C’est dans un sextius déjà bien rempli que la soirée à commencée, public éclectique, avec par-ci par-là quelques punks, et de plus en plus de Marseillais…étrange… ; soirée « cabaret qui dérange ». Après une version de « j’ai des choses à te dire » version ragtime (chanson engagée contre internet et la téléphonie moderne !), Frank Zippo présente .../...
C’est dans un sextius déjà bien rempli que la soirée à commencée, public éclectique, avec par-ci par-là quelques punks, et de plus en plus de Marseillais…étrange… ; soirée
« cabaret qui dérange ». Après une version de
« j’ai des choses à te dire » version ragtime (chanson engagée contre internet et la téléphonie moderne !),
Frank Zippo présente
Benoit Tapinel, artiste maudit, pour un set piano décalé ; Il attaque en criant
« je suis maudit » alors que son micro ne marche pas. Ça commence bien.
Frank Zippo enchaine avec une lecture de la bible (
« un livre qui dérange ») accompagné par du sax yiddish, puis la fanfare
Wonderbrass débarque, une dizaine de musiciens habillés à la
Funkadelic qui attaque standards funk et tzigane ; là c’est déjà trop, le sextius continue à se remplir et la fanfare se fraye péniblement un chemin pour déambuler dans la salle, les gens commencent à danser, la pression monte. Le set se termine dans un
« kalachnikov » repris en cœur par tout le bar. Quand la fanfare termine, le bar est plein à craquer et un attroupement s’est formé sur le trottoir.
Radio Zinzine est arrivée, la chanteuse
Anaïs (autre habituée de
Le Grand Naze) est là aussi. C’est au tour de
Guillaume, magicien, de passer. Malgré le monde et son désir de ne pas utiliser de micro,
Guillaume va tenir la salle en haleine pendant un quart d’heure, notamment en s’enfonçant des clous dans le nez à coups de marteau ! Le sextius est chaud,
Farouche Zoé s’installe et joue un long set de tous leurs « tubes », tout le monde danse, il est minuit et on a pas envie que ça s’arrête ! Les jingles d’
Anonymal tournent sur le vidéoproj installé derrière les musiciens.
Frank Zippo revient pour chanter un zouk en créole sur une chanson d’
Edith Piaf, puis présente le dernier groupe,
Lex Beauregard et les Tennismen, sorte de groupe tzigane (guitares, basse, caron) mené par un chanteur intarissable. Bossas déglinguées, swing endiablé, monologues farfelus, les Tennismen partent dans tous les sens, suivi par un public qui en redemande. Un chant anar part du public et interrompt un moment les évènements… Pour terminer on remet un petit coup de fanfare funk avec un
Frank Zippo au chant qui scande quelques extraits d’
NTM, final improvisé réussi, malgré le son souvent limite.
La soirée se termine presque au moment de la fermeture du Sextius, son patron, Thierry, est ravi. Au total, trois heures de spectacle non-stop qui redonnent un peu de folie à Aix…
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