Betty Pearl 24 juin 2009- L'Intermédiaire - Marseille Ce sextet lyonnais est déjà venu deux fois à Marseille cette année : deux expériences très différentes selon leurs dires : une fois au Paradox devant une salle pleine et une ambiance de folie, une autre à l’Affranchi dans le cadre du Festival Bol de Funk un soir de match de Coupe d’Europe, faut-il vous faire un dessin ?
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Ce sextet lyonnais est déjà venu deux fois à Marseille cette année : deux expériences très différentes selon leurs dires : une fois au Paradox devant une salle pleine et une ambiance de folie, une autre à l’Affranchi dans le cadre du Festival Bol de Funk un soir de match de Coupe d’Europe, faut-il vous faire un dessin ?
Fidèle à mon habitude, j’entre à l’Intermédiaire, j’écoute quelques mesures et je prends ma décision : Plan A : je rentre me coucher ; Plan B : j’écoute un deuxième titre si le premier n’est pas terrible mais pas éliminatoire ; Plan C : je me commande un ponch et je m’approche de la scène ; Plan D : je rentre cassé à deux heures du matin et je me promets d’écrire une chronique.
Ils sont six sur la petite scène de l’Inter, ce qui est déjà un exploit, la batterie bien calée dans le coin, et le bassiste à côté de lui dans l’ombre (croyez-moi sur parole, vous ne les verrez pas sur les photos) et un piano, une flûte, un sax et une guitare dans la lumière. A ce propos, il semble que l’Intermédiaire ait un chouia progressé dans ce domaine en tout cas dans le premier set, la fin de soirée redevenant (trop) tamisée.
Betty Pearl se présente comme un groupe de funk psychédélique. Trois de ses membres ont un look qui correspond à l’adjectif : le batteur Winston Supreme, le flûtiste Gomoy Kun et le guitariste Peter Love n’auraient pas dépareillé dans un groupe de l’extrême-fin des sixties. Même pas d’effort vestimentaire en revanche pour les trois autres qui se contentent d’avoir trouvé le pseudo kivabien : Bob Power (basse), Brian Emotion (saxo) & John Soul (claviers).
La rythmique est groovy à souhait et vous file la banane pour toute la soirée. Le sax ténor et la flûte attirent les regards soit lorsqu’ils jouent le même thème et se balancent de concert de gauche à droite, soit lorsqu’ils se relaient dans des soli plus envoûtants les uns que les autres. Le guitariste et l’organiste ne sont pas avares non plus en chorus avec des sonorités qui vous transportent quarante ans en arrière.
Le groupe joue des compos collectives nées de l’impro. Ils s’enregistrent, écoutent les bandes et travaillent ensuite les thèmes qui font mouche. Ceux de Juicy Betty ou de Wah Cucumbers From Outta Space sont de purs bonheurs.
Ne connaissant apparemment pas la coutume du lieu, ils oublient de faire une pause et jouent pratiquement toute leur setlist dans la première partie. Tant mieux, ils rejouent certains morceaux dans le deuxième set dont ceux que j’avais loupés. Du coup, j’apprécie mieux certains comme You’re Still Gorgeous, le seul qui ne soit pas exclusivement instrumental (toutefois, les paroles se résument au titre) ou le cri de malade du bassiste à la fin de chaque phrase musicale dans un autre. Laurent, un saxophoniste du coin, monte sur scène pour un mini bœuf dans lequel il se régale à jouer avec Brian & Gomoy. Ce dernier utilise avec parcimonie un thérémine qui accroît l’aspect psychédélique du groupe.
Fin des hostilités à 1h30. Une soirée exceptionnelle avec les musiciens de Betty Pearl qui en plus ont choisis des pseudos de circonstance : de la puissance, de l’amour, de l’âme et de l’émotion pour un cocktail funk suprêmement psychédélique.
Le Trio Inopportun 28 mai 2009- L'Intermédiaire - Marseille "C’est triste mais c’est beau" (une dame éméchée).
