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Rock en Seine24, 25 & 26 août 2012 - St Cloud (92) Enorme festival francilien, Rock en Seine draine une foule considérable tous les ans sur le très beau site du domaine national de Saint-Cloud. Le festival Rock en Seine 2011 a accueilli fin août à Saint-Cloud de nombreuses têtes d'affiche (Foo Fighters, Archive, Kid Cudi, Arctic Monkeys, The Kills, Interpol, Paul Kalkbrenner, Etienne de Crécy, Deftones, The Horrors) . A consulter sur ConcertandCo, les chroniques et les photos de l'édition 2011 de Rock en Seine, ainsi que les comptes rendus du festival depuis 2004...
Rock en Seine : vos critiques de concert |
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3 personnes aiment ce festival.
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Rock en Seine 2012
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Parc de Saint Cloud - St Cloud (92)
(14h)
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Forfait de noël : 99 euros + un T-shirt en édition limitée offert ! Réservez dès maintenant votre forfait pour 3 jours de rock, les 24, 25 et 26 août prochains !
Rock en Seine célébrera l’an prochain sa 10ème édition : la fête s’annonce très belle, très rock et donc immanquable ! Soyez parmi les 1000 premiers à réserver (ou à offrir) le forfait 3 jours et bénéficiez de la réduction de noël ainsi que d’un t-shirt collector.
Réservations à partir du 14 décembre
99 euros (forfait de Noël) 
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Rock en Seine célébrera l’an prochain sa 10ème édition : la fête s’annonce très belle, très rock et donc immanquable ! Soyez parmi les 1000 premiers à réserver (ou à offrir) le forfait 3 jours et bénéficiez de la réduction de noël ainsi que d’un t-shirt collector.
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Rock en Seine célébrera l’an prochain sa 10ème édition : la fête s’annonce très belle, très rock et donc immanquable ! Soyez parmi les 1000 premiers à réserver (ou à offrir) le forfait 3 jours et bénéficiez de la réduction de noël ainsi que d’un t-shirt collector.
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47 avis et critiques de concert
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Interview avec The Naked And Famous - 28 Septembre 2011 - Rock en Seine (critique écrite le 27/10/2011 par Fredc) Sélectionné dans la prestigieuse liste BBC Sound de l’année, les Naked And Famous en sont assurément l’une des révélations. Avec leur pop à la fois chaotique et fraîche, sombre et dansante, ils nous embarquent dans des univers passionnants. Musiciens méticuleux, qui pensent leur musique avant de la .../...
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Sélectionné dans la prestigieuse liste BBC Sound de l’année, les Naked And Famous en sont assurément l’une des révélations. Avec leur pop à la fois chaotique et fraîche, sombre et dansante, ils nous embarquent dans des univers passionnants. Musiciens méticuleux, qui pensent leur musique avant de la jouer ; ils n’avaient en revanche pas prévu le succès mondial qui leur est tombé dessus après la sortie de l’incroyable Young Blood. Venus d’Auckland, ces cinq jeunes néo-zélandais ont largement dépassé les frontières de leur île pour tourner aujourd’hui partout dans le monde. Et ce "partout" inclue Rock en Seine, où nous avons pu les voir sur scène, avant qu’ils nous accordent une interview dans l’espace presse/VIP. Rencontre avec David et Aaron…
Tout d’abord : comment ça se passe pour vous à Paris ?
Aaron : Très bien, il ne pleut pas, ce qui nous change un peu des jours précédents à Reading et Leeds !
Quand êtes-vous arrivés ?
David : Ce matin vers 9h, on venait d’Angleterre, donc on n’a pas eu beaucoup de temps pour profiter de Paris. Quand tu es en tournée, dans le bus, tu ne sais jamais trop si c’est le jour ou la nuit…
C’est la première fois que vous jouez en France ?
Aaron : C’est la deuxième, on a déjà joué une fois à La Machine, à côté du Moulin Rouge, fin février, juste après notre tournée au Royaume-Uni. C’était sympa, il y avait environ 50 personnes.
Une question assez basique pour commencer : je sais que le nom de votre groupe vient d’une chanson de Tricky, et que vous l’avez pris un peu comme une blague au début ; est-ce que, maintenant, vous lui avez trouvé une signification ?
