Bullet for my valentine 20 juin 2008- Docks des suds à Marseille Les jeunes gallois de Bullet for my valentine passaient à la maison, alors autant aller voir sur place de quoi ça retournait, n'est ce pas ?
Alors déjà, je fustige tous les "vrais" metalleux qui ont fait de ce combo un genre de running gag .../...
Les jeunes gallois de Bullet for my valentine passaient à la maison, alors autant aller voir sur place de quoi ça retournait, n'est ce pas ?
Alors déjà, je fustige tous les "vrais" metalleux qui ont fait de ce combo un genre de running gag méprisant, en sortant que c'est pas du metal, que c'est un truc de djeunz, etc... Je leur dis d'écouter leur musique et de les voir en live avant de l'ouvrir sans savoir... Je suis pas encore sourd, et ce n'est pas du jazz, de la bossa nova, et encore moins du néo metal. Eh non, désolé de vous décevoir mais faut se renseigner avant de casser dans le vide...
Après avoir eu entre les mains leur dernier opus (le second donc), j'avais déjà trouvé ça bien sympa, mélodique, accrocheur, avec de très bons riffs. Agréablement surpris.
Sur scène ça se révèle en soi bien Metal, avec des relents de Metallica dans certains titres, et de Maiden dans quelques soli en harmoniques. L'attitude est bonne, ils envoient la sauce, et sont bien contents de jouer cette date.
Ils me font surtout penser à Trivium en fait. Age, pêche, son...
Mais il manque LE truc qui feraient d'eux un grand espoir du style. Ils n'ont joué qu'une petite heure et quart (Patrick j'attends toujours tes deux heures de show avec deux supers covers en rappel :p !), mais au bout d'un moment on sent que ca tourne en rond, dans le sens où on a l'impression d'entendre le même rythme de fond. Certains morceaux sont trop longs et répétitifs. Et même souci que pour Trivium à mon sens: le bassiste et ses parties vocales...
J'adore la voix du gratteux chanteur lead. Mélodique, claire, feeling. Par contre les interventions (et carrément une chanson entière) du bassiste et sa voix forcée/hardcore, ca sonne pas top et ca cadre pas avec la zik de BFMV. Ca fait un peu "faut mettre du méchant pour pas qu'on soit pris pour des djeunz qui savent seulement pondre de jolies chansons heavy". Dommage, ça les gâche un peu.
Avec mon Padre on va donc au bout d'un moment se trouver une place au bar, car du coup, on entendait bien de là... tellement c'était fort !
Alors déjà, cette salle des Docks des Suds, refaite entièrement depuis mon dernier passage à la Fiesta des Suds 2006, est un bijou. Elle peut contenir près de 3000 personnes, avec un genre d'avancée en hauteur, et un bon espace rectangulaire en bas. De plus, l'espace bar/hall avant d'entrer dans la salle proprement dite, est classe et bien conçu. Vraiment une réussite !
Mais pour le son, j'ai l'impression que c'est le même souci qu'au Dôme: s'il y a trop de saturation, ca coince... D'ailleurs les lives Metal sont extrêmement rares en ces lieux. Donc déjà pour la première partie, Eyeless (de Montpellier il me semble), c'était abominaffreux. En plus la zik ne me plaisait pas du tout, mais la sonotisation empechait d'essayer d'apprécier plus. Pour BFMV ca allait mieux, tous les instruments étaient audibles, mais honnêtement quel intérêt de jouer si fort...
Surtout, et ça c'est l'autre hallucination de la soirée, que la foule (dans les 1500 pèlerins) avait une moyenne d'âge de 15 ans ! Non je fais pas mon marseillais, on en revenait pas avec mon père ! Il y avait des gamins de 9-10 ans, des parents qui attendaient en fond de salle ou au bar, et majoritairement des ados, et encore plus majoritairement j'ai l'impression, des filles. A un moment je me suis demandé si j'étais pas venu voir les Tokio Hotel, sans déconner !
