Chronique de Concert
The Divine Comedy + We used to have a band
Presque un rendez-vous galant auquel on se rend le coeur serré, réduit à la condition de groupie inconditionnelle à laquelle nous soumet immanquablement le maître d'oeuvre de The Divine Comedy.
Ainsi, dès qu'il pose un pied sur scène dans son improbable costume de fonctionnaire kafkaïen - chapeau melon, pipe, baise-en-ville et classe insolente - la magie opère. Le rythme cardiaque s'emballe, on est soudain rempli d'une joie irrésistible : nous allons vivre un instant privilégié.
Il émane de ce compositeur pourtant titanesque (le panorama de sa discographie proposé ce soir laisse rêveur) une espèce de manque d'assurance contrebalancé par un humour pince-sans-rire irrésistible so british (au milieu d'un morceau, un roadie vient nonchalamment se placer derrière lui et remonter son capodastre d'un ton pour la dernière partie du titre; changement des paroles pour souligner un buzz problématique dans les enceintes...) qui fait tout son charme.
La configuration piano solo met bien en valeur la grandeur des chansons composées par Neil Hannon : Geronimo, Our mutual friends, The certainty of a chance, Sweden, The plough, autant de classiques qui font oublier au fan transi la non-présence d'autres classiques qu'il aurait aimé entendre !
Une connivence de tous les instants avec le public rend la prestation particulièrement chaleureuse, d'autant que l'auteur est face à des connaisseurs : ainsi, sur la splendide A lady of a certain age, des clameurs bon enfant se font bien évidemment entendre juste avant qu'il prononce la phrase "He left the villa to his mistress in Marseilles".
On regrettera forcément que Neil Hannon ne prolonge pas un peu plus son rappel, d'autant que le public le méritait.
Mais cela ne constituera même pas un bémol face à une heure trente de joie pure.
Critique écrite le 08 décembre 2010 par denis moore
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