Au sortir de la Cuvée de Jazz de Karine Bonnafous, je m’arrête à la Plaine pour voir ce qui s’y passe. Je sais que le Trio Inopportun joue à l’Intermédiaire. Il est catalogué comme un groupe de rock progressif et mes deux soirées fort sympathiques au Prog’Sud de la semaine dernière m’ont rajeuni .../... La suite
"C’est triste mais c’est beau" (une dame éméchée).
Au sortir de la Cuvée de Jazz de Karine Bonnafous, je m’arrête à la Plaine pour voir ce qui s’y passe. Je sais que le Trio Inopportun joue à l’Intermédiaire. Il est catalogué comme un groupe de rock progressif et mes deux soirées fort sympathiques au Prog’Sud de la semaine dernière m’ont rajeuni de trente ans. Alors, je veux bien continuer l’expérience. J’arrive au milieu d’un magnifique solo de violon de Grégory Jonquet (quasiment du Bach). La guitare et la basse le rejoignent pour jouer l’accompagnement en boucle. Je comprends alors que je peux commander une boisson. Il s’agit d’une pièce nommée 7x+2 = 44. L’équation est facile. Ce qui l’est moins c’est l’explication qu’ils m’ont donnée à la fin (une sombre histoire de guitare qui doit rattraper à la fin de 7 cycles de 6 temps 4 cycles de 11 temps de la basse en rajoutant 2 temps et je ne retiens pas 1).
Le morceau suivant propose un contraste entre une basse ténébreuse et un joyeux violon. Je comprends alors que je peux aller m’asseoir. Il se nomme Oxymore. Ce pourrait également être le nom du groupe tant la musique de ce trio véhicule une joyeuse mélancolie. Sylvain Pastor utilise sa basse comme un stick Chapman qu’il s’achètera si cet article leur fait assez de pub. Le morceau suivant Post It doit nécessiter plusieurs écoutes comme on dit avec sa longue plage guitare Vs basse du milieu mais la délivrance arrive grâce au violon qui, mélodiquement, me fait penser à du Wim Mertens. Ils terminent la première partie avec Cinq Minutes Avant Minuit sur lequel on apprécie l’harmonie entre les arpèges de la guitare et le violon.
A la pause, la dame de l’exergue, alors seulement joyeuse, reprend un verre de ponch puis cherche en vain un compagnon de danse, mue du dedans qu’elle est par la sono de l’Inter.
Roger Coste (guitare) reprend et nous offre un solo de 5 bonnes minutes techniquement très varié avant que le trio ne se reconstitue.
Arrive le gros morceau de la soirée, un peu expérimental pour eux puisqu’ils le jouent pour la première fois : Impatience. Une pièce de vingt minutes avec des longueurs certes mais des moments intenses comme le final avec cette accélération de la basse qui donne le signal du sprint final à ses deux partenaires. C’est le moment que choisit la dame pour asséner sa maxime puis quelques instants plus tard se vautrer sur trois filles et péter un verre.
J’ai pour ma part préféré Désirée Clary, mélodiquement plus abouti avec son violon Moriarty like. Cherchant des signaux partout depuis que Francesco Bearzatti m’a raconté la vie de Tina Modotti, j’ai cru y entendre un final en marche funèbre illustrant la mort de la plus Marseillaise des reines de Norvège. Honte à moi ! Le titre s’appelle ainsi parce que c’est dans le métro que l’idée leur est venue (pour les estrangers, précisons que c’est le nom d’une station de la ligne 2).
Dans le même ordre d’idées, Post It doit son nom au support sur lequel il a été écrit. Pour Cinq Minutes Avant Minuit, j’ai une petite idée.
Influencé par King Crimson (ils étaient à Prog’Sud la semaine dernière pour voir Tony Levin), Magma et la musique classique, ce trio de La Ciotat a même été quintet à une époque (piano batterie en sus) et même septet (deux chanteuses) en gardant toujours ce nom de Trio Inopportun. Il a déjà une quinzaine d’années d’existence et n’a d’inopportun que le nom.