Ça me fait sourire, mais d'un coté, je trouve ca génial des tous jeunes qui font le MetalSign, hurlent les lyrics en choeur, font un circle pit, et écoutent du Metal. Les "vrais" metalleux sont méprisants avec ça, mais moi je préfère qu'ils viennent voir BFMV que Tokio Hotel ou Lorie... Evidemment on se sentait un peu vieux du coup, surtout mi Padre :p. Et le bar n'a pas du faire fortune vu qu'il y avait la queue... aux robinets des toilettes, plutot que pour acheter un binouse !
Enfin, un petit mot sur la Sécu des lieux... Rien à dire sur leur humour, ils peuvent rivaliser avec les plus belles portes des Gêoles de l'Enfer ! Papa, tu le fais quand le coup de mettre une capote usagée dans l'enveloppe qu'on te tendra la prochaine fois pour mettre ta chaine, ton couteau, tes clés, ta molette de serrage de perceuse, sans que le Cerbère ne détache une émotion de son si charmant visage gracieux ? Faut pas essayer de faire le comique, non plus avec ceux qui fouillent, parce que c'est voué au mieux à l'indifférence méprisante, au pire, à ce qu'on m'a dit après, aux "insultes" vis à vis des jeunes qui attendaient devant l'ouverture des portes... Dommage que nous n'étions pas dans la foule à ce moment là tiens...
Tout ça pour dire que le groupe assure, ils sont encore tous jeunes et peuvent s'améliorer sur plusieurs points, mais s'ils n'atteignent pas un public plus large, ils vont avoir un souci quand leurs fans ados vont grandir. Qu'ils continuent à se faire plaisir en tous cas, c'est l'essentiel.
>> Réponse (le 22/06/2008 par Fann.) Concert vraiment bien , bonne ambiance dans la foule et le groupe en a fait comme il fallait ni trop ni pas assez . Par .../...La suite
>> Réponse (le 22/06/2008 par Gandalf) Je n'ai pas dit que le son etait mauvais mais beaucoup trop fort, nuance :) Avec un public aussi jeune surtout, c'est .../...La suite
>> Réponse (le 22/06/2008 par Julie (18 ans)) Dock des Suds à Marseille - 20 Juin 2008 Alors alors ce concert moi je l'ai trouvé merveilleux. J'ai attendu dans les 10h pour les voir, je n'ai pas été déçue. .../...La suite
>> Réponse (le 23/06/2008 par Saroumane ;)) Sacré Chronique mon cher Gandalf ;) J'ai été tout autant déçu que toi pour le rappel reprise mais vu que sur la playlist .../...La suite
>> Réponse (le 23/06/2008 par Teddy) Hey! Ben pour ma part je suis d'accord avec l'ensemble de la critique, mise à part la partie où tu parles de Jason le .../...La suite
Etienne Daho 31 mai 2008- Les Docks des Suds - Marseille Il est toujours émouvant d’aller voir un chanteur que l’on a écouté jeune, voire très jeune, et dont les chansons nous ravivent une nostalgie un peu floue. Etienne Daho , 52 ans et 11 albums studio à son actif, est l’un de ceux-là. D’une élégante .../...
Il est toujours émouvant d’aller voir un chanteur que l’on a écouté jeune, voire très jeune, et dont les chansons nous ravivent une nostalgie un peu floue. Etienne Daho , 52 ans et 11 albums studio à son actif, est l’un de ceux-là. D’une élégante sobriété, il foule l’énorme rectangle scénique des Docks des Suds pour l’avant dernière date de son ‘Obsession Tour’, auréolé d’un batteur, un guitariste-claviériste, un bassiste ainsi que trois sirènes en fourreau noir archetant les cordes délicates d’un violoncelle et de deux violons.
Sur presque 3 heures de show, les albums et les époques sont traversés, anecdotes à la clé. M. Daho nous raconte en confident les contextes de ses accouchements musicaux : sa rencontre percutante avec Marianne Faithfull , ses créations inspirées à Barcelone ou bien encore ‘les arcs-en-ciel des pluies torrentielles’ de son petit village algérien.
