation de "Here It Goes" qu'ils concluent. A la fin, assis aux tables ou sur le sol, les gens se regardent, le sourire aux lèvres, conscients d'avoir partagé un moment vrai, sans artifice. Belle introduction.
Florent Marchet et ses musiciens déboulent quelques minutes plus tard.
A l'inverse du premier set dont le dépouillement scénique servait le propos épuré, ici le décor est "travaillé", mis en scène: la descente de lit ours polaire posée sur une moquette poilue voisine avec le clavier maquillé en meuble seventies, trendy et vintage à souhait dans son habillage de bois vernis, le tout ponctué de murs lambrissés, chaleureux comme dans un chalet savoyard! Enfin, deux cadres géants pleins de vide, ou plutôt de lumières criardes, apportent la modernité limite psychédélique propre à ces années-là...
Les musiciens s'installent les premiers, Florent Marchet fait son entrée après une intro de boîte à musique sur "Vive Le Vent" et le crépitement des bûches dans la cheminée. Le décor est planté pour entamer "Courchevel" et son style décalé.
Ils enchaînent sur "Mes Nouveaux Amis", son rythme entraînant cache à peine le portrait au vitriol de l'humain. Quel festin! Son écriture est savoureusement assaisonnée, vinaigrée, douce amère.
Il présente ses musiciens et enchaîne sur le "tubuesque" "Benjamin" que j'adore. Ce mec se joue de tous les clichés et j'accroche vraiment à son naturel nonchalant, à l'aise comme un matou dans sa cour: excellent! Beaucoup de malice dans son regard quand il allume le toulonnais, comme le ferait le pire de vos potes de lycée...
On ne va pas s'ennuyer, on rigole bien entre deux titres. Les morceaux filent, tous plus caustiques les uns que les autres. Quand il sort ses archives de cartes postales, c'est pour mieux continuer de se ficher de nous, public sans visage, délicieusement caricaturé. Mais au fur et à mesure, se profile plus nettement le portrait de l'homme, le masque du clown se fissure, révélant sa fragilité, les amours perdues, une nostalgie par trop poignante. Musicalement, c'est rôdé, efficace; ça me plaît vraiment plus en live que sur album, j'y trouve plus de puissance, comme sur "La Chance De Ta Vie" par exemple. L'applaudimètre explose, le public l'adore, chaleureux, conquis. La revue des cartes postales de fans est exquise: l'occasion encore de tailler des costards à l'assemblée. J'en pleure de rire! C'est intelligent, touchant (je pense à son interprétation de "Notre Jeunesse").