Aaron : C’était une blague, mais elle avait du sens en elle-même. Tout d’abord, on aime tous la musique de Tricky, et puis l’idée était de se donner un nom qui correspondait exactement à ce qu’on n’était pas : des gens à la recherche de la gloire et de la célébrité, implantés dans la pop culture.
Est-ce que vous ne trouvez pas que ça renvoie aussi à l’ensemble de la société : j’ai le sentiment que notre génération, et sans doute encore plus la suivante, va atteindre la célébrité (un peu dans l’idée des quinze minutes de célébrité d’Andy Warhol) au travers de l’exposition offerte par les réseaux sociaux, mais que, d’un autre côté, elle est aussi plus creuse, comme dénuée de substance…
Aaron : J’aime cette définition…
David : Je n’y avais jamais pensé, mais j’aime l’idée du manque de substance.
Aaron : Je pense que c’est le principe même des réseaux sociaux, c’est inhérent à la nature d’Internet.
Par "nue", on peut aussi entendre le fait qu’elle soit plus exposée et vulnérable…
Aaron : Oui, tu suis plein de gens sur Twitter et tu sais exactement ce qu’ils font en temps réel, du moment où ils prennent leur douche le matin jusqu’au moment où ils se couchent le soir… C’est un bon élément de réflexion. En tout cas, tu as trouvé une nouvelle signification au nom de notre groupe et on va s’asseoir pour y réfléchir un moment [Rires]
En écoutant votre musique en live tout à l’heure, pas mal d’idées de sont bousculées dans ma tête : j’ai eu le sentiment que vous étiez des sortes de messagers d’une jeunesse à venir, peut-être dans une vingtaine d’années, une jeunesse post-crise, cynique et jouisseuse, qui évolue dans un monde chaotique. C’est aussi pour ça que j’ai pensé à cette définition pour le nom de votre groupe, est-ce que c’est quelque chose avec lequel vous êtes d’accord ?
Aaron : Oui, je pense que tu as saisi un peu de la personnalité de chacun pendant qu’on jouait, il y a un peu de tout ce que tu viens de dire.
David : Je crois que l’album lui-même comprend beaucoup de polarités, d’émotions différentes, des façons de penser très éclectiques : sommets/creux, homme/femme, digital/analogique…
Ca se ressent de façon très forte : il y a des chansons très légères, joyeuses et dansantes, et d’autres beaucoup plus sombres et complexes.
Aaron : On aime cette dynamique, on voulait vraiment faire un album qui ne serait pas fait d’un seul bloc émotionnel homogène ; quand on réfléchissait aux morceaux, on voulait vraiment disposer ici des choses agressives, là un pic de joie, encore ailleurs de la tristesse … On a pris beaucoup de plaisir dans cette dynamique.
C’est une façon très intellectuelle de concevoir un album, finalement…
Aaron : Complètement, oui.
Votre musique est très riche et complexe, ce n’est sans doute pas très facile à jouer en live, comment avez-vous travaillé sur les concerts ?
David : Au début, lors de nos premières répétitions, on produisait une musique très low-fi, sans aucune aide électronique, et ça a complètement changé avec l’album: il y a beaucoup plus d’éléments électroniques, mais en écrivant ces morceaux, on a gardé à l’esprit qu’on voulait pouvoir les jouer sur scène sans utiliser de bandes-sons, et ça a fini par aboutir à un live très élaboré.
Quel est le processus créatif de vos chansons ?
Aaron : Ca change évidemment pour chaque chanson, mais en règle générale, Thom et Alisa arrivent avec une démo, quelques paroles, la base du morceau, et puis les éléments s’assemblent progressivement.
David : Ce qui implique qu’on ait quatre ou cinq versions différentes de chaque chanson.
Vous êtes des perfectionnistes…
Aaron : Oui, totalement.
A la fin du concert, en quittant la scène, beaucoup de gens chantaient le refrain de Young Blood ; quand vous avez fini cette chanson, est-ce que vous saviez que ce vous teniez un tube ?