Dévoilant des compositions intimistes, majoritairement extraites de son dernier opus ‘L’invitation’, Daho et sa ‘famille musicienne’, comme il aime à dire, s’appliquent aussi à électrifier l’atmosphère, revisitant la glorieuse ère de la pop new-wave qui l’a consacré dans les années 80. Comme un igloo , Week-end à Rome , Bleu comme toi … tous les classiques s’écartèlent en ovations explosives, où Daho capitule, cédant son micro aux mille voix déchaînées.
Prophète dans sa paroisse, Etienne Daho se livre, confie ses ressentis avec émotion et humour, partageant ses souvenirs avec le public complice : les chansons sont pour lui comme des personnes qui vous résistent parfois longtemps, mais lorsqu’elles se lâchent, l’on est ébloui... Puis il nous parle de ses gueules de bois sur la plage, ses chasses féminines nocturnes. Daho le séducteur n’a pas pris une ride, il envoie des cœurs à la foule anonyme qui lui répond en rougissant avec des cris aigus ; dans la salle, les briquets frétillent _l’on aperçoit même une bougie d’anniversaire ( ?!) pétiller dans l’air moite.
Daho nous offre deux rappels après une vague d’acclamations se propageant en déferlantes. Il nous étourdit dans le manège d’ Edith Piaf -comme il nous avait enivré une heure plus tôt avec un texte de Jean Genet - et puis salue, bras dessus bras dessous avec ses musiciens en comédiens unis, humbles et ravis.
Avant de disparaître en coulisse, Daho nous avoue, dans un sourire de gosse, qu’il a la chair de poule… mais qu’il se rassure, il n’était sûrement pas le seul.
Etienne Daho 31 Mai 2008- Dock des suds - Marseille Autant être franc, plus jeune Daho ne faisait pas partie des artistes (majoritairement anglo-saxons) dont j'écoutais les albums et que je rêvais de voir en concert.
Mais il fait partie du cercle restreint des chanteurs Français à succès dont .../...
Autant être franc, plus jeune Daho ne faisait pas partie des artistes (majoritairement anglo-saxons) dont j'écoutais les albums et que je rêvais de voir en concert.
Mais il fait partie du cercle restreint des chanteurs Français à succès dont j'apprécie les tubes et l'attitude.
En gros même s'il y a écrit RTL 2 sur l'invit, le bonhomme est nettement plus fréquentable que cette horde de ringards apparus dans les années 80 et ne doit pas sa longévité au hasard mais bien à ses choix musicaux.
Sa carrière est un quasi sans faute de goût, et le fait qu'il ait débuté aux coté de groupes cultes tels que Marquis de Sade, Elli & Jacno et qu'il travailla ensuite avec des newcomers aussi confidentiels que Ginger Ale le rend encore plus intéressant.
C'est d'ailleurs avec une de ses collaborations les plus pointues qu'il débute avec l'ultra sensuel "Jungle pulse" composé avec les excellents Saint Etienne.
Un groove implacable qui met tout de suite dans l'ambiance, avec un gros son assez bien rendu par l'acoustique toujours incertaine de la salle.
Il est accompagné d'un groupe très pro (mention au guitariste) et d'une section de cordes très classe.
Ensuite c'est une alternance de titres enlevés et dansants avec des ballades Velvettiennes plus intimistes.
Coté pop imparable on est servi avec "Saudade", "Des attractions désastre" et le plus récent "Obsession" qui donne son nom à cette tournée.
Parmi les gros succès à l'applaudimètre, "Comme un Igloo", "Epaule tatoo" et "Week end à Rome" sont les plus repris en choeur par le public (un tiers milf, un tiers gay friendly et un tiers chauve).Cette dernière n'est d'ailleurs même pas jouée mais chantée accapella, un peu hilare.
Par contre on peut regretter l'impasse sur quelques incontournables comme "Bleu comme toi", "Duel au soleil", "Tombé pour la france" mais peut être estime t'il les avoir trop joué sur les précédentes tournées.
Parmi les titres les plus dépouillés, on apprécie de belles versions acoustiques de "Heures Hindoues", "Sur mon cou" (adapté de Genet) ou ce Grand sommeil à la basse très New Order.On atteint la grâce avec l'orchestré "Le premier jour du reste de ta vie" et l'impressionnant "Ouverture" peut être son plus beau titre.