Elektrolux 23 mai 2009- Intermédiaire, Marseille
Ouais bon, c'est par parce qu'il y a plus de 30 chroniques d'Elektrolux sur ce site, qu'on en a vu que 30 minutes et qu'on a pas de photos réussies de ce set, qu'on va pouvoir faire l'impasse totale... question de principe et de conscience professionnelle, disons ! D'autant que, qui sait, le trio étant peut-être appelé prochainement à un destin .../... La suite
Ouais bon, c'est par parce qu'il y a plus de 30 chroniques d'Elektrolux sur ce site, qu'on en a vu que 30 minutes et qu'on a pas de photos réussies de ce set, qu'on va pouvoir faire l'impasse totale... question de principe et de conscience professionnelle, disons ! D'autant que, qui sait, le trio étant peut-être appelé prochainement à un destin de stars internationales, si on veut pouvoir les traiter de sales types ingrats à notre égard quand ils nous auront oubliés, il faudra bien pouvoir dire qu'on était là à tous leurs concerts, même les plus confidentiels, pas vrai ?
Donc ce samedi soir, le vibrionnant trio de soviet twist (comprenez, du garage rock classieux et noisy, avec badges et tenues cintrées - au point que le bassiste Eric semble avoir été rentré avec un chausse-pieds dans sa chemise !), Elektrolux est en terre de mission : à l'Intermédiaire, excellente salle qui programme beaucoup de bonnes choses, mais assez peu dans ce style.
Outre l'inamovible Pinguin et une brassée de curieux, il n'y a certes pas foule au début : l'effet fin de championnat joue à plein, et une partie de leur public habituel est au loin là-bas au Cabaret Aléatoire pour un festival non moins confidentiel et toutefois alléchant de punk-rock plus ou moins sauvage (voir chronique par ailleurs...). C'est donc plutôt une impression de répète en plein-air qu'on a d'abord, le groupe alignant ses titres sauvages sans desserrer les dents.
Puis peu à peu, la salle se remplissant (l'OM a gagné DONC les gens vont boire un coup, c'est comme ça), ils prennent leurs marques et semblent plus en joie. La tension monte aussi dans le public avec deux ou trois danseurs très motivés. Bien sûr on remarque l'absence de pendant féminin (Isa/Lo n'étant pas là ce soir) sur certains titres de leur excellent nouveau vinyl, comme Hamburger Boys. Cette absence est toutefois compensée par un furieux tricotage sur les cordes de la guitare de Cédric. A signaler une nouveauté pour nous, une reprise pétaradante et très plaisante du mythique Fade to Grey de Visage.
Bref les trois gaillards font le job, comme toujours, et sont performants et classieux, comme toujours. Parti discuter dehors à la pause, et faisant le constat que les mojitos du lieu ne sont plus ce qu'ils étaient, on rentre toutefois se coucher pour cause de grosse journée le lendemain, pas mécontents quand même d'avoir pu assister à un excellent petit bout de concert...
Plus de photos par Pirlouiiiit (qui lui a vu - pour la 10ème fois et avec toujours plus de plaisir - la toute fin juste avant la fermeture) en cliquant ici
Département H 16 Mai 2009- Intermédiaire - Marseille Concert très électro chaleur dans la salle
Comme avant Departement H, je suis allée au concert de Jours à la grotte des accoules, je suis arrivée à la fin de leur première partie. Attention et là Mesdames en fin de première partie le chanteur et le bassiste torses nus çà vaut le détour.
Donc arrivée presque pile poils à la pause je .../... La suite
Concert très électro chaleur dans la salle
Comme avant Departement H, je suis allée au concert de Jours à la grotte des accoules, je suis arrivée à la fin de leur première partie. Attention et là Mesdames en fin de première partie le chanteur et le bassiste torses nus çà vaut le détour.
Donc arrivée presque pile poils à la pause je n'ai vu côté musique que la deuxième partie très électro avec des musiciens qui font bien monter le son et bouger la foule mais j'ai trouvé le chanteur un peu absent côté paroles malgré sa grande présence scénique. Serait ce la fatigue de la première partie qui se faisait sentir ou une absence de paroles dans les chansons de deuxième partie?
Dommage un son qui monte autant sans atteindre le 7 ème ciel rahhhh c'est presque rageant. Sinon petite côté original l'électro avec de la flûte traversière çà apporte un petit côté magique.