David : On savait que c’était un morceau assez "catchy", facile à retenir, qui ferait un bon single, mais on ne savait pas où ça nous mènerait, on ne savait pas si ça marcherait sur les radios indépendantes ou les radios "mainstream" néo-zélandaises. On n’était jamais passé sur ces radios mainstream, donc ça nous a un peu pris par surprise : on espérait être numéro un du Top 10 des radios alternatives et étudiantes, et quand notre manager nous a appelé pour nous dire que la chanson était numéro un du Top 20 pop, devant Katy Perry, on n’en revenait pas. On n’a pas vraiment compris ce qui se passait.
La prochaine fois que vous rencontrez Katy Perry, vous pourrez lui dire !
David : Ouais, on lui dira qu’on était devant elle dans les charts !
En parlant de succès, est-ce une surprise pour vous que votre musique puisse être comprise et partagée partout dans le monde et pas seulement dans votre pays, qui est une île, en plus …
Aaron : On est surpris que les gens partout dans le monde apprécient la même musique que nous, mais je crois que la musique est quelque chose d’assez universel. Donc ce n’est pas surprenant d’un point de vue humain, mais on est très heureux et reconnaissant que les gens aiment ce qu’on fait et qu’on puisse aller le partager sur scène avec eux.
Dans une interview précédente, l’un des membres du groupe, je ne me souviens plus qui, a dit que la scène musicale néo-zélandaise craignait…
Aaron : C’est sans doute Thom ! [Rires]
Vous êtes d’accord avec lui ?
Aaron : Je pense que si tu lui reposais la question maintenant, il reviendrait peut-être là-dessus… Le problème, c’est que c’est une petite scène ; quand tu vis aux Etats-Unis, tu as accès à des supers artistes toutes les semaines, alors qu’en Nouvelle-Zélande, c’est une fois par an.
David : Je ne dirais pas que ça craint, il y a une culture et une histoire très riches…
Aaron : …mais c’est facile de se laisser piéger parce que c’est petit et très loin de tout.
Justement, c’était ma question : est-ce que vous pensez que ça rend les choses plus faciles ou plus compliquées pour se faire connaître ?
Aaron : C’est certainement plus difficile de se faire connaître, mais après, c’est une réaction en chaîne : il faut passer cette étape de te faire connaître au-delà de la Nouvelle-Zélande et de l’Australie… On a eu beaucoup de chance : quand Young Blood est sorti, il a été repéré par beaucoup de blogs un peu partout, puis par Neon Gold à New-York, qui l’a sorti aux Etats-Unis, et ça a continué de se développer, de plus en plus de gens en ont parlé et des maisons de disque internationales ont commencé à nous approcher et à nous faire des offres…
Votre musique est très "mondialisée", comme vos influences, qui viennent des Etats-Unis et du Royaume-Uni, est-ce que vous pensez que votre origine néo-zélandaise a malgré tout une influence sur votre production ?
David : Il y a quelques artistes néo-zélandais qui ont une influence sur nous, mais en Nouvelle-Zélande, les charts sont remplis par les artistes américains ou anglais, la plupart de nos influences sont donc très internationales.
C’est peut-être aussi pour ça que votre musique s’exporte aussi bien…
Aaron : Oui, sans doute.
David : Et puis, en Nouvelle-Zélande, il y a quelque chose de génial qui n’existe sans doute pas partout ailleurs : une sorte de système de subventions gouvernementales pour les artistes. Ca nous a beaucoup aidés à progresser et à nous faire connaitre…
Revenons aux festivals, puisque nous sommes à Rock en Seine : si vous deviez créer votre propre festival, où se déroulerait-il et qui serait à l’affiche ?
Aaron : Où ce serait ?
David : Au Japon !
Aaron : J’allais dire au Japon. On a joué à Fujirock, ce serait cool de le faire dans un endroit qui y ressemble, quelque part au Japon. Et on programmerait les Chemical Brothers aussi… On copierait complètement Fujirock, quoi ! [Rires] En fait, on aimerait revenir un an avant le tout premier Fujirock et en être les créateurs et on pourrait dire que c’est "notre festival".
Ca ferait un nom original !