La deuxième partie du set révélera par le choix des titres la dimension du personnage, mis à nu inattendue pour les profanes (dont je fais partie) sur "Qui Je Suis". "La Charrette" et "La Famille Kinder" relancent ensuite le rythme, le public soutient la musique de ses applaudissements continus. Au rappel, sorte de vaste résumé du répertoire, ils joueront "Aucun Express" qui explose en conclusion post-rock, une agréable surprise pour ma part. "Tous Pareils" m'arrachent même quelques frissons. Florent et ses acolytes concluent sur "Rio Baril" et je me dis que j'ai décidément passé une excellente soirée!
L'Oméga-Live a vraiment une programmation pointue et de grande qualité: j'adore.
Duo originaire de Marseille, ils ont choisi l'anglais pour chanter leur blues, sur un mode mi-passionnel mi-humoristique, un mélange habile et plaisant.
Je prendrai pour exemple le deuxième titre joué 'Well Oh Well" sur la séparation et la difficulté de dire la douleur. Il débouche sur un passage au kazoo pour une histoire qui finit mal, ce n'est pas banal, on a envie de sourire; et puis, non, le coeur n'y est pas.
François Richez, à la guitare, accompagne d'une voix discrète, délicieusement virile. C'est sensible, simple. Marion Rampal possède une belle voix, beaucoup de clarté, d'amplitude aussi. Le registre Folk choisi sonne très mélancolique. J'aime vraiment beaucoup ce timbre de voix, riche d'évocation, profond. Bon, personnellement j'aurais bien aimé une section rythmique en sus, mais je suppose que c'est un choix artistique alors je prends les notes comme elles viennent... Ce qui ne m'empêche pas d'être emportée par cette musique. C'est complètement subjectif, n'est-ce pas? Je reconnais cependant que la guitare interprète une voix complémentaire, on s'évade souvent grâce à elle, en particulier sur "The Puppet's Dream" dont la composition me semble des plus raffinées. Elle prend parfois des accents ibériques, portée par la nature visiblement passionnée de Marion.
Il reste de ce set le sentiment agréable d'un bon moment passé, sensible et intimiste, parsemé d'instants de vie confiés. Le ton confidentiel me plaît...
C'est sur le thème de la réconciliation de "Here It Goes" qu'ils concluent. A la fin, assis aux tables ou sur le sol, les gens se regardent, le sourire aux lèvres, conscients d'avoir partagé un moment vrai, sans artifice. Belle introduction.
Florent Marchet et ses musiciens déboulent quelques minutes plus tard.
A l'inverse du premier set dont le dépouillement scénique servait le propos épuré, ici le décor est "travaillé", mis en scène: la descente de lit ours polaire posée sur une moquette poilue voisine avec le clavier maquillé en meuble seventies, trendy et vintage à souhait dans son habillage de bois vernis, le tout ponctué de murs lambrissés, chaleureux comme dans un chalet savoyard! Enfin, deux cadres géants pleins de vide, ou plutôt de lumières criardes, apportent la modernité limite psychédélique propre à ces années-là...
Les musiciens s'installent les premiers, Florent Marchet fait son entrée après une intro de boîte à musique sur "Vive Le Vent" et le crépitement des bûches dans la cheminée. Le décor est planté pour entamer "Courchevel" et son style décalé.
Ils enchaînent sur "Mes Nouveaux Amis", son rythme entraînant cache à peine le portrait au vitriol de l'humain. Quel festin! Son écriture est savoureusement assaisonnée, vinaigrée, douce amère.
Il présente ses musiciens et enchaîne sur le "tubuesque" "Benjamin" que j'adore. Ce mec se joue de tous les clichés et j'accroche vraiment à son naturel nonchalant, à l'aise comme un matou dans sa cour: excellent! Beaucoup de malice dans son regard quand il allume le toulonnais, comme le ferait le pire de vos potes de lycée...
On ne va pas s'ennuyer, on rigole bien entre deux titres. Les morceaux filent, tous plus caustiques les uns que les autres. Quand il sort ses archives de cartes postales, c'est pour mieux continuer de se ficher de nous, public sans visage, délicieusement caricaturé. Mais au fur et à mesure, se profile plus nettement le portrait de l'homme, le masque du clown se fissure, révélant sa fragilité, les amours perdues, une nostalgie par trop poignante. Musicalement, c'est rôdé, efficace; ça me plaît vraiment plus en live que sur album, j'y trouve plus de puissance, comme sur "La Chance De Ta Vie" par exemple. L'applaudimètre explose, le public l'adore, chaleureux, conquis. La revue des cartes postales de fans est exquise: l'occasion encore de tailler des costards à l'assemblée. J'en pleure de rire! C'est intelligent, touchant (je pense à son interprétation de "Notre Jeunesse").

La deuxième partie du set révélera par le choix des titres la dimension du personnage, mis à nu inattendue pour les profanes (dont je fais partie) sur "Qui Je Suis". "La Charrette" et "La Famille Kinder" relancent ensuite le rythme, le public soutient la musique de ses applaudissements continus. Au rappel, sorte de vaste résumé du répertoire, ils joueront "Aucun Express" qui explose en conclusion post-rock, une agréable surprise pour ma part. "Tous Pareils" m'arrachent même quelques frissons. Florent et ses acolytes concluent sur "Rio Baril" et je me dis que j'ai décidément passé une excellente soirée!
L'Oméga-Live a vraiment une programmation pointue et de grande qualité: j'adore.
Signature : mylo
le 24/02/2011
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le 24/02/2011
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Photographe : lartsenic
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le 2 novembre 2011 - Casino de Paris (par Pierre Andrieu)


le 12 juin 2011 - Pl Poulain Corbion, Grd Théatre Passerelle, Saint Brieuc (par Philippe)

le 24 avril 2011 - Auditorium, Bourges (par Pierre Andrieu)
le 17 juillet 2011 - Festival du Gaou - Six Fours (par Jul)

le 17 Juillet 2011 - Les voix du Gaou - Six Fours (par Jul)


le 19 juin 2011 - Kiosque Léon Blum - Marseille (par Pirlouiiiit)
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