Et très jolie voix bien grave du joueur de Flûte surtout son cri qui fait très ancéstrale. Petit moment rigolo aussi le chanteur qui joue du xylophone d'enfants.
Poutrelles Fever 30 avril 2009- intermédiaire à Marseille Le Rock fait sa scène à l'intermédiaire et vous emporte avec lui: Poutrelles Fever un groupe de rock très swing qui fait valser les coeurs. C'est pas un "à ne pas manquer" qu'il faudrait leur mettre mais un "interdit de les rater". Avec les Poutrelles Fever on ne s'ennuie pas, on en prend pleins les esgourdes, les mirettes, et même les papattes. .../... La suite
Le Rock fait sa scène à l'intermédiaire et vous emporte avec lui: Poutrelles Fever un groupe de rock très swing qui fait valser les coeurs.
C'est pas un "à ne pas manquer" qu'il faudrait leur mettre mais un "interdit de les rater". Avec les Poutrelles Fever on ne s'ennuie pas, on en prend pleins les esgourdes, les mirettes, et même les papattes.
Ce groupe de Rock vous fait swinguer et même valser à volonté et vous file une pêche d'enfer.
Il ammène sur scène en plus de leur instruments un spectacle vivant très entrainant : le chanteur et au aussi accordéoniste (Julien)
plante le décor à chaque chanson
et les musiciens participent à merveille à ces petites pièces théâtrales.
Chaque musiciens a son rôle et sa place, une vrai leçon d'osmose musicale et scénique.
Le batteur (Alex) Le bassiste (Jéremy) Le saxophoniste (Xav) et le joueur de trombone (Slim)
Et ce n'est pas fini la cerise sur le chapeau, ils ne sont pas en reste côté texte, bien au contraire, des textes très engagés comme la valse des CRS où le joueur de trombone et le saxophoniste nous on fait une belle valse à deux sur la piste, un moment magique.
Quelle belle invitation à valser. Cà y est je me lève je peux pas résister et voilà je danse on peut pas résister aux Poutrelles Fever. Allez tout le monde en piste....valser sur un texte aussi engagé mais comment font ils pour nous transporter ainsi !!! C'est quoi votre secret. Me voilà accro je veux ma dose de Poutrelles Fever alors quand est ce que vous revenez les gars !!!!
The Buttshakers 11 avril 2009- L'Intermédiaire - Marseille We've got a groovy thing!
C'est par un râle rauque et puissant que Ciara Thompson, chanteuse charismatique des Buttshakers, réveille le public de l'Intermédiaire qui avait jusque là sagement patienté. Saxo, trompette, basse, batterie et guitare .../... La suite
We've got a groovy thing!
C'est par un râle rauque et puissant que Ciara Thompson, chanteuse charismatique des Buttshakers, réveille le public de l'Intermédiaire qui avait jusque là sagement patienté. Saxo, trompette, basse, batterie et guitare entrent simultanément en scène pour donner une tournure des plus soul. La chanteuse trépigne et vibre sur cette minuscule scène, son groove communicatif commence à faire bouger quelques hanches dès la fin du premier morceau. Mais ça ne lui suffit pas, alors le groupe enchaîne avec un morceau ultra funk, et là, l'ambiance s'échauffe vraiment. Sexy mais pas vulgaire, elle joue les tigresses avec sa coupe afro et sa manière d'attraper ses musiciens par un pan de leur chemise. Musiciens d'ailleurs très classes, tous vêtus d'un pantalon noir surmonté d'une chemise blanche relevée par une cravate noire, elle, porte une robe-chemise assortie à son teint. Le public siffle et danse de plus belle sur ces morceaux rythmés par le son percutant et auquel on ne peut rester insensible, du saxo et de la trompette, soutenu par les effets de voix allant du rauque au velours de la chanteuse. Par pure provocation, elle menace de se jeter dans la foule si tout le monde ne danse pas sur le dernier morceau de ce premier set. Impossible pour le public de relever ce défi, le groove impose sa présence de façon subjugante et le refrain, un haa haa haa qui va crescendo et s'accompagne d'une montée progressive des bras, mène à un enthousiasme that leads to move. Réagir à cette critique