Aaron : "Notre Festival" au Japon, par David et Aaron… [Rires] Non, sérieusement, on a vraiment vécu un truc génial au Japon, je n’étais jamais venu avant et on a passé quelques jours sur place avant et pendant le festival ; le site est incroyable, le public est génial…
Ca me fait penser à une question presque trop classique, que je n’avais pas prévu de poser, mais allons-y quand-même : est-ce qu’il y a une différence entre les publics dans le monde ?
Aaron : C’est amusant, parce que, d’habitude, on répond "non" à cette question, et c’est sans doute vrai dans la majorité des cas, les gens applaudissent, sautent partout de la même façon… mais la différence, c’est le Japon. Les gens sont tellement respectueux : quand tu finis une chanson, ils applaudissent et puis d’un coup ils s’arrêtent et font le silence complet. On a vu Mogwai jouer là-bas, ils faisaient un set très dynamique, et à un moment, le guitariste a juste fait un peu claquer les cordes de sa guitare, et je me suis dit : "dans n’importe quel autre festival dans le monde, on n’aurait jamais entendu ce bruit, parce que les gens auraient été en train de parler", et là on était dans ce festival gigantesque, avec des milliers et des milliers de gens partout, et personne ne fait de bruit. C’est un bon exemple du respect du public là-bas.
Puisqu’on nous fait signe, passons aux deux dernières questions : est-ce qu’il y a une salle ou un festival où vous rêveriez de jouer ?
David : J’adorerais aller à ce festival qui s’appelle "Notre Festival, par David et Aaron" ! [Rires]
Aaron : Ouais, carrément ! Non, franchement, chacun des festivals qu’on a faits cette année était génial, en Europe comme aux Etats-Unis. Aujourd’hui, je suis incapable de dire lequel est mon préféré, c’est une expérience incroyable en soi de découvrir tous ces endroits.
Dernière question : j’aimerais que mon interview arrive en tête des recherches Google, alors est-ce que vous auriez une fausse rumeur à balancer sur vous-mêmes ?
Aaron : En fait, David n’a pas les cheveux longs, il est chauve.
David : Ce sont des extensions !
C’est du beau boulot !
David : Sinon, j’ai mangé des ordures dans la poubelle du bus.
Aaron : Au milieu de la nuit, on a entendu ce bruit bizarre…
David : C’est pas vraiment une rumeur, en fait : la nuit dernière, j’avais vraiment faim, et je savais qu’il restait un morceau de poulet dans une boîte, mais elle était dans la poubelle et j’ai du remuer les ordures pour la retrouver…
La vie de musicien est vraiment dure ! Merci beaucoup, en tout cas.
Aaron et David : Merci à toi !
Merci à David et Aaron, ainsi qu’à Benjamin, chez Ephélide, et Julien, chez AZ/Universal, sans qui cette interview n’aurait pas pu avoir lieu.
Si les questions sont nulles, adressez vos reproches à Fred Cazalis ; si les photos sont moches, c’est de la faute de Boby.
Retrouvez la chronique de leur concert en cliquant ici. Réagir à cette critique |
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Rock En Seine Jour 3 : Archive, Anna Calvi, Miles Kane, Tinie Tempah, Trentemoller, The Naked And Famous - 28 Août 2011 - Domaine National de Saint-Cloud (critique écrite le 26/10/2011 par Fredc) JOUR 3 – DIMANCHE 28 AOÛT 2011
METEO :
NUages et soleil, aussi inégal qu’un concert d’Arctic Monkeys, mais pas de pluie ! Glacial en soirée…
THE NAKED AND FAMOUS – Scène Pression Live – 14h30 : 7/10
Un public assez éparse pour un des premiers concerts de la journée, perdu sur la scène .../...