Proche de son public, notre dandy présente certains morceaux avec des anecdotes croustillantes sur son dernier séjour en Espagne, ses excès passés ou encore sa collaboration avec la mangeuse d'hommes Marianne Faithfull.La soirée se clôture avec sa reprise de "Mon manège à moi" (j'aurai préféré "Comme un boomerang" mais bon pas de Dani à l'horizon) et "Cap Falcon" une évocation émouvante de sa petite enfance en Algérie.
Agréablement surpris par ce concert alors que j'avais pu lire des impressions mitigées ici et là, et je dois avouer que malgré sa longue durée (2h15) pas une seconde d'ennui et l'envie de se plonger dans son répertoire le moins connu ici bien représenté. Réagir à cette critique
>> Réponse (le 03/06/2008 par Elle) so sexy mr daho !!débordant de charme et de sensualité!
séduisant Étienne à la voix de velours ..Étienne oh Étienne .../...La suite
Camille + Morcheeba 30 Mai 2008- Dock des suds, Marseille
Mauvaise surprise en arrivant à peu près à l'heure pour ne pas trop attendre, pas mal de monde a confondu l'ouverture des portes et le début des concerts, la longue queue sous le soleil avec ces immenses pubs pour l'affreuse radio et le non moins .../...
Mauvaise surprise en arrivant à peu près à l'heure pour ne pas trop attendre, pas mal de monde a confondu l'ouverture des portes et le début des concerts, la longue queue sous le soleil avec ces immenses pubs pour l'affreuse radio et le non moins douteux café qui sponsorisaient la soirée n'étaient pas des plus agréables.
Raté la moitié du set de Morcheeba du coup.
Pas très grave vu que ce n'était pas pour eux que je venais mais dommage vu que c'était mieux que prévu.
Eux qui titraient leur superbe premier album "Who can you trust ? (1996) avaient perdu ma confiance depuis 2-3 albums foireux et surtout l'éviction de la chanteuse Skye Edwards à qui les chansons soul vaporeuse allaient comme un gant.
Sa remplaçante (qui parle un français impeccable) est loin d'être aussi troublante mais s'en sort pas si mal, même si on frôle parfois l'imitation.
Plusieurs chansons de l'album "Big calm" (1998) rappellent de bons souvenirs, des planants "The sea" et "Blindfold" au plus relevé "Let me see".
Les anglais finissent avec moult effets de manche (les frères Godfrey gagneraient franchement à la jouer plus souple quand même) avec le funky "Be yourself" qui s'achève avec un clin d'oeil au "Thank you" de Sly & The Family Stone et des scratches ravageurs, puis avec un "Rome wasn't built in a day" assez quelconque.
Camille relève sensiblement le niveau dès les premières secondes d'un show court mais intense, tout à l'image de celle qui a conquis public et critique avec son deuxième "Le fil" et déstabilisé un peu tout le monde (moi y compris) avec le récent "Music Hole".
Ce qui est toujours épatant avec la demoiselle, c'est sa faculté à faire le show sans en faire trop (bien que ses tenues affriolantes ne laissent pas de marbre), à s'autoriser les acrobaties vocales les plus folles tout en retombant toujours sur ses pieds, et à mettre à profit les musiciens, dont son pygmalion Majiker et choristes, deux gars, deux filles et puis le beatboxer Sly ex-Saian Supa Crew.
Aucune chanson du premier album, quelques tubes du deuxième et beaucoup de titres du dernier, qui s'apprécient plus sur scène pour laquelle ils semblent avoir été pensés.
Avec à peu près dans l'ordre des "Canards sauvages", "Home is where it hurts", "Kfir", "Waves" euphorisants.
Sa reprise du "Too drunk to fuck" des Dead Kennedys fait toujours son effet, elle semble plus que jamais dire pas besoin de guitares saturées pour être punk.
Quelques moments creux ensuite : pas très convaincu par "Cats and dogs" et ses cris d'animaux grotesque, ni par l'interminable interlude "Janine" qui n'apporte rien si ce n'est d'amuser la galerie.
