Dernière livraison du désormais plus spleenesque que sonique trio new new-yorkais Blonde Redhead, le très " pop cold wave psyché " Penny Sparkle fait partie de ces disques intimes à écouter seul chez soi, les nuits de pleine lune ou les jours de grands tourments... En se tournant .../...

Dernière livraison du désormais plus spleenesque que sonique trio new new-yorkais
Blonde Redhead, le très « pop cold wave psyché »
Penny Sparkle fait partie de ces disques intimes à écouter seul chez soi, les nuits de pleine lune ou les jours de grands tourments... En se tournant clairement vers l'écriture de titres atmosphériques, lancinants, nappés de synthés rêveurs et de guitares en apesanteur,
Simone Pace,
Amedeo Pace et
Kazu Makino ont choisi de tourner complétement (et définitivement ?) le dos à leur ancienne passion des guitares abrasives. Les fans hardcore du début vont les traiter de vendus et pleurer à chaudes larmes en hurlant de rage, les autres se laisseront charmer par ce nouvel album qui aurait pu servir de bande son inspirée d'un épisode sombre et inquiétant de la série
Twin Peaks de
David Lynch. On pense en effet à de nombreuses reprises au divin couple
Angelo Badalamenti/Julee Cruise, pour ces synthés et cette voix féminine hyper mélancoliques. Évoluant sempiternellement dans cette veine, qui évoque également beaucoup les
Cocteau Twins, les voix admirablement torturées (celles de Kazu et Amadeo) de
Blonde Redhead se complaisent à remuer le couteau dans la plaie, encore douloureuse, et à toujours évoluer du côté obscur de la force. Ce qui crée une atmosphère à la fois à couper au couteau et très légère. Certains trouveront cela étouffant sur la longueur, d'autres s'enthousiasmeront devant ce choix artistique accouchant de moult réussites ici, quelles soient très calmes (
Love Or Prison, My Plants Are Dead, Oslo, Penny Sparkle, Black Guitar, Spain) ou – légèrement – plus rythmées (
Not Getting There, Here Sometimes, Will There Be Stars). Déconseillé aux personnes souffrant d'un fort désir de sauter du haut d'une falaise, cet album ravira les âmes sensibles aimant toucher le fond fictivement, pour mieux se rendre compte ensuite que tout va plutôt bien en fait.
A lire également, la chronique du concert de
Blonde Redhead à la
Coopérative de Mai, en juin 2005, et celle
du concert du groupe avant Interpol à Lyon en 2007.
Liens :
www.blonde-redhead.com,
www.myspace.com/blonderedhead,
www.4ad.com/blonderedhead,
www.facebook.com/pages/Blonde-Redhead.
Septembre 2010 (4AD - Beggars)