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JOUR 3 – DIMANCHE 28 AOÛT 2011
METEO :
NUages et soleil, aussi inégal qu’un concert d’Arctic Monkeys, mais pas de pluie ! Glacial en soirée…
THE NAKED AND FAMOUS – Scène Pression Live – 14h30 : 7/10
Un public assez éparse pour un des premiers concerts de la journée, perdu sur la scène Pression Live. On y retrouve les néo-zélandais de The Naked And Famous, un des groupes les plus intéressants du moment. Avec leurs nappes de synthé stratosphériques et leurs basses étourdissantes, ils commencent par produire une série de pépites électro-pop dansantes et rafraîchissantes, malheureusement mal servies par un son d’une bien piètre qualité, qui a tendance à rendre l’ensemble confus. Tantôt légère et décomplexée, tantôt sombre et torturée, leur musique est d’une complexité passionnante. La bande, tout de noir vêtue, semble venue d’un futur proche, comme s’ils étaient les messagers d’une jeunesse à venir, jouisseuse, cynique et dissolue. Leur nom pourrait d’ailleurs y référer : une jeunesse célèbre, mais nue, exposée et vulnérable. Même si les morceaux dansants sont évidemment les plus agréables, le contraste avec ce post-rock chaotique est saisissant et chacun renforce l’autre pour finalement former un ensemble extrêmement cohérent. On retrouve aussi ce contraste avec leurs riffs, aiguisés comme des lames de rasoirs, au milieu desquels émergent des vois jeunes et innocentes, qui semblent perdues au milieu du chaos menaçant. La bande termine par son hymne Young Blood, qui fait parcourir un grand frisson dans le public. Il faudra suivre les Naked And Famous de très près dans les mois et les années à venir.
Pour en savoir plus sur The Naked And Famous, vous pouvez lire l’interview qu’ils nous ont accordée en cliquant ici.
MILES KANE – Scène de l’Industrie – 18h00 : 6,5/10
Lorsque le Britannique Miles Kane monte sur la Scène de l’Industrie, il apparaît clairement que la fosse est très insuffisante pour contenir toute la foule qui s’est massée là, tandis que les La’s rencontrent un succès très modéré sur la Cascade. Avec ses riffs puissants et rugueux, mis au service de mélodies pop entêtantes, Miles Kane séduit immanquablement les amateurs de rock, un peu en peine depuis le début du festival. Il y met de plus une belle énergie, qui rend sa prestation tout à fait honorable. Malheureusement, tout ça n’a rien d’exceptionnel non-plus, et la foule se disperse peu à peu, rapidement lassée par un concert qui tourne en rond.
ANNA CALVI – Scène de la Cascade – 18h45 : 7,5/10
La révélation de l’année 2011, mise en avant par la fameuse sélection BBC Sound de l’année et adulée par la critique internationale (et notamment française), la blonde Anna Calvi parvient à réunir une belle affluence à ses pieds. Elle livre un rock tout à la fois rocailleux et très sensuel, épuré, mais puissant et solennel. Une mention spéciale à First We Kiss, pourtant rapidement supplanté par l’excellent Desire, qui met une grande claque à tout le monde. Il n’est malheureusement pas toujours évident pour la belle de captiver l’attention du public, surtout avec des morceaux souvent difficiles d’accès, qui forment un univers riche et complexe. On retient malgré tout l’incroyable voix d’une Anna Calvi très inspirée, son talent brut et son jeu de guitare qui va lorgner jusqu’au heavy metal. La jeune artiste finit très fort avec Jezebel, une reprise d’Edith Piaf qu’elle avoue chanter pour la première fois en français (ce qui lui vaut même d’oublier une strophe). Avec son fort accent flamenco et son orchestration très lourde, sa batterie écrasante et ses riffs de guitare surpuissants, le morceau n’est pas sans rappeler les grandes heures des Rita Mitsouko. Cette folie douce qui emporte tout à un train d’enfer offre une conclusion magistrale à un concert parfois un peu imperméable.
[Photo : Tinie Tempah]
TINIE TEMPAH – Scène de l’Industrie – 19h50 : 8/10
Après Odd Future le vendredi et les Streets la veille, Tinie Tempah était la caution hip hop de ce troisième jour de Rock en Seine. C’est d’abord son DJ qui ouvre les hostilités avec un warm up très club (dont le Hello de Martin Solveig, le Party Rock Anthem des LMFAO et Little Bad Girl de David Guetta), qui transforme instantanément la troisième scène en dancefloor. La foule est littéralement déchaînée, on verra même Jean-Paul Huchon, le président de la région Ile-de-France, jumper à quelques mètres de nous sur Barbra Streisand de Duck Sauce. Puis arrive le rappeur américain, qui met le feu et propose un hip hop puissant, largement teinté de rock, avec ses grosses lignes de guitare. C’est un hip hop qui ne renie pas les origines, tout en embrassant les modes de son temps, frayant avec le RnB, le dancehall et l’electro. Sans forcément avoir un flow incroyable, Tinie Tempah met une énorme ambiance et la foule grandit à vue d’œil devant lui. Il finit en apothéose sur son tube Written In The Stars, repris en chœur par le public. Il reviendra ensuite, alors que personne n’attendait de rappel et que la fosse était déjà en train de se vider. Ceux qui sont resté ne le regrettent pas : avec le titre Pass Out, ils ont droit à un bis explosif du rappeur, inépuisable… au contraire des spectateurs !