Par contre toujours aussi conquis par les perles que restent "Pale septembre" et "Au port" même si on aurait aimer que la partie neuneu du public qui applaudit sans arrêt comme dans une émission tv la mette un peu en veilleuse à ces moments-là.
Quand aux singles "Ta douleur" et "Gospel with no lord", puis au rappel "Money note", l'interprétation et l'ambiance générale était aussi bluffante qu'un concert de soul, style qui va le mieux à la miss dont la réputation scénique volcanique ne s'est pas démentie ce soir.
Plus de photos par Pirlouiiiit (qui n'a pas été suffisemment captivé par la presation de Camille - voire énervé par ses grimaces - pour rester plus de 5 morceaux - préférant filer au Poste voir Tanger) en cliquant ici
>> Réponse (le 31/05/2008 par Mouiiil) Docks des Sud Marseille - 30 mai 2008 Arrivé un peu à l’avance, placement libre oblige, je constate que beaucoup de monde a eu la même idée. Malgré tout on a .../...La suite
>> Réponse (le 01/06/2008 par Baz) Je suis un grand fan mais le concert a été très décevant:
- son micro saturait
- basses en résonance dans la .../...La suite
Festival Métis Ta Zic : Dub Pistols + Sayag Jazz Machine 23 Mai 2008- Dock des Suds - Marseille Ce soir le Dock des Sud accueille la 6e édition du festival Métis Ta Zik. C’est la première fois que je viens à ce festival et y a des chances que j’y revienne…Car l’ambiance est plutôt sympathique, les organisateurs et bénévoles sont visiblement en .../...
Ce soir le Dock des Sud accueille la 6e édition du festival Métis Ta Zik. C’est la première fois que je viens à ce festival et y a des chances que j’y revienne…Car l’ambiance est plutôt sympathique, les organisateurs et bénévoles sont visiblement en majorité de jeunes étudiants et il en va de même du public.
Du coup, une certaine fraîcheur se dégage de l’ensemble et on n’a jamais l’impression d’être dans une machine à fric…L’entrée (en pré vente) était d’ailleurs à 13 euros et comme tous les ans, l’ensemble des bénéfices sera reversé à une asso caritative : cette année Handicap International.
Quand j’arrive, vers 22h00, le festival a déjà débuté depuis plus de 2h, et les spectateurs ont eu droit à un tremplin, aux locaux klezmer de Kabbalah, et au reggae de Seyni et Yeliba. Pas grave, je viens surtout pour la tête d’affiche : les londoniens de Dub Pistols.
Leur concert démarre avec un peu de retard, et ce détail aura finalement un peu d’importance pour la suite de la soirée…Les Dub Pistols font une entrée fracassante sur la scène…enfin, surtout leur bassiste qui s’emmêle les pieds dans son jack et part dans une bien belle chute. Ca m’a bien fait marrer et ses potes zicos aussi.
Les Dub Pistols étaient à l’origine un duo de producteur de big beat…finalement les deux compères ont monté ce groupe de potes et leur musique est partie dans tous les sens. Car le punk du nom est à comprendre comme « il n’y a pas de frontières, pas de règlements». Du coup j’adore. On navigue d’un morceau à l’autre entre dub, rock, techno, ska, hiphop…Et à chaque fois c’est efficace.
Je suis certain qu’il doit bien se trouver des gens pour dire que leur nom est pompier et leurs compos roublardes. Mais ce serait faire injure à leur évidente culture musicale et à leur précision quasi scientifique quand il s’agit de trouver un truc qui va enflammer le dancefloor. Il faut dire, qu’un des 2 leaders (le plus âgé de la troupe, dont le look ferait envie à notre président de la rep) a un sérieux passé de nightclubber…
Leur set est allé crescendo et on a atteint l’extase musicale à partir de leur tube Peaches, qu’ils ont enchaîné avec une tuerie électro à la Prodigy, puis avec une version (live pas de sample) rappée de Highway to Hell et ils nous ont achevé avec l’excellente reprise des Specials : Gangsters…La parenté entre les deux groupes est d’ailleurs assez évidente et ça ne m’a pas étonné de constater que Terry Hall (chanteur des Specials) œuvre sur le dernier album des Dub Pistols.
Bref, vraiment un très bon moment qu’auraient sans doute apprécier les nostalgiques de Fatboyslim et autres Chemical brothers.
Ensuite, la soirée continue hélas à prendre encore un peu de retard. Non pas que je sois à cheval sur les horaires quand je vais à un festival (je ne le suis même pas quand je vais au boulot ou à un rdv amoureux…) mais ça a été réellement un peu long. Il est vrai que c’est en grande partie dû à de sérieux problèmes de son pour les suivants de Sayag Jazz Machine. Enfin, tout est rentré dans l’ordre et ils ont pu commencer leur set.
Ces 5 parisiens (dont un homme de l’ombre qui gère des vidéos très trippantes) sont vétus de blouses blanches et nous préviennent qu’ils vont s’attaquer à notre subconscient…Bon je ne sais pas si je suis devenu moins ou plus fou suite à ce concert, mais une chose est certaine on a fait un beau voyage !
Sayag Jazz Machine propose un croisement drumnbass/jazz qui additionné à une dose de vidéos hypnotiques et de jeux de lumières psychédéliques donne au final
une mixture que n’aurait pas renié un certain Hoffman…Bon, malgré l’énorme et bruyantissime extracteur de fumée qui officie pendant les changements de plateau, je soupçonne les restants d’épices colombiennes dans l’air d’avoir leur part dans ce décollage quasi mystique. Un très bon moment donc.
Tout irait pour le mieux, mais voilà, il est presque 3h30 et Highlight Tribe (que j’avais envie de voir) était sensé terminé son set à 2h30, mais n’a toujours pas entamé son set. Alors je sais je fais mon papi, et d’ailleurs la plupart des jeunes spectateurs devaient s’en foutre, surtout ceux qui gisaient sur les côtés complètement stone.
Bon alors, je fais cette proposition : l’année prochaine programmez les groupes sur deux scènes (ya de quoi faire au dock, bon ça fera un supplément de dépenses niveau matos…) de manière à enchaîner plus rapidement les sets, car ce n’est pas tant l’horaire tardif qui m’a gêné mais l’attente a fini par vraiment m’endormir. Tant pis, donc pour PHM, Elisa do Brasil et Dj Netik qui étaient programmés ensuite…Malgré cette petite déception, une très bonne soirée merci. Réagir à cette critique
>> Réponse (le 26/05/2008 par DS) Dommage... malgré une programmation plus que prometteuse avec entre autres Dub pistols et Hilight Tribe, la soirée a été .../...La suite
>> Réponse (le 26/05/2008 par klaz) waouhhhh... Mtis ta zik c'était la première fois pour moi et mes potes mais ça sera certes pas la dernière... Les .../...La suite
Nick Cave & The Bad Seeds ( + The Lurid Yellow Mist) 26 Avril 2008- Dock des Suds - Marseille Le passage de Nick Cave à Marseille se faisant à une fréquence à peine supérieure à celui de la comète de Halley dans notre système, pas question de rater le crooner déginguandé, quand bien même il faudrait se le farcir en étant à peine remis .../...
Le passage de Nick Cave à Marseille se faisant à une fréquence à peine supérieure à celui de la comète de Halley dans notre système, pas question de rater le crooner déginguandé, quand bien même il faudrait se le farcir en étant à peine remis émotionnellement d'une soirée avec Daniel Darc... Et même s'il fallait aller jusqu'au Dock des Suds. Force est de reconnaître que celui-ci est désormais bien desservi puisqu'on peut l'atteindre en métro et même en tram - moins de 10 minutes à pied - ceci était la minute écolo de l'amateur de concerts. Or donc, Nick Cave. 14 albums au compteur paraît-il (on n'en connait bien qu'une grosse moitié), 21 ans écoulés depuis qu'à 12 ans on l'a découvert et tout de suite aimé via Wim Wenders, dans une cave berlinoise où l'ange Bruno cherchait l'angélique Solveig...