TRENTEMØLLER – Scène Pression Live – 20h50 : 8/10
Le petit espace devant la quatrième scène est plein à craquer pour le dernier concert de la petite nouvelle, qui se sera révélé un pari plutôt réussi. Le danois Trentemøller lui offre ses dernières vibrations, il est accompagné pour cela par plusieurs musiciens, lui-même se tenant derrière ses claviers et sa console. D’entrée, on est secoué par ses rythmiques tribales, ses voix atmosphériques. Trentemøller prend le temps d’installer des ambiances, souvent sombres et inquiétantes, toujours pénétrantes. Il emprunte à la trance et au trip hop, joue avec les sons, expérimente. Au contraire du jeu de scène, minimaliste, la musique du Danois est extrêmement fouillée, ce sont des mondes d’un incroyable degré de détail dans lesquels sont embarqués les spectateurs. Au final, ce concert restera sans doute comme l’un des plus captivants du festival.
[Photo : Trentemoller]
ARCHIVE – Grande Scène – 21h45 : 9/10
Archive en tête d’affiche du festival, ça avait fait jaser. La seule originalité attendue, c’était la présence sur scène d’un orchestre symphonique, sans qu’on sache s’il aurait une vraie influence sur la production d’un groupe qui a la réputation d’être capable du meilleur comme du pire. La foule était évidemment immense devant la Grande Scène lorsque tout ce petit monde est entré en piste. Dès les premières minutes de Controlling Crowds, qui ouvre le set, on constate que l’orchestre fait vraiment prendre une toute autre dimension à la musique du groupe. La bande enchaîne immédiatement avec le tube Fuck U, comme d’habitude repris en chœur par le public. C’est déjà énorme, on sent qu’Archive a décidé de frapper très fort d’entrée. Intervient ensuite You Make Me Feel, également repris par les spectateurs, avec toujours ces breaks incroyables, qui sont autant de murs sonores que la foule se prend à pleine vitesse. Le groupe produit un trip hop mégalomaniaque, il s’applique à construire méticuleusement des cathédrales sonores monumentales, d’une profondeur et d’une intensité vertigineuses. Avec Sane, les musiciens sortent de leur réserve pour déverser une énergie impressionnante, au point qu’on en vient même à oublier l’orchestre, qui réapparait heureusement sur Finding It So Hard, moins facile d’accès, plus abrasif, plus hypnotique, qui amène la foule au bord de la transe. Le crescendo se poursuit avec Bastardised Ink, qui mêle lignes de rap et chœurs quasi-religieux, The Empty Bottle et puis System, carrément rock avec sa rythmique martiale qui secoue tout le monde. Kings Of Speed poursuit dans la veine rock, mais il s’enchaîne sans heurt avec Lines et sa base hip hop abyssale. Pills est un train lancé à pleine vitesse et une nouvelle énorme claque. C’est ensuite Bullets qui résonne, transfiguré par l’orchestre, avant un très grand Dangervisit. On en est déjà à 1h30 de concert lorsque démarre enfin Again, sublime et époustouflant, un chef d’œuvre de quinze minutes supplémentaires, qui offre un final grandiose à ce Rock en Seine 2011.
[Photo : Archive]
BILAN :
Finalement, cette troisième et ultime journée, la moins prometteuse sur le papier, aura sans doute été la plus enthousiasmante : de la fraîcheur torturée des Naked And Famous à la sensualité animale d’Anna Calvi, de l’énergique insolence de Tinie Tempah à l’envoûtant voyage de Trentemøller, pour finir en apothéose avec Archive. Festival sauvé sur le fil… Ouf, on a eu chaud !
ON A VU :
Nicola Sirkis et sa petite famille devant The Naked And Famous puis à l’espace VIP. Un homme en combinaison de natation pour femme et son compère en Darth Vader, perchés sur une barrière pour regarder Miles Kane. Jean-Paul Huchon kiffer la vibes devant Tinie Tempah. Julien Dray s’incruster sur une photo avec François Missonnier et Jean-Paul Huchon comme un supporteur de foot derrière une journaliste télé.
Merci à Benjamin chez Ephélide, qui m’a permis de couvrir cette édition de Rock en Seine.
Merci à David Wolff-Patrick et Boby pour les photos.
Rendez-vous sur www.davidwolffpatrick.com
A lire également, une chronique de 26 août avec Kid Cudi, CSS, Yuksek, General Elektriks, Odd Future, Paul Kalkbrenner, Jamaica, Grouplove et une chronique de 27 août avec Rock En Seine Jour 2 : Arctic Monkeys, The Streets, CocoRosie, Etienne de Crécy, BB Brunes, Keren Ann, Blonde Redhead. Et un interwiew de The Naked And Famous par FredC en cliquant ici. Réagir à cette critique |
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Cat's Eyes (Festival Rock en Seine 2011) - 28 août 2011 - Domaine National de Saint-Cloud (critique écrite le 09/09/2011 par Pierre Andrieu)
Cat's Eyes
Dès le début de son set, à 15h50, au festival Rock en Seine 2011, Cat's Eyes, le projet pop sixties de Faris Badwan de The Horrors surprend avec un titre très musclé joué toutes guitares en avant. Puis, on continue dans le pas attendu avec une reprise glaçante et jouissive .../...
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Cat's Eyes
Dès le début de son set, à 15h50, au festival Rock en Seine 2011, Cat's Eyes, le projet pop sixties de Faris Badwan de The Horrors surprend avec un titre très musclé joué toutes guitares en avant. Puis, on continue dans le pas attendu avec une reprise glaçante et jouissive de Lucifer Sam du Pink Floyd de Syd Barrett.

Jusque là on pourrait assister à un concert de The Horrors, ce serait pareil, mais progressivement Rachel Zeffira, dont on ne voit souvent que la timide silhouette, prend un peu plus de place au chant et à l'orgue (voire à la clarinette).

Avec un groupe de scène bénéficiant de la présence d'un bon bassiste ultra flippant physiquement (a-t-il été cryogénisé en 1970 et décongelé avant le show pour autant ressembler à un freak seventies à cheveux longs et lunettes ? Mystère... ) et capable de dévoiler des humeurs versatiles, Cat's Eyes oscille entre pop sixties très bucolique à la Ronettes de Phil Spector ou à la Shangri La's, bizarreries pop à la Julee Cruise avec Angelo Badalamenti chez David Lynch et rock psyché bruitiste floydien période Syd B.. C'est très bon, hyper efficace pour tripper et malheureusement trop court ! En clair, ça vaut le détour sur scène !
Photos : Boby (www.flickr.com/photos/boby_allin, www.facebook.com/pages/boby et https://twitter.com/#!/OdieuxBoby) et Flore-Anne Roth (ambiance)...

A lire également, les comptes rendus des journées du dimanche 28 août avec Miles Kane, Crocodiles, The Vaccines, Trentemoller, Cat's Eyes, Concrete Knives, The La's, François And The Atlas Mountains, Archive, Lykke Li, Tinie Tempah, du samedi 27 août avec Arctic Monkeys, WU LYF, The Jim Jones Revue, Cage The Elephant, Blonde Redhead, Interpol, The Streets et du vendredi 26 août avec The Kills, Seasick Steve, Foo Fighters, CSS, Kid Cudi, Smith Westerns, Odd Future, The Feeling Of Love, Beat Mark, sans oublier les chroniques de l'édition 2010 avec Black Rebel Motorcycle Club, Queens Of The Stone Age, Jello Biafra, Lcd Soundsystem, Jonsi, Martina Topley Bird, Two Door Cinema Club et Arcade Fire, Roxy Music, Beirut, Eels, Wave Machines...
Liens : www.rockenseine.com, www.myspace.com/rockenseine, www.facebook.com/rockenseine.
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