En première partie, un trio country-blues un peu maniéré mais plutôt sympa dans son genre, The Lurid Yellow Mist. Plus sympa en tout cas que le type grossier qui criait "merci, au revoir !" entre chaque chanson et à qui on aurait volontiers arraché un testicule. Bref, ça ressemblait un peu à Blanche, avec en outre une jolie voix à la Burt Bacharach (on y a pensé à cause de la musique). Sur les 25 minutes entendues, pas d'ennui même si on entendait assez mal la guitare électrique - dans l'ensemble et grâce à cette voix suave, c'était assez frais, voire plaisant. La salle se remplit, mais pas complètement on dirait... Les gens de cette ville n'ont donc vraiment pas de goût en rock, maintenant c'est sûr, exception faite (bien sûr) de ceux qui sont allés au raout mensuel de Relax'n'Co, ou à l'Embob', ou encore écouter Rona Hartner... bon d'accord, il y avait plein de choses ce soir-là !
Bref, après la mise en place de ses 6 mauvaises graines (dont 2 batteries et un percussionniste - ça va cogner!), Nick Cave arrive rapidement sous une belle ovation, moustache et cheveux longs gardés depuis la passionnante expérience de Grinderman. Il attaque d'ailleurs avec la chanson qui en porte le plus la patte sur l'album Dig !!! Lazarus, Dig !!! : welcome into the Night of the Lotus Eaters. Ou comment poser une belle ambiance d'entrée avec des bruits terrifiants... avec en appui Today's Lesson qui redonne temporairement une coloration plus pop-rock (on remarque que même en chantant parfois faux, ce type arrive à sonner toujours ... juste). Ambiance ensanglantée ensuite avec la gothissime Red Right Hand, une de nos all time favourites, sur fond rouge sang et avec pétages de plombs à la fin - ça commence vraiment très fort !
Puis le héros prend sa guitare pour Dig, Lazarus Dig - on remarque que son très chevelu et barbu guitariste Warren Ellis (mi-Seb Tellier, mi-Paulo Furtado), joue les riffs et soli sur... un violon ! D'ailleurs le reste du temps il jouera sur d'amusantes guitares miniatures (ukulele electriques ?). Tempêtes, tonnerre, retour d'une basse aqueuse et lancinante... voici la furieuse Tupelo, arghh ! En comparaison Midnight man et ses orgues sont tout de même moins prenants, tout comme la balade qui suit - c'est le moment de s'échapper au bar, étape qu'on a séchée depuis le début pour ne pas tout rater (on sait par expérience qu'on y attend vite 10 à 15 minutes dans cette salle).
We call upon the Author to explain a un côté blues sale et parlé qui, là encore rappelle le disque au singe vert - on l'aime, surtout avec son pont crado au milieu... et on danse en rythme ! A l'occasion d'un petit raté de départ, Nick Cave présente sans façon ses musiciens tous plus mythiques les uns que les autres, comme si c'était des marchands de cravate anonymes, avant d'enchaîner sur la plus dansante encore Lie down here and be my girl - typiquement ce genre de phrase qui marche peut-être pour les rock stars, hélas pas trop pour les mecs comme moi... Et vous ? Jesus of the Moon a beau être dans la tendance balade crooner dans laquelle Nickie nous intéresse souvent moins... comme Warren la bête velue est a la clarinette, ça sonne plutôt très beau, belle redécouverte en direct donc !
Suite avec une vraie vieille dame, Deanna, certes quelques heures de vol mais aussi de beaux restes - certaines de nos amies deviennent hystériques devant nous (on apprendra plus tard qu'elles étaient pratiquement en train de se battre avec une blonde qui leur pompait l'air). Puis une chanson que je prends pour Baby I'm on fire, alors que, non (et je ne sais pas ce que c'était, juste qu'il y avait un gong et que c'était plutôt furibard...) Pas plus d'ailleurs ne retrouvè-je le titre de la suivante, avec des échanges de wow wow (faites-en des chroniques vous aussi !)... La série se conclut avec la plutôt faible More news from Nowhere, et un premier départ après à peine 1 heure 15 - mal parti pour les 2 h 15 annoncées par la rumeur !
Les divers et courts rappels, où le grand mince au regard fou revient avec un T-shirt à l'effigie de sa ville, seront composés de pas mal de choses pas trop identifiées : un blues où il fait reprendre Oh Mama au public, dans un sketch plutôt marrant, une à la guitare parlant d'un homme qui pleure (mourning man ?), et la très lancinante, crade et donc plutôt formidable Hard on for Love (dont j'avais oublié l'existence). Très joli passage ensuite, la balade Into my Arms avec Nick Cave seul au piano. Et en dernier rappel à la demande d'un public chaud bouillant, un blues non identifié, à la fin très noisy et chouette (Stagger Lee bien sûr, merci Sami !)... mais hélas c'est déjà terminé, en un peu moins de deux heures. Manquait donc le dernier rappel qui nous eut envoyé au paradis, avec au moins une chanson mythique en plus...
Car même si le bonhomme était plutôt sympathique, on reste quand même salement frustré de nos Wild Roses - son ami et compère de toujours Mick Harvey qui imite si bien Gainsbourg, choristes sexy à l'appui, sur ses albums solos, ne connaît-il donc aucune nymphette corback qui aurait pu prêter sa voix pour ce duo mythique ? Pas plus qu'on aura entendu The Carny, pour nous et comme on dit par ici, à jamais la première, ni la mythique The Mercy Seat magnifiée par Johnny Cash... ou encore les insupportables et drôles 12 minutes de Baby I'm on fire dont rêvait certaine psychopathe qui vit avec nous.
Mais bon, il faut bien grandir un peu : comment pourrait-il résumer 25 ans de carrière (et de notre vie) en deux heures ? Trois jours après, l'impression est donc agréable mais pas délirante sur ce concert par ailleurs très (trop) propre et très (trop) carré, aisément transposable à Dusseldorf ou à Firenze en changeant un mot... Alors pour conclure, même si tout le show n'a pas tenu le rythme de son entrée sur les chapeaux de roue, on a tout de même barré un nom sur notre liste "à voir avant de mourir", d'autant qu'on on se réjouit de revoir le grand escogriffe et son pote barbu dans Grinderman, le Rémouleur, annoncé live aux Eurockéennes... Chérie, ça va couper.
Slideshow & Photos : Emmy Etié
(Photos prises lors du 1er morceau.
Notre photographe a perdu le pare-soleil de son appareil photo lors du concert, si jamais une âme charitable tombe dessus...).
>> Réponse (le 28/04/2008 par Vero) 2 barils de bière de 40 litres, soit 80 litres, liquidés par Nick Cave et ses Bad seeds. Mais même bourrés, Nick Cave, .../...La suite
>> Réponse (le 28/04/2008 par Inbadreams) Malgré l'acoustique déplorable du lieu, Nick Cave et les Bad Seeds ont sacrément chamboulé le public. Acquis, voire .../...La suite
>> Réponse (le 29/04/2008 par Sami) Evidement dantesque, pas grand chose à ajouter à la chronique de Philippe si ce n'est qu'on aurait bien aimé que son .../...La suite
>> Réponse (le 29/04/2008 par Vero) Autre chose. Le dernier album a été interprété en totalité. Mais que dire des choix concernant les autres chansons? j'en .../...La suite
>> Réponse (le 29/04/2008 par mos_taky69) Moi j'étais à Rona et je me suis régalé...bon, il a joué red right hand et stagger lee...puissant ça...fait chier .../...La suite
>> Réponse (le 30/04/2008 par Vero) Heu... Deanna, don't leave you henry, into my arms, song ship....et....Tupelo! et surtout : Your funerail my trial, et .../...La suite
>> Réponse (le 01/05/2008 par stef) Docks des Suds - 26 Avril 2008 Double première pour moi ce soir là:
J'ai découvert le docks des Suds, que je trouve super joli pour une salle de .../...La suite
>> Réponse (le 02/05/2008 par Annie) Dock des Suds - Marseille - 26 avril 2008 j'ai raté ce concert mais pour ceux qui peuvent : ne pas rater le concert de Nick Cave and the Bad Seeds à Paris le 9 .